Dans un communiqué daté du 7 septembre 2017, l’opposition démocratique accuse le pouvoir de poursuivre « le feuilleton scandaleux à travers lequel il vise un groupe de fils et de filles de ce pays qui ont pris l’engagement de défendre leur peuple (…) face à un régime qui s’entête à fouler au pied tout ce qui représente la légalité, l’honneur et le patriotisme ».

Voilà plusieurs semaines que l’affaire Ould Ghadda tient les mauritaniens en haleine. Le sénateur Ould Ghadda, qui serait impliqué dans un réseau « de crimes transfrontaliers » avec pour objectif de « déstabiliser la paix publiques » est détention. Outre lui, plusieurs sénateurs, journalistes et syndicalistes ont été mis sous contrôle judiciaire. D’autres ont écopé des mandats d’arrêts et d’amener…

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Pour l’opposition démocratique, «  »e collectif des avocats a mis à nu les nombreuses et flagrantes entorses à la loi qui ont entaché la procédure en cours depuis son commencement jusqu’à ce jour ». L’opposition parle de kidnapping, de dépassement de délais légaux de gardes à vues et de « mépris de toutes les valeurs de notre peuple ».

L’opposition démocratique qui estime que « le dossier est vide » soutient que le véritable crime de Ould Ghadda et cie est « d’avoir osé mettre en place une commission d’enquête sur le pillage et les marchés scandaleux du régime » celui « des journalistes est d’oser refuser d’écrire sous dictée et de dire la vérité à leurs lecteurs et des syndicalistes d’oser défendre, en toute liberté et indépendance, les intérêts des travailleurs ».

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Sans le nommer, le communiqué de l’opposition démocratique fait également référence à Ould Bouamattou et son adjoint Ould Debagh avec ces interrogations : »un homme d’affaires a-t-il le droit de s’opposer à ce régime ? A-t-il le droit de dépenser son argent en dehors de ce qui plait au chef du pouvoir ? S’il le fait ne doit-il pas être bâillonné, persécuté et poursuivi tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ? »

Pour finir, l’opposition appelle à la mobilisation citoyenne et à la solidarité. Ce, pour exiger la libération pure et simple des « détenus politiques ». Plus d’un mois après le référendum constitutionnel contesté, la situation politico-sociale ne cesse de se détériorer. De plus, un volet judiciaire. Ce qui laisse présager que le bout du tunnel est encore loin.