Arrêtés samedi 16 décembre 2017 en marge de la marche de l’opposition, les militants seront auditionné par le procureur mardi, apprend-on. Après un passage bref au palais de justice, ils ont été reconduits au commissariat de Socogim Ps,dans la commune du Ksar indique une source médiatique. Il leur est reproché l’utilisation de l’ancien drapeau national en lieu et place du nouveau. 

Ils sont au moins huit militants des droits de l’homme à avoir maille à partir avec la justice depuis ce samedi 16 décembre 2017. En effet, le groupe des 8 dont 2 deux mineurs (selon certaines sources) a été  interpellé pour avoir brandi l’ancien drapeau lors de la marche de l’opposition organisée samedi à Nouakchott. L’instruction se poursuit…

S’il est encore tôt pour connaitre tous les chefs d’inculpation, il y a de fortes chances que Mohamed Dahane, Cheikh Diabira, Mariem Boilil, Hassen Mezid, Abass Diagana Aboubeckrine Elbou et les deux mineurs soient accusés de troubles à l’ordre publique.

Ce nouveau dossier politico-judiciaire est une des séquelles du référendum constitutionnelle du 5 août 2017. Nombreux sont ceux qui continuent d’ignorer le changement de drapeau jugé « illégal, infondé… » par beaucoup. Dernièrement, c’est le groupe rap contestataire Diam Min Tekki qui a brûlé des imprimés du nouveau drapeau dans un de ses clips. La tension est palpable.

Notons que le nouveau drapeau est entré en vigueur le 28 novembre 2017, à Kaédi dans le Gorgol. C’était à l’occasion du 57e anniversaire de l’indépendance nationale.

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