La capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, a une nouvelle fois été la cible d’une attaque terroriste. Ce vendredi 02 mars 2018, le centre ville a été secoué par une explosion (au moins) et des tirs à l’arme automatique. Selon la police du Burkina, quatre assaillants ont été tués. Deux heures après l’attaque, la situation serait sous contrôle. 

Vendredi noir à Ouagadougou. Les zones de l’Etat Major général des armées, la primature et l’ambassade de France et Institut Français  ont été les cibles d’une attaque terroriste. Attaque qui a démarré aux alentours de 10h (GMT), avec une explosion au parking de l’Etat Major. Dehors, des individus descendus de leurs voitures ont tiré sur les passants. Selon des sources médiatiques, le bilan humain à l’Etat major serait « lourd ». Aucun chiffre n’a circulé jusqu’ici.

Réaction

Police du Burkina
Police du Burkina

Aux alentours de 14 heures, la police du Burkina nous apprend « qu’un (01) assaillant qui tentait de fuir du côté du grand marché de Ouagadougou est encerclé présentement par les unités en action ». La source policière souligne par ailleurs qu’un « poste médical avancé est mis en place au niveau du stade municipal de Ouagadougou pour la prise en charge des blessés du côté de la population et de celui des forces de défense et de sécurité ».

Témoignage

Le LeReflet.NET est parvenu à recueillir le témoignage d’une ouagalaise qui se trouvait dans le centre ville, au moment de l’attaque. L’attaque l’a trouvée dans sa banque. « Tout a coup, on a entendu une violente explosion. Tout le monde s’est mis à terre », explique B.O. Dans la foulée, « les militaires se sont déployés ». Heureusement pour elle, sa banque n’est pas touchée par les attaques. Une fois que la situation s’est calmée, ses collègues et elle ont été autorisés à rentrer chez eux.

Sous contrôle?

Au moment où nous mettons sous presse, la situation devant l’ambassade de France et la primaire est « sous contrôle » apprend-on. Les personnes qui étaient confinées dans les locaux de l’ambassade ont été autorisées à rentrer, apprend-on à l’instant. L’on ne sait pas encore s’il y a des blessés voire une perte de vies humaines à cet endroit. Les heures à venir nous en diront plus.

Les assaillants

Plusieurs heures après le début de l’attaque, on ne sait pas encore qui ils sont. Les images de leurs corps sans vie, montrent qu’ils se sont fondus dans la masse habillés comme des étudiants. A la différence que leurs sacs à dos étaient remplis de cocktails Molotov prêts à l’emploi. Malgré la barbarie dont ils ont fait preuve, nous décidons de ne pas publier les photos de leurs corps ensanglantés.

Cette attaque n’est pas sans rappeler celles de janvier 2016 et d’août 2017. Ces fois là, les cibles étaient des restaurants et hôtels fréquentés par des expatriés. De nombreux morts avaient été recensés. Ouagadougou est devenue une cible de choix pour les terroristes. Prudence, nul n’est à l’abri.