Au lendemain de l’attaque qui a secoué Ouagadougou vendredi 2 mars 2018, le bilan se précise. Les huit terroristes qui ont pris d’assaut l’Etat Major des armées et l’ambassade de France, ont tous été tués. On note également que huit militaires burkinabè ont perdu la vie au cours de la fusillade. Une enquête a été ouverte. La procureure du Faso a fourni un nouveau bilan le 6 mars 2018. 

Avant le 6 mars, le bilan provisoire faisait état de neuf assaillants et sept militaires tués. Mais face à la presse, la procureure du Faso, Maïza Sérémé a révélé qu’il y avait eu confusion. Le neuvième corps considéré comme étant celui d’un assaillant était en fait celui d’un militaire. Ce qui ramène le nombre de décès à huit de chaque côté. L’attaque qui a duré quelques heures a également fait des blessés.

En effet, selon nos confrères de Jeune Afrique qui citent la justice burkinabè,  85 personnes ont été blessées, des militaires pour la plupart. On notera également « 29 véhicules ont été incendiés lors de l’explosion, ainsi que 24 engins à deux roues ». Ce bilan, le dernier en date, pourrait évoluer les jours à venir.

Dors et déjà, huit personnes ont été arrêtées dans le cadre d’une enquête ouverte pour faire la lumière sur ce drame. Ils seraient liés aux assaillants et par extension au groupe terroriste qui a revendiqué les attaques. Il s’agit de Nusrat al-Islam Wal Muslimin, la coalition du crime dirigé par le malien Iyad Ag Ghaly.

Le Burkina Faso faut-il le rappeler, vient d’essuyer la troisième attaque terroriste en trois ans. Soit depuis le départ de Blaise Compaoré. Ce dernier est d’ailleurs accusé de « collusion » avec les terroristes par l’exécutif actuel. Cela est encore plus explicite dans le texte de revendication des terroristes. Pour eux, c’est une vengeance contre les frappes de l’opération Barkhane.

Outre la quiétude des citoyens burkinabè, cette attaque pourrait avoir des conséquences négatives sur toute la zone du Sahel. Déjà que la plupart des pays étaient marqués « zone à risque » ou orange, là, on passe au rouge. La Mauritanie où le tourisme avait repris timidement pourrait en pâtir. Il suffit de faire un tour sur les sites des ministères des affaires étrangères occidentales, française notamment, pour s’en rendre compte.