Détenu depuis cinq mois, le député et militant antiesclavagiste Biram Abeid est sorti de prison ce 31 décembre 2018. Après un procès marathon, le tribunal d’Arafat l’a condamné à 6 mois de prison dont 2 fermes, pour menace de violence contre autrui. Il est libre.

Tout au long de son incarcération, Biram Abeid a dénoncé un procès politique, une machination. En effet, le Président d’IRA a été arrêté 7 août 2018, à quelques jours du démarrage de la campagne électorale. Cette arrestation intervient 3 mois après que le journaliste Deddah Abdallah ait déposé une plainte contre lui, pour menace de violence contre lui.

A l’époque faut-il le rappeler, le journaliste avait réalisé un documentaire sur le combat de Biram Dah Abeid et le portrait fait du leader d’IRA serait biaisé. Et cela aurait conduit à un torrent de menace sur les réseaux, qui ont conduit Biram en prison, encore.

Lire aussi >>> IRA Mauritanie souffle leur dixième bougie

Candidat avant son arrestation, Biram est devenu député en prison. En effet, il a été élu sous la bannière du parti bathiste SAWAB. C’est d’ailleurs à la suite de cette élection qu’il a estimé que le tribunal correctionnel d’Arafat n’est pas apte à le juger, lui, le député qui jouit d’une immunité.

Aujourd’hui libre, l’antiesclavagiste réitère son intention de briguer la magistrature suprême. Il entend succéder à Ould Abdel Aziz en 2019. Reste maintenant à savoir s’il sera le candidat unique de l’opposition ou fera t-il cavalier seul. L’avenir nous le dira.