LeReflet – La Mauritanie vit au rythme de la campagne référendaire, entamée le vendredi 21 juillet 2017. Depuis lors, pour viser des papiers d’état civil, beaucoup de citoyens sont dans l’expectative. Ce, parce que les administrateurs sont à l’intérieur du pays. Objectif: haranguer leurs proches et appeler à voter « oui » au référendum du 5 août 2017.

Ouverte vendredi 21 juillet 2017, la campagne référendaire bat son plein. La victoire du « oui » donnerait au pouvoir le droit de modifier la constitution du pays. A Nouakchott, le constat est sans appel : beaucoup de responsables d’établissements publics se sont envolés à l’intérieur du pays. Leur mission : convaincre les leurs à n’opter pour rien d’autre que le oui, le jour j.

Désagrément

Dans ce climat de « guerre » du oui contre le non, ceux qui ont des papiers à faire signer par un établissement public se retrouvent à payer les pots cassés. C’est alors que depuis deux jours, pas une seule copie de nationalité n’est signée à la wilaya de Nouakchott Ouest. Le wali et son directeur de cabinet seraient partis en croisade contre le « non » au référendum.

Ils sont nombreux à patienter dans les halls en espérant avoir le cachet de l’un des deux responsables, pour être dans le délai d’un dépôt. Mais il y a déjà deux jours qu’une porte fermée et/ou un planton les suggère de rebrousser chemin. Comme à l’accoutumée, à la veille des campagnes, les établissements publics arrêtent de fonctionner normalement.

Opportunisme

Directeur, wali, ministre, conseiller et d’autres fonctionnaires, à défaut d’être volontaires sont contraints de battre campagne pour le parti au pouvoir. Naturellement, ceux qui le font volontairement espèrent sinon monter en grade en cas de victoire, du moins conserver leurs places d’antan.

Pour rappel, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a, sur la base de l’article 38 de la constitution, appelé les mauritaniens à un référendum, le 5 août 2017. Ce, en vue de réviser certaines dispositions de la constitution du 20 juillet 1991.