marche contre les discours haineux. AMI
marche contre les discours haineux. AMI

En Mauritanie, la journée du mercredi 09 janvier 2018 a été déclarée exceptionnellement chômée et payée. Et pour cause, le gouvernement qui est à l’initiative de la marche contre l’extrémisme et « les discours haineux » a tenu à ce que tout le monde puisse participer. Le Président de la République en tête du cortège, a indiqué qu’il fera barrage et la loi 023-2018 sur la discrimination sera appliquée dans toute sa rigueur. 

8 heures du matin, c’est l’heure à laquelle les mauritaniens ont été convoqués pour se dresser contre « les discours haineux ». Les marcheurs, les fonctionnaires en tête, ont battu le macadam dans les rues de Nouakchott pour rejoindre l’enceinte de l’ancien aéroport international de Nouakchott. C’est là, que le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, a tenu son discours énergique contre « les extrémistes ».

Réseaux sociaux dans le viseur

Ould Abdel Aziz a dénoncé l’existence d’un groupe d’individus malveillants qui veulent diviser le pays. Ceux là, qu’il appelle « criminels » utiliseraient les réseaux sociaux pour amplifier leurs actions. C’est pourquoi, le Président a souligné qu’un contrôle des réseaux sociaux sera fait et que ceux parmi eux qui sont néfastes « peuvent être bloqués ». Ceci dira t-il, n’entache en rien la liberté d’expression et d’information.

Rigueur de la loi

Toujours durant son intervention devant les marcheurs, le Chef de l’Etat soulignera que la loi 023 – 2018 contre la discrimination, sera appliquée dans toute sa rigueur. Cette loi, jugé liberticide par des organisations de droits de l’home, prévoit non seulement des peines de prison et des amendes mais en plus, le « coupable » s’expose à la perte de ses droits civiques, civils et familiaux.

Allocution d’Ould Abdel Aziz

A noter que cette marche intervient quelques jours après la libération de Biram Dah Abeid. Le député et militant antiesclavagiste connu pour sa verve, avait tenu un meeting à minuit devant la prison civile de Nouakchott. Il y dénonçait une machination contre lui, pour stopper son combat et l’empêcher de candidater à la présidentielle. Alors on s’intérroge, les deux événements sont ils  liés ? L’avenir nous le dira.