Mohamed Ould Abdel Aziz en uniforme, il y a très longtemps

Le Président « Mohamed Ould Abdel Aziz craint un coup d’Etat », renseigne le média français Ouest-France. Dans un article publié jeudi 14 septembre 2017, Ouest France qui souligne qu’Ould Abdel Aziz « traque traque ses opposants », pointe du doigt « la France qui a besoin de lui (et ndlr) ne dit rien ».

Ould Abdel Aziz est l’auteur du dernier coup d’Etat qu’a connu la Mauritanie. A encore le média, le raiss « ne redoute rien tant qu’une conjuration contre lui ».

C’est ce qui expliquerait les multiples arrestations « des journalistes, des hommes d’affaires et surtout des sénateurs, forcément suspects depuis que le Sénat a été supprimé, début août, par un référendum imposé par le général-président ».

La France complice?

Pour Ouest-France, « la Mauritanie est un pion essentiel contre les djihadistes du Sahel », voilà pourquoi la France ferme les yeux sur les agissements du Chef d’Etat mauritanien qualifié « d’expert en traîtrise » et de « serial putschiste ». Cette même France ami  « des ex-dictateurs libyen Kadhafi et gambien Jammeh » insiste t-on dans cet article.

De taximan à Président

En outre, Ouest France revient sur le parcours du président mauritanien. De 1975, date à laquelle il « n’est que chauffeur de taxi lorsqu’il est pistonné par un cousin au ministère des Finances » à son accession au pouvoir en 2008. Ould Abdel Aziz il faut le dire, navigue actuellement en eaux troubles.

Traque des opposants

En effet, le Président Ould Abdel Aziz est engagé dans lutte contre ses opposants. Une affaire politico-judiciaire tient les mauritaniens en haleine depuis plusieurs semaines. Une vingtaine de personnalités sont accusés d’avoir cédé à la corruption. Le corrupteur désigné n’est autre que l’homme d’affaires Ould Bouamatou. Ce dernier est persona non grata en Mauritanie et vit en exil au Maroc depuis 6 ans.

Dernier acte…

Dans ce sens, le conseil des ministres réuni jeudi 14 septembre 2017, a adopté un projet de décret portant création d’un établissement de gestion des biens saisis. Des observateurs estiment à tort ou à raison que « c’est une manœuvre destinée à s’accaparer les biens des opposants » de Bouamatou. Les jours et semaines à venir nous en diront certainement plus.