L’information est passée quasiment inaperçue. L’assemblée nationale a adopté un projet de loi organique portant augmentation du nombre de députés qui siègent à l’assemblée nationale. Il s’agit d’une augmentation de huit sièges, dont quatre qui représenteront la diaspora mauritanienne. Le projet de loi organique a été adopté lundi 8 janvier 2018. 

Depuis les dernières législatives (2013), l’assemblée nationale est composée de 147 députés. Ce chiffre va évoluer avant les élections législatives et communales qui se profilent à l’horizon. En effet, l’assemblée nationale a adopté le projet de loi organique pour augmenter le nombre de députés. Sur les huit sièges annoncés, quatre représenteront les mauritaniens de l’étranger.

Selon le ministre de l’intérieur et de la décentralisation Ahmedou Ould Abdalla, «le projet de loi définit le mécanisme de l’élection des députés représentants les mauritaniens vivants à l’étranger, de sorte qu’ils soient élus par un corps électoral composé de députés de l’Assemblée nationale ». Le ministre ajoutera que les députés représenteront « quatre circonscriptions électorales, un député pour chacune à savoir : l’Afrique, l’Asie, l’Europe et l’Amérique ».

Députés élus par… des députés

Il est louable que les mauritaniens de l’étranger aient des représentants (députés) qui parleront à leur place. Par contre le mode d’élection peut être sujet à controverse. En effet, dans l’état actuel des choses, les futurs députés de l’étrangers seront élus par un collège électorale composé de leurs collègues députés à la même assemblée nationale. Or, la logique voudraient qu’ils soient élus directement par les mauritaniens qui vivent à l’étranger. Ce point sera t-il révisé? Les jours à venir nous en diront certainement plus.

La caution de candidature à la députation revue à la baisse

Par ailleurs, les autorités mauritaniennes comptent ajouter un siège supplémentaire à quatre régions. Il s’agit des circonscriptions de Kaédi, Tintane, Aleg et Nouadhibou « ayant atteint le seuil de représentation par 4 députés » précise t-on. Autrement dit, la démographie dans ces zones leur permet d’avoir quatre représentants.

En outre, notons que la caution de candidature à la députation a été revue à la baisse. A en croire le ministre de l’intérieur, la caution passe de 20 000 MRU à 10 000 MRU. Dans même sens, le suffrage de remboursement est fixé à 3%. Soulignons au passage que toutes ses réformes sont faite en prélude des scrutins attendus en 2018. 2018 sera, sauf changement, une année électorale en Mauritanie.

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