Le procureur de la République du tribunal Nouakchott Ouest, a placé les sénateurs Ould Ghadda et Malouma Mint El Meidah, sous mandat de dépôt. Les deux sont accusés d’appartenir à un réseau de « crimes transfrontaliers » avec pour but de déstabiliser « la paix publique ».

C’est suite à la longue audition du jeudi 31 août, que la décision est intervenue. Il était 23 heures. Les sénateurs Ould Ghadda et Malouma Mint El Meidah, passeront la fête de l’Aid El Kebir en prison. L’officier Mohamed Ould Mohamed M’Bareck également. Tous trois sont écroués dans le cadre de « l’affaire Ould Ghadda ». Selon le parquet, il s’agit d’un réseau international qui pour but de « déstabiliser la paix publique ».

Outre la mise sous mandat de dépôt des deux sénateurs, d’autres  mesures sont tombées. En effet, cinq personnes ont été placés sous mandat de dépôt. A ceux là, s’ajoute la mise sous mandat de dépôt d’hommes d’affaires et 9 neufs sénateurs, apprend-on.

Les cinq placés sous contrôle judiciaire, ce sont les journalistes : Moussa Samba Sy, Directeur de Publication du Quotidien de Nouakchott, Ahmed Ould Cheikh, Directeur de Publication du Calame, Aminata Ba, Directrice Générale de Cridem et des patrons de centrales syndicales: Samory Ould Bey de la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) et Mohamed Abdallahi Dit Nahah de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie.

De l’autre côté, les mandats de dépôt ont été émis contre l’homme d’affaire Mohamed Ould Boumatou, son bras droit Mohamed Ould Debagh et neuf autres sénateurs. L’identité des sénateurs n’a pas encore été dévoilée. Mais selon des sources, tous font partie des frondeurs. Nous en saurons plus les jours à venir.

La facture est salée, c’est le moins qu’on puisse dire. Selon les observateurs, toutes ses personnes paient leur engagement « politique ». Ils ont tous à moment donné été indexés comme étant hostiles au Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Le pouvoir se radicalise.