Les minutes se suivent et cela se confirme. Les sénateurs qui ont démarré un sit-in tout à l’heure, occupent actuellement le siège de la chambre haute. Ils compteraient y passer la nuit, en signe de protestation « contre le référendum illégal ». L’électricité leur a été coupé, rapportent des sources sur place.

Plutôt dans la soirée, un groupe de sénateurs a tenu une conférence de presse dans les locaux de la chambre haute. Ils ont une nouvelle fois, dénoncé « l’illégalité » du référendum prévu le 5 août 2017 et appellent le président Mohamed Ould Abdel Aziz  » à revenir à la raison ».

Opposition 

En signe de solidarité, les leaders de l’opposition boycottiste se sont rendus devant le siège du sénat. Certains minus de vivres, ont joint leurs voix à celles des sénateurs frondeurs. Ce déplacement entrerait dans le cadre de la campagne de « boycott » que mène l’opposition dernièrement.

Les sénateurs faut-ils le rappeler, avaient rejeté le projet de référendum le 17 mars dernier. Ce rejet avait entrainé l’activation de l’article 38 de la constitution, qui a permis au Président Mohamed Ould Abdel Aziz de convoquer un référendum « directement ».

Pas tous les sénateurs

Depuis lors, un groupe de sénateurs devenu opposant par la force des chose, mène la vie dure au régime. Soulignons tout de même que tous les sénateurs ne sont pas hostiles au référendum. C’est notamment le cas de la sénatrice de Nouadhibou, Ghleiwa Mint Baba Ould Ne qui a appelé les habitants de la capitale économique à voter « oui » aux réformes.

A deux jours de la fin (4 août 2017) de la campagne référendaire, la tension est vive. Les partisans mettent les bouchers doubles, tandis que l’opposition intensifie ses marches et sit-in de protestation.

Soulignons au passage que cette modification de la constitution, comprend la suppression du sénat, le changement du drapeau entre autres.