Camp de Mberra - UNHCR/ Sebastien Laroze- UNHCR 2014

NOUAKCHOTT – Ce vendredi 30 juillet 2021, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, ont mené ensemble un atelier de travail pour présenter les conclusions d’une étude visant à mieux comprendre les situations de vulnérabilités spécifiques qui touchent la jeunesse dans les zones frontalières de la Wilaya du Hodh Chargui (HEC).

L’atelier s’est déroulé en présence du Wali, M. Cheikh Abdallahi Awah, et du président du Conseil Régional, M. Mohamed Ould Tijani, du Hodh Chargui, des représentants du Gouvernement, des agences des Nations Unies et de la société civile.

Depuis septembre 2020, l’OIM et le HCR œuvrent ensemble dans le cadre d’un projet financé par le Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies (Peace Building Fund – PBF). Le projet vise à mieux prévenir les conflits dans la région du Hodh Chargui tout en soutenant les jeunes hommes et femmes qui y vivent, notamment dans leur engagement auprès de leurs communautés.

Cette initiative est d’autant plus importante dans une région qui accueille près de 68,000 réfugiés depuis le début du conflit au Mali voisin en 2012. Les populations qui y résident vivent majoritairement des ressources agro-sylvo-pastorales. Alors que les ressources naturelles se raréfient à cause du changement climatique, le risque de tensions, notamment entre populations hôte et refugiée, s’accroit.

En vue d’améliorer l’implication des jeunes dans la résolution des conflits et la prise de décision, l’étude identifie les facteurs de vulnérabilité qui limitent leur intégration dans le tissu social et économique. Parmi les défis identifiés, la difficulté d’émancipation vis-à-vis de la famille, la rigidité des structures sociales, la rareté des canaux de participation à la vie publique mais aussi le manque d’opportunités professionnelles pour les jeunes diplômés.

« Il va falloir renforcer les projets de développement durable, promouvoir de nouvelles disciplines, donner l’opportunité aux jeunes qui ont des expertises dans certains domaines afin qu’ils puissent partager leurs savoir-faire. Il faudrait aussi créer des jalons au niveau régional pour promouvoir les initiatives des jeunes, dans un cadre de concertation incluant les populations hôtes et réfugiées. » sont parmi les solutions proposées par Abdel Aziz Ag Mohamed, président de l’Association des jeunes du Camp de Mbera.

Sur la base des recommandations formulées lors de l’atelier et des conclusions de l’étude, l’OIM et le HCR travailleront ensemble pour renforcer le rôle des jeunes dans la prise de décision, notamment par la création de plateformes de dialogue et l’implication renforcée des comités villageois de la région.

Media contacts

OIM, l’Agence des Nations Unies chargée des Migrations I Ciré Ly, Assistant en Communication I caly@iom.int I +222 28 88 89 10

HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés I Joséphine Lebas-Joly, Associée aux Relations extérieures I lebasjol@unhcr.org I +222 28 88 21 10