Ce mardi 26 juillet 2017, la police a dispersé une marche de la coalition de l’opposition. Ceux qui entendaient marcher pour le boycott actif du référendum du 5 août 2017, ont été accueillis à coup de matraques et gaz lacrymogènes. Plusieurs blessés légers ont été enregistrés. 

Marcher contre le référendum n’est pas facile dernièrement. L’opposition l’a apprise à ses dépends. En effet, rassemblés à Arafat, un quartier périphérique de Nouakchott, ils ont été dispersée par la police. Cette dernière estime que la marche n’est pas autorisée.

Campagne référendaire

Notons que cette marche qui intervient à peine cinq jours après le démarrage de la campagne référendaire, a rassemblée plusieurs leaders de l’opposition. On pouvait voir à leur tête un certain Jemil Mansour (Tewassoul) ou encore Ahmed Ould Daddah (RFD). Soulignons également que le sénateur Ould Ghadda, membre de la majorité présidentielle mais opposé aux reformes, était présent.

Dors et déjà, les condamnations fusent de partout. Avec photos à l’appui, l’opposition dénonce « un régime répressif » et crie au scandale. Sur les images, on peut constater des blessés au visages et pieds. Notons qu’Ould Ghadda s’est évanouie sous l’effet des gaz, rapporte une source sur place. Jusqu’ici, aucun blessé grave n’a été signalé.

Réaction de Lo Gourmo

La Mauritanie faut-il le rappeler, est à l’aube d’un énième lifting de la constitution. Au terme de deux semaines de campagne, les citoyens inscrits sur les listes électorales sont appelés à voter. Voter Oui ou Non contre la modifications de certaines dispositions de la constitution.

Depuis vendredi 21 juillet, date à laquelle le coup d’envoi de la campagne a été donné, les mauritaniens vivent au rythme d’une campagne dont le tempo est donné par le Président de la République. Lui qui est a décidé d’utiliser l’article 38 de la constitution, pour saisir le peuple, en vers et contre tous.