Un pas de plus vient d’être franchi. Le Sénégal et la Banque Européenne d’Investissement (BEI) ont signé, ce jeudi 7 juin, un contrat de financement de 22 millions d’euros. Ce montant devra servir à contribuer à la construction du Pont de Rosso. La signature s’est déroulée en marge des Journées européennes du Développement, à Bruxelles. 

Le contrat de financent a été signé côté sénégalais par Amadou Ba, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et par Ambroise Fayolle, Vice-Président de la Banque Européenne d’Investissement. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du Président sénégalais, Macky Sall.

Commentant l’importance de l’ouvrage, Ambroise Fayolle a estimé qu’une « fois achevé, le pont de Rosso contribuera au développement des activités de transport le long des corridors transafricains » avant d’ajouter que le dit pont  » améliorera les conditions de vie et d’intégration des populations tout en créant de nouvelles opportunités d’emploi pour les jeunes ».

Outre l’aspect financier, la BEI apporte également au projet (Pont de Rosso), son « expertise technique, environnementale » peut-on lire dans l’espace presse du site de la BEI. Dans le cadre de ce projet d’envergure, la BEI intervient en tant qu’acteur aux côtés de la Banque Africaine de Développement et de l’Union Européenne.

En plus du rapprochement et de l’intensification des échanges à travers l’augmentation nombre de voyageurs et trafic de marchandises entre les deux rives du fleuve Sénégal, le Pont de Rosso « comblera l’un des chaînons manquants du corridor transafricain avec à la clef une activité économique renforcée le long des corridors Tanger-Lagos, et Alger-Dakar, précise la BEI.

Selon les estimations, la construction et l’équipement du Pont de Rosso nécessite un montant global de 87 millions d’euros, soit 35 milliards de nos ouguiyas. Une fois le financement bouclé, le compte à rebours peut commencer et tourner les deux prochaines années. La livraison de l’ouvrage prêt à l’emploi est prévue pour 2020.