Le candidat à la présidentielle Biram Dah Abeid, rejette les résultats de la présidentielle du 22 juin proclamés par le Conseil Constitutionnel, ce jeudi 1er juillet à midi. Biram Dah Abeid estime que « le peuple mauritanien a été spolié dans son souci de rupture avec le régime qui la gouverné jusque là ». Pour lui, la solution, c’est le dialogue. 

Quatre heures de temps après l’annonce des résultats définitifs de la présidentielle du 22 juin, le candidat Biram Dah Abeid arrivé 2e avec 18,59% des voix, a d’emblée estimé que le « Conseil Constitutionnel a approfondi la crise en ce sens qu’il a entériné la décision de la ceni que nous avons décrié avec des arguments très claires et probants ».

Biram dénonce des crises

Selon Biram Dah Abeid qui s’exprimait au cours d’une conférence de presse à son siège de campagne, cette crise politique « est accompagnée d’une crise humanitaire et des droits de l’homme dont les faits les plus saillants sont les arrestations massives dans des conditions difficiles de mauritaniens et d’étrangers ».

Toujours au cours de sa conférence de presse, dans une salle remplie de journalistes, le candidat Biram Dah Abeid souligne qu’il y a aussi « des prémices d’une crise ethno raciale, car le ciblage dans les arrestations est très clair (…) il ya aussi les prémices d’une crise diplomatique avec les pays voisins, dont l’une des facettes est la chasse engagée contre les ressortissants de certains pays ».

les 4 opposants unis

Après les avoir énuméré, le candidat Biram Dah Abeid indique qu’ils vont « à ça (les crises nldr) de manière unie, nous les candidats de l’opposition ». Il confiera au passage qu’il sort d’une réunion avec trois autres candidats de l’opposition. « Nous avons raffermi notre unité, unifié nos positions » déclare Biram qui ajoutera que « la solution à la crise humanitaire et des droits de l’homme doit consister à libérer immédiatement et sans conditions tous les détenus, toutes les personnes arrêtées ».

libérer les prisonniers

Biram Dah Abeid candidat à la présidentielle de 2019

Poursuivant son intervention par rapport aux solutions, il dira que celle « des crises : sécuritaire, ethno-raciale et les prémices de la crise diplomatique, doit consister à cesser tous les communiqués incendiaires des services de sécurités mauritaniens, la libération de tous les détenus et le retrait des unités de l’armée et de sécurité des quartiers résidentiels ».

le dialogue: la solution

Enfin, il martèlera que « la solution à la crise politique, consisterait à ce que le pouvoir qui l’a installée, préside à une initiative de solution qui consisterait à dialogue avec les partenaires politiques, pour pouvoir atténuer la crise, la solutionner en réglant les problèmes inhérents à cette situation, par le dialogue et l’écoute réciproque ». Il s’agit d’un appelle au dialogue pour désamorcer « la crise ». Le nouveau Président et celui sur la sortie sont alertés.

… pour que Ghazouani recouvre sa légitimé

Parlant de Ghazouani, Biram Dah Abeid pense que « un président élu, si son élection est contesté par ses principaux adversaires, qui détiennent presque 48% (…) sa responsabilité doit lui imposer de chercher la solution à cette grande anomalie ». Ainsi donc, le manque reconnaissance dont Ghazouani souffre relève d’une crise politique.

Pour le candidat arrivé 2e, c’est au camp dont il (Ghazouani) fait partie, et à lui-même de chercher la solution à cette crise politique pour pouvoir recouvrer une légitimé ». Et cela, « passe par un dialogue pour désamorcer cette crise politique ».

on négocie d’abord

Contrairement à ce qui avait été annoncé ici et là, des marches de protestation ne sont pas prévues pour le moment. En effet, Biram a été indiqué que la solution : marche, sera le dernier recours. Il précisera  « nous sommes tous d’accord à entamer les manifestations dans toutes les villes de Mauritanie, le moment opportun et si le pouvoir continue à faire des manœuvres dilatoires, sans souci de solutions sincères pour cette crise ».

Compte rendu, Amadou SY