« La traite, c’est quand les enfants sont maltraités» (Ali, 13 ans, collégien). « On doit mettre les enfants dans de bonnes conditions. Les talibés  sont abandonnés par leurs parents, ce n’est pas normal » (Aminata, 12 ans, collégienne).

A Rosso Mauritanie, au terrain de basket-ball du lycée, pendant le tournoi organisé par la caravane de Save the children pour la protection des enfants en mobilité, nous avons tendu le micro au public. « Pourquoi les parents laissent les enfants mendier. Si ça ne dépendait que de moi, aucun enfant n’allait marcher sans chaussures avec des habits usés… » dit Ousmane, 14 ans. Son ami du même âge ajoute : « les talibés vivent loin de leurs parents qui ne pensent même pas à eux, c’est honteux. »

Un jeune pêcheur, âgé de 21 ans,  originaire de Boghé, est indigné par ceux qui font travailler des enfants et refusent de les payer.

Apres la projection des vidéos à la mi-temps du match de basket, nous avons tendu le micro à une fille de 26 ans, étudiante. Elle réagit : « j’ai regardé les films. C’est intéressant, ça traite de la protection des enfants. Un enfant seul, vendeur d’eau dans une ville, n’est pas protégé. Un enfant pour voyager doit avoir une autorisation de ses parents. Ici a Rosso, les enfants des écoles coraniques ne sont pas protégés. Je suis du village de Garak (environs de Rosso). Je vois des enfants qui se déplacent seul à 5 kilomètres de leurs villages. Pendant ce déplacement beaucoup de choses peuvent leur arriver. »

La caravane est une activité du projet AFIA. Un projet financé par l’Union Européenne. Après Nouadhibou, cette caravane a séjourné du 12 au 16 février à Rosso. Elle est actuellement a Kaédi.

BS