Cela se passe à R’kiz, dans le sud de la Mauritanie. Ce samedi 5 août 2017, le représentant du parti Convergence Démocratique dans le bureau 17 du village « Naiima », déclare avoir été violenté, rapportent nos confrères d’Alakhbar en arabe. Le représentant qui répond au d’Abdallah Ould Abdel Samed accuse l’homme d’affaires Hacen Ould Cheikh de l’avoir agressé. 

Ould Abdel Samed   Photo publié par Alakhbar

Le scrutin référendaire commence mal pour la Convergence Démocratique, seul parti à appeler à voter « non ». En effet, le représentant du parti dans un bureau de la commune de R’kiz indique avoir été agressé physiquement, au micro d’Alakhbar en arabe.

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Au cours de cet entretien, Ould Abdel Samed du parti du « non » (Convergence Démocratique) désigne l’homme d’affaires Hacen Ould Cheikh comme étant « son agresseur » et qu’il a été éjecté du bureau de force.

Frère d’un ministre

L’homme d’affaire en question n’est nul autre que le frère aîné de Mohamed Lemine Ould Cheikh, actuel Ministre de la culture et de l’artisanat – Porte parole du gouvernement. Toujours au cours de l’entretien téléphonique (en arabe), le représentant du parti d’opposition précise avoir « déposé plainte contre l’homme d’affaire,au niveau de la brigade de gendarmerie de la commune ».

Fraudes

Avant de finir son propos, Ould Abdel Samed affirme qu’il « y a eu des cas de fraudes » et ce qui l’atteste c’est le fait « le vote d’une femme munie d’une carte d’électeur d’un homme et vis versa » ou encore le vote avec « une pièce d’identité d’une autre personne »…

Le non à la traîne 

Durant la campagne comme au cours du vote, le parti Convergence Démocratique peine à exister. Nombreux sont les cas de violations et autres inquiétudes signalées par ses représentants un peu partout dans le pays. Son président s’est d’ailleurs exprimé ce matin en pointant du doigt des manquements.

Pour rappel, les mauritaniens sont appelés aux urnes depuis ce matin. Ils devront se prononcer sur les réformes constitutionnelles portées par le Chef de l’Etat. Parmi les modifications phares, figurent : le changement du drapeau et la suppression du Sénat.

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