Chaque jour qui passe, les autorités font de nouveaux pas vers la mise en œuvre du référendum du 15 juillet prochain. Selon des sources médiatiques, la chambre haute  du parlement (le sénat) devenue la bête noire du régime, entend « tout » mettre en œuvre pour l’annuler et/ou le retarder et contrecarrer le calendrier fixé par le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le pouvoir d’Ould Abdel Aziz est résolument engagé à mener à bien sa réforme constitutionnelle, et balayer par la même le sénat. Il a en effet, posé plusieurs actions allant dans le sens de l’organisation dans les délais d’un énième lifting de la constitution du 20 juillet 1991. La dernière en date, la convocation du collège électoral au sortir du conseil des ministres extraordinaire du lundi 29 mai dernier.

Ce nouveau pas franchi pour le pouvoir exécutif, a provoqué un concert d’indignations de la part de l’opposition dite radicale (FNDU & RFD) et des sénateurs frondeurs. Pour la conférence des présidents du Sénat, cette convocation du collège électoral est tout simplement « un coup d’état ».

Sénat – Pouvoir: Une énième et inévitable confrontation se profile à l’horizon.

Les collègues d’Ould Ghadda qui ont poussé le président à recourir au très controversé article 38 de la constitution, semblent en mesure de perturber les plans du locataire du palais ocre de Nouakchott. C’est ce qu’indiquent nos confrères du site saharamédias qui citent des sources, au sein du Sénat. L’épuisement de tous les moyens de « recours », contraindra les sénateurs à utiliser leur jocker : bloquer le budget prévu pour l’organisation du référendum.

Valider le budget… par le Sénat

En effet, le parlement est un passage obligé pour valider le financement du référendum. Les six milliards de budget annoncés par le chef de l’Etat, pourraient être « pris en otage » par les sénateurs déjà accusés par Ould Abdel Aziz d’avoir « pris le peuple en otage ». Si l’ont se fit aux observateurs, la date fatidique s’approche à grands pas.

Au vu de l’atmosphère morose qui règne entre les parties, pourtant de la même famille politique, la confrontation semble inévitable. Mais l’histoire a montré que nos hommes politiques pour ne pas dire politiciens, sont capables d’incroyables changements de postures.

Vote à main levée 

Cette dernière hypothèse est confortée par le fait le vote du budget se fera à main levée, contrairement au vote secret du projet de référendum. C’est qu’expliquent Sahara Médias à travers cet article: Les sénateurs et le piège du vote à main levée. L’occasion sera quelque part donnée aux sénateurs, de « prouver » qu’ils « s’opposent » par conviction et non parce que leurs sièges sont en jeu!

Pour l’heure, les préparatifs vont bon train. Les agents de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) ont été déployés à dans les différents centres et le recensement complémentaire à vocation électorale se poursuit. Wait and see.