L’appel d’offre pour l’attribution de la licence 4G prendra fin ce 13 mars 2019. La barre de 50 milliards fixée par l’autorité de régulation et réduite de moitié depuis, semble encore haute. Mais dans tout cela, c’est le silence bruyant autour du nouvel (futur) opérateur qui interpelle. Si l’appelle d’offre reste infructueux, les négociations de gré à gré peuvent se mettre en route. Et là, un opérateur français qui lorgne sur la Mauritanie depuis au moins 5 ans pourrait gagner le gros lot.

En Mauritanie comme ailleurs en Afrique, le taux de pénétration des nouvelles technologies explose. Il rapporte des milliards aux opérateurs économiques, mais la qualité du service reste  à désirer chez nous. Mauritel, Mattel et Chinguitel ont à plusieurs reprises été épinglés pour « mauvaise qualité de service ». Ce, malgré les tarifs exorbitants qui sont appliqués. C’est un secret de polichinelle de dire que les offres 3G sont si lentes qu’on se demande si le chiffre avant le G est le bon.

Au moment où Huwai est l’attraction pour la 5G, en Mauritanie on peine à trouver preneur pour la 4G. Seul le nouvel opérateur étranger serait en mesure de déposer les briques (milliards). Dans un article publié le 19 février 2019, JeuneAfrique souligne que « orange n’est pas intéressé ». D’accord, mais dans ce cas, que font-ils à l’intérieur du pays en ce moment même ? En effet, des agents d’orange, dans un pick up de la société florissante ont été aperçus dans le Gorgol.

Pour le moment, tout le monde reste muet à ce sujet. Nous en sauront plus dans un proche avenir. En attendant, les mauritaniens continuent de saliver rien qu’en pensant au package de services qu’offre orange et les opérateurs du même calibre dans les pays voisins. En 2019, les mauritaniens méritent mieux pour exploser la bulle technologique.