16 mars 2026 (LeReflet.NET) – Cette année, le football africain brille par des comportements inédits. Comme souvent, l’arbitre est un acteur majeur. Mais cette fois-ci, c’est à la fin match aller de quart de finale de la ligue des champions opposant Espérance de Tunis à Al Ahly du Caire (1-0), qu’Issa Sy s’est illustré.
Le sénégalais a officié un match tendu entre égyptiens et tunisiens. La rencontre s’est soldé par une victoire des tunisiens. Mais dès le coup de sifflet final, l’arbitre sénégalais entouré de stadiers, sort son carton rouge, enfonce les pieds fermement dans l’herbe, la mine serrée et carton rouge en main. Le directeur de partie anticipe d’éventuels contestations véhémentes des égyptiens.
Sur la toile, chacun y est allé de son propre commentaire. On a vu ici et là des gens estimer que «c’est un guerrier », et qu’il ne « rigole pas ». Bien qu’on puisse comprendre sa volonté est de dissuader tout débordement, sa méthode est pour le moins, peu orthodoxe.
En effet, les cartons sont faits pour rester bien au chaud dans les poches avant du maillot ou poche arrière du short à moins qu’on décide d’en faire usage. Et là, la loi 12 encadre les conditions dans lesquelles on les sorts, après des fautes aient été commis. Pas avant.
On ne peut pas anticiper une potentielle faute. Ce type de comportement peut même créer l’effet opposé. Au lieu de dissuader la contestation, elle peut le stimuler si l’une des parties l’interprète comme étant de la provocation.



