Le gouvernement mauritanien s’est réuni en conseil des ministres, ce jeudi 5 avril 2018 au Palais Présidentiel. Voici le communiqué sanctionnant les travaux du dit conseil, qui s’est déroulé sous la Présidence du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Le texte intégral :
« Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 05 Avril 2018, sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :
-Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de la Société Toumour Mauritania (STM).
-Projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2009-169 du 03 mars 2009 portant création d’une compagnie aérienne dénommée Mauritanian Airlines International.
Le présent projet de décret a pour objet la modification de l’article 1er du décret portant création d’une compagnie aérienne dénommée Mauritanian Airlines International, afin d’harmoniser la dénomination statutaire de la compagnie avec celle figurant dans tous les documents afférents à son exploitation, à savoir Mauritania Airlines.
-Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure ».
Il y a quelques jours de cela, la découverte d’une fosse commune dans le nord du pays a fait le tour des médias. Jusqu’ici, aucune réaction officielle des autorités n’a été enregistrée. C’est d’ailleurs ce que dénonce l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH), à travers un communiqué dont LeReflet.NET a reçu copie en début de soirée de ce mercredi 4 avril 2018. L’AMDH s’indigne et réclame une enquête.
D’emblée, l’organisation dirigée par Me Fatimata Mbaye a accusé le gouvernement mauritanien de cacher à l’opinion la « découverte macabre ». L’AMDH estime « selon toute vraisemblance, les dépouilles découvertes seraient celles de soldats Négro-Mauritaniens victimes d’exactions » du régime d’Ould Taya à l’occasion du trentième anniversaire de l’indépendance nationale.
En outre, l’organisation qui milite pour les droits de l’homme recommande au gouvernement de diligenter une enquête pour faire la lumière et rechercher les ayants droits. Par la même, l’AMDH réclame que la commission nationale chargée d’investigations sur les sépultures soit enfin mise en œuvre. Ce, afin de localiser « les nombreux charniers disséminés à travers le pays ».
Pour rappel, les exécutions de 1990-1991 font partie de l’histoire récente et douloureuse. Chaque année, les rescapés et familles des victimes réclament que la lumière soit faite et que justice soit rendue. Pour les organisations qui s’intéressent au passif humanitaire, « la découverte de cette fosse vient rappeler que le dossier n’est pas clos ». Trouvez ci-dessous, le texte intégral de la déclaration de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme.
Déclaration
«Depuis quelques semaines, les autorités mauritaniennes s’évertuent à cacher à l’opinion publique nationale et internationale la découverte macabre d’une fosse commune dans une localité située aux environs de Choum (nord du pays). Selon des informations publiées le 26 mars dernier, les autorités ont été alertées par un orpailleur de la découverte d’une fosse commune ensevelissant 15 squelettes, dont neufs portaient les stigmates d’une exécution sommaire caractérisée. Les malheureuses victimes avaient, pour certaines, les mains et les pieds ligotés. D’autres avaient été visiblement liquidées par une balle dans le crâne.
Jusqu’ici, les autorités mauritaniennes n’ont fait aucune communication au sujet de cette information, pourtant, accablante. Nonobstant, la Gendarmerie nationale s’est rendue sur les lieux et aurait entamé des investigations. Des sources dignes de foi affirment que des actes d’autopsie auraient même été diligentés auprès de légistes pour identifier les victimes. On parle même d’ossements envoyés à l’étranger pour des prélèvements ADN à cette fin.
Selon toute vraisemblance, les dépouilles découvertes seraient celles de soldats Négro-Mauritaniens victimes d’exactions, de purges et d’exécutions extrajudiciaires, menées contre eux, dans le cadre d’un plan de purification ethnique ordonné par le régime dictatorial de Maouiya ould Sid’Ahmed Taya, entre octobre 1990 et mars 1991.
La découverte de ce charnier est l’occasion pour tous les mauritaniens et la société civile mauritanienne attachés aux valeurs humaine, de paix, de justice et attachés à la cohésion sociale d’exiger que lumière soit faite sur cette affaire.
En effet, des militaires et des civils noirs victimes des exactions des années douloureuses de 1989-1993 avaient subi, partout en Mauritanie, une atroce campagne de purification ethnique ayant touché essentiellement, dans le Nord du pays des fils de la Mauritanie : militaires, instituteurs et cadres de la Société Nationale des Mines et de l’Industrie (SNIM). Ce charnier est autant un indice suffisant pour que l’Etat mauritanien sorte de sa torpeur et se saisisse sérieusement de cette affaire. C’est aussi l’occasion de mettre à l’épreuve la volonté maintes fois exprimée par le Président Mohamed ould Abdel Aziz de rendre justice aux malheureuses victimes de ces purges et à leurs ayant-droits.
L’AMDH
Recommande au gouvernement de diligenter une enquête neutre, indépendante et transparente afin d’éclairer et informer l’opinion publique nationale sur des tenants et aboutissants de cette découverte et en rechercher les ayants droits ;
Réclame que la Commission nationale chargée d’investigations sur les sépultures, annoncée depuis plusieurs années, se mette enfin à l’œuvre pour localiser les nombreux charniers disséminés à travers le pays et mener le travail d’identification des victimes.
Appelle toutes les associations de défense de droits humains nationales et internationales à se joindre aux ayants-droits à identifier et aux organisations signataires pour exiger la vérité et la justice autour de cette question.
Un soldat mauritanien est tombé sous les balles des anti-balaka, en Centrafrique dans la nuit du 2 au 3 avril 2018. Selon l’armée mauritanienne et la Mission Multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique – MUNISCA, le soldat mauritanien est mort dans l’attaque de la base temporaire à Tagbara, situé à 60km au nord-est de Bambari. On ne sait pas encore si son corps a été rapatrié.
Dans un communiqué, la MINUSCA indique que « les casques bleus ont riposté et après plusieurs heures d’échanges de tirs, un casque bleu (mauritanien) a trouvé la mort, 11 autres ont été blessés et plus de 22 agresseurs Anti-Balaka ont été tués ». Mais selon l’armée mauritanienne, 33 agresseurs ont tués. Soit 11 de plus que le nombre avancé par la MINUSCA.
En réponse à cette attaque, précise le texte, « la MINUSCA a déployé des renforts à Tagbara et a évacué le corps du casque bleu tué de même que les blessés sur Bangui et Bria ».
Identité du soldat
En outre, l’Etat Major Général de l’armée mauritanienne a dévoilé la photo et l’identité du soldat qui a perdu la vie, sur le champs de bataille. Il s’agit du soldat de deuxième classe Nouh ould Mbarek Vall. « A cette douloureuse occasion, l’état- major général des armées adresse ses condoléances à la famille du martyr et ses vœux de prompt rétablissement des blessés » a réagit l’Etat Major via un communiqué en début de soirée du mardi 3 avril 2018.
Déterminée
Par la même, l’armée mauritanienne « réaffirme sa détermination de tenir ses engagements internationaux en matière de préservation de la sécurité dans le secteur qui relève de ses responsabilités et à garantir la quiétude des civils désarmés et s’en tient à son droit légitime d’autodéfense pour préserver la vie de ses éléments et leur matériel ».
Une autre perte
Ce drame faut il le rappeler, intervient quatre mois avant le décès d’un autre casque bleu mauritanien. Cette fois-là, c’est le gendarme de 4ème classe Issa Beilil à Bria, dans le centre-est de la République centrafricaine. Là encore, les assaillants sont identifiés comme étant des miliciens anti-balaka.
Cérémonie organisée à la mémoire du gendarme
La Mauritanie a plus de 800 hommes en Centragrique, engagés avec la MINUSCA. Depuis 2013 et la chute de François Bozizé, le pays est embourbé dans une crise politico-sécuritaire. L’élection du Président Touadera n’y a rien fait. Les semaines passent et les drames se succèdent. Le bout du tunnel semble loin et la solution ne se pas d’ordre militaire.
Attendu de pied ferme par les mélomanes, l’album du duo Babou et Dally Ann est dans les bacs. Intitulé « LOGIC », l’album de 14 titres est disponible depuis ce 30 mars 2018 aux Etats Unis d’Amérique. Il le sera en Mauritanie à partir du mardi 3 avril 2018. Dans cet album, le couple Mbaye nous fait naviguer entre les ambiances, styles afros notamment.
Il y a quelques mois de cela, on découvrait le morceau « weni », premier extrait de l’album dont le nom sera dévoilé quelques mois après, « LOGIC ». Ce single a eu le mérite de nous faire saliver des mois durant. Avec sa sonorité afro et sa musicalité, « weni » donnait un aperçu de ce qu’allait être LOGIC. Le duo tire ainsi sur la fibre patriotique, plaide pour la vie en commun dans une société en mutation et pour un leadership affirmé. Le son « leader » en est une illustration. Au delà, LOGIC est également un hymne à l’amour, à la joie où s’entremêlent plusieurs styles (pop, afrobeat, rnb, rap….).
Tracklist de l’album LOGIC
Notons par ailleurs que l’album est le fruit d’une collaboration avec nos talents mauritaniens. En effet, sept morceaux sont produits par l’homme aux doigts magiques, Dj Mansoul Aka Pullo Ba’s Beats. Garnett Beats s’est aussi illustré sur deux titres.
Pour le mixage et le mastering, Babou et Dally Ann ont fait appel à Sidi Kane qui s’est occupé de tous les titres sauf le numéro 6 « move on ». Là, c’est la talentueux Siir Khalaifa qui s’est tué à la tache pour le plaisir des fans de Dally Ann et Babou.
Soulignons enfin le travail remarquable de Papis Diarra. En effet, le touche à tout du groupe walfadjri s’est chargé de tous les instruments live. Toujours au chapitre des collaborations, on remarquera la présence Fata El Présidenté en tant que guest(invité), le seul sur l’album!
Comme indiqué plus haut, l’album sera disponible sur le marché mauritanien à partir du 3 avril courant. Pour l’heure, un seul point de vente est indiqué. Il s’agit des locaux du label K-Rfur Buzz situé à la cité plage, non loin de Mauritanie-aluminium. Pour en savoir plus sur l’album, une application mobile et un site dédié on été mis en place >> ici
Le gouvernement était réuni en conseil de ministre ce jeudi 29 mars 2018. Voici le communiqué sanctionnant les travaux de la réunion hebdomadaire de l’exécutif mauritanien. Le présent projet a pour objet de fixer les procédures fiscales pour les taxes et impôts régis par le Code Général des Impôts et les textes annexes.
« Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :
– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre National de Recherche en Santé Publique.
– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre National de Cardiologie.
– Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de l’Hôpital de l’Amitié de Nouakchott.
– Projet de décret portant création d’une société nationale dénommée « Société Toumour Mauritania » (STM) et approbation de ses statuts.
Cette initiative vise la mise en place d’un projet pilote répondant aux normes de qualité les plus exigeantes afin d’améliorer l’offre de dattes et de légumes, d’augmenter la valeur ajoutée de l’économie oasienne locale et d’encourager les investissements privés dans ce domaine.
– Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret 2007-151 du 22 Août 2007 fixant l’organisation et les règles de fonctionnement des Ecoles Normales des Instituteurs.
– Projet de décret précisant les événements dans lesquels l’hymne National est exécuté.
Le présent projet de décret précise les festivités durant lesquelles l’hymne national doit être joué. Il s’agit des manifestations et rencontres officielles, des festivités militaires et sécuritaires, de l’ouverture des sessions parlementaires, du lancement de toutes les manifestations sportives ainsi qu’à l’occasion de la levée du drapeau national chaque matin dans les écoles.
– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Agence Mauritanienne d’Information.
Le ministre des affaires étrangères et de la coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale. Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure. Le ministre de la jeunesse et des sports a présenté une relative à la sixième édition de la journée nationale des sports. Enfin, le conseil a pris les deux mesures individuelles suivantes :
Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement
Cabinet du Ministre
Chargé de Mission : Abdessalam Mohamed Yahya, titulaire d’un Doctorat en Patrimoine Islamique, précédemment Attaché à l’Institut Pédagogique National.
Ministère de l’Education Nationale
Cabinet du Ministre
Conseiller chargé de la Santé Scolaire : Idoumou Ould Ahmed Mezid. »
Ce Lundi 26 Mars, la sélection nationale de Football a effectué une visite des activités de l’UNICEF en Mauritanie. Un événement qui marque le deuxième anniversaire du partenariat entre la Fédération de Football de la République Islamique de Mauritanie (FFRIM) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), signé en mars 2016.
L’UNICEF et la FFRIM ont convenu, à travers ce protocole d’accord, de plaider conjointement pour placer les droits et le bien-être des enfants au cœur des priorités du pays. Dans ce cadre, l’équipe nationale de Football de Mauritanie, s’implique fortement et gracieusement dans une série d’activités visant à sensibiliser le grand public sur les thématiques de l’éducation, de l’eau, de la santé, de la nutrition et de la protection des enfants. Cette alliance est d’une grande utilité sociale et permet de mettre en lumière les enjeux à relever ensemble en matière de survie, de développement, de protection et de participation des enfants, tout en assurant la promotion des valeurs de respect, de rigueur dans l’effort, de dépassement de soi et d’altruisme qui sont les piliers de tout sport.
Ainsi, une visite du centre de récupération et d’éducation nutritionnelle intensif (CRENI) de l’hôpital de l’amitié d’Arafat, a eu lieu. Ce CRENI, soutenu par l’UNICEF à travers des formations continues du personnel et la fourniture d’intrants nutritionnels, est la référence en termes de traitement de la malnutrition aiguë sévère entrainant des complications médicales. Le personnel du centre a pu exposer aux joueurs de l’équipe nationale les modalités de prise en charge de la malnutrition aiguë avec complication : la phase de stabilisation qui permet le maintien en vie de l’enfant, puis la poursuite du traitement jusqu’à la guérison finale.
Les joueurs de l’équipe nationale ont également pu visiter le centre de la petite enfance d’Arafat – qui accueille 90 enfants entre 3 et 5 ans – où ils ont pu interagir avec les enfants et remettre des ballons dédicacés par l’ensemble de l’équipe. Ce centre, géré par le MASEF et soutenu par l’UNICEF à travers la formation des enseignants, le suivi pédagogique et la fourniture d’intrants, a comme objectif d’accompagner les jeunes enfants dans leur croissance et développement et de les préparer en vue de leur inscription à l’école primaire. La structure est rattachée au Centre de Formation de la Petite Enfance (CFPE) qui assure la formation des monitrices de la petite enfance en Mauritanie. L’Unicef a appuyé la mise en application d’un module Nutrition-Hygiène au profit des monitrices-élèves à travers l’équipement de ce jardin en matériels appropriés, en mobilier scolaire et en équipement ludique.
« L’éducation préscolaire détermine fortement le succès scolaire et réduit drastiquement les probabilités d’abandonner précocement l’école.» rappelle M.Hervé Peries, représentant de l’UNICEF. Le prix Nobel d’Economie, M. Heckmann estime en effet que pour chaque dollar investi dans les programmes d’éducation préscolaire, l’on note un retour sur investissement de près de 17 dollars. Il s’agit de l’investissement le plus rentable parmi tous les cycles éducatifs. En Mauritanie, le taux de préscolarisation demeure faible (12% contre une moyenne de la sous-région de 25%) et les efforts pour créer un système d’éducation préscolaire – notamment au profit des enfants les plus vulnérables- restent une priorité dans l’agenda du Gouvernement, de l’UNICEF et des partenaires œuvrant dans le domaine de la Petite Enfance.
« Ces visites nous permettent de réaliser l’ampleur des problématiques qui touchent les enfants de Mauritanie » a conclu Adama Ba, attaquant de la sélection nationale. «Il est du devoir de chacun d’entre nous de s’engager pour que chaque enfant puisse jouir de ses droits : notamment le droit à une alimentation de qualité et à l’éducation dès le plus jeune âge »
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L’UNICEF, un des principaux organismes d’aide humanitaire et de développement, travaille partout dans le monde en faveur des droits de chaque enfant. Les droits de l’enfant commencent avec un hébergement sûr, une bonne nutrition, la protection contre les catastrophes naturelles et les conflits et durent toute la vie : soins prénataux pour une naissance en bonne santé, eau propre et assainissement, soins de santé et éducation. L’UNICEF s’efforce depuis près de soixante-dix ans d’améliorer la vie des enfants et de leurs familles.
Pour de plus amples informations :
Zahra Cheikh Malainine
Spécialiste Communications & Plaidoyer
UNICEF en Mauritanie Route de l’Espoir
Mamadou Sene Diouf, plus connu sous le sobriquet F-Diou a rendu l’âme. L’information est tombée dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 mars 2018, aux alentours de 02h du matin. L’acolyte de P.A du groupe military underground était souffrant apprend-on. Sur la toile, les messages de compassion à l’endroit de sa famille et amis fusent.
Il s’était fait rare, loin de la scène Hip Hop depuis un moment. Le co-auteur du célébrissime « Niaari Yoon » a quitté ce bas monde. Toujours discret et affable, l’homme était aussi un acteur dans la communauté rossossoise (sud de la Mauritanie).
Mais comme on dit, toute âme goûtera à la mort. La rédaction du LeReflet.NET s’associe à la douleur de sa famille, amis et acteurs du Hip Hop mauritanien et présente ses condoléances. Que la terre lui soit légère.
Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 15 Mars 2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Le Conseil a examiné et approuvé les deux projets de lois suivants :
-Projet de loi organique portant modification de certaines dispositions de la loi organique n° 2018-006 du 12 février 2018 modifiant la loi organique n°2012-029 du 12 avril 2012 modifiant l’ordonnance n° 91-028 du 7 octobre 1991, modifiée, portant loi organique relative à l’élection des députés à l’Assemblée Nationale.
Le présent projet de loi organique vise à réactualiser le nombre de députés de l’Assemblée Nationale suite au dernier découpage administratif créant les Moughataas de Ghabou et de Benichab respectivement dans les Wilayas du Guidimagha et de l’Inchiri. En conséquence, le nombre actuel des députés de l’Assemblée Nationale sera porté à 157 au lieu de 155.
-Projet de loi autorisant la ratification de la convention signée le 21 octobre 2015 à Nouakchott, entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Gouvernement de l’Etat des Emirats Arabes Unis pour éviter la double imposition et prévenir la fraude fiscale en matière d’impôt sur le revenu et sur le capital.
La ratification de la convention objet du présent projet de loi devra favoriser le développement des relations économiques de notre pays avec l’Etat des Emirats Arabes Unis, en particulier, et contribuer de façon générale à l’amélioration du climat des affaires et à l’attraction des investissements étrangers directs.
Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :
– Projet de décret portant répartition et les conditions de désignation des membres du Conseil Economique, Social et Environnemental.
En application des dispositions de l’article 8 de la loi organique n° 2018-02 du 15 février 2018 relative au Conseil Economique, Social, et Environnemental, le présent projet de décret détermine la répartition et les conditions de désignation des membres du Conseil Economique, Social, et Environnemental.
– Projet de décret portant création et dénomination de la commune de Mhayjratt et fixant ses limites territoriales.
– Projet de décret portant création de l’Académie Mauritanienne de la Paix et la Sécurité.
Le présent projet de décret a pour objet la création de l’Académie Mauritanienne de la Paix et de la Sécurité.
Cette académie constituera un environnement institutionnel adéquat à la formation académique en matière de sécurité en faveur des différentes forces composant notre système sécuritaire et de défense, notamment les secteurs de la police, de la gendarmerie, de la garde, de la sécurité routière et de l’armée, dans les domaines qui relèvent des missions attribuées à chacune d’elles.
– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV).
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a présenté une communication relative à l’accueil par notre pays du »Challenge Trophy » Zone 2 Afrique de Hand Ball.
Le Ministre Délégué auprès du Ministère de l’Economie et des Finances chargé du Budget a présenté une communication relative à un Bail Emphytéotique sur l’axe Nouakchott- Nouadhibou au profit de la Société « LONG HAI MAURITANIE SA ».
Enfin, le Conseil a pris les deux mesures individuelles suivantes :
Ministère de la Justice
Cabinet du Ministre
Conseiller Technique : Mohamed Abdellahi Sghair, titulaire d’un Magister en Economie.
Conseiller Technique : Mohamed Ould Aboubakr Ould M’barek, titulaire d’un Master 1 en Droit Administratif de l’Université Mohamed Lemine Ech- Chinguity à Nouakchott.
Depuis quelques semaines, la Mauritanie fait face à une pénurie de gaz domestique (butane), a constaté LeReflet.NET. Cette crise qui a démarré dans la dernière semaine du mois de février 2018, s’est accentuée. En effet, le nord du pays connait en ce moment, une flambée des prix. Cela va du simple au double. C’est également le cas dans certains quartiers de Nouakchott, la capitale. Mais selon les autorités, « la situation est sous contrôle, des mesures sont prises ».
Élément incontournable dans les foyers, le gaz butane se fait rare en Mauritanie. Il devient cher, inaccessible. Selon un responsable de société nationale de distribution de gaz domestique (SOMAGAZ), cette situation « est causée par des conditions climatiques qui ne permettent pas aux bateaux d’accoster ». Ce, « depuis le 26 février 2018 » poursuit le responsable de SOMAGAZ. Pour faire face à la crise, la société puise dans ses réserves afin d’alimenter le marché.
|« Citernes de gaz venues du Sénégal »
De plus, les autorités ont fait appel au Sénégal pour alimenter la SOMAGAZ et par extension, le marché mauritanien apprend-on. Selon nos informations, des citernes de gaz butane sont arrivées hier, lundi 12 mars 2018 du Sénégal, sur demande de la Mauritanie. Se voulant rassurant, le cadre de SOMAGAZ souligne que le ministère a créé une commission de crise. C’est elle qui se chargera de réguler les prix et coordonner avec les distributeurs entre autres.
« le ministère de tutelle a pris ses dispositions en mettant en place une commission de crise ».
En attendant le retour à la normale, certains vendeurs en détail comptent tirer profit de la situation. Leur opportunisme les a conduits à spéculer sur les prix. La bonbonne qui coûte 280 passe à 400 voir 600 MRU (nouvelle monnaie) suivant la zone. A Nouadhibou, dans le nord du pays, les habitants ne savent plus où donner de la tête. Un effet de contagion commence à se faire sentir à Nouakchott. Les quartiers de Mellah et Toujounine, à la périphérie de la ville, sont sevrés.
Par anticipation, des citoyens se ruent vers les boutiques pour s’approvisionner à temps. Les moins chanceux, devront se résoudre à sortir les fourneaux et utiliser le bois de chauffe et charbon de bois. Là encore, un observateur prédit un effet boule de neige : augmentation des prix du charbon et bois de chauffe.
La Mauritanie faut-il rappeler, sera producteur de gaz à l’horizon 2021. Un champ de gaz a été découvert au large des côtes mauritano-sénégalaises. Mais pour l’heure, elle dépend intégralement des importations, de l’extérieur. Près de soixante ans après l’indépendance, nous en sommes là.
Mauritanie à l’instar d’autres pays du monde, a célébré la journée internationale des droits de la femme. Autorités, chancelleries étrangères et organisations non gouvernementales ont chacun, marqué la journée à leur façon. C’est le cas de l’Association Mauritanienne d’Aide et d’Assistance aux Prisonniers et leurs familles (AMAAPF), qui a visité la prison des femmes, offert des consultations médicales gratuites et des dons.
« La femme est la moitié de la société »,
C’est sous ce slogan que l’AMAAPF et ses partenaires ont tenu leur activité pour l’édition 2018 de la journée des droits des femmes. Elle s’est déroulée sur deux jours à la prison des femmes, à Arafat. C’est ainsi que l’administration pénitentiaire a ouvert les portes de ce lieu de détention, le vendredi 09 et samedi 10 mars 2018 à l’AMAAPF et partenaires. Comme à l’accoutumée, une bonne dizaine de minutes a été consacrée aux allocutions avant le démarrage effectif de l’activité.
L’AMAAPF déterminée
banderole de l’activité
Prenant la parole le premier, le régisseur de la prison a souhaité la bienvenue aux visiteurs et affirmé que son institution est disposée à collaborer avec les associations, pour le bien-être des détenues.
Ensuite ce fut autour du DrAbdallahi Ould Jiddou Ould Chein, Président de l’AMAAPF de s’exprimer. Il a réitéré le soutien indéfectible de son association, pour la cause des femmes, notamment celles dans les lieux de détention. Il soulignera que cette activité n’est qu’une étape, parmi d’autres initiatives à venir, pour l’épanouissement de la femme dans le milieu carcéral et le soutien à leurs familles.
Autonomisation des femmes
Egalement présente sur les lieux, Mme Irina Nikonenko dite Salma, Présidente du Conseil d’Administration de la Mutuelle Féminine de Solidarité d’Entraide, d’Epargne et de Crédit a témoigné son soutien aux détenues. Pour elle, ces femmes ont besoin de formation et d’insertion dans une activité génératrice de revenus. Ce, afin qu’elles reprennent leurs places dans la société. Sa mutuelle a dors et déjà commencé à recenser les besoins des femmes en formation, pour celles dont les peines ne sont pas arrivées à terme et ceux de celles qui sortent cette année. Pour ces dernières, il est prévu la formation en gestion d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) et appui à la création d’une activité à leur sortie, entre autres.
Lions Club Nouakchott Caravane
S’exprimant à son tour, Lion Bocar Mbodj Vice Président du Lions Club Nouakchott Caravane dira que son organisation intervient dans plusieurs domaines et effectue des actions ponctuelles au profit des populations nécessiteuses. Toujours durant son intervention, Lion Mbodj rappellera que « la Fondation du Lions Club International est prête à financer tout projet pouvant bénéficier aux nécessiteux. Il suffit tout simplement de contacter un lions club et élaborer un projet bien ficelé ». Le message est passé, l’AMPAAF a entendu cet appel.
Kits offerts aux femmes détenues – 8 mars 2018
Une fois les « salamalek » finis, le coup d’envoi de l’activité a été donné. Pour cette première journée, l’accent a été mis sur les dons et entretiens avec les détenus et personnel de la prison des femmes. Au total, ce sont 60 kits contenant des couvertures, des habits, des kits hygiéniques et un lot de soupes légumineuses ont été offerts. Les enfants vivants avec leurs mères dans la prison, n’ont pas été en reste. En effet, les six bambins ont eu droit à un kit chacun, de quoi redonner le sourire, durant ce laps de temps au moins.
Ensuite se fut autour des détenues de se livrer, à huit clos.
Le second volet de cette journée était consacré aux entretiens. D’abord avec le régisseur, les gardes et le personnel médical pour les sensibiliser sur les conditions de traitements des détenues. Les associations ont fait un plaidoyer pour que ces femmes que le sort a conduites dans ce lieu de détention, soient traitées avec dignité. Ensuite ce fut autour des détenues de se livrer. A huit clos, elles se sont confiées sur leurs conditions de vie et aspirations. Un moment d’émotion qui conforte l’AMPAAF et l’incite à redoubler d’efforts, malgré ses maigres moyens. Cette journée a été clôturée avec un copieux repas.
L’instant santé
Médecins de l’AMAAPF à la prison des femmes – 8 mars
En outre, les détenues ont pu bénéficier des consultations médicales gratuites. Elles ont également eu droit à une série de dépistages, dont le VIH, diabète, hépatite ou encore des tests de grossesse. On notera que 30 kits de 4 types de dépistage étaient disponibles et qu’un lot de médicaments a été offert.
Si cette activité a pu se faire, c’est d’abord grâce à l’engagement de l’AMPAAF et à la confiance des partenaires qui l’ont accompagné. Il s’agit de Fédération Luthérienne Mondiale dont le coordinateur des programmes Monsieur Moussa Samba Gandega était sur place, l’Ambassade d’Allemagne, MFSEEC et le Lions Club Nouakchott Caravane. Si le montant exact des coûts de cette journée n’est pas encore connu, les organisateurs avancent qu’il dépasse les 200 000 ouguiyas de notre nouvelle monnaie.
Médecins de l’AMAAPF à la prison des femmes – 8 mars
En Mauritanie comme ailleurs, la situation de la femme est précaire. Même s’il est vrai que des lois sont votées et des politiques de « discriminations positives » appliquées, il n’en demeure pas moins que le chemin est encore long pour l’autonomisation de la femme et sa protection contre les abus.
L’autonomisation des femmes est d’ailleurs au cœur du programme de développement durable à l’horizon 2030. En attendant, le « combat continue » comme disent les organisations qui luttent pour les droits de la femme.