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Stupeur, la Mauritanie vient d’enregistrer son premier décès dû au covid19. L’information a été rendue publique à travers une dépêche de l’agence officielle aux alentours de 20h. Elle sera confirmée par le Dr Ndiaye Amadou, responsable du site d’isolement du coronavirus en Mauritanie sur le plateau du journal télévisé de 21h30 de la chaine nationale. Le nombre de cas s’élève à 6 cas dont 2 guéris, 1 décès et trois sous traitement.
La victime âgée de 48 ans, était confinée depuis le 16 mars, date son arrivée à bord d’un vol d’air France. La toile bouillonne en Mauritanie. D’après le ministre de la santé, Dr Nedhirou Mohamed Hamed, la dame est franco-mauritanienne et ce n’est qu’hier qu’elle a eu des malaises. Cela s’est accentué ce matin et elle est décédée dans l’ambulance, avant d’arriver à l’hôpital. Le Décès dû au covid19 est survenu à 12h.
Au bout de 14 jours
Plus tard dans la soirée sur le jt de 21h30, Dr Ndiaye explique le test covid19 sur ce cas est post mortem. L’annonce de ce décès dû au covid19 et ses circonstances continuent de faire couler encore et salive. Dr Ndiaye soutient que «14 jours c’est la période d’incubation sur laquelle les scientifiques se sont mis d’accord ». Donc au bout de cette période, si la personne ne présente pas de signes, elle est simplement libérée et peut vaquer à ses occupations sans subir de test.
« corona est un virus qui est sournois qui n’a pas fini de révéler ses secrets » dixit Dr Ndiaye.
C’est justement ce point qui divise sur les réseaux sociaux. Chacun y va de son propre commentaire. Selon Dr Ndiaye responsable du site d’isolement covid19 en Mauritanie, « ce cas est apparu au bout du 14e jour. Il est vicieux ». Et au docteur de poursuivre « il a été décrit des incubations allant jusqu’à trente jours. Les recherches sont en cours et on en apprendra plus quand l’épidémie sera à son pic ».
Pour finir, Dr Ndiaye, estime que « corona est un virus qui est sournois qui n’a pas fini de révéler ses secrets. Même sans symptômes, on peut contaminer, d’où l’isolement qui est préconisé ».
Réaction
La première conséquence de ce décès dû au covid19, est la prorogation de la durée du confinement. On passe donc de 14 à 21 jours.
La seconde conséquence c’est le début de psychose sur la toile. La communication du ministère de la santé de ces derniers jours, est remise en question. Déjà, le communiqué quotidien qui tombe à 18h d’habitue n’est pas arrivé à temps. Ensuite le SiteRep (Situation Report) fait par le ministère de la santé avec le concours de l’OMS arrive à 20h50 dans les mails box en mentionnant pas de nouveaux cas, encore moins un décès.
Epée Damoclès
Une heure avant, une circulaire du ministère de la santé est publiée. Le personnel sanitaire y est menacé de sanctions si elle divulgue des informations. « Il m’a été donné de constater que des cadres de la santé diffusent des informations qui nuisent à l’effort national de contrôle de la pandémie covid19. Tout écart « sera fermement sanctionné selon la réglementation en vigueur » précise le ministre de la santé, à travers cette circulaire.
Dysfonctionnements
Il y a lieu de relever qu’un internaute avait annoncé le décès d’une dame qui était en confinement depuis 14 jours (celle dont le décès sera confirmé dans la soirée). Il était 12h51. Il tenait cette information du corps médical.
Quelques jours avant, les circonstances de l’identification du cas numéro cinq (5) avait mis sous les projecteurs le Dr Diawara. Ce dernier avait contredit le ministre de la santé, à travers un post sur Facebook et des audio whatsapp qui ont fuité. Des observateurs estiment que la circulaire du ministère est une réaction à ces deux événements. Quoi qu’il en soit, le corps médical est invité à observer une réserve, sous peine d’être frappé par des sanctions.
Capture du post sur le compte facebook du Dr Diawara
Bilan
Au bout de cette journée, la Mauritanie comptabilise six (6) cas dont deux (2) guéris, trois (3) sous traitements et un décès. Selon les autorités sanitaires, 75 cas contact ont été identifiés et sont confinés. Ce chiffre ne comprend pas les cas contact du cas numéro six (6) dont le décès est dû au covid19, faut-il le rappeler.
Depuis l’apparition du covid19 en Mauritanie, une série de mesures ont été prises pour limiter la propagation du virus. Les commerces, les frontières et les cafés sont fermés. Le trafic interurbain est interrompu mais on continue de s’entasser comme des sardines dans les transports en commun, malgré la décision du ministère qui interdit la surcharge.
En Mauritanie, le ministère de l’intérieur, a ce jeudi 19 mars 2020 à 13h, pris de nouvelles mesures pour lutter contre la propagation du covid19. Un couvre-feu de 20h à 6h figure parmi les résolutions fortes de l’exécutif mauritanien. Cette annonce intervient au lendemain du diagnostic du deuxième cas positif au covid19 en Mauritanie.
Pour contenir l’épidémie covid19, l’était mauritanien a pris une série de mesures, ces derniers jours. Ainsi à la fermeture de l’espace aérien aux vols commerciaux entre autres décisions, vient s’ajouter trois nouvelles mesures. Il s’agit tout d’abord:
Un couvre-feu de 20h à 6h du matin sur toute l’étendue du territoire. Cette décision s’applique à tous, à l’exception du personnel de services de santé et les camions qui transportent des marchandises.
Interdiction formelle de tout attroupement et réunions de quelque nature que ce soit
Fermeture de tous les restaurants et cafés du jusqu’à nouvel ordre.
Communiqué ministère de l’intérieur couvre-feu
Hier, c’est le ministère de la santé qui s’était une illustre avec de nouvelles mesures qui fixent les prix de certains produits d’hygiène. « Les prix des consommables ont connu une spéculation qui contraire à l’esprit de la réforme qui est de rendre disponible les médicaments et consommables de qualité, à moindre coût pour les populations » indique le ministère dans sa circulaire.
« Ainsi à compter de la date de signature de cette présente circulaire, il est exigé à tout grossiste répartiteur, pharmacie et dépôt ou quelconque entité autorisée à les fournir, de respecter les prix ainsi définit comme suit pour les consommables essentiellement, lit-on.
Prix des gants et masques
Désormais, la boite de 100 paires de gants de latex non stérile sera vendue à 5 ouguiyas la paire, tandis que la boite de 50 paires de gants en latex stérile sera vendue à 20 ouguiyas la paire. Autre produit prisé mais en rupture, les masques chirurgicaux et les 3M. Le prix unitaire est fixé à 10 ouguiyas.
Prix des solutions hydroalcooliques
Toujours au chapitre des prix, le produit roi actuellement est lui aussi réglementé. Il s’agit du gel main (solutions hydroalcoolique). Les prix sont comme suit :
Bouteille de 75ml : vendue à 79 ouguiyas ;
Bouteille de 125ml : vendue à 94 ouguiyas
Bouteille de 200ml : vendue à 106 ouguiyas
Bouteille d’un litre : vendu 438 ouguiyas
«Tout contrevenant à cette mesure s’exposera aux sanctions prévues par la réglementation » prévient le ministère de la santé. Maintenant, les populations pourront brandir cette mesureaux vendeurs (pharmacies, dépôts, grossistes etc) qui oseraient gonfler les prix.
La longue marche vers l’éradication de ce virus vient à peine de commencer. Les mauritaniens vont devoir se préparer à vivre différemment et suivant des conditions plus ou moins difficiles. Plus difficile que d’habitude. Pour le salut de la nation, il y va de la responsabilité de chacun de respecter les consignes.
Dr Nedhirou Mohamed Hamed, ministre de la santé, a annoncé ce mercredi 18 mars 2020, qu’un nouveau cas positif au coronavirus a été déclaré. Dans une déclaration diffusée aux alentours de 15 h GMT, nous apprenons qu’il s’agit d’une femme, dont les contacts ont été confinés. Le ministre appelle au calme et au suivi scrupuleux des gestes de prévention. Tout cas suspect de covid19 en Mauritanie doit être signalé au 1155, un numéro vert.
Face aux caméras, le ministre la santé annonce la nouvelle. Cinq jours après le diagnostic du premier cas positif au covid19, la Mauritanie connait un second cas. Il s’agit donc une ménagère qui travaille pour famille « étrangère » revenue de vacances il y a dix jours, indique l’officiel. Ainsi, la famille en question, la patiente sous traitement et ses contacts identifiés sont tous confinés.
A noter que cette évolution de la situation du covid19 en Mauritanie, intervient au moment où une batterie de mesures ont été prises par les autorités afin de prévenir la propagation du coronavirus. Au nombre de ces actions fortes, on peut noter: l’interdiction des rassemblements, la fermeture des écoles, le renforcement des contrôles au niveau de 6 postes frontières et la fermeture de l’espace aérien aux vols commerciaux, entre autres.
Déclaration du ministre
En outre, une vaste campagne de sensibilisation sur covid19 en Mauritanie est actuellement en cours. Le ministère de la santé au front avec les organisations internationales, nationales et acteurs de la société civile communiquent autour du covid19 en Mauritanie.
Par ailleurs si des mesures ont été prises, pour éviter la hausse des prix des médicaments et surtout des masques, gants et gel hydroalcoolique, il n’en demeure pas moins que des citoyens se plaignent sur les réseaux d’avoir acheté plus cher un des produits cités. Il serait donc opportun que le ministère de la santé, communique les prix desdits produits, afin que chacun sache quand il est en face d’un abus et pouvoir le signaler aux autorités compétentes.
Apparu en Chine en fin d’année 2019, le virus a depuis lors franchi les frontière et terrorise le monde. Si la Chine semble s’en remettre petit à petit, la pandémie a mis à genou l’Italie, a poussé l’Amérique à se barricader… Le continent africain n’est pas épargné non plus, même si les cas sont moindres par rapport à l’occident. Le Burkina vient d’enregistrer son premier mort, tandis que le Sénégal voisin se bat contre la vingtaine de cas positifs déclarés sur son sol. L’heure est grave. Atténuer la propagation du virus est de la responsabilité de tous. Prudence.
Plus de 120 médias et personnalités du paysage médiatique africain ont signé une tribune, ce vendredi 13 mars 2020 dans laquelle ils exigent la libération du journaliste béninois, Ignace Sossou. Notre confrère croupit en prison depuis 84 jours, pour avoir simplement relayé des propos du procureur de la république du Bénin que ce dernier n’assume visiblement pas.
La place d’un journaliste est pas en prison. Cette phrase pourrait résumer la tribune publiée sous le lead de Reporter Sans Frontières et signée par une centaine de personnes mobilisées aux côtés d’Ignace Sossou. En effet, les preuves, notamment sonore du travail irréprochable du confrère embastillé « pour harcèlement par le biais de moyens de communication électronique » ont fait le tour de la grande toile. Qu’attendent donc les autorités béninoises pour libérer Ignace?
Ignace Sossou, faut-il le rappeler, avait rapporté en trois tweet des propos du procureur procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Cotonou qui s’était exprimé, le 18 décembre 2019, lors d’un atelier organisé par l’agence française de développement médias (CFI) sur les fausses nouvelles. Le procureur avait entre autres dit que « le code du numérique est comme une arme braquée sur la tempe des journalistes » avait le tout puissant procureur Mario Mètouno. Ignace a été jugé et condamné six jours après. Le procureur avait raison.
« La législation béninoise telle qu’elle est n’offre pas une sécurité judiciaire aux justiciables » – Le Procureur Mario Mètonou @CFImedias#VérifoxAfrique#Bénin
Cette affaire, continue de faire couler beaucoup d’encre et salive, notamment par rapport au rôle central que Canal France International (CFI) a joué dans la mise au cachot du journaliste Ignace Sossou. En effet, sa direction Afrique s’était fendue d’une lettrelapidaire envoyée au ministère de la justice du Bénin et dans laquelle elle traite notre confrère de journaliste » peu scrupuleux ». Ensuite CFI a tenté de justifier sa position, avant de se rétracter dans une déclaration datée du 8 janvier et a fini par remercier les deux responsable de sa direction Afrique.
— Renaud Fiacre Avless (@Avlessifiacre) March 6, 2020
Si la condamnation du confrère Ignace Sossou a suscité une forte mobilisation à travers le monde, s’est également parce que c’est un précédent dangereux qui peut donner des idées à des régimes autoritaires. Sur le continent, plusieurs lois qui réglementent les médias et le numérique ont été qualifiés de liberticides. Il faut certes réglementer, mais pas entraver la liberté d’informer et d’expression qui sont des droits fondamentaux.
En Mauritanie, le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres, ce 12 mars 2020. La réunion hebdomadaire s’est tenue sous la présidence de Mohamed Cheikh Ghazouani, Président de la République. Voici le texte sanctionnant les travaux de la réunion qui s’est déroulée dans le palais ocre de Nouakchott.
Le Conseil a examiné et approuvé les projets de lois suivants :
– Projet de loi abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°2010-021 du 15 février 2010 relative à la lutte contre le trafic illicite des migrants.
Le présent projet de loi intervient pour permettre une meilleure prise en compte des droits humains des migrants dans la législation nationale relative à la lutte contre le trafic illicite des migrants. Il traduit la volonté des pouvoirs publics de lutter efficacement contre ce phénomène, notamment à travers la sanction de la complicité du trafic illicite de migrants.
– Projet de loi relative à la prévention et la répression de la traite des personnes et la protection des victimes.
Le présent projet de loi a pour objectif de doter les professionnels de la lutte contre la traite des personnes d’une législation qui prend en compte toutes les dimensions de cette question. Il prévoit les mesures d’accompagnement, renforce la protection des victimes et la prévention, tout en proposant l’harmonisation des sanctions prévues pour les infractions de traite des personnes avec celles prévues dans la loi portant incrimination de l’esclavage.
Le Conseil a également examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :
– Projet de décret portant nomination des représentants de l’État au sein du conseil d’administration de la Société mauritanienne de sucre et dérivés (COMASUD).
– Projet de décret portant création et organisation d’un établissement public à caractère administratif dénommé « Institut National des Arts », et fixant les règles de son fonctionnement.
L’objet de l’Institut National des Arts est de former des cadres nationaux spécialisés dans les métiers des arts, de produire un cinéma national, de faire émerger des talents singuliers et de préparer les conditions d’une professionnalisation de haut niveau dans les champs de l’art, du design et de la création.
Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale. Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Le Ministre de l’Économie et de l’Industrie et le Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Économie et de l’Industrie chargé de la Promotion de l’Investissement et du Développement Industriel ont présenté une communication conjointe relative à l’état d’avancement du plan d’action des secteurs de l’Économie et de l’Industrie et de la Promotion de l’Investissement et du Développement Industriel.
Cette communication dresse le bilan des réalisations du Ministère de l’Économie et de l’Industrie (MEI) durant les huit derniers mois, et présente un aperçu des perspectives et priorités du département pour les prochains mois.
Le Ministre du Développement Rural a présenté une communication relative à l’organisation d’un salon de l’agriculture en Mauritanie.
Cette communication propose un cadre global pour l’organisation d’un salon de l’agriculture à l’échelle nationale. Elle expose également les différentes opportunités qu’une telle manifestation pourrait offrir ainsi que les dispositions à entreprendre, notamment la mise en place des infrastructures de base, ainsi que les aspects organisationnels, protocolaires et sécuritaires pour assurer le bon déroulement des activités envisagées dans la cadre de ladite manifestation.
Enfin, le Conseil a pris la mesure individuelle suivante :
Il est le nouveau Président de la République Islamique de Mauritanie. Le conseil constitutionnel a confirmé ce lundi 1er juillet, l’élection de Mohamed Ould Ghazouani. Il est crédité de 52,00% des voix par le conseil dirigé par Diallo Mamadou Bathia, ex ministre de la défense. Il prêtera serment le 2 août prochain.
Le 23 juin dernier, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) annonçait la victoire d’Ould Ghazouani du scrutin qui s’est déroulé la veille, avec plus de 52% des voix. L’opposition avait contesté dans la foulée et crié au hold-up électoral. La patate chaude a été transmise au Conseil Constitutionnel habilité à valider ou ces résultats.
Comme le leur permet la loi, les candidats Ould Boubacar, Ould Maouloud et Biram ont déposé des recours pour l’annulation du scrutin. Ce lundi, le Conseil clôt le débat en rejetant, les recours de l’opposition pour insuffisance des pièces justificatives avancées.
Résultats définitifs
A noter que les résultats définitifs sont légèrement différents de ceux annoncés par la CENI le 23 juin 2019. Ils sont proclamés comme suit, ce lundi midi.
Mohamed Ould Ghaouani: 52%
Biram Dah Abeid: 18,59%
Ould Boubacar: 17,87%
Kane Hamidou Baba: 8,7%
Mohamed Ould Maouloud: 2,44%
Mourtaji Wavi: 0,4
Taux de participation
62,63%, c’est le taux de participation à cette présidentielle disputée. Les mauritaniens se sont mobilisés en masse pour voter. Ce n’est pas chose courante. Il est opportun de rappeler que ce taux aurait pu être plus élevé n’eut été les difficultés que beaucoup d’électeurs ont eu à trouver leurs centres puis bureaux de vote.
Crise
Cette élection présidentielle a fait couler beaucoup d’encre et de salive. La Mauritanie a vécu depuis la veille des résultats provisoires, dans une atmosphère de crise postélectorale. En effet, des éléments du bataillon de sécurité présidentielle, de la gendarmerie, de l’armée, de la garde et de la police ont été déployés dans certains endroits à Nouakchott. Les communes de Sebkha et El Mina ont de nouveaux éléments dans leurs décors : les forces de défenses et de sécurités. Ils font presque partie du paysage à force de les voir.
Internet coupé
Ce déploiement spectaculaire et la coupure d’internet mobile puis de l’ADSL a été justifiée par l’ex porte parole du Gouvernement Sidi Ould Maham (la veille de sa démission), par le fait que ce serait « une question de sécurité nationale ». Si pour les autorités ceci est un mal nécessaire, l’opposition, elle, estime que « c’est de l’intimidation » et dénonce « un état de siège ». Du côté des populations, on souhaitait que les résultats définitifs tombent pour retrouver un quotidien « normal ».
Répression
Si certains observateurs présageaient des marches de protestations, il faut dire que la tendance est toute autre. En effet, après la répression de la marche des militants du candidat Kane Hamidou Baba et la fermeture dans la foulée des sièges de campagne des 4 candidats de l’opposition, ces derniers ont appelé leurs militants au calme. Pendant ce temps, des arrestations sont annoncées, notamment celles de Samba Thiam membre de la Coalition Vivre Ensemble et le journaliste Camara Seydi Moussa.
L’opposition a d’ailleurs annulé une marche programmée jeudi dernier, parce que n’ayant obtenu une autorisation. Cette décision a été expliquée à plusieurs occasion par les candidats, arguant refuser la violence et la provocation.
Leader de l’opposition
Bien qu’ils estiment avoir été volés par avoir été volés, certains candidats sortent tout de même gagnants. Il s’agit d’abord du candidat Biram Dah Abeid qui double son score de 2014. Il a devancé des candidats qui avaient un parcours politique et des organisations structurées avec eux. Egalement député, il conforte sa place dans le paysage politique de la Mauritanie et s’impose comme étant « l’opposant en chef ».
Le score d’Ould Boubacar
Le candidat Sidi Mohamed Ould Boubacar
Lui, c’est certainement la petite déception de cette élection selon plusieurs observateurs. Ex Premier Ministre de Maaouya Ould Sidi Ahmed Taya et soutenu par le parti Tawassoul, Sidi Mohamed Ould Boubacar n’a pas fait mieux que la 3e place. Il a été coiffé au poteau par Biram Dah Abeid. Et pourtant, il avait avec Ghazouani une plus grande visibilité en termes d’occupation des espaces (tentes et sièges de campagnes) et dans les médias.
La percée de Kane
Le candidat à la présidentielle Kane Hamidou Baba
Autre surprise, le score honorable du candidat Kane Hamidou Baba. L’ancien du RFD et Président du parti MPR arrive 4e avec 8,7% des voix. Sous la bannière de la Coalition Vivre Ensemble, Kane a damé le pion à l’opposition historique. Il est curieux de voir que le candidat n’a pas de fait de recours bien qu’il ait dénoncé des irrégularités.
L’échec de l’opposition historique
Le candidat Mohamed Ould Maouloud
Figures emblématique de l’opposition mauritanienne, Ould Maouloud soutenu par Ahmed Ould Daddah n’ont pas fait mieux qu’une pale 5e place. Leur coalition est créditée de 2,44% des voix. Ils ont naturellement contesté ces résultats auprès du Conseil Constitutionnel, en vain. La fièvre qui atteint les partis traditionnels dans le monde, semble avoir atteint la Mauritanie.
Le dernier
Le candidat Mohamed Lemine Mourtaji El Wavi
Il est parti comme il est arrivé. Lui, c’est le candidat Mourtaji Ould Wavi. Candidat autoproclamé de la jeunesse, il a récolté 0,4% des voix. Il n’a pas contesté les résultats ni déposé de recours. Silence radio.
C’est fini, le Président Aziz n’a pas eu son troisième mandat. Mais son ami le remplace au palais ocre de Nouakchott. Compagnon depuis toujours, Ould Ghazouani sera Chef de l’Etat à partir du 2 août 2019. Soit, dans un petit mois.
L’information est tombée ce lundi 1er juillet 2019 à midi. Le conseil constitutionnel rejette les recours des candidats de l’opposition à la présidentielle du 22 juin. Le conseil dirigé par l’ex ministre de la défense d’Ould Abdel Aziz, Diallo Mamadou Bathia, confirme l’élection de l’ex chef d’Etat Major, le Général de Division Mohamed Ould Ghazouani. Il sera le Président de la Mauritanie pour les cinq prochaines années.
La chambre de première instance de la Cour Pénale Internationale, a prononcé l’acquittement de l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo et son ex ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé. L’information est tombée ce mardi 15 janvier à 11 heures. Ce verdict est accompagné par une injonction de libération immédiate des deux hommes forts du Front Populaire Ivoirien (FPI).
Laurent Gbagbo et son compagnon Charles Blé Goudé sont acquittés « de toutes les charges de crimes contre l’humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011 » a prononcé le juge Président. A noter que la cour indiqué que le « Procureur pourrait demander que M. Gbagbo et/ou M. Blé Goudé soient maintenus en détention pour des raisons exceptionnelles ». Demain mercredi 16 janvier 2019, la chambre de première instance entendra les deux parties. Nous en sauront plus.
Le Procureur a été débouté. Il n’a pas été en mesure de démontrer qu’il y avait un « plan commun » pour maintenir Gbagbo à la Présidence « en application ou dans la poursuite de la politique d’un État ou d’une organisation ». De plus, le Procureur « n’a pas démontré que des discours publics de M. Gbagbo ou M. Blé Goudé auraient permis d’ordonner, solliciter ou encourager les crimes allégués ».
Décisions des juges
Les milliers de documents enregistrés en que éléments de preuves, 82 témoins du Bureau du Procureur entendus durant 231 jours d’audience n’ont pas suffit. Voilà la raison pour laquelle, les charges de crimes contre l’humanité (viol, meurtres et autres actes inhumains) ont été abandonnés. Ces crimes sont supposés avoir été commis durant la période post-électorale en Côte d’Ivoire (16 décembre 2010 – 12 avril 2011).
A noter que cette décision de la cour rappelle une autre. Il s’agit de l’acquittement et de la libération de Jean Pierre Bemba. L’ancien Vice Président du Congo vit aujourd’hui en Belgique. La CPI faut-il le rappeler a pour mission de « juger les individus responsables de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’ agression ».
Le gouvernement se réuni en conseil des ministres, ce jeudi 10 janvier 2018. Cette réunion hebdomadaire de l’exécutif mauritanien, intervient un jour après la marche contre « les discours haineux » initié par le pouvoir. Après une journée chômée et payée, on se remet au travail !
Détenu depuis cinq mois, le député et militant antiesclavagiste Biram Abeid est sorti de prison ce 31 décembre 2018. Après un procès marathon, le tribunal d’Arafat l’a condamné à 6 mois de prison dont 2 fermes, pour menace de violence contre autrui. Il est libre.
Tout au long de son incarcération, Biram Abeid a dénoncé un procès politique, une machination. En effet, le Président d’IRA a été arrêté 7 août 2018, à quelques jours du démarrage de la campagne électorale. Cette arrestation intervient 3 mois après que le journaliste Deddah Abdallah ait déposé une plainte contre lui, pour menace de violence contre lui.
A l’époque faut-il le rappeler, le journaliste avait réalisé un documentaire sur le combat de Biram Dah Abeid et le portrait fait du leader d’IRA serait biaisé. Et cela aurait conduit à un torrent de menace sur les réseaux, qui ont conduit Biram en prison, encore.
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Candidat avant son arrestation, Biram est devenu député en prison. En effet, il a été élu sous la bannière du parti bathiste SAWAB. C’est d’ailleurs à la suite de cette élection qu’il a estimé que le tribunal correctionnel d’Arafat n’est pas apte à le juger, lui, le député qui jouit d’une immunité.
Aujourd’hui libre, l’antiesclavagiste réitère son intention de briguer la magistrature suprême. Il entend succéder à Ould Abdel Aziz en 2019. Reste maintenant à savoir s’il sera le candidat unique de l’opposition ou fera t-il cavalier seul. L’avenir nous le dira.
Le gouvernement s’est réuni ce jeudi 11 octobre 2018, en conseil des ministres au palais présidentiel. Voici le communiqué sanctionnant les travaux de la rencontre hebdomadaire de l’exécutif.
Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 11 Octobre 2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :
-Projet de décret portant convocation du Collège électoral dans certaines circonscriptions électorales pour l’élection des Conseillers Municipaux.
Le présent projet de décret est pris en application de la délibération de la CENI en date du 10 octobre 2018 qui fixe la reprise du deuxième tour des élections municipales au niveau des communes d’Arafat et d’El Mina, Wilaya de Nouakchott-Sud.
A cet effet, le collège électoral est convoqué le Samedi 27 octobre 2018 et le scrutin sera ouvert à 7 heures et clos à 19 heures.
Les membres des Forces Armées et de Sécurité, inscrits sur la liste électorale desdites circonscriptions, voteront le vendredi 26 octobre 2018 conformément aux dispositions du décret 2013-150 bis du 22 septembre 2013.
-Projet de décret portant approbation d’une convention d’établissement entre la République Islamique de Mauritanie et la Société SIMTEX.
-Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier de l’Amitié.
-Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier de Kaédi.
-Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration du Marché du Poisson de Nouakchott.
-Projet de décret portant concession définitive d’un terrain à Nouakchott au profit de la Mauritanienne des Produits alimentaires MPA.
-Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Nouakchott-Ouest au profit de l’établissement Abdallahi Ould HAMZA.
-Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain dans la Wilaya de Nouakchott-Sud au profit de la Société « Mauritanienne des Industries des Fibres » (MIF) Sarl.
Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :
Ministère des Pêches et de l’Economie Maritime
Etablissements Publics
Port de Tanite
Directeur Général: Mohamed Ould Ahmed Mahmoud.
Ministère de l’Equipement et des Transports
Secrétaire Général: Sadfy Ould Sidi Mohamed Samba titulaire d’un DEA en Economie-Mathématiques- Econométrie.
Ministère Délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget
Administration Centrale
Direction Générale du Budget
Direction de la Solde et des Pensions
Directeur Adjoint: Mohamed Salem Ould Mohamed Haimer, Ingénieur en Informatique, précédemment chef de Service de la Coordination des Systèmes d’Information à la Direction Générale du Budget.
Nous (syndicats signataires ci-dessous de ce communiqué) sommes surpris par la décision arbitraire, dépourvue de toute justification légale prise tout dernièrement par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Cette décision dans laquelle plus de 1 000 étudiants ont été privés de s’inscrire à l’université pour poursuivre leurs études supérieures après des années de persévérance et de diligence représente un crime contre l’avenir d’étudiants qui viennent de surmonter l’obstacle du baccalauréat.
Refuser aux étudiants de poursuivre leurs études supérieures par une décision vulgaire non pensée prise à la hâte par le Ministre de l’enseignement supérieure en un clin d’œil représente une défaillance sérieuse pour notre système éducatif et confirme qu’il vit toujours de sérieux problèmes et ne fait qu’accentuer ces problèmes.
À la lumière de ces décisions injustes et arbitraires qui vont à l’encontre de l’avenir des étudiants en question, nous faisons appelle à :
1. L’annulation immédiate de ces décisions dépourvues de tout éléments logiques et de planifications stratégiques solides, anéantissant les rêves des d’étudiants mauritaniens, et les privant de leur droit de poursuivre leurs études, ce qui aggraverait leurs problèmes.
2. Nous dénonçons la répression qui a touché des centaines d’étudiants touchés devant le ministère, nous fermons ses portes devant eux sur une scène politique et ouvrons les portes du ministère aux étudiants pour résoudre leurs problèmes, qui s’aggravent jour après jour.
3. Nous considérons que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est pleinement responsable des conséquences de cette décision injuste et des dommages qui en résultent pour l’avenir de centaines d’étudiants mauritaniens.
4. Nous demandons au Ministère de négocier de nouveau les plaintes déposées par les étudiants non orientés dans la première phase afin de les orienter vers les institutions qu’ils ont demandées.
5. Invitez tous les étudiants à se préparer et à s’engager fermement dans le processus de rétablissement des droits des élèves et à s’abstenir de prendre des décisions injustes à l’encontre de la classe estudiantines.
La deuxième édition du Challenge Startupper de l’année par Total démarre ce mardi 9 octobre 2018. L’annonce a été faite hier, par le directeur général de Total Mauritanie, Grégory POETSCHKE au cours d’une conférence de presse à Nouakchott. Selon le géant pétrolier, le challenge récompensera de jeunes entrepreneurs locaux, ayant un projet ou une entreprise créée depuis moins de deux ans. Ce, peut importe le secteur d’activité.
Selon M. POETSCHKE, les projets qui seront soumis entre le 9 octobre le 13 novembre 2018, seront évaluées suivant trois critères. Il s’agit d’abord de leur caractère innovant, ensuite leur impact social et sociétale et enfin leur faisabilité et potentiel de développement. Voila en somme, les indicateurs qui permettront de sélectionner 15 finalistes parmi la pléthore de projets. Une seconde sélection déterminera les 3 lauréats de la seconde édition.
Soulignons également qu’après la désignation des lauréats de chaque pays, un grand jury sélectionnera les trois grands gagnants pour le continent. Autrement dit, les projets des 3 lauréats des 40 pays africains participants seront confrontés pour en sortir les 3 meilleurs. Lors de la première édition, au niveau du continent le projet Gifted Mom avait été plébiscité.
Discrimination… positive
Toujours au cours de la conférence de presse, M. POETSCHKE nous apprendra que cette compétition fait aussi dans la discrimination positive. En effet, la nouveauté de l’année est l’attribution d’un label « coup de cœur féminin par pays » afin de « soutenir les femmes entrepreneures ». Notons que la que cette deuxième édition a une marraine. Il s’agit d’Aissata LAM de la jeune chambre de commerce de Mauritanie.
Récompense
Qui dit concours dit prix et Challenge Startupper de l’année ne fait pas exception. Chaque gagnant remportera le label « Startupper de l’année par Total », bénéficiera d’une aide financière comprise entre 200 000 et 500 000 Ouguiyas (nouvelle monnaie) et d’un accompagnement professionnel. Ainsi donc au-delà de l’argent, Total mettra à disposition son carnet d’adresse et compétences managériales pour accompagner les lauréats.
60 pays participants
«Le succès de la première édition limitée à 34 pays africains est tel, que le challenge est élargie à 60 pays » poursuit le DG de Total Mauritanie. La compétition dépasse maintenant les frontières du continent noir. Ce, pour grand bonheur des milliers de jeunes dont les projets sont en gestation ou exsangue faute de soutien.
Deux flops?
Pour finir, rappelons que parmi les trois lauréats mauritaniens de la première édition, un seul a réussi à concrétiser son projet en entreprise. Les deux autres projets de Commercialisation du riz paddy porté par Pape Kandé Kamara et Internet Protocole TV RIM de Bocar Kane n’ont pas dépassé le stade de projet. Ils ont empoché les millions et puis c’est tout ! Pour éviter que cela se reproduise, la cagnotte sera versée par tranche aux nouveaux lauréats et non intégralement comme ce fut le cas lors de la première édition.
Une succès story
Lui il a tenu bon, il s’agit du jeune Diop Ibrahima, d’ailleurs présent dans la salle. Sa boite de production de madeleine emploi 7 personnes et a 150 points de vente sur Nouakchott. Il est distribué dans les boutiques et supermarchés de Nouakchott et a l’ambition de concurrencer les madeleines issues de l’étranger.
Déterminé à aller plus loin, Diop se projette vers l’avenir et vise les 500 points de vente à l’horizon 2020. Ceci augmentera naturellement son chiffre d’affaire et par la même, le nombre de ses employés. Comme quoi, un coup de pouce suffit à celui qui veut réellement entreprendre de voler de ses propres ailes.
Pour postuler ou accéder à plus d’informations, cliquezici.
Ahmed Hamza n’est plus membre du Rassemblement des Forces Démocratique (RFD), depuis ce jeudi 26 juillet 2018. Dans sa lettre de démission dont LeReflet.NET a obtenu copie, l’ex patron de la Communauté Urbaine de Nouakchott tourne la page RFD en ces termes « j’ai décidé, en toute âme et en toute conscience, de quitter, sans tambour, ni trompette et sans ambages, le RFD. » Ould Hamza ne dit cependant pas de quoi sera fait son avenir politique.
C’était dans l’air. La démission du très populaire Ahmed Hamza du RFD avait été évoquée par les médias à plusieurs reprises. C’est désormais chose faite. Dans une lettre en bonne et due forme adressée à Ahmed Daddah, Président du RFD, il officialise son départ et s’explique. La dégradation de la relation entre les deux Ahmed a eu raison de son appartenance à ce parti. Hamza le souligne d’ailleurs ainsi « j’ai senti, avec amertume que, depuis un certain temps, je devenais, de plus en plus, un problème pour Vous ». Le « Vous » ici fait référence à Ahmed Ould Daddah.
Ses arguments
Dans sa lettre, Ahmed Hamza évoque trois raisons principales, qui ont motivé sa décision. Il s’agit, tout d’abord du souci du démissionnaire « de conserver avec Vous, Monsieur le Président, les meilleures relations personnelles d’estime et de respect, à défaut de pouvoir continuer à entretenir avec Vous des relations politiques exemplaires », souligne Ahmed Hamza.
Ahmed Hamza
Ensuite, il refuse « d’être comptable, à quelque degré que ce soit, de la gestion des futures élections dans le pays et de leurs résultats pour le RFD ». Hamza faut-il le rappeler, a toujours estimé que le parti n’est pas prêt pour les échéances électorales prochaines.
Dans ce sens, Hamza martèle que le RFD pourrait, malheureusement, perdre son leadership politique historique, au cours de ces scrutins. D’aucun estime que ce leadership a déjà été perdu à la suite du boycott des législatives de 2013, au profit de Tawassoul.
Le « non rajeunissement du Directoire du parti », c’est la troisième invoquée par Ahmed Hamza dans sa lettre adressé à Ahmed Ould Daddah. Ce dernier point, selon certains observateurs, est l’élément principal qui a éloigné les deux Ahmed progressivement. Mais Hamza se défend d’être derrière « les rumeurs réclameraient le renouvellement et l’alternance au niveau du parti ».
Épilogue
Comme indiqué plus haut, la démission d’Ahmed Hamza vient mettre fin à deux ans de relations tendues. On a eu échos à plusieurs reprises de ses coup de gueule à l’occasion des réunions du Directoire du Parti. Dans le texte qu’il a signé, Ahmed Hamza avec sa franchise habituelle, confie s’être senti marginalisé. Aussi, sa position en faveur du dialogue avec les autres parti d’opposition et son opposition à la radicalisation du parti. Pour lui, « tout cela était contre productif ».
Hamza Président?
Que fera Ahmed Hamza maintenant? Il faut noter qu’il a refusé de briguer un siège d’élu à l’occasion du scrutin de septembre prochain, sous les couleurs du RFD. Il semble difficile de le voir candidat sous les bannières d’une autre formation politique. Par contre, il n’est pas impossible qu’il se présente à la présidentielle de 2019. En 2014 déjà, on l’annonçait candidat à la magistrature suprême. Les semaines et mois à venir nous en diront certainement plus.
Dans le cadre de son programme sécurité alimentaire, ADRA Mauritanie réalise un projet d’assistance alimentaire en partenariat avec le PAM. Dans cette optique, ADRA recrute pour les activités de suivi de distribution du cash et de nutrition. Huit postes sont à pourvoir. Voir l’avis ci-dessous.
Me Mohamed Ould Moine, avocat de Mohamed Cheikh M’Khaitir a indiqué que son client allait mal. A travers un communiqué publié ce mercredi 6 juin 2018 sur son compte facebook, en appelle à l’opinion et organisations des droits de l’homme pour faire pression sur les autorités mauritaniennes.
Mohamed Cheikh M’Khaitir, est toujours en détention quelque part, pour apostasie. Ce mercredi 6 juin 2018, son avocat Me Mohamed Ould Moine nous apprend que sa « situation sanitaire se dégrade » malgré le fait que les médecins aient « recommandé aux autorités compétentes de lui permettre d’être traité dans des conditions appropriées ». Me Ould Moine ne dit pas de quoi souffre son client.
Estimant que les autorités mauritaniennes refusent d’accéder à cette demande, l’avocat fait appel « aux défenseurs des droits de l’homme et les organisations humanitaires de travailler ensemble afin de permettre au détenu de se faire soigner ». Il ajoutera que cela permettra « d’éviter de mettre sa vie en danger en raison d’une négligence médicale ».
En outre, Me Ould Moine a qualifié la détention de Mohamed Cheikh M’Khaitir « d’enlèvement ». Ould M’khaitir faut-il le rappeler, devait recouvrer sa liberté le 9 novembre 2017. Ce jour là, La cour d’appel de Nouadhibou avait converti sa peine de mort à deux ans de réclusion et une amende de 6000 ouguiyas (nouvelle monnaie). Il était e prison depuis plus de trois ans.
Huit mois après, Mohamed Cheikh M’Khaitir est toujours en détention. Avocats et organisations des droits de l’homme plaident pour sa libération et dénoncent « une détention au secret ». Notons que Me Ould Moine a dans son communiqué, précise que son client n’a toujours pas accès à sa famille ni avocats.
Le concours d’entrée en première année collège, a démarré ce lundi 4 juin 2018 en Mauritanie. Selon l’agence officielle d’information (AMI), ils sont 85 371 candidats à participer à l’examen. Soit, 5366 candidats de plus, par rapport à l’édition 2017. Les écoliers concourent pour obtenir le certificat d’études primaires, qui sanctionne leurs six ans d’études primaires.
« L’examen » comme on l’appelle usuellement, a commencé ce lundi 4 juin 2018 et prendra fin le mardi 5 juin 2018. Cette année encore chez les candidats, les filles sont plus nombreuses que les garçons. En effet, 43736 des 85 371 sont des filles, soit 51,23%. On notera également que les écoliers qui tentent d’accéder au premier cycle du secondaire, sont répartis sur 904 centres. Soit, 26 centres d’examen de plus que l’année dernière.
En Mauritanie, le taux d’admission au CEP est le plus élevé des trois concours nationaux (baccalauréat, brevet et CEP). Les surveillants sont souvent accusés de faire preuve de laxisme et la pratique du repêchage est très répandue.
Le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres, jeudi 10 mai 2018 au palais présidentiel. Voici le communiqué sanctionnant les travaux de la rencontre hebdomadaire du gouvernement. Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :
-Projet de décret fixant les modalités de la campagne électorale et les opérations de vote pour les élections régionales.
Le présent projet de décret intervient en application des dispositions de l’article 89 de la loi organique n° 2018-010 du 12 février 2018 relative à la région. Il a pour objet de fixer les modalités de la campagne électorale et des opérations de vote pour les élections régionales.
-Projet de décret portant attribution de certaines indemnités au profit du corps des Formateurs des ENIs.
-Projet de décret abrogeant et remplaçant le décret n° 2016-031 du 28 avril 2016 fixant le régime spécifique des concours de recrutement des enseignants de l’enseignement supérieur.
Le présent projet de décret a pour objet d’introduire des améliorations au niveau des modalités de recrutement des enseignants de l’enseignement supérieur. Ces améliorations touchent notamment la limitation du recrutement des enseignants chercheurs au grade de Maître- assistant, la révision de la composition du Jury, la redéfinition de la nature et du rôle des experts chargés d’évaluer les dossiers de candidatures et le réajustement de la grille de sélection des candidats pour garantir la sélection des meilleurs candidats.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
La Ministre Secrétaire Générale du Gouvernement a présenté une communication relative à l’organisation d’un Festival International annuel pour la mise en valeur du Patrimoine Naturel et Culturel du Parc National du Banc d’Arguin.
La présente communication a pour objet de présenter les principaux enjeux et opportunités de la conservation du Parc National du Banc d’Arguin et propose l’organisation d’un Festival International annuel pour la mise en valeur de ce patrimoine naturel et culturel mondial exceptionnel.
L’organisation, à Chami, d’un festival international annuel de trois jours, sera l’occasion pour notre pays de mettre en relief l’apport scientifique, culturel, environnemental et socio-économique du Parc National du Banc d’Arguin qui constitue la plus grande aire marine protégée d’Afrique de l’Ouest, classée Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1989 et site Ramsar depuis 1982. La première édition de cette importante manifestation internationale sera organisée au cours du mois d’août 2018.
Venu prester lors de la nuit du rire organisée fin mars à Nouakchott, l’artiste comédien Big Baba a accordé à LeReflet.NET quelques minutes. Au cour de cet entretien, Big Baba plus connu sous le sobriquet de Mohamed Lemine revient sur ce personnage et décline sa conception de la comédie. Pour lui, au delà de faire rire, il y a l’aspect conscientisation et engagement qui est important.
Big revient également sur son actualité et ses ambitions. Le digne fils de Boghé (dans le sud) est présentateur vedette du chitaari Citoyen. Produit par Zaza Productions, ce journal décalé retraite l’actualité à travers l’humour et génie de Mohamed Lemine. De l’autre, Big Baba confiera sa volonté d’aller plus haut, de réussir. Ce, pour prouver aux jeunes qu’il est possible de faire son talent un métier, de vivre de cela dignement.
Le gouvernement mauritanien s’est réuni en conseil des ministres, ce jeudi 5 avril 2018 au Palais Présidentiel. Voici le communiqué sanctionnant les travaux du dit conseil, qui s’est déroulé sous la Présidence du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Le texte intégral :
« Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 05 Avril 2018, sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :
-Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de la Société Toumour Mauritania (STM).
-Projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2009-169 du 03 mars 2009 portant création d’une compagnie aérienne dénommée Mauritanian Airlines International.
Le présent projet de décret a pour objet la modification de l’article 1er du décret portant création d’une compagnie aérienne dénommée Mauritanian Airlines International, afin d’harmoniser la dénomination statutaire de la compagnie avec celle figurant dans tous les documents afférents à son exploitation, à savoir Mauritania Airlines.
-Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure ».
Il y a quelques jours de cela, la découverte d’une fosse commune dans le nord du pays a fait le tour des médias. Jusqu’ici, aucune réaction officielle des autorités n’a été enregistrée. C’est d’ailleurs ce que dénonce l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH), à travers un communiqué dont LeReflet.NET a reçu copie en début de soirée de ce mercredi 4 avril 2018. L’AMDH s’indigne et réclame une enquête.
D’emblée, l’organisation dirigée par Me Fatimata Mbaye a accusé le gouvernement mauritanien de cacher à l’opinion la « découverte macabre ». L’AMDH estime « selon toute vraisemblance, les dépouilles découvertes seraient celles de soldats Négro-Mauritaniens victimes d’exactions » du régime d’Ould Taya à l’occasion du trentième anniversaire de l’indépendance nationale.
En outre, l’organisation qui milite pour les droits de l’homme recommande au gouvernement de diligenter une enquête pour faire la lumière et rechercher les ayants droits. Par la même, l’AMDH réclame que la commission nationale chargée d’investigations sur les sépultures soit enfin mise en œuvre. Ce, afin de localiser « les nombreux charniers disséminés à travers le pays ».
Pour rappel, les exécutions de 1990-1991 font partie de l’histoire récente et douloureuse. Chaque année, les rescapés et familles des victimes réclament que la lumière soit faite et que justice soit rendue. Pour les organisations qui s’intéressent au passif humanitaire, « la découverte de cette fosse vient rappeler que le dossier n’est pas clos ». Trouvez ci-dessous, le texte intégral de la déclaration de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme.
Déclaration
«Depuis quelques semaines, les autorités mauritaniennes s’évertuent à cacher à l’opinion publique nationale et internationale la découverte macabre d’une fosse commune dans une localité située aux environs de Choum (nord du pays). Selon des informations publiées le 26 mars dernier, les autorités ont été alertées par un orpailleur de la découverte d’une fosse commune ensevelissant 15 squelettes, dont neufs portaient les stigmates d’une exécution sommaire caractérisée. Les malheureuses victimes avaient, pour certaines, les mains et les pieds ligotés. D’autres avaient été visiblement liquidées par une balle dans le crâne.
Jusqu’ici, les autorités mauritaniennes n’ont fait aucune communication au sujet de cette information, pourtant, accablante. Nonobstant, la Gendarmerie nationale s’est rendue sur les lieux et aurait entamé des investigations. Des sources dignes de foi affirment que des actes d’autopsie auraient même été diligentés auprès de légistes pour identifier les victimes. On parle même d’ossements envoyés à l’étranger pour des prélèvements ADN à cette fin.
Selon toute vraisemblance, les dépouilles découvertes seraient celles de soldats Négro-Mauritaniens victimes d’exactions, de purges et d’exécutions extrajudiciaires, menées contre eux, dans le cadre d’un plan de purification ethnique ordonné par le régime dictatorial de Maouiya ould Sid’Ahmed Taya, entre octobre 1990 et mars 1991.
La découverte de ce charnier est l’occasion pour tous les mauritaniens et la société civile mauritanienne attachés aux valeurs humaine, de paix, de justice et attachés à la cohésion sociale d’exiger que lumière soit faite sur cette affaire.
En effet, des militaires et des civils noirs victimes des exactions des années douloureuses de 1989-1993 avaient subi, partout en Mauritanie, une atroce campagne de purification ethnique ayant touché essentiellement, dans le Nord du pays des fils de la Mauritanie : militaires, instituteurs et cadres de la Société Nationale des Mines et de l’Industrie (SNIM). Ce charnier est autant un indice suffisant pour que l’Etat mauritanien sorte de sa torpeur et se saisisse sérieusement de cette affaire. C’est aussi l’occasion de mettre à l’épreuve la volonté maintes fois exprimée par le Président Mohamed ould Abdel Aziz de rendre justice aux malheureuses victimes de ces purges et à leurs ayant-droits.
L’AMDH
Recommande au gouvernement de diligenter une enquête neutre, indépendante et transparente afin d’éclairer et informer l’opinion publique nationale sur des tenants et aboutissants de cette découverte et en rechercher les ayants droits ;
Réclame que la Commission nationale chargée d’investigations sur les sépultures, annoncée depuis plusieurs années, se mette enfin à l’œuvre pour localiser les nombreux charniers disséminés à travers le pays et mener le travail d’identification des victimes.
Appelle toutes les associations de défense de droits humains nationales et internationales à se joindre aux ayants-droits à identifier et aux organisations signataires pour exiger la vérité et la justice autour de cette question.
Un soldat mauritanien est tombé sous les balles des anti-balaka, en Centrafrique dans la nuit du 2 au 3 avril 2018. Selon l’armée mauritanienne et la Mission Multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique – MUNISCA, le soldat mauritanien est mort dans l’attaque de la base temporaire à Tagbara, situé à 60km au nord-est de Bambari. On ne sait pas encore si son corps a été rapatrié.
Dans un communiqué, la MINUSCA indique que « les casques bleus ont riposté et après plusieurs heures d’échanges de tirs, un casque bleu (mauritanien) a trouvé la mort, 11 autres ont été blessés et plus de 22 agresseurs Anti-Balaka ont été tués ». Mais selon l’armée mauritanienne, 33 agresseurs ont tués. Soit 11 de plus que le nombre avancé par la MINUSCA.
En réponse à cette attaque, précise le texte, « la MINUSCA a déployé des renforts à Tagbara et a évacué le corps du casque bleu tué de même que les blessés sur Bangui et Bria ».
Identité du soldat
En outre, l’Etat Major Général de l’armée mauritanienne a dévoilé la photo et l’identité du soldat qui a perdu la vie, sur le champs de bataille. Il s’agit du soldat de deuxième classe Nouh ould Mbarek Vall. « A cette douloureuse occasion, l’état- major général des armées adresse ses condoléances à la famille du martyr et ses vœux de prompt rétablissement des blessés » a réagit l’Etat Major via un communiqué en début de soirée du mardi 3 avril 2018.
Déterminée
Par la même, l’armée mauritanienne « réaffirme sa détermination de tenir ses engagements internationaux en matière de préservation de la sécurité dans le secteur qui relève de ses responsabilités et à garantir la quiétude des civils désarmés et s’en tient à son droit légitime d’autodéfense pour préserver la vie de ses éléments et leur matériel ».
Une autre perte
Ce drame faut il le rappeler, intervient quatre mois avant le décès d’un autre casque bleu mauritanien. Cette fois-là, c’est le gendarme de 4ème classe Issa Beilil à Bria, dans le centre-est de la République centrafricaine. Là encore, les assaillants sont identifiés comme étant des miliciens anti-balaka.
Cérémonie organisée à la mémoire du gendarme
La Mauritanie a plus de 800 hommes en Centragrique, engagés avec la MINUSCA. Depuis 2013 et la chute de François Bozizé, le pays est embourbé dans une crise politico-sécuritaire. L’élection du Président Touadera n’y a rien fait. Les semaines passent et les drames se succèdent. Le bout du tunnel semble loin et la solution ne se pas d’ordre militaire.
Depuis quelques semaines, la Mauritanie fait face à une pénurie de gaz domestique (butane), a constaté LeReflet.NET. Cette crise qui a démarré dans la dernière semaine du mois de février 2018, s’est accentuée. En effet, le nord du pays connait en ce moment, une flambée des prix. Cela va du simple au double. C’est également le cas dans certains quartiers de Nouakchott, la capitale. Mais selon les autorités, « la situation est sous contrôle, des mesures sont prises ».
Élément incontournable dans les foyers, le gaz butane se fait rare en Mauritanie. Il devient cher, inaccessible. Selon un responsable de société nationale de distribution de gaz domestique (SOMAGAZ), cette situation « est causée par des conditions climatiques qui ne permettent pas aux bateaux d’accoster ». Ce, « depuis le 26 février 2018 » poursuit le responsable de SOMAGAZ. Pour faire face à la crise, la société puise dans ses réserves afin d’alimenter le marché.
|« Citernes de gaz venues du Sénégal »
De plus, les autorités ont fait appel au Sénégal pour alimenter la SOMAGAZ et par extension, le marché mauritanien apprend-on. Selon nos informations, des citernes de gaz butane sont arrivées hier, lundi 12 mars 2018 du Sénégal, sur demande de la Mauritanie. Se voulant rassurant, le cadre de SOMAGAZ souligne que le ministère a créé une commission de crise. C’est elle qui se chargera de réguler les prix et coordonner avec les distributeurs entre autres.
« le ministère de tutelle a pris ses dispositions en mettant en place une commission de crise ».
En attendant le retour à la normale, certains vendeurs en détail comptent tirer profit de la situation. Leur opportunisme les a conduits à spéculer sur les prix. La bonbonne qui coûte 280 passe à 400 voir 600 MRU (nouvelle monnaie) suivant la zone. A Nouadhibou, dans le nord du pays, les habitants ne savent plus où donner de la tête. Un effet de contagion commence à se faire sentir à Nouakchott. Les quartiers de Mellah et Toujounine, à la périphérie de la ville, sont sevrés.
Par anticipation, des citoyens se ruent vers les boutiques pour s’approvisionner à temps. Les moins chanceux, devront se résoudre à sortir les fourneaux et utiliser le bois de chauffe et charbon de bois. Là encore, un observateur prédit un effet boule de neige : augmentation des prix du charbon et bois de chauffe.
La Mauritanie faut-il rappeler, sera producteur de gaz à l’horizon 2021. Un champ de gaz a été découvert au large des côtes mauritano-sénégalaises. Mais pour l’heure, elle dépend intégralement des importations, de l’extérieur. Près de soixante ans après l’indépendance, nous en sommes là.
En Mauritanie, le gouvernement est réuni en conseil des ministres jeudi 08 mars 2018. La réunion hebdomadaire se tient au palais présidentiel, sous la présidence du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Un certain nombre de mesures sont attendus, notamment concernant la promotion des droits de la femme.
En Mauritanie, le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres, ce jeudi 1er mars 2018. La réunion hebdomadaire s’est déroulé au palais présidentiel, sous la présidence du Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz. Plusieurs projets lois ont été adoptés et des nominations effectués. Voici le communiqué sanctionnant les travaux du conseil.
Le Conseil examiné et approuvé un projet de loi organique relative à la Cour des Comptes.
En application des dispositions de l’article 68 (nouveau) de la Constitution du 20 juillet 1991, révisée par la loi constitutionnelle n°2012-015 du 20 mars 2012, le présent projet de loi organique vise à définir les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour des Comptes ainsi que les règles statutaires applicables à ses membres.
Au- delà du rehaussement de l’ancrage normatif de la Haute juridiction qui donne à la Cour des Comptes sa pleine qualité d’organe constitutionnel chargé du contrôle des finances publiques, le présent projet de loi organique s’inscrit dans le cadre d’une réforme en profondeur de la Cour à travers la garantie de son autonomie institutionnelle, la redéfinition de ses missions et la simplification de ses procédures.
Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :
– Projet de décret portant nomination des membres du conseil d’administration du Centre Hospitalier d’Aleg.
– Projet de décret portant approbation des modifications apportées au Statut de Mauritanian Airlines International adopté par le décret n°2009-238 du 07 décembre 2009 portant approbation du statut de Mauritanian Airlines International.
– Projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n° 2016-160 du 23 août 2016 portant réorganisation de l’Ecole Supérieure Polytechnique et fixant les règles de son fonctionnement.
– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Ecole Normale Supérieur.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
En fin le conseil a pris les mesures individuelles suivantes :
Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation
Administration Territoriale
Wilaya du Hodh El Gharbi
Conseiller chargé des Affaires Administratives et Juridiques : Ahmedou Ould Ahmed Mahmoud, Administrateur, précédemment, Conseiller chargé des Affaires Administratives et Juridiques à la Wilaya du Brakna.
Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration
Direction Générale du Travail
Directeur Général: Heddi Ould Hamadi, Inspecteur de Travail, précédemment Directeur de la Prévoyance Sociale.
Direction de l’Administration du Travail
Directeur : Mohamed Vadel Ould Cheikh Bouya, précédemment Inspecteur Régional du Travail à Nouadhibou.
Direction de la Prévoyance Sociale
Directeur : Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Sghair, Inspecteur de Travail, précédemment Directeur de la l’Administration du Travail.
Ministère du Pétrole, de l’Energie et des Mines
Administration Centrale
Direction Générale des Mines
Directeur Général: Mohamed Lemine Ould Moustaphe, précédemment Directeur du Cadastre Minier et de la Géologie.
Ministère Délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget
Administration Centrale
Direction Générale du Budget
Direction de la Préparation des Loi de Finances
Directeur : Mohamed Said Ould Ahmed, précédemment Directeur des Etudes et des Système d’Information à la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique.
Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique
Direction des Etudes et des Système d’Information
Directeur : Moctar Ould Saad, précédemment Directeur de la Préparation des Lois de Finances, à la Direction Général du Budget.
NOUAKCHOTT– Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, se félicite du lancement de la délivrance de certificats des naissances pour les enfants réfugiés maliens au camp de Mbera, situé au sud-est du pays dans le Hodh Echargui. A partir de cette semaine, tous les réfugiés maliens pourront enregistrer la naissance des enfants nés au camp directement auprès des autorités nationales.
Lors du lancement, le samedi 17 février, quelques enfants réfugiés ont déjà reçu un certificat de naissance au camp de Mbera.
« Je suis flatté parce que finalement j’ai dans les mains les actes de naissance pour mes enfants. Ça montre que mes enfants ont droit à la protection. C’est grâce à ces documents que mes enfants pourront accéder à l’école et qu’ils seront des citoyens reconnus. Aujourd’hui je peux dire que ma famille ne peut pas se perdre » a dit Abdel Aziz, réfugié Malien au centre d’enregistrement du camp de Mbera avec sa femme et ses deux enfants.
Plus de 7 600 enfants réfugiés nés dans le camp au cours des six dernières années recevront bientôt un certificat de naissance. C’est un développement sans précédent pour la protection des réfugiés en Mauritanie, qui n’a pas été réalisé dans l’histoire du pays depuis l’indépendance.
La délivrance des certificats des naissances pour les réfugiés a été rendue possible grâce à une action coordonnée de l’Agence Nationale du Registre de la Population et des Titres Sécurisés mauritanienne (ANRPTS) en collaboration avec le HCR.
A l’occasion du lancement, Ahmed Moctar BOUCEIF, Administrateur Directeur General de l’ANRPTS, qui s’est rendu en visite au camp de Mbera a commenté « Cette opération va permettre aux enfants réfugiés maliens de Mbera de pouvoir bénéficier des extraits d’actes de naissance en ligne avec les conventions internationales ».
Les réfugiés, les demandeurs d’asile et les migrants font partie des groupes de population les plus vulnérables lorsque les événements de leurs vies ne sont pas enregistrés dans le système national d’état civil. Le HCR collabore avec le Ministère de l’Intérieur et l’ANRPTS pour renforcer les procédures biométriques et de gestion des données pour l’enregistrement civil des réfugiés.
Selon Nabil Othman, Représentant du HCR en Mauritanie, l’enregistrement des naissances au camp de Mbera par les autorités mauritaniennes représente un avancement majeur en matière de protection pour les réfugiés en Mauritanie et constitue une base solide dans la recherche de solutions durables pour leurs situations. « Aujourd’hui nous nous félicitons pour deux résultats remarquables: le premier étant l’ouverture d’un centre d’enregistrement des réfugiés au poste frontalier de Fassala par les autorités mauritaniennes.
Ce centre jouera un rôle très important dans la documentation et la protection des réfugiés. Le deuxième résultat majeur étant la délivrance des extraits d’actes de naissance aux enfants réfugiés maliens à Mbera. Ces certificats joueront également un rôle crucial dans l’identification et la protection des réfugiés qui sont encore nombreux à fuir sans aucune documentation. Nous remercions le gouvernement mauritanien et l’ANRPTS pour ces avancements » a déclaré Mr. Othman.
Le camp de Mbera accueille actuellement plus de 51 000 réfugiés maliens. Malgré l’accord de paix signé en 2015, les Maliens continuent à fuir les violences persistantes. La réponse humanitaire aux besoins de cette population croissante est terriblement sous-financée. Le manque de financement en 2018 est susceptible d’avoir un impact négatif sur la santé, l’eau et l’assainissement, la nutrition et l’éducation au camp de Mbera.
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L’UNHCR coordonne la réponse humanitaire pour la situation des réfugiés afin d’assurer la protection, l’accès à l’éducation primaire, la santé, le logement, l’eau, l’assainissement et l’hygiène, ainsi que la fourniture des produits de secours au camp de Mbéra. L’organisation travaille à promouvoir l’autonomie et la coexistence pacifique dans le camp et ses environs.
L’action de l’ong (HRW) suscite quelques interrogations, voilà le commentaire lâché par le porte parole du gouvernement, à la suite du conseil des ministres du jeudi 15 février 2018. Pour le ministre Mohamed Lemine Ould Cheikh, « les mobiles, son financement et son professionnalisme » restent obscurs. C’est qui expliquerait le fait que la conférence n’ait pas été autorisée. La conférence des « extrémistes (…) a été tenue dans l’ombre », souligne le ministre.
Trois jours après la présentation rapport de Human Rights Watch, le gouvernement se positionne officiellement à travers les déclarations de son porte parole. En effet, le ministre est revenu en longueur sur ce rapport qu’il estime être en déphasage avec la réalité. Selon Ould Cheikh, « il y a une liberté d’informer et de circuler absolue et en matière de pratique de la politique ou d’exercice des droits pour la société civile ». Il ajoutera que « l’action du gouvernement est claire et palpable et son objectif n’est pas de plaire aux ONGs ».
« Ces libertés absolues ne doivent être exploitées négativement… »
Si le ministre n’a pas manqué l’occasion de réaffirmer que « le passif humanitaire est réglé et des pas significatifs franchis en matière de lutte contre l’esclavage », il n’en demeure pas moins que cette liberté « absolue » a des limites.
Absolue?
« Ces libertés absolues ne doivent être exploitées négativement par n’importe quelle organisation ou partie quelle qu’elle soit et doit être exploitée de manière honnête, professionnelle, neutre, objective et impartiale » précise le ministre de la culture et parole du gouvernement Mohamed Ould Cheikh, cité par l’AMI.
Le rapport de Human Rights Watch, intitulé « Ethnicité, discrimination et autres lignes rouges : Répression à l’encontre de défenseurs des droits humains en Mauritanie », met en exergue des mesures et procédés utilisés par les autorités mauritaniennes, « pour réprimer les organisations droits de l’homme » qui travaillent sur des sujets « sensibles ». Outre le listing des certaines mesures « attentatoires » aux libertés, le rapport contient également une série de recommandations au gouvernement mauritanien.
Le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres, ce jeudi 15 février 2018. La réunion s’est déroulée sous la présidence du Président de la République, au palais présidentiel. Voici le communiqué sanctionnant les travaux de cette réunion.
Le conseil a examiné et approuvé le projet de loi relatif à la chasse et à la gestion de la faune. Le conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :
-Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de l’Office de Gestion des Biens Gelés, Saisis et Confisqués et du Recouvrement des Avoirs Criminels.
-Projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2009-158 du 29 avril 2009, modifié, portant création, organisation et fonctionnement de l’Institut Supérieur de l’Enseignement Technologique de Rosso.
-Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de l’Institut Supérieur de l’Enseignement Technologique de Rosso.
-Projet de décret portant nomination du président du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV).
-Projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°2016-082 du 19 avril 2016, modifié, portant harmonisation et simplification du système de rémunération des fonctionnaires et agents contractuels de l’Etat et de ses établissements publics à caractère administratif.
-Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain dans la wilaya de Nouakchott-Sud au profit de la Société Elite Agro Mauritania Sarl.
-Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain dans la wilaya du Tagant au profit de l’usine RAHMA de conditionnement des dattes et des aliments de bétail.
Dans le cadre de la visite qu’il a effectuée, mardi 13 février 2018, pour l’Institut Pédagogique National (IPN), Le Président a tenu à féliciter l’ensemble des cadres et personnel pour le travail énorme et distingué qu’ils accomplissent afin d’améliorer la rentabilité de cette importante institution Pédagogique.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
La Ministre de l’Agriculture a présenté une communication relative aux progrès réalisés par notre pays dans le cadre de la mise en œuvre de la déclaration de Malabo 2014 (Rapport biennal 2015-2016).
Il ressort du cumul général des indicateurs de performance enregistrés dans le cadre de cette revue biennale que notre pays occupe la 8ème place au niveau des pays africains et la 2ème place au niveau de l’Afrique du Nord.
Enfin, le conseil a pris les mesures individuelles suivantes :
Ministère du Pétrole, de l’Energie et des Mines
Administration centrale
Direction du Suivi des Projets et de l’Environnement
L’information vient de tomber. Le Président sud africain Jacob Zuma a annoncé sa démission, dans la soirée de ce mercredi 14 février 2018. Durant son discours à la nation, Zuma a souligné que sa démission est à effet immédiat. Mouillé jusqu’au cou dans une multitudes d’affaires de corruption, Zuma a été poussé à la sortie par sa propre formation politique, le National African Congress (ANC).
L’échéance sans cesse repoussée est enfin arrivée. Jacob Zuma a quitté la présidence de la nation arc-en-ciel, avant la fin de son mandat. Pourtant quelques heures plutôt, comme un certain Robert Mugabe, il avait bravé l’ultimatum de l’ANC avant de céder dans la soirée. La menace d’une motion de défiance qui allait aboutir à sa destitution a eu raison de lui. Il l’admet d’ailleurs en ces termes :
«j’ai été contraint de démissionner en raison de la motion de défiance».
La chute
Arrivé au pouvoir en 2009, l’homme politique de 75 ans n’ira pas au bout de son second mandat. Comme son aîné Mugabe, Zuma a accéléré sa chute avec une série de décisions impopulaires. Parmi elles, le limogeage de son influent et respecté ministre de l’économie Pravin Gordhan en mars 2017. Mais c’est certainement l’élection de Cyril Ramaphosa (vice président sud africain) à la tête de l’ANC en décembre 2017 qui a précipité la chute de Jacob Zuma.
La question que tout le monde se pose en ce moment, c’est quelle est la contrepartie qu’aura Zuma? A t-il négocié une immunité pour échapper à la justice qui lui court après depuis plus d’une décennie? Rien a filtré à ce propos. Les jours et semaines à venir nous en diront certainement plus.
Ramaphosa Président
Zuma out, Ramaphosa prend les reines. Le parti présidentiel espère avec ce coup de force, remobiliser ses troupes en vue de la présidentielle de 2019. Beaucoup d’observateurs estimaient que l’ANC allait vers une défaite certaine si Jacob Zuma conserve son poste jusqu’aux élections. L’avenir nous dira ce qu’il en est.
Abdallahi Salem Ould Yali est accusé d’incitation à la violence et à la haine raciale en vertu de lois qui portent atteinte à la liberté d’expression.
Les autorités mauritaniennes détiennent depuis le 24 janvier 2018 un activiste qui aurait diffusé des messages sur les réseaux sociaux dénonçant la discrimination, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. L’activiste, Abdallahi Salem Ould Yali, s’est servi des réseaux sociaux pour appeler les Haratines du pays, un groupe descendant d’esclaves qui représente plus d’un tiers de la population, à résister à la discrimination et à faire valoir leurs droits.
Abdallahi Salem Ould Yali
Les autorités ont accusé Yali d’incitation à la haine raciale et à la violence, en se fondant sur le code pénal, sur la loi de de 2015 relative à la cybercriminalité et sur la loi de 2010 relative à la lutte contre le terrorisme, ont indiqué ses avocats à Human Rights Watch. Toutefois, ils ont ajouté que deux semaines après son arrestation, son dossier ne contient toujours aucune copie ou aucun enregistrement des messages ou déclarations en cause. Les autorités mauritaniennes devraient le libérer, ou présenter rapidement les éléments de preuve retenus contre lui.
« Si les autorités disposent d’éléments incriminant à l’encontre de Yali, elles devraient présenter les preuves indiquant qu’il est allé au-delà du simple fait de faire valoir les droits d’un groupe marginalisé et qu’il a effectivement incité d’autres personnes à commettre des actes de violence ou à causer des préjudices à autrui » a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Appliquer une loi anti-terroriste à l’encontre d’une personne qui dénonce la discrimination serait vivement préoccupant. »
Les autorités ont détenu Yali au secret pendant une semaine. Sa famille a déclaré à Human Rights Watch qu’elle ne savait pas où les autorités l’avaient détenu jusqu’au 1er février, date à laquelle la police l’a présenté devant un panel de juge du pôle anti-terrorisme du Tribunal de Nouakchott Ouest.
Les juges ont ordonné sa libération et son placement sous contrôle judiciaire, ont indiqué ses avocats, Ahmed Ely Messoud et Bah Ould Mbarek. Toutefois, le procureur de la République a immédiatement introduit un recours contre cette décision et un juge a ordonné son maintien en détention dans l’attente de la suite donnée à ce recours, une décision que ses avocats ont contestée. Yali est en détention provisoire à la prison de Nouakchott, où sa famille lui a rendu visite.
Yali, un Haratine, a fréquemment diffusé des poèmes qu’il avait écrits sur les questions concernant les problèmes qui touchent la communauté haratine, dans des clips audio diffusés sur WhatsApp. Son cousin, Salim Yali, a déclaré à Human Rights Watch qu’Abdallahi Yali parle non seulement au nom des Haratines mais également au nom de toutes les personnes marginalisées. Il n’a jamais été arrêté auparavant, a précisé son cousin.
Les questions sur l’appartenance ethnique et la discrimination sont politiquement sensibles en Mauritanie, et sont à l’origine de nombreuses lois qui, sous couvert de lutte contre la discrimination et le discours de haine, contiennent des dispositions générales utilisées pour punir des discours critiques pacifiques. L’article 1 de la Constitution interdit toute « propagande particulariste de caractère racial ou ethnique ».
Le 18 janvier, le parlement a adopté une loi pénalisant la discrimination qui punit sévèrement les discours considérés comme une incitation à la haine ou à la discrimination. Quatre rapporteurs spéciaux des Nations Unies ont immédiatement critiqué la loi pour le caractère vague de ses dispositions, « mettant potentiellement en danger les journalistes, les défenseurs des droits humains et d’autres personnes », ont-ils indiqué tout en saluant l’objectif déclaré de la loi visant à combattre la discrimination.
Ely a déclaré que Yali est accusé d’avoir enfreint à l’article 83 du Code pénal qui punit le fait « d’exciter les citoyens à s’armer contre l’autorité de l’État, ou à s’armer les uns contre les autres ». Les articles de la loi sur la cybercriminalité qu’il aurait enfreints punissent l’incitation « à la violence ou à la haine raciale » et le fait d’avoir « insulté une personne en raison de son appartenance à un groupe qui se caractérise par la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique […] ou un groupe de personnes qui se distinguent par une de ces caractéristiques ». Il est également accusé aux termes de la loi antiterroriste de 2010 qui inclut dans sa définition d’un acte terroriste le fait « d’inciter au fanatisme ethnique, racial ou religieux ».
Les procureurs mauritaniens se sont servis des mêmes dispositions de la loi antiterroriste pour ouvrir une information judiciaire contre un officier de l’armée en retraite, Omar Ould Beibacar, en 2015. Il est reproché à Beibacar d’avoir prononcé un discours public condamnant l’exécution d’un groupe composé de plusieurs officiers militaires afro-mauritaniens en 1989-1991, et demandant que les responsables soient tenus de répondre de leurs actes. L’enquête s’est poursuivie pendant plus de deux années, au cours desquelles Beibacar a été placé sous contrôle judiciaire et soumis à une interdiction de quitter le territoire.
Les autorités mauritaniennes devraient réviser et abolir l’ensemble de ses nombreuses lois qui ne répondent pas aux normes internationales relatives aux droits humains, notamment en ce qui concerne l’exigence de définir de manière précise et limitée l’incitation à des actes de violence ou à la haine raciale, a déclaré Human Rights Watch.
Yali est né en 1975 et vit à Nouakchott. Il a fait des études en ingénierie civile, mais travaille dans le commerce.
Dans les clips audios attribués à Yali que Human Rights Watch a pu écouter, l’orateur exhorte avec passion les Haratines à défendre leurs droits et à résister au « système », aux élites et au Président Mohamed Ould Abdel Aziz, mais n’incite pas les gens à prendre les armes ou à agir avec violence. Si les procureurs ont la preuve que Yali a véritablement incité d’autres personnes à commettre des actes de violence ou à causer tout autre préjudice tangible, ils devraient en faire part à l’accusé et à ses avocats.
Le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres, ce jeudi 1er février 2018. Voici le communiqué sanctionnant les travaux du conseil des ministres. « Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 1er février 2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.
Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi modifiant et abrogeant certaines dispositions de l’ordonnance n°2001-006 portant création de l’Agence de Promotion de l’Accès Universel aux Services.
Le présent projet de loi intervient dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de la SCAPP en matière de rationalisation des ressources et de clarification du paysage institutionnel en matière d’accès universel aux services d’eau, d’électricité et de télécommunication.
A travers cette reforme, le Gouvernement entend assurer une programmation et une visibilité efficientes des projets et rationaliser l’utilisation des ressources destinées à la mise en œuvre de la stratégie d’accès universel, en confiant les activités opérationnelles aux départements sectoriels et en maintenant au niveau du Ministère chargé de l’économie le Fonds d’accès universel.
Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :
– Projet de décret modifiant certaines dispositions du décret 2004-079 du 11 août 2004, portant création d’un établissement public dénommé Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC).
– Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de la Société des Aéroports de Mauritanie.
– Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de la Société de Transport Public.
– Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de l’Imprimerie Nationale.
– Projet de décret portant concession définitive d’un terrain à R’Kiz, wilaya du Trarza, au profit du Promoteur agricole, Monsieur Mohameden Ould Ahmedoua.
– Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Keurmacène (Trarza) au profit de la société Elite Agro Mauritania Sarl.
– Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Tichitt (Tagant) au profit de la société Millenium pour l’Investissement Sarl.
– Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Kaédi (Gorgol) au profit de la société SOMAG Sarl.
– Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Keurmacène au Trarza au profit du Promoteur agricole, Monsieur Leamour Ould Haimouda.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
La Ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme a présenté une communication sur l’évolution des prix des produits de base à Nouakchott.
Il ressort de cette communication que, durant toute l’année 2017, les prix des produits de base sont restés globalement stables grâce notamment à la régularité de l’approvisionnement du marché.
La Ministre de l’Elevage a présenté une communication relative à la situation pastorale et les mesures prises pour l’assistance du cheptel.
Cette communication a pour objet de présenter la situation pastorale dans le pays, principalement dans les Wilayas à vocation pastorale. Elle introduit également les mesures prises pour la protection du Cheptel au titre de l’année 2018.
Enfin, le Conseil a pris la mesure individuelle suivante :
Ministère du Pétrole, de l’Énergie et des Mines
Etablissements Publics
Société Mauritanienne de l’Electricité
Directeur Général Adjoint: Diagne Mamadou Babacar, Ingénieur. »
Le torchon brûle à nouveau entre la Mauritanie et le Sénégal. Et pour cause, un pêcheur sénégalais a été tué par balle, par une patrouille des gardes-côtes mauritaniens. Selon l’armée, il y a eu violation des eaux territoriales et que c’est la faute des pêcheurs qui ont refusé obtempérer. Mais de l’autre côté de la rive, cette version est balayée du revers de la main. On dénonce une bavure de l’armée mauritanienne qui « n’en est pas à sa première victime ».
Le drame s’est produit dans la soirée du samedi 27 janvier 2018, aux alentours de 21h30 apprend-on. Mais qu’est ce qui s’est passé? L’Etat-major Général des Armées qui s’est fendu d’un communiqué trois jours plus tard, explique que la patrouille a intercepté » dans la zone de N’diago à la position (16° 06 N – 16° 35 W) une pirogue sénégalaise qui péchait sans autorisation dans nos eaux territoriales ».
« Refus d’obtempérer »
Toujours selon le texte de l’armée, sommés de s’arrêter, les pêcheurs ont refusé « d’obtempérer aux mises en gardes répétées de l’équipage et s’est même rapprochée du bateau de surveillance dans l’intention d’entrer en collision avec lui en vue de l’endommager ».
« Le comportement provocateur de l’équipage de la pirogue a été à l’origine de cet incident regrettable », dixit l’Etat Major Général de l’Armée.
C’est « face à cette situation dangereuse, et dans le but d’immobiliser l’embarcation, le patrouilleur a procédé aux tirs sur le moteur de la pirogue », souligne le communiquée de l’armée. Après son immobilisation, poursuit l’armée, « il s’est avéré que l’un de ses neuf occupants a été touché et il succomba à ses blessures quelques temps après ». Voilà en substance la position de la Mauritanie. Mais du côté du Sénégal, cette version n’est pas convaincante.
Un oncle meurtrie
En effet, pour l’oncle de la victime et propriétaire de la pirogue, l’équipage n’a pas franchi volontairement les eaux mauritaniennes. Car, confie t-il à nos confrères de Le Monde, « J’ai conseillé à mes fils de ne pas aller en Mauritanie mais la frontière est difficile à voir, explique-t-il. Ils ont respecté mes consignes je le sais, et ils n’ont pas pu dériver en Mauritanie puisque le courant est sud. » Au Sénégal des voix s’élèvent pour exiger toute la lumière sur cette affaire ténébreuse. Mais la conséquence immédiate est une explosion de colère à Sait Louis.
Boutiques saccagées
La-bas, des habitants ont battu le macadam dans les rues pour protester « contre une énième vie emportée par les gardes côtes mauritaniens ». Résultat, plusieurs commerces tenus par des mauritaniens ont été vandalisés, saccagés et le monument de la première guerre mondiale incendié avant que la police anti-émeutes sénégalaise n’intervienne à coups de gaz lacrymogènes. Il a fallu, l’intervention du gouverneur de Saint Louis pour apaiser la situation.
Destin lié
Quatre jours après le drame, la situation reste tendue. Ce, d’autant plus que les huit autres membres d’équipage sont en garde à vue. Ils seront certainement remis aux autorités sénégalaises, après moult tractations. En attendant, sur les réseaux sociaux et dans les salons, chacun y va de son commentaire.
La Mauritanie et le Sénégal, faut-i le rappeler, partagent plus qu’une simple frontière. Le brassage entre les deux peuples, nous obligent à souvent lâcher du leste pour vivre en paix. Ces dernières années, les relations en dents de scie, ont régulièrement fait couler encre et salive. Et c’est presque toujours une situation similaire : une pirogue sénégalaise et garde côtes mauritaniens. Les deux gouvernements devront trouver une solution pérenne pour que pareille situation ne se reproduise.
Le gouvernement mauritanien est réuni en conseil des ministres, depuis la matinée de ce 1er février 2018. La réunion hebdomadaire se déroule sous la présidence du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Cette réunion intervient au moment où, les relations avec le Sénégal sont tendues. Ce, suite à la mort d’un pêcheur sénégalais tué par les gardes côtes mauritaniens.
Les résultats de ce conseil des ministres seront scrutés à la loupe. Les heures à venir nous diront ces mesures exceptionnelles sont prises pour faire la lumière ce drame.
Dans la soirée du samedi 20 janvier 2018, Francis Ngannou a été battu par l’inamovible Miocic. Au terme de cinq rounds, Stipe Miocic est déclaré vainqueur avec 50 points contre 45 pour Ngannou. Il devient ainsi le premier champion poids lourds de l’UFC à conserver son titre à deux reprises. Il a perdu mais, Ngannou est entré tout de même entré dans l’histoire des arts martiaux mixtes. Lui, qui il y a quatre ans encore, était un migrant qui dormait dans les rues de Paris.
Francis Ngannou n’a chipé le titre de champions des poids lourds à Miocic. Le physique du Prédateur (surnom de Ngannou) et son physique imposant n’ont pas suffit. En face, l’expérimenté champions Miocic a étalé toute sa palette. Comme un certain Mohamed Ali, a joué la montre, pris son temps et gardé Ngannou au sol autant que possible. Cette stratégie s’est révélée payante. A la fin du combat, Ngannou admettra l’avoir « un sous estimé ».
Résumé du combat
Drôle de parcours: ceci pourrait le titre du récit de sa vie. Le fils de Balté au Cameroun était brillant à l’école avec des ambitions de devenir architecte puis avocat. Mais le divorce de ses parents et la pauvreté l’a conduit à abandonner l’école pour tailler des pierres. De fil en aiguille il s’initie à la boxe anglaise qu’il aime temps avant de traverser la méditerranée comme plusieurs milliers d’africains. Direction : Paris. Là, il dormira dans la rue avant d’être recueillis par l’association « La Chorba ».
La rencontre…
Coup de chance ou destin, il se trouve que le siège de l’association se trouve en face de la salle de sport « MMA Factory ». Dans le journal Le Parisien, Khater Yenbou Président de l’association « La Chorba » indique l’avoir « présenté au gérant de la salle Fernand Lopez ». C’est le début de l’aventure. Mais Ngannou voulait faire de la boxe anglaise sera convaincue par Lopez (devenu son coach) qu’il a les qualités pour le MMA. Le MMA est un sport de combat extrême qui réunit plusieurs arts martiaux. Les coups de pieds, points, clefs de soumissions et coups de coudes sont permis.
Le prédateur
Rapidement, Ngannou a du apprendre tout de ce sport à 26 ans. Mais c’est au Etats Unis qu’il fera parler ses points (le MMA étant interdit en France). A l’UFC, la plus prestigieuse ligue de MMA Ngannou met K.O ses adversaires les uns après les autres. Il est rapidement surnommé le prédateur et acquis de la notoriété. C’est ce qui le mènera au combat contre le champion du monde poids lourds Miocic. Il a perdu certes, mais Ngannou a la reconnaissance de ses pairs et gagne très bien sa vie. Drôle de parcours.
L’ONG Gret a inauguré son atelier-école de fabrication de foyers améliorés, ce mercredi 17 janvier 2018 à Nouakchott. L’atelier situé dans le quartier périphérique Dar El Beida est l’émanation du projet Foyers Améliorés en République Islamique de Mauritanie (FARIM2) qui vise à créer une filière locale pérenne de production et diffusion des fourneaux FAYDA. Selon l’ONG qui promeut le développement solidaire, ces fourneaux consomment moins de charbon.
Il est 11h quand l’atelier-école de fabrication de foyers améliorés (fourneaux FAYDA) installé non loin du nouveau Commissariat de Police de Dar El Beida, a officiellement ouvert ses portes. La cérémonie s’est déroulée en présence des partenaires techniques et financiers, des autorités locales et bénéficiaires du projet. Parmi eux, Ndongo Abderrahmane Représentant Pays du Gret en Mauritanie.
Selon Ndongo, cet atelier-école de fabrication de foyers « s’inscrit dans la vision du Gret qu’est d’apporter des réponses durables et innovantes pour un développement solidaire ».
Il ajoutera que FARM2 « contribue à l’accès à l’énergie durable et à la création de filières de bioénergies pérennes en Mauritanie ». En effet, au delà de la production, diffusion et commercialisation de foyers améliorés, le projet entreprend la formation et l’accompagnement de producteurs, grâce à l’insertion des jeunes issus des différents centres de formation professionnelles.
Le prix
Si la production et diffusion du fourneau FAYDA permet une meilleure maîtrise de l’énergie
domestique (consommation en charbon réduit de 45%), il
Fournaux Fayda – Foyer amélioré
n’en demeure pas moins que son prix de vente est relativement plus élevé que le fourneau classique (artisanal). Le prix fixé par le FARIM2 varie entre 650 MRU et 700 MRU soit 6500 et 7000 de l’ancienne monnaie. Ces fourneaux faut-il le rappeler, sont destinés à une couche défavorisée de la population.
Mais à chaque problème on trouve solutions. Un système de mutuelles a donc vu le jour et permet aux femmes d’accéder au fourneau en payant selon leurs moyens et à leur rythme (plusieurs tranches). A l’heure actuelle, deux mutuelles sont partenaires du projet. A ceux-là s’ajoute l’association de Mbareck Ould Bilal, un fervent militant des foyers améliorés.
FAYDA
« J’ai testé les fourneaux FAYDA durant le ramadan. Ma consommation en charbon a brusquement chuté, passant de 3 kilogramme à 1 kilogramme par jour » confie Mbareck. Dans la foulée, la nouvelle s’est répandue dans son quartier (Dar Naim) et de fil en aiguille une association est née pour permettre aux familles de faire des économies grâce aux foyers améliorés. Elle fonctionne avec un système de tontines.
Objectifs chiffrés
Au chapitre des chiffres, notons que l’atelier-école inauguré ce 17 janvier à Nouakchott a » une capacité de production de 11 500 foyers améliorés par an » souligne Samba Camara coordinateur du projet avant de poursuivre « ce chiffre représente les 3/4 de la demande estimée pour Nouakchott et Rosso. A terme (janvier 2019), le projet compte produire 15 000 fourneaux FAYDA et toucher au moins 50 000 bénéficiaires. Pour se faire, le Gret mise sur des partenaires et le renforcement de l’effectif qui travaille sur le projet.
Pour rappel, FARIM2 monté à la suite d’une expérience antérieure des foyers améliorés en Mauritanie (FARIM1) est financé à hauteur de 300 000 euros par le Fonds d’Innovation pour le Développement (FIND). L’ONG française Gret, porteur du projet, est présente en Mauritanie depuis 1991.
Inauguration de l'atelier-école FARIM2 en images | LeReflet.NET
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LeReflet.NET | Images de l'inauguration de l'atelier FARIM2
LeReflet.NET | Images de l'inauguration de l'atelier FARIM2
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LeReflet.NET | Images de l'inauguration de l'atelier FARIM2
LeReflet.NET | Images de l'inauguration de l'atelier FARIM2
Le Conseil des Ministres s’est réuni le jeudi 11 janvier 2018 sous la Présidence du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Plusieurs projets de loi ont été adoptés et aucune nomination n’a été enregistrés. Voici le communiqué sanctionnant les travaux du dit conseil des ministres.
Le Conseil a examiné et approuvé les projets loi suivants :
– Projet de loi d’orientation relative à la Stratégie Nationale de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP).
Le présent projet de loi abroge et remplace la loi n°2001-05 relative à la lutte contre la pauvreté. Il a pour objet de déterminer les orientations politiques constituant le cadre de référence en matière de Stratégie Nationale de Croissance Accélérée et de Prospérité partagée. Il tient également compte des réformes en cours dans les domaines des finances publiques et de la décentralisation.
– Projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2017-001 du 27 décembre 2017 portant modification de la loi n°73-135 du 18 juin 1973 instituant l’unité monétaire nationale.
– Projet de loi relatif à la production, l’importation, la distribution, la commercialisation, la publicité, la promotion et la consommation du tabac et de ses produits.
Le présent projet de loi vise à mettre en place un système juridique permettant d’engager la responsabilité civile et pénale de l’industrie et des importateurs du tabac en cas de préjudice lié à l’usage du tabac ou à ses produits.
Le Conseil a examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :
– Projet de décret abrogeant et remplaçant le décret n°2009-224 en date du 29 octobre 2009 fixant les conditions d’emploi de la main-d’œuvre étrangère et instituant le permis de travail pour les travailleurs étrangers.
Le présent projet de décret a pour objectif de fixer les règles générales d’emploi de la main d’œuvre étrangère, les interdictions, les limitations en la matière ainsi que les priorités accordées à la mauritanisation des emplois.
– Projet de décret modifiant certaines dispositions du décret N°2016-138 du 21 juillet 2016 portant création de l’Université de Nouakchott Al Asriya et fixant les règles de son organisation et fonctionnement.
Le présent projet de décret tend à finaliser les mécanismes de gestion administrative et académique de l’Université de Nouakchott Al Aasriya. Il prévoit plus d’autonomie aux établissements relevant de cette université et la possibilité de création d’autres établissements (facultés et instituts).
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Le Ministre de l’Economie et des Finances a présenté une communication relative à la feuille de route des réformes Doing Business 2018-2019.
Cette communication présente les grandes lignes d’une feuille de route de 32 actions à réaliser ou à entamer en 2018 dans le cadre de nouvelles réformes Doing Business pour le cycle 2018-2019.
La Ministre de l’Elevage a présenté une communication relative à l’ouverture à la concurrence de l’activité d’abattage des animaux destinés à la consommation humaine.
Cette communication propose l’ouverture à la concurrence de l’activité d’abattage des animaux destinés à la consommation humaine pour combler le déficit en matière d’infrastructures d’abattage et favoriser la formalisation des activités traditionnelles dans ce domaine .
La liste des 23 mourabitounes qui disputeront le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN 2018), a été dévoilée ce lundi 08 janvier 2018. L’annonce a été faite par le sélectionneur national Corentin Martins, au cours d’une conférence de presse organisée à la fédération mauritanienne de football (FFRIM). La Mauritanie disputera le match d’ouverture contre le Maroc, pays organisateur.
A cinq jours du coup d’envoi du CHAN 2018, la Mauritanie connait ses représentants. Ils sont 23 joueurs qui évoluent dans le championnat national à faire le déplacement au Maroc. Les deux clubs phare du pays se taillent la part du lion. Le Club orange (FC Nouadhibou) est représenté par 8 joeurs. Il est suivi par FC Tevragh Zeina avec 6 joueurs. Le groupe prendra s’envolera vers le royaume chérifien le 10 janvier 2018, indique la FFRIM.
CHAN 2018 : Les 23
Pour rappel, la Mauritanie disputera le samedi 13 janvier 2018 le match du CHAN 2018 face au pays hôte, le Maroc. Notons que les deux autres équipes qui composent le groupe A sont la Guinée et le Soudan. La Mauritanie avait créé la surprise en se qualifiant en 2014, cette fois on en attends beaucoup plus.
Un nouveau contingent de la gendarmerie nationale a quitté Nouakchott le soir du mardi 19 décembre 2017. Les gendarmes s’envolent vers une Centrafrique meurtrie, dans le cadre de la mission de maintient de la paix de l’ONU en Centrafrique. Ce nouveau contingent vient en remplacement d’un autre de 140 hommes également, qui a séjourné en Centrafrique pendant une année.
Le contingent est composé « de 140 éléments dont 9 officiers et sous-officiers, une équipe médicale, une équipe technique et une équipe pour la logistique équipées du matériel nécessaire » rapporte nos confrères de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI). Ils demeureront sur place au moins une année indique t-on. Durant cette période, ils auront à assurer la protection de personnes et leurs biens, sécurisation de locaux officiels et intervention en cas besoin, entre autres taches.
Venu accueillir le contingent revenant et saluer celui en partance, le ministre de l’intérieur et ministre de la défense par intérim a indiqué considérer à sa juste valeur « le professionnalisme qui marqué le travail » du contingent de retour.
Selon le ministre Ahmedou Ould Abdallah, « ce professionnalisme a en effet été reconnu par tous, notamment la mission des Nations Unies en Centrafrique ».
Ould Abdallah a également eu un mot pour le contingent en partance. « Chacun de vous doit se considérer dès à présent comme ambassadeur de son pays, en préservant l’honneur et la dignité de ce dernier ainsi que son image de marque léguée par vos prédécesseurs dans le corps de la gendarmerie nationale » a déclaré le ministre à l’endroit des 140 hommes sur le tarmac de l’aéroport international de Nouakchott, mardi 19 décembre 2017.
Notons que ce nouveau départ intervient trois semaines après l’annonce de la mort d’un policier mauritanien à Bria, dans le centre. Le camp de réfugiés que les casques bleus mauritaniens gardaient avait été attaqué par des anti-balaka. Cela s’est soldé par une perte de vie côté mauritanien. Au total, près de 800 membres des forces armées et de sécurité mauritaniens sont déployés en Centrafrique.
Soulignons en fin, que la Mauritanie est engagé dans des missions de maintien de la paix, depuis 2014 date à laquelle un contingent a été envoyé en Côte d’Ivoire. S’en est suivi la Centrafrique ou encore le Yémen. Certains observateurs s’interrogent cependant sur le fait que la Mauritanie ne participe pas à la force de maintien de la paix au Mali et au Sahel (MISAHEL). Le Mali avec lequel la Mauritanie a une longue frontière, vit au rythme des humeurs de mouvements armés, depuis mars 2012.
Toute reprise doit faire mention de la source « LeReflet.NET » avec le lien original de l’article.
Ils sont cinq militants des Droits de l’Homme à avoir pris leurs quartiers à la prison de Dar Naim à Nouakchott. En effet, ils ont été placés sous mandat de dépôt mardi 19 décembre 2017 pour « violence et résistance aux forces de l’ordre », a appris LeReflet.NET. Au départ, ils avaient été arrêtés samedi 16 décembre pour avoir brandi l’ancien drapeau national au cours d’une marche de l’opposition.
Gardés à vue depuis samedi 16 décembre 2017, Abass Diagana, Cheikh Ould Mourad, Cheikh Diabira, Dah Ould Hassane Hassan Mezide et Mohamed Ould Dahane attendront leur procès en prison où ils séjournent depuis mardi 19 décembre 2017. Selon une source, le procès pourrait se tenir « rapidement, d’ici la fin de la semaine ».
Soulignons que le groupe de militants avait été conduit chez le procureur lundi 18 décembre 2017 pour avoir brandi l’ancien drapeau national. Mais cela « n’est ni un délit, ni un crime à partir du moment où aucun texte ne le dit », un juriste. Le lendemain, mardi 19 décembre, les militants étaient à nouveau chez le procureur de la République. Cette fois-ci, ils sont accusés de violences et/ou voies de fait contre un agent de la force publique, en vertu de l’article 212 du code pénal.
ART. 212. – Les violences ou voies de fait de l’espèce exprimées en l’article 210 et dirigées contre un officier ministériel, un agent de la force publique ou un citoyen chargé d’un ministère de service public, si elles ont eu lieu pendant qu’ils exerçaient leur ministère ou à cette occasion seront punies d’un emprisonnement d’un mois au moins et de trois ans au plus, et d’une amende de 5.000 à 20.000 UM.
La décision du procureur a été vivement critiquée, sur les réseaux sociaux notamment. Leurs camarades et partis de l’opposition ont dénoncé à plusieurs reprises « une dérive dictatoriale » et « violation de la liberté d’expression ». Les organisations internationales des Droits de l’Homme suivent de très près ce dossier, indique t-on.
Certains continuent de faire fi de ces changements.
Notons par ailleurs que cette nouvelle affaire résulte du référendum constitutionnel du 5 août 2017. Organisé au forceps, le référendum boycotté par une frange de l’opposition dite radicale, passe mal. Beaucoup rejettent les résultats qui en ont résulté. C’est le cas des anciens sénateurs qui ont formé un nouveau bureau malgré la suppression du sénat à l’issue du référendum. Il est en de même pour le drapeau et l’hymne national qui ont été changé.
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LePrésident Mohamed Ould Abdel Aziz a une nouvelle fois plaidé pour la finalisation de l’accord d’Association entre la Mauritanie et la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ce samedi 16 décembre 2017 à Abuja. Invité à participer à la 52e session des Chefs d’Etats et de gouvernements de la CEDEAO, Ould Abdel Aziz n’a pas tari d’éloges à l’endroit de ses pairs ouest africains. Mais le parachèvement de l’accord n’est pas pour toute de suite.
Depuis la signature de l’accord d’association, la diplomatie mauritanienne tape des pieds et des mains pour accélérer le processus de validation et de mise en oeuvre de l’accord. Ce fut le cas lors du 52e session des Chefs d’Etats de gouvernements de la CEDEAO qui s’est tenu à Abuja. Sur les 579 mots de son discours fait pour la circonstance, Ould Abdel Aziz a consacré près de la moitié (278 mots) à remercier les décideurs de l’organisation sous régionale pour raviver la flamme éteinte il y’a 17 ans.
Je tiens à vous adresser, Excellences chefs d’Etat et de gouvernement, les remerciements du peuple et du gouvernement mauritaniens pour votre décision unanime, en faveur de l’établissement d’un accord d’association entre la CEDEAO et la République Islamique de Mauritanie.
Le Président de la République qui rappelle que la Mauritanie et les pays de la CEDEAO sont liés, par la géographie et par des liens humains indéfectibles, assure que le pays qui est sorti de la CEDEAO en 2000 au profit de l’Union du Maghreb Arabe est « résolument engagé, à favoriser la création d’un cadre efficace d’échange et de partenariat avec la CEDEAO ». Pour étayer son propos, Mohamed Ould Abdel Aziz indique que le « pays s’est préparé à cette perspective à travers notamment la transformation de son économie nationale (…), l’amélioration sensible de la production de l’énergie » entres autres réformes.
…la sécurité…
Toujours au cours de son allocution, le Président mauritanien a joué la carte de la sécurité et lutte contre l’immigration irrégulière » pour amener l’assistance à accélérer le retour de la Mauritanie au sein de la CEDEAO. « Nos Etats se doivent d’adopter une approche collective susceptible d’apporter les réponses appropriées, car il s’agit de problématiques communes à tous nos pays », dira Ould Abdel Aziz.
Notons en outre, que pour le le numéro 1 mauritanien, « cet accord ouvre des perspectives prometteuses en faveur de la prospérité de nos peuples et de l’intégration économique régionale ». En effet, l’accord signé le 9 août 2017 à Lomé en marge du Forum Amérique Afrique, permettra d’intensifier les échanges entre la Mauritanie et les Etats membres de la CEDEAO. Le mal que se donnent les autorités mauritaniennes ne passe pas inaperçu, ils devront cependant patienter.
Soulignons par ailleurs que la validation du Maroc en tant que membre a été repoussée au prochain sommet. Même si ce n’est pas un refus, l’intégration du Maroc à la CEDEAO pose plusieurs questions. Selon les textes, explique RFI « la Cédéao concerne la région ouest-africaine. C’est à dire une région définie juridiquement par l’espace géographique couvert aujourd’hui par 16 pays, à savoir les 15 membres de l’organisation plus la Mauritanie« .
Nul doute que les tractations vont se poursuivre, pour le retour de la Mauritanie parmi les siens (pays de l’Afrique de l’Ouest) et l’entrée du géant marocain. Les semaines à venir nous en diront certainement plus.
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Vendredi 15 décembre 2017, le gouvernement réuni en conseil des ministres, a approuvé un projet de décret portant approbation d’une convention d’établissement entre la Mauritanie et Hôtel Wagadou. La société sénégalaise Hôtel Waghadou va donc investir 1,6 millions de dollars américains à Sélibaby, soit 598 300 millions d’Ouguiyas. La date de démarrage des travaux n’a pas été dévoilée.
Capitale de la wilaya (région) du Guidimakha située à l’extrême sud de la Mauritanie, Sélibaby verra émerger un complexe touristique. Selon le communiqué du conseil des ministres, la réalisation et exploitation du dit complexe occasionnera « la création de 70 emplois dont 20 permanents ». Même si le communiqué ne le précise pas, le complexe touristique sera construit suivant le modèle d’un écolodge.
« Un écolodge est une infrastructure d’accueil, de 5 à 75 chambres, financièrement durable, construite dans un souci d’harmonie avec la nature et dont l’impact sur l’environnement est par conséquent minime. Il contribue à protéger les espaces environnants fragiles, implique les communautés locales et leur permet de générer des bénéfices, offre aux touristes une expérience interprétative et interactive, et s’avère propice à une communion spirituelle entre nature et culture. L’écolodge est pensé, conçu, construit et exploité en accord avec des principes environnementaux et sociaux responsables. »Hitesh Metha, International Ecolodge Guidelines
La société sénégalaise Hôtel Wagadou est propriétaire d’un complexe hôtelier du même genre à Bakel, ville sénégalaise située non de Likseiba (Mauritanie). L’établissement qui a vu le jour en 2013, est construit « dans un souci d’harmonie avec la nature et dont l’impact sur l’environnement est par conséquent minime » indique t-on. Les semaines à venir nous en diront certainement plus.
Soulignons que le conseil des ministres a indiqué que la convention d’établissement entre la Mauritanie et la société Hôtel Wagadou intervient dans le cadre de la loi 2002-03 portant code d’investissements. Depuis 2012, les autorités mauritaniennes ont allégé les conditions d’investissements et de créations d’entreprises sur tout le territoire. Objectif, favoriser la création.
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Ils sont libres. Eux, se sont les deux orphelins et trois veuves arrêtés en marge des célébrations du cinquante septième anniversaire de l’indépendance de la Mauritanie. Gardés à vue depuis le 28 novembre, ils ont quitté le commissariat de Police de Kaédi ce dimanche 03 décembre 2017. Les cinq dénonçaient la célébration de l’indépendance qui coïncide avec l’anniversaire de la pendaison de leurs maris et pères le 28 novembre 1990 à Inal.
L’air fatigués mais pas abattus, les deux orphelins et trois veuves posent devant le commissariat de Police de Kaédi. Une photo matinale (7h00) pour montrer au monde qu’ils sont libres… « La lutte continue » disent-ils. Après cinq jours de garde à vue, aucune charge n’a été retenue contre eux. Ils peuvent désormais humer l’air frais et vaquer à leurs occupations.
Chaque année depuis 27 ans, le scénario est le même. D’un côté les veuves et orphelins se mobilisent pour « une journée de deuil national » via des manifestations et sit-in et de l’autre les forces de l’ordre ont ordre de les mater.
Pour eux, tant que « la vérité n’est pas rétablit, il n’y aura pas de justice ».
Soulignons au passage que l’arrestation des orphelins et veuves a suscité beaucoup d’indignations. Les organisations des droits humains se sont mobilisés. La très célèbre Amnesty International avait d’ailleurs appelé à la « libération immédiate et sans conditions ». C’est désormais chose faite.
Toute reprise doit faire mention de la source « LeReflet.NET » avec le lien original de l’article.
Ils sont deux orphelins et trois veuves à entamer leur troisième jours au commissariat de Kaédi. Les cinq manifestaient contre la célébration de l’indépendance qui coïncide avec l’anniversaire de la pendaison de leurs maris et pères. Ils ont été arrêtés ce 28 novembre 2017. Chaque année, le collectif des victimes manifeste pour exiger « justice et réparations ».
« Nous avons organisé un sit-in de protestation devant le commissariat de police de kaédi pour exiger leur (les veuves et orphelins) libération » a déclaré Mamadou Lam Toro Camara au Reflet.NET. Le chargé des affaires juridiques du collectif des orphelins des victimes civiles et militaires (COVICIM) rapporte que « selon le commissaire de police (de Kaédi nldr) la décision de libérer les détenus appartient au Président de la République ». La question est politique dit-on.
Toujours est-il qu’au moment où ces lignes sont écrites, Moussa Sarr, Bocar Gueye (les deux orphelins) et Aissata Diallo, Maimouna Sy et Salamata Gueye (les 3 veuves) sont aux arrêts. Leurs salut viendra peut être de Nouakchott.
« Le 28 novembre 1990, 28 militaires ont été pendus sauvagement par leurs frères d’armes pour commémorer la fête de l’indépendance » martèle t-il avec insistance.
En effet, nous appris que des organisations de Droits Humains s’activent pour fournir un ou plusieurs avocats. Me Fatimata Mbaye ferait serait en pole position dit-on. Les heures et jours à venir nous en diront plus.
« L’objectif (de la manifestation nldr) était de dire non à la célébration de l’indépendance le 28 novembre car c’est une journée de deuil pour nous les victimes et toute la communauté négro-mauritanienne » explique Mamadou Lam Toro Camara.
Amnesty international…
L’arrestation des cinq a suscité une vague d’indignation. Amnesty International à la leur libération.
En Mauritanie, le 28 novembre a deux visages. Pour les victimes des années de braise, c’est une journée de deuil national… pour d’autres c’est tout simplement la fête de l’indépendance. Près de 30 ans après ces douloureux événements, plaie reste ouverte.
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Le monde dans lequel nous vivons semble n’être fait que de paradoxes… Jamais depuis que je sais lire, je n’ai lu autant de violence et de méchanceté dans certains échanges entre congénères… En même temps d’autres estimes qu’il faut absolument être gentil, ne pas émettre un avis défavorable sur un texte, une photo, une prestation quelconque… Il y a une surenchère de compliments qui n’empêche pas ceux qui les font, de rire sous cape, en regrettant la médiocrité de ce qu’ils ont vu et lu…
A la recherche de Mamadou Kalidou Ba je suis tombée récemment sur des commentaires qui avaient enflammés les murs après la parution de l’Anthologie de la littérature mauritanienne francophone…
Je suis tombée sur le commentaire d’un congénère qui de toute évidence, voulait consoler une de nos « oubliées » et énumérait toutes celles et ceux qui n’avaient pas non plus eut l’honneur… Et là un nom éveilla mon attention… Le nom d’une femme qui a fait publier, mais je n’ai pas encore trouvé un de ses lecteurs qui ait dépassé la huitième page … Ses moyens financiers lui permettant de faire paraitre n’importe quoi A la place de certains oubliés je me sentais plus injuriée par l’association de leur nom à cette personne que si ils avaient tout simplement été passé sous silence !!! Comme quoi pour complimenter dans certains cas, il faut pouvoir aussi évaluer les mérites !
Je vois dans les commentaires des compliments fuser de toute part, pour des écrits plus que médiocres, des projets aussi farfelus qu’inutiles, des textes d’une fadaise sans équivalant, faisant preuve d’un style qui devrait déjà être sanctionné dans une rédaction au collège, une orthographe plus qu’approximative et oublions de préférence les fautes de grammaire Quand aux photos ou tout le monde est si beau que j’aurais honte de faire voir la mienne !
J’ai reçu ces derniers temps des manuscrits de personnes qui soulignent qu’elles me font l’honneur de me le faire connaître en « avant première »… Ces textes sont d’une médiocrité affligeante… Que j’ai le plus grand mal du monde à lire car je n’ai absolument aucune idée de ce que l’auteur voudrait dire…
Il y a aussi ceux qui font publier à frais d’auteur et qui ont l’outrecuidance de me dire avec une joie frémissante qu’ils ont « trouvé un éditeur »… Non, mes chéris c’est l’éditeur qui a trouvé un pigeon à plumer… Car il ne s’intéresse pas le mtr(gfgfgfgfgfgfgfgfgfgfgfgfoins du monde pour ce qui est sur le papier et malgré tout le « sérieux » qu’il affiche sur sa page Web, ne corrigera pas une seule coquille ! Je suppose que si je lui proposais quelques pages de l’annuaire téléphonique en lui disant que ce sont mes chroniques… Il ne s’en apercevrait même pas !
Ah, ou est le bon temps de ma jeunesse ; ou les éditeurs nous présentaient, des parutions parfaites ; supervisées par un « correcteur » qui n’hésitait pas à dire au cher auteur : Dis moi, de la page tant à la page tant, il faut que tu revois ton texte, il y a des lourdeurs, ou tout autre malformation épistolaire. Et sagement, avec toute la modestie nécessaire le dit auteur essayait de sauver les meubles… Françoise Dorin talentueuse écrivaine française explique à merveille cela dans un de ses livres ; Son héroïne a écrit un livre qui, autant que la femme, a séduit l’éditeur, mais bien que devenu son amant, il reste soucieux de sa réputation, ne lui fait aucun cadeau avec les corrections, et ne lui passe pas une virgule… Heureusement pour moi ; C’est un personnage fictif, car si il lisait mes textes… Rien que ce minuscule petit signe, lui donnerait une rage de dents… Depuis que je sais que la virgule existe, je suis avec elle sur le pied de guerre… Ce microbe m’a coûté des points dans l’ensemble de ma scolarité !
Le marché du livre est à mon avis plus que saturé… Et n’en déplaise à l’édition « Actes Sud » je commence un peu à douter de la pureté des présentations qu’elle fait tous les jours… Y a-t-il vraiment rien que pour cette édition deux ou trois livres dignes, chaque jour de faire vibrer notre intérêt ?
Je m’occupe aussi activement que possible de nos auteurs dans ce pays, j’en parle et en reparle, j’interpelle mes amis à l’étranger et m’occupe de trouver une solution pour envoyer les livres, car je les trouve talentueux et que j’assume mon opinion. Je voudrais avant de finir présenter un bonbon tout particulièrement, à deux d’entre eux.
Idoumou Mohamed Lemine Abass et Mamadou Kalidou Ba… Tous deux sont assez conscients pour savoir qu’ils ont un immense talent… Et pourtant que d’humilité, que de doutes sur la façon dont le public les accueillera… Et quelle joie lorsqu’on leur fait un éloge… Surtout quand ils savent que c’est empreint de sincérité… Ecrire un livre est un enfantement, Et eux, attendent que leur enfant fasse ses premier pas pour savoir s’il est beau ou pas !
Le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres, ce jeudi 23 novembre 2017 sous la présidence du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Un certain nombre de décisions ont été prises et projets de loi approuvés. Voici le communiqué intégral sanction les travaux du conseil.
Communiqué
Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 23 novembre 2017 sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.
Le Conseil a examiné et approuvé les projets de loi suivants :
-Projet de loi organique relative à la Région.
En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de fixer le ressort de la région, son organisation, ses compétences, son mode de gestion et l’ensemble des règles régissant son action.
-Projet de loi organique relative à l’élection des députés représentant les Mauritaniens établis à l’étranger.
En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de fixer les règles régissant les élections des députés représentant les Mauritaniens établis à l’étranger.
-Projet de loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique n° 2012-027 du 12 avril 2012 portant institution de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
En application de l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de définir les missions, les règles d’organisation et de fonctionnement de la CENI.
Il intervient pour renforcer le caractère de collégialité de cette autorité publique indépendante garante de la crédibilité du processus électorale dans notre pays.
-Projet de loi organique modifiant et complétant certaines dispositions de la loi organique n° 2012-034 du 12 avril 2012 modifiant certaines dispositions de l’ordonnance no 2006-029 du 22 août 2006 portant loi organique relative à la promotion de l’accès des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique vise à consacrer la représentation des femmes dans les conseils régionaux.
-Projet de loi organique modifiant et complétant certaines dispositions de la loi organique n° 2012-032 modifiant certaines dispositions de l’ordonnance n°87-289 du 20 octobre 1987 abrogeant et remplaçant l’ordonnance no 86-134 du 13 août 1986 instituant les communes.
En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de définir les modalités de remplacement du maire et du conseiller municipal en cas de cessation définitive de leurs fonctions, définir le fichier électoral et son contenu et enfin de réduire la caution de candidature et pourcentage requis des suffrages exprimés pour le remboursement.
-Projet de loi organique portant modification de certaines dispositions de la loi organique n° 2012-029 du 12 avril 2012 modifiant l’ordonnance no 91-028 du 7 octobre 1991, modifiée, portant loi organique relative à l’élection des députés à l’Assemblée nationale.
En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de réactualiser le nombre de députés sur la base des résultats du dernier recensement général des populations et de l’habitat, ce qui s’est traduit par l’augmentation du nombre des sièges.
Par ailleurs, le projet de loi organique réduit de moitié la caution de candidature et fixe le pourcentage des suffrages exprimés pour le remboursement à 3%.
-Projet de loi organique abrogeant et remplaçant la loi n° 78-011 du 19 janvier 1978, portant loi organique relative aux lois des Finances.
Le présent projet de loi organique intervient, suite aux récents amendements constitutionnels, pour moderniser notre système de gestion des finances publiques et garantir son adaptation aux défis à venir (régionalisation, gestion des ressources naturelles).
Il vise, notamment, l’introduction de programmes ministériels rendant plus lisible l’utilisation des crédits publics, la responsabilisation des gestionnaires à travers une fongibilité des crédits leur offrant une plus grande marge de manœuvre et le renforcement de la transparence par une documentation budgétaire plus étoffée.
Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décret suivants :
-Projet de décret portant approbation d’une convention d’établissement entre la République Islamique de Mauritanie et la Société OPERATIONS PORTUAIRES MAURITANIENNES (OPM GROUPE).
Le présent projet de décret a pour objet d’approuver, conformément au Code des investissements, une convention d’établissement entre l’Etat et la Société Opérations Portuaires Mauritanienne portant sur la réalisation et l’exploitation par ladite société d’un projet de pôles industriels et logistiques pour un coût global de cinq milliards huit cent cinquante millions d’ouguiyas.
Ce projet qui sera réalisé au niveau du Port de Nouakchott s’inscrit parfaitement dans le cadre du plan de développement économique et social du pays et devra permettre la création de 250 emplois dont 50 emplois permanents.
– Projet de décret portant création d’une zone économique spéciale dénommé « Pôle de Développement du Tagant ».
Le présent projet de décret a pour objet la création d’une zone économique spéciale dénommée « Pôle de Développement du Tagant » et ce conformément aux dispositions pertinentes du Code des Investissements et de la Loi d’Orientation sur l’Aménagement du Territoire.
La création de ce pôle de développement aura des impacts multiformes en termes d’exploitation rationnelle des potentialités économiques locales, de création d’emplois, d’augmentation de la valeur ajoutée des secteurs à fort potentiel de la Wilaya, du développement économique équilibré du pays ainsi que de la fixation des populations dans leur terroir et l’amélioration de leurs conditions de vie.
– Projet de décret portant composition de l’hymne national de la République Islamique de Mauritanie.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Enfin, le Conseil a pris les deux mesures individuelles suivantes :
Ministère de l’Agriculture
Cabinet du Ministre
Conseiller Technique chargé la Formation et de la Recherche :El Moustapha Ould El Wavy, précédemment Inspecteur Général Interne au même Ministère.
Inspection Générale Interne.
Inspecteur Général :Djieh Ould Cheikh Bouye, précédemment Conseiller Technique chargé la Formation et de la Recherche au même Ministère.
Un nouvel élément a atterri dans le dossier de Wone Ousmane. L’ex directeur de l’Etablissement National de l’Entretien Routier (ENER) est accusé « de dissipation de 115 millions d’ouguiyas » a appris LeReflet.NET d’une source proche du dossier. Wone a été déposé en prison le 24 octobre 2017, pour « mauvaise gestion… ».
Ce jeudi 23 novembre 2017 marque le 29e jours de détention de Wone Ousmane. Et la situation de l’ex patron de l’ENER n’est guerre meilleure. En effet, selon nos sources le montant qu’on l’accuse d’avoir englouti est « passé de 23 à 115 millions ». Les mêmes sources indiquent que ce « rebondissement a eu lieu il y a deux semaines », loin des radars des médias.
Pour rappel, les ennuis de Wone Ousmane ont débuté un lundi matin. C’était le 16 octobre 2017. Ce jour là, il est interpellé par des limiers de la Brigade de Répression des Crimes économiques. Après une semaine d’investigations, il est conduit devant un juge d’instruction. Deux heures d’audience auront suffi au magistrat pour décider de le placer sous mandat de dépôt.
« Cette opération sera réalisée dans le respect des droits de tous les employés concernés et permettra à ATTM de pouvoir prendre en charge sa nouvelle mission de service public dans des conditions à même de garantir à son action la viabilité et la pérennité requises » extrait communiqué conseil des ministres du 19 octobre 2017.
Fusion-Absorption
Soulignons par ailleurs que le gouvernement envisageait « une fusion-absorption » de l’ENER et la société des travaux publics ATTM. Mais depuis cette annonce faite le 19 octobre 2017 à l’issue d’un conseil des ministres, aucune information n’a filtrée sur l’adoption et exécution ou non de ce plan. Le conseil des ministres de ce jeudi 23 novembre 2017 permettra peut être de nous édifier à ce sujet.
Ingénieur routier, Wone Ousmane avait été nommé à la tête de l’ENER en mai 2015. Selon certains observateurs, il a hérité d’un établissement fortement endetté. Pour eux, il a servi de bouc émissaire dans la « faillite » de l’ENER. Les jours et semaines à venir nous en diront certainement plus.
Toute reprise partielle ou totale devra faire mention de la source : LeReflet.NET avec le lien original de l’article.
Depuis lundi 13 novembre 2017, l’Institut français de Mauritanie vit au rythme du numérique. A travers Novembre Numérique, l’IFM met avant les cultures numériques dans les formes ses plus diverses. Avec une programmation transdisciplinaire, les nouakchottois sont invités à explorer les technologies et usages qu’on en fait. C’est donc parti pour une semaine d’activités placées sous le sceau du numérique et de l’innovation.
Après « chemins numériques » de l’année dernière, « novembre numérique » prend place. Il s’agit d’un événement désormais annuel qu’organise l’Institut français et ses représentation à l’étranger, en Mauritanie notamment. Pour ce qui est de la Mauritanie, les activités se déclinent essentiellement en conférences, ateliers et cinéma autour du numérique et l’innovation.
C’est dans ce sens qu’une demie douzaine de jeunes, participent à l’atelier de V-Jay. Concept nouveau pour certains, le V-Jaying consiste à faire des mix de vidéos en temps réel et au rythme de la musique. Concrètement, il s’agit de l’utilisation de logiciels qui permettent de jouer avec de multiples sources visuelles (textes, 3d, photos, vidéos typographies….). L’atelier animé par le français et Vidéo Jockey Thomas Lampis, se déroule sur une semaine.
Les journalistes ont également eu une partition à jouer. En effet, une restitution de la formation sur le journalisme mobile s’est déroulée ce 14 novembre 2017, dans la salle de spectacle de l’Institut Français de Mauritanie. Deux heures durant, Slice Up (formateurs) et les 10 journalistes et blogueurs formés ont exposé leurs travaux.
L’utilisation des smarthphones pour faire des reportages, voilà le défi que viennent de relever Slice Up. Le smarthphone peut servir à autre chose que s’envoyer des messages sur whatsapp ou faire des selfies. Dans certaines situations, il est le seul outil qui permet de produire, traiter et diffuser du contenu dans un laps de temps à moindre coût.
Toujours au cours de cette restitution, les formateurs Nicolas Baillergeau, Richard Folly et Esla Miské ont présenté en avant première mondiale, la plateforme de vidéos géolocalisées. Outre le fait d’avoir accès au contenu de la vidéo, l’utilisateur peut en même temps géolocaliser l’endroit où la vidéo a été tourné. De la cartographie jumelée à la vidéo, innovant !
La journée du mardi 14 a été clôturée par une conférence placée sous le thème « La philosophie peut-elle encore se passer des sciences physiques ? ». Aminée par le physicien et enseignant-chercheur à l’Ecole Centrale de Marseille Phillipe Dufourcq, a conférence a obligé l’assistance trouver des pistes ou répondre à la question-thème et au delà, ressortir une autre interrogation : Comment construire un nouveau système de savoirs qui soit susceptible de concilier toutes les pensées antérieurs, de Pythagore à Nietzsche et la révolution scientifique? La question reste posée.
Depuis ce matin 10 novembre 2017, on constate une forte présence des forces de l’ordre à Nouakchott. Ils quadrillent le centre ville et les grandes artères. Objectif, empêcher les manifestations prévues cet après midi, contre la libération d’Ould Mkhaitir. Partis politiques, mouvements islamistes et autres exigent « la peine de mort pour l’apostat ».
Le verdict de la Cour d’Appel de Nouadhibou qui autorise la libération d’Ould Mkhaitir (condamné pour apostasie), n’est pas du goût de tout le monde. Pour exprimer cette hostilité, les partisans de la condamnation à mort organisent une « grande manifestation ». Les forces de l’ordre sont déployés en nombre pour les contenir, en ce vendredi saint.
Vendredi de colère
« Vendredi de Colère », c’est le hashtag qu’utilisent les organisateurs de la manifestation. Selon nos informations, les marcheurs donneront le coup d’envoi de huit point de départ différents à Nouakchott. Essentiellement à partir de célèbres mosquées situées dans chaque moughtaas (préfecture). Ils envisagent de battre le macadam dans les rues de Nouakchott vers le palais présidentiel.
Notons que parmi ces partisans de la peine de mort, bon nombre d’entre eux sont issus des partis politiques (opposition et majorité présidentielle compris). Ceux là même qui avaient dénoncé le fait que la police ait empêché les manifestants qui voulaient faire pression sur la Cour durant le procès.
Depuis 14h40, des accrochages entre forces de l’ordre et manifestants sont signalés ici et là, rapportent nos confrères du site Alakhbar. La tension est forte au niveau de mosquée saoudienne et Carrefour BMD, rapportent des sources. Du paisible quartier de l’Ilot M, on entend les bruit assourdissants des grenades lacrymogènes.
L’après midi de ce vendredi 10 novembre est bien partie pour être mouvementé. Cela occasionnera une perturbation de la circulation. Les minutes et heures à venir nous en diront certainement plus.
El Mouritaniya (Télévision de Mauritanie) fait partie du lot de médias africains, sélectionnés pour participer au projet Médias 360 de Canal France International avec 14 autres médias africains. L’objectif du projet est de permettre aux médias sélectionnés de renforcer leur présence sur le web et les réseaux sociaux. A l’issue de ce projet de 14 mois, la TVM devra développer des contenus adaptés au numérique avec un accent particulier sur l’interactivité.
Longtemps accusée à tord ou raison de fonctionner de manière archaïque, la Télévision de Mauritanie a l’occasion de changer la donne. Selon nos informations, la TVM fait partie du lot de 15 médias africains retenus, à la suite de conférence des managers qui s’est déroulée début août 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. La chaîne officielle y était représentée par Ahmed Salem Deida directeur de la formation et manager de l’équipe Mauritanie.
Une direction hésitante?
Mais selon nos radars, la participation de la TVM pourrait être compromise. En effet, la lettre officielle de la direction de la TVM pour confirmer l’engagement de la télé à participer jusqu’au bout « tarde à venir ». Une source proche du dossier avance que c’est « la composition de l’équipe qui cause problème à la directrice ». Vrai ou faux? Les heures et jours à venir nous en diront certainement plus. Notons cependant que cette équipe est composée de Ahmed Salem Deida (Manager et directeur de la formation), Yedaly Fall (Journaliste – Chef de Service) et Maimouna Lo (Journaliste – Chef de Production). En attendant que ceci soit réglé, le temps joue contre eux.
Rendez-vous à Dakar
En effet, la prochaine session de formation aura lieu à Dakar mi-décembre 2017. Il s’agira d’une « initiation des journalistes de 15 médias, retenus à l’issue de la conférence des managers, à la production de contenus (utilisation de Facebook, Twitter, Instagram etc., création de visuels et vidéos…), à la vérification et à la publication d’informations sur les réseaux sociaux » selon CFI.
A l’heure des technologies de l’information et de la communication, le renforcement des capacités des journalistes et décideurs d’organes de presse est une nécessité. Cette donne est d’autant plus vraie que le taux de connectivité augmente à une vitesse galopante. La TVM a la chance de s’améliorer, qu’elle la saisisse. Après tout, elle fonctionne avec l’argent du contribuable et le contribuable veut le meilleur.
La Mauritanie à l’instar d’autres pays du monde, a célébré la journée mondiale de la femme rurale, dimanche 15 août 2017. Autorités, organismes internationaux et ONGs ont tenu marqué la journée . C’est le cas du Forum des Organisations Nationales des Droits de l’Homme (Fonadh) qui avec ses partenaires, a organisé une caravane de sensibilisation et de mobilisation pour « l’accès des femmes à la propriété des terres ».
Logo du FONADH
Cette année, la journée mondiale de la femme rurale est placée sous le thème :« Une agriculture adaptable au climat pour l’égalité des genres et l’émancipation des femmes et des filles rurales ». Ceci correspond à la vision du projet « Cultivons notre Mauritanie » que mène le Fonadh et ses partenaires en vue de l’autonomisation de la femme rurale, par le biais de l’agriculture.
Ainsi donc au terme de la caravane qui a sillonné quatre communes du pays, le Fondah a organisé une conférence de presse à Nouakchott, lundi 16 octobre 2017. C’est à cette occasion de Sarr Mamadou Président de l’organisation a appelé « à lutter contre la discrimination dont les femmes sont victimes pour l’accès à la propriété foncière ». Rappelant le rôle « incontournable » de la femme dans le développement, Sarr estime que « justice doit être rétablie ».
Pour une reforme foncière
Poursuivant son raisonnement, le militant des Droits de l’Homme qui souligne l’accompagnement du Ministère de la Femme, de l’Enfance et de la Famille tout au long de la caravane, considère que « l’Etat doit aller plus loin et prendre ses responsabilités ». Dans ce sens, Sarr Mamadou plaide pour « une réforme foncière qui prendra en compte cette question » en collaboration avec la société civile.
Parole aux femmes
Cette conférence de presse a été également l’occasion pour des femmes rurales de s’exprimer. Tour à tour, les différentes représentantes des communes où la caravane est passée ont tenu à magnifier l’action du Fonadh et ses partenaires et formulé des doléances.
La femme est le socle de notre société !
S’exprimant la première, une des nombreuses rurales présentes dans salle, salue la présence de l’association des femmes parlementaires et exhorte les autorités à agir d’avantage pour résoudre les conflits latents entre éleveurs et agriculteurs. Ce, pour exploiter et faire vivre la terre efficacement.
… titres de propriété
Lui emboîtant le pas, sa voisine et présidente d’une coopérative à Aeré Mbare a exposé une situation récurrente que connait le monde rurale. Il s’agit des titres de propriété des terres. « Nous avons des terres légués de générations en générations, mais avons des difficultés pour obtenir des papiers ». Du coup, « nous sommes vulnérables et seul l’état peut changer la donne ».
Même problème, même combat
Toutes les femmes rurales qui ont pris la parole sont quasiment allés dans le même sens. On note d’abord une prise de conscience (elles ont des droits et doivent les revendiquer) et sont conscientes qu’il y a des blocages qui ne peuvent dépassés qu’avec le concours des autorités en collaboration avec les acteurs, la société civile…
Amis ou ennemis?
Avant de clore la rencontre, Sarr Mamadou a tenu à partager une réflexion, sur ce que devrait être la nature de la relation OSC et autorités. Selon lui, « les organisations comme la notre doivent être considérés comme des partenaires et non des ennemis ». Une fois cette incompréhension levée, une meilleure collaboration peut en résulter pour le bien des populations.
Constat alarmant
De tous temps, les femmes ont toujours joué un rôle décisif dans le développement. Dans le secteur agricole, où les femmes représentent 43 % de la main-d’œuvre selon l’ONU qui a tenu à leur accorder une journée. Une journée de plaidoyer, de reconnaissance et d’espoir. Aussi bien dans l’agriculture qu’ailleurs, elles sont présentes et se rendent utiles en silence. Leur rendre la place qui leur échoit ne serait que justice, normal.
Mohamed Ould Bouamattou « est invité à quitter le territoire marocain », a appris LeReflet.NET, ce samedi 7 octobre 2017 de sources diplomatiques. Aucune date n’a jusqu’ici été avancée, ni la « future destination » du richissime homme d’affaires mauritanien. Ould Bouamattou est sous le coup d’un mandat d’arrêt dans le cadre de l’affaire Ghadda.
L’information encore à prendre avec des pincettes, vient de tomber. On parle déjà d’intox dans les salons et réseaux sociaux. Ce qui est cependant sûr, c’est que l’étau se ressert autour d’Ould Bouamatou. Le patron des sociétés BSA est dans le viseur du pouvoir actuel depuis sept ans. Depuis la fin du référendum du 5 août 2017, il est accusé d’être au cœur d’un système de « corruption à grande échelle » avec pour objectif de « déstabiliser la paix publique ».
Régulièrement, ses sociétés sont dans le collimateur de la Direction Générale des Impôts (GDI). Les alliés de l’homme d’affaires parlent « d’acharnement » tandis que les éléments de l’état estiment qu’il « y a fraude fiscale ». Ces pressions avaient d’ailleurs conduit Ould Bouamatou à quitter son poste de Président du Conseil d’Administration de sa banque GBM, en 2013.
Un échange ?
« L’expulsion » d’Ould Bouamatou aurait une autre dimension. Celle-ci contribuerait à réchauffer les relations avec le Maroc. Des observateurs estiment que cela pourrait accélérer l’acceptation de l’accréditation du nouvel ambassadeur du Maroc à Nouakchott.
Hamdi Chabar – Diplomate marocain
En effet, les lettres de créances de ce dernier dorment dans un tiroir de l’exécutif mauritanien. Interpellé par un journaliste le 25 septembre 2017, Mohamed Lemine Ould Cheikh Porte Parole du gouvernement avait précisé que « l’accréditation de l’ambassadeur marocain n’a pas été refusée ».
Allant dans ce sens, le site mauritanien d’informations Essaha (en arabe) a lui affirmé que l’accréditation a été acceptée, « selon des sources bien informées ». Mais jusqu’ici, aucun élément ne permet de vérifier l’officialisation de l’accréditation. Les agences officielles d’informations du Maroc et de la Mauritanie n’en font pas état. Cette information a cependant été reprise par plusieurs sites d’informations marocains.
La tension entre la Mauritanie et le Maroc ne datent pas d’aujourd’hui. Les ennuis de Bouamatou et le pouvoir de Nouakchott aussi. Les jours à venir nous en diront certainement plus. En attendant, chacun y va de son commentaire et continue d’alimenter l’éternel débat sur la « guerre des cousins ».
L‘information vient de tomber. Selon l’Agence Saoudienne de Presse (SPA), la République Islamique de Mauritanie s’est proposée pour « accompagner et former l’armée yéménite ». Le Yémen est le théâtre d’une guerre fratricide dans laquelle l’Arabie Saoudite est un acteur principal.
A en croire l’Agence Saoudienne de Presse (SPA) en arabe, c’est au cours d’une audience accordée à l’ambassadeur yéménite en Mauritanie, que le ministre de la défense Diallo Mamadou Bathia a fait la proposition. Cette annonce entre en droite ligne des orientations du pouvoir actuel.
En effet, sous Aziz, la Mauritanie a dépêché plusieurs contingent dans des zones en guerre. C’est le cas en Centrafrique, au Mali et au Yemen. Dans ce dernier pays, la Mauritanie a mis à disposition 600 hommes. Ces dernières années, la sécurité est devenue le maître-mot du raiss.
Notons par ailleurs que cette proposition mine de rien, renforce les relations avec le grand ami saoudien. Cet ami pour qui la Mauritanie a mordu la main du Qatar et lui a tourné le dos. C’est un secret de polichinelle que l’action saoudienne au Yemen est une lutte politico-religieuse et non une simple insurrection.
Toute reprise doit faire mention de la source « LeReflet.NET » avec le lien original de l’article.
Le Lions Club International est connu pour être la plus grande association de clubs service au monde. L’organisation est implantée en Mauritanie depuis 1963. Pourtant, elle reste encore méconnue du grand public, ses activités suscitent la méfiance chez certains. Pour en savoir plus sur cette association centenaire, Monsieur Abdou Karim Gaye, Président de Zone112 (Mauritanie) du Lions Clubs International, a bien voulu nous accorder un entretien exclusif. A cœur ouvert, Gaye revient en longueur sur l’histoire, le fonctionnement, les idées reçue et l’actualité de l’association.
LeReflet : Bonjour Monsieur Gaye, merci de nous recevoir. Pouvez-vous présenter brièvement à nos lecteurs.
Abdou Karim Gaye Président de la Zone 112 du Lions Club International.
Abdou Karim Gaye : Je m’appelle Abdou Karim Gaye, cadre dans une institution bancaire de la place et membre du Lions Club Nouakchott Doyen depuis 2009. Dans ce club, j’ai occupé pratiquement tous les postes : secrétaire, trésorier, Président, Conseiller Léo, etc. Mon affiliation au Lions Club est un moyen pour servir ma communauté et mon pays à l’instar du politique.
Le Reflet : le « Lions Clubs International », d’où vient cette appellation ?
AKG : Le Lions Club a été fondé en 1917, il y a cent ans de cela, par un américain du nom de Melvin Jones qui militait dans un club d’entreprises. Par la suite, il a eu l’inspiration de demander aux membres de son club de sortir du cadre professionnel et de s’engager en faveur de l’amélioration de leur communauté et de ses membres les plus nécessiteux. Melvin Jones a choisi le nom Lions symbolisant « la force, le courage et la fidélité » pour un dépassement vers des activités vitales. Je tiens à préciser que la dénomination « Lions » a causé un problème interne dès le début de l’association.
En effet, une motion de modification a été introduite en 1919 par ses membres mais un brillant avocat a défendu son maintien pour rendre hommage au fondateur. Ainsi, il a soutenu une nouvelle signification de l’acronyme pour annoncer son caractère de citoyenneté « L-I-O-N-S » : Liberty-Intelligence-Our-Nation’s-Safety, en d’autres termes la Liberté et l’intelligence font la Sécurité de notre Nation. D’année en année la vision du fondateur du Lions Club a traversé les frontières, le nom également. Soulignons également que le Lions Clubs fait partie des premières ONG invitées à participer à la rédaction de la Charte des Nations Unies en 1945.
Le Reflet : Revenant sur le mot symbole, le Lions Clubs est souvent associé à la franc-maçonnerie. Quel est rapport entre vos deux organisations ?
AKG : Pour dire vrai, je me suis plus familiarisé avec l’expression « franc-maçon » lorsque je suis devenu membre du Lions Clubs, car certains nous donnent ce qualificatif. De ce fait, ma curiosité m’a poussé à mener des recherches documentaires pour comprendre la franc-maçonnerie. Par conséquent, j’ai découvert que cette dernière se fonde sur un enseignement moral basé sur des symboles et le secret dans les activités internes. De même, elle a un fondement religieux.
Or, dans le Lions clubs, je n’ai pas encore remarqué de secret, ni de symbole hormis l’emblème, qu’on retrouve d’ailleurs dans toutes les organisations. D’autre part, nos statuts stipulent que notre association est non religieuse et apolitique, par conséquent toutes les personnes philanthropes désireuses de servir leur communauté dans l’amitié y sont les bienvenues.
En plus, avant d’être membre au Lions Clubs, la personne cooptée doit d’abord participer à toutes les activités du club en tant que membre en observation, ensuite libre à lui de s’engager car il s’agit de se mettre à disposition pour le bien être de sa communauté en accordant de son temps, de son argent et de sa compétence. Je voudrai souligner ici que notre association fonctionne suivant la loi de Melvin Jones : »On ne peut aller bien loin dans la vie, si l’on ne commence pas par faire quelque chose pour quelqu’un d’autre ». C’est cette notion d’être utile à la société qui nous anime, d’où notre devise : Nous servons!
En définitif, je suis musulman et pratiquant, je suis Lions et je confirme que le Lions club et les lions ne sont pas des francs-maçons. Toute personne réticente à cette association pour cette raison devrait avoir le cœur net.
Le Reflet : On entend beaucoup parler du Lions Clubs, surtout lorsque vous organisez des soirées de Gala. Pouvez-vous nous expliquer brièvement de quoi s’agit-il ?
AKG : Effectivement, les Lions clubs sont bien remarqués dans l’organisation des soirées de Gala. Il s’agit de soirées de levée de fonds destinés à financer leurs œuvres caritatives, au profit des plus démunis. Le Lions clubs est une organisation humanitaire qui a pour principale mission de servir les communautés locales et de répondre à leurs besoins humanitaires. Pour y arriver, la motivation et le don de soi ne suffisent pas, il faut de l’argent. L’association compte 46 000 clubs et plus d’un million quatre cent mille membres dans le monde.
Le Reflet : Le Lions Club existe en Mauritanie depuis 1963, quelles sont les principales réalisations ?
AKG : En Mauritanie, nous avons trois Lions Clubs et trois Leos Clubs basés à Nouakchott et un Lions club à Nouadhibou. Ces clubs comptent environ 200 membres actifs. Les principales actions des Lions Clubs en Mauritanie sont axées sur la santé, l’enfance, la nutrition et l’éducation. Le lions Club s’investi également dans le développement civique et la propreté. Dans le domaine de la santé, le Lions clubs de Mauritanie à travers la mise en œuvre du projet « Priorité à la vue » basé à Dar Naim a pratiquement investi plus d’un million de dollars américains en faveur de la lutte contre la Cécité. La lutte contre le Diabète a également fait l’objet d’investissement à travers la construction du 1er centre de Diabétologie en Mauritanie (Actuel centre d’épidémiologie à El mina). L’année dernière nous avons inauguré une école à Dar Naim, construite en faveur des enfants défavorisés, sur financement de la fondation du Lions Club International.
Le Reflet : Qu’est-ce qui est derrière le financement de tels projets gigantesques ?
AKG : Les membres de l’association cotisent pour la prise en charge du fonctionnement de l’association dans toutes ses composantes (partant des structures de base : les clubs, aux instances internationales). Les œuvres sociales sont financées grâce à une mobilisation des fonds au niveau local et international. Au niveau local, les Lions clubs organisent des manifestations, généralement, de divertissement pour collecter les fonds. Les plus grandes œuvres sont généralement financées grâce à la contribution de la Fondation des lions Club International, dont les ressources proviennent des dons, legs, cotisations et d’autres partenaires financiers. Je rappelle juste une règle de base de la gestion de nos clubs, c’est que toute ressource collectée auprès de la communauté ne peut être affectée qu’à la réalisation des œuvres sociales au profit des nécessiteux dans la communauté. Il est à noter que la transparence est de rigueur dans la gestion des fonds. Pour plus de précision sur les sources de financement et l’utilisation des fonds, je conseille de consulter les rapports financiers disponibles sur le site de la fondation.
Le Reflet: Récemment le Lions Clubs a publié avec un peu de retard, un communiqué sur la violente tempête qui a frappé les régions du Brakna et Assaba. Vous aviez promis d’intervenir. Comment comptez-vous apporter votre soutien aux victimes?
AKG : Certes, nous n’avons pas pu réagir immédiatement pour une question de logistique. Nous étions en train de voir comment agir au mieux et au plus vite face à cette catastrophe. Nous avons sollicité le concours de la Fondation Lions Club. En effet, dans de pareils événements tragiques, la fondation Lions clubs dispose d’une enveloppe budgétaire symbolique destinée aux subventions d’urgence pour manifester notre solidarité aux sinistrés et ce, sans besoin de respecter les critères classiques de montage de projet. Pour ce cas, nous venons d’avoir l’accord pour une subvention d’urgence d’une valeur de 5000 $ en faveur des sinistrés. En Attendant le décaissement effectif de ce don, les clubs de Mauritanie s’organisent pour intervenir dans les meilleures conditions et en collaboration des autorités compétentes.
Le Reflet: Quelle est l’actualité du Lions Club Mauritanie ?
AKG : Vous m’avez marché sur la langue ! Cet entretien coïncide avec les préparatifs de la visite de travail du Gouverneur du district 403A1 en Mauritanie. Cette visite est prévue du 20 au 23 septembre 2017. A cette occasion, le Gouverneur Moussa Toumany Diakité rendra visite aux clubs pour s’enquérir de leur situation, présenter son programme et donner des orientations pour la réalisation des missions dévolues.
Au cours de sa visite, le Gouverneur rencontrera les autorités Mauritaniennes avec lesquelles le Lions club travaille en parfait harmonie et en soutien à ses politiques de développement sociales. J’informe avec satisfaction, que le prochain Gouverneur de notre District, sera un mauritanien, actuellement 1er Vice-gouverneur, le Lion Fodié Amadou DIAGANA. Auparavant, deux mauritaniens ont occupé cette responsabilité, il s’agit des Lions BA Samba DIOM et Alioune KHattar.
Vous aurez certainement des échos de la visite. Nous invitons par ailleurs toute personne soucieuse du bien-être des démunis à se rapprocher des clubs lions pour en savoir plus, en vue de conjuguer les efforts pour améliorer la situation de nos communautés.
Le Reflet : Merci d’avoir répondu à nos questions.
AKG : Merci à vous, ce fut un plaisir. Le Lions Club n’a rien à cacher, nous sommes ouverts.
L‘information vient de tomber. L’autorisation de l’école Bourge Elim a été retiré par les autorités mauritaniennes, a appris LeReflet.NET. « Le personnel turc n’est plus aux affaires » confie une source proche du dossier. Bourge El Ilm appartient au réseau Gülen, du nom de l’ennemi juré du Président turc Erdogan.
Après plusieurs mois de tractations, cela a fini par se faire. L’école Bourge El Ilm va changer de couleur, de nom et de propriétaires. C’est ce qu’indique une de nos sources. Selon cette dernière, l’école va désormais s’appeler « Noujoum » (qui veut littéralement dire étoiles). La direction et le personnel turc aurait même quitté le territoire national.
Située en face de la nouvelle ambassade des Etats Unies en Mauritanie, Bourge El Ilm est établie en Mauritanie depuis 2004. L’école fondée par l’Imam turc Fethullah Gülen avait la côte à Nouakchott. Ils étaient « réputés par la qualité de leur enseignement » constate notre source qui s’interroge sur la « capacité de la nouvelle équipe à maintenir le cap ».
Cette décision des autorités mauritaniennes, est similaire à celle prise par les voisins marocains et sénégalais. Là-bas encore, le Président Recep Tayyip Erdogan a pesé de tout son poids pour fermer les antennes du réseau Gülen. Pour rappel, Gülen est accusé par le pouvoir d’Ankara d’être à l’origine du putsch avorté du 16 juillet 2016. Depuis, il est attaqué de tous les côtés.
Jusqu’ici, le gouvernement mauritanien ne s’est pas encore prononcé officiellement. Ce sera peut être le cas, à l’issue du conseil des ministres de jeudi 14 septembre 2017. L’on peut également s’interroger sur la contrepartie de cette décision. De nouveaux investissements turcs massifs? Les heures et jours à venir nous en diront.
En début de soirée du dimanche 10 septembre 2017, le porte parole du gouvernement mauritanien est revenu sur le cas des militants antiesclavagistes refoulés deux jours plutôt. Selon le ministre, les américains qui devaient séjourner en Mauritanie du 8 au 15 septembre courant, « ont planifié d’agir contre les lois en vigueur » au pays d’Ould Abdel Aziz.
La visite prévue de longue date, n’a finalement pas eu lieu. Et pour cause, le gouvernement mauritanien a refusé de leur délivrer des visas d’entrée. La douzaine de militants est restée à l’aéroport des heures durant, en attendant d’être refoulée vers Paris. Selon Dr Mohamed Lemine Ould Cheikh porte parole du gouvernement, l’administration mauritanienne a « notifié à l’ambassade des Etats Unies en Mauritanie que les visas n’étaient pas accordées ».
Le porte parole a parlé…
Et à Ould Cheikh de préciser que « le programme de cette visite n’a pas fait l’objet de concertation avec les autorités ». Toujours dans le chapitre des justifications, le ministre a déclaré que le dit programme prévoyait « que les rencontres soient limitées à un public minutieusement filtré et suivant un agenda particulier ». De quel public et agenda parle le porte parole du gouvernement? Il n’en dira pas plus.
…Mais…
Du côté des initiateurs et partenaires de la visite, la chanson est toute autre. LeReflet.NET a appris de source sûre que « le programme des antiesclavagistes a non seulement été partagé avec le gouvernement, mais en plus des modifications ont été apportés à leur demande ». C’est tout à fait le contraire des déclarations du très officiel porte parole du gouvernement. Notre source ajoutera être surpris par cette décision « soudaine décision » de l’exécutif mauritanien.
Scandalisés
La surprise et l’incompréhension sont deux sentiments partagés par les visiteurs et leurs hôtes. En effet, les militants antiesclavagistes qui devaient séjourner en Mauritanie du 8 au 15 septembre courant,sont issus du célèbre Institut Abolitionniste basé à Chicago et le mouvement des droits civiques Rainbow/PUSH du pasteur Jesse Jackson. Ils sont considérés comme des « modérés » et pacifistes.
La reconduction hors du territoire mauritanien des antiesclavagistes, a soulevé moult réactions. Dans les salons, bureaux et sur les réseaux sociaux tout le monde en parle. On s’indigne, proteste et crie au scandale.
SOS Esclaves
Pour Boubacar Messaoud Président de SOS Esclaves, « cette attitude de nos autorités n’honore pas notre beau pays. Pays qui doit renouer avec les valeurs cardinales de paix et d’accueil « . Il ajoutera que cette visite avortée entre dans le cadre de « la démarche pacifique de SOS Esclaves de capitaliser toutes les expériences et approches positives afin d’apporter une contribution à la promotion de la justice sociale, des vertus de conciliation et de la garantie de la paix sociale ».
Les américains déçus et préoccupés
Autre réaction, celle du représentant numéro des Etats Unies d’Amérique en Mauritanie. Il s’agit de l’ambassadeur Larry André qui estime à travers un communiqué, que « le gouvernement américain est déçu et préoccupé par la décision de leur refuser l’entrée au pays ». Nos sources indiquent que l’ambassadeur jouait un rôle de facilitateur dans cette affaire.
L’esclavage a la peau dure !
Pour rappel, la Mauritanie est considérée à tord ou à raison comme étant « l’un des derniers bastions de l’esclavage » au monde. Selon les ONG qui travaillent dans le domaine, ce phénomène est encore une réalité chez nous. Mais du côté du gouvernement, on parle de « séquelles ». Ce mot faut-il le noter, précède toujours celui de l’esclavage dans les discours officiels.
Soulignons par ailleurs que l’esclavage est aboli en Mauritanie depuis 1981. Ces dernières années, des lois et conventions ont été mis en place pour lutter contre l’esclavage. Oui. L’on note à titre d’exemple, la criminalisation de l’esclavage désormais considéré comme un crime contre l’humanité ou encore la création des tribunaux spéciaux pour les cas d’esclavage.
L’information vient de tomber. Le sénateur Ould Ghada est devant le Procureur de la République, ce jeudi 31 août 2017. Mis aux arrêts depuis 20 jours, Ould Ghadda sera fixé sur son sort, aujourd’hui. Selon des sources du LeReflet.NET, il sera déféré hors de la capitale, Nouakchott.
C’était dans l’air et cela se précise. D’après nos sources, Mohamed Ould Ghada est devant le Procureur de la République, depuis le début de l’après-midi. Ce dernier ne devrait pas tarder selon les mêmes sources à le déférer. Où ? Nos sources indiquent qu’il sera « transféré soit à Aleg soit à Akjoujt ».
Si l’information se confirme, le bouillant opposant fêtera l’Aid Al Kabir, en prison. Les heures à venir nous en diront certainement plus.
Rappelons que le sénateur Ould Ghadda, est accusé d’appartenir à un réseau de « crimes transfrontaliers » avec pour objectif de « déstabiliser la paix publique ». Pour ses avocats et collègues de l’opposition, il est victime d’un règlement de comptes.
Toute reprise de l'article, devra faire mention de la source (LeRelfet.NET) avec le lien original de l'article.
Son nom est partout, son image aussi. Lui, c’est le sénateur Ould Ghadda de retour en prison depuis le 11 août 2017. Cet homme est devenu en quelques semaines, la bête noire du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. C’est d’ailleurs ce nouveau statut qui l’a propulsé au rang des ténors de l’opposition dite radicale d’une part et mais d’autre part ce sont les foudres du régime qui s’abattent sur lui.
Plus une journée ne passe, sans qu’Ould Ghadda et ses actions ne fassent couler encre et salive en Mauritanie. Depuis le 17 mars 2017, date à laquelle les sénateurs ont rejeté les réformes constitutionnelles, le sénateur est dans le viseur du pouvoir. Il est copieusement battu à chaque manifestation. Normal, diront ceux qui se souviennent de la Mauritanie sous Taya…
Cible
On a encore des souvenirs frais de lui à l’hôpital, le corps ensanglanté. Il venait de recevoir une série de coup de matraques, durant la campagne référendaire. Au fil du temps, le personnage acquiert plus de sympathie, plus de crédibilité aux yeux des observateurs et citoyens. Celui qui était un opposant de « circonstance » est un devenu un des « leaders de l’opposition », une tête d’affiche.
Théorie du complot
Comme pour les associations, tout parti politique ou individu qui a des idées qui diffèrent du discours officiel, est soupçonné d’être piloté de l’étranger ou par des groupes « malveillants » de l’intérieur. Pour le cas Ould Ghadda, il est dit à demi-mots qu’il est téléguidé par l’homme d’affaire Bouamattou exilé au Maroc. Ce dernier en froid avec le pouvoir actuel, est régulièrement indexé comme étant le chef d’orchestre.
Crimes économiques ?
Ainsi donc, le sénateur Ould Ghadda est accusé d’appartenir à un réseau de « crime transfrontalier pour déstabiliser la paix publique ». C’est ce que dit en substance le communiqué du parquet, une semaine après l’arrestation d’Ould Ghadda. Très vague, trop vague. Toujours est il que sur la base « d’enquêtes documentées » des journalistes et syndicalistes ont été convoqués par les limiers de la brigade de répression de crimes économiques, vendredi 25 août 2017 à Nouakchott.
Bouamatou, encore lui…
D’après nos informations, ils ont été interrogés sur l’origine des fonds de leurs organisations et entreprises, sur la nature de leur relation avec l’homme d’affaire Bouamattou. C’est un secret de polichinelle de dire que « Bouamatou finance beaucoup d’organisation et entreprises ». Aux dernières nouvelles, il est homme d’affaires, non ? Quoiqu’il en soit, les journalistes et syndicalistes ont été relâchés à la fin de la journée, en attendant la prochaine descente de la police…
On continue de tordre le coup à la liberté de presse et de restreindre le champ des libertés publiques.
Naturellement, ces Raffles soulèvent plusieurs questions et mettent en exergue le double discours étatique sur la liberté de la presse. En effet, les autorités chantent à qui veut l’entendre que la Mauritanie est première dans le monde arabe en matière de liberté de la presse. Ce qui est vrai selon le rapport (très subjectif) de Reporters Sans Frontières.
Pas si libre que ça
Cependant, la donne est toute autre sur le terrain. La presse privée est financièrement asphyxiée et pénalement poursuite, malgré la dépénalisation du délit de presse. Plus aucune insertion publicitaire d’une entreprise étatique n’est visible dans la presse privée et pour le volet judiciaire, le délit de presse toujours une réalité, il a juste changé de forme. En effet, des articles du code pénal sont appliqués pour jeter les journalistes au trou. Les Babacar Baye Ndiaye de Cridem ou encore Jedna Ould Deida de Mauriweb en savent quelque chose.
Même si on a une presse en perte de vitesse, et cela se reflète sur la fréquence de publication et la productivité des quelques journalistes salariés, la notion du droit à l’information est encore là. Le citoyen lambda a le droit de savoir ce qui se passe autour de lui. Nelson Mandela a dit que la presse est le miroir par lequel, nous mesurons la portée de nos actions ?
Déjà 2019?
S’il était un quasi inconnu du grand public il y a quelques mois, Ould Ghadda est aujourd’hui un personnage incontournable du paysage politique. Il a réussi à fédérer au tour de lui des opposants de tous bords. D’ailleurs, certains le voit même comme « le candidat de l’opposition en 2019 ». Prémonitoire ou spéculation… l’avenir nous le dira.
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de la source (LeReflet.NET) avec le lien original de l'article.
L‘information vient de tomber. L’accord d’association entre la Mauritanie et la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été signé, ce mercredi 09 août 2017, a t-on appris. Cette signature, qui intervient en marge du forum Amérique Afrique qui se tient actuellement à Lomé au Togo, permettra la libre circulation des personnes et des biens.
Le 5 mai dernier, un communiqué conjoint de la CEDEAO et la Mauritanie sanctionnait la conclusion des négociations d’un accord d’association. Quatre mois plus tard, le dit accord est signé. Côté CEDEAO, c’est le ministre sénégalais du Commerce Alioune Sarr qui a signé l’accord, en présence de la ministre Mauritanienne du commerce, Naha Mint Moknass.
Libre circulation
La signature de l’accord d’association sera une bouffée d’air pour la Mauritanie. En vertu de cet accord, les citoyens lambda et opérateurs économiques pourront aller et venir, avec moins de contraintes. Les barrières et frontières vont tomber. Libre circulation et libre échange seront les maîtres mots.
Chamboulement
Soulignons tout de même que cette signature, ce 9 août 2017, est une surprise. En effet, lors du dernier sommet de la CEDEAO, l’accord d’association n’avait pas eu le soutien de la majorité des chefs d’Etats de l’organisation ouest-africaine. Il avait été demandé à la Mauritanie de «présenter une requête de réadmission».
Le retour
Notons que la Mauritanie est membre fondatrice de la CEDEAO en 1975. Elle avait fini par quitter l’organisation en 2000, pour se consacrer à l’Union du Magrheb Arabe (UMA). Dix ans plus tard, le bilan n’est pas fameux. L’UMA est en perte de vitesse et la Mauritanie n’a pas réussi son pari. D’ailleurs, le Maroc et la Tunisie ont intégré la CEDEAO, le premier en tant que membre à part entière et le second en qualité d’observateur.
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Ce samedi 05 août 2017, a démarré le scrutin référendaire sur toute l’étendue du territoire. Les mauritaniens inscrits sur les listes électorales sont appelés à voter oui aux non aux réformes constitutionnelles. Ils devront se prononcer sur la suppression du sénat, le changement du drapeau national, entre autres.
Le référendum qui a tenu en haleine les mauritaniens, depuis plusieurs semaines est arrivé. Au terme du recensement complémentaire à vocation électorale, ils sont 1.389.092 inscrits sur les listes électorales. Soit 199 957 nouveaux inscrits qui viennent s’ajouter aux 1.189.135 présents sur le fichier électoral de 2013.
Tout au long de la campagne marquée par les tiraillements entre l’opposition et le pouvoir, le taux de participation était désigné comme l’enjeu du scrutin. Au moment où nous mettons sous presse, l’affluence est encore faible. Est-ce à cause de la traditionnelle grâce matinée du samedi? Nous en saurons plus d’ici l’après-midi.
Rappelons au passage que le scrutin est boycotté par une grande frange de l’opposition, réunie au sein du Forum National pour la Démocratie et l’Unité. Soulignons également, qu’une partie des sénateurs de la majorité présidentielle appellent également au rejet de ces réformes qu’elle juge « illégal ».
Les minutes se suivent et cela se confirme. Les sénateurs qui ont démarré un sit-in tout à l’heure, occupent actuellement le siège de la chambre haute. Ils compteraient y passer la nuit, en signe de protestation « contre le référendum illégal ». L’électricité leur a été coupé, rapportent des sources sur place.
Plutôt dans la soirée, un groupe de sénateurs a tenu une conférence de presse dans les locaux de la chambre haute. Ils ont une nouvelle fois, dénoncé « l’illégalité » du référendum prévu le 5 août 2017 et appellent le président Mohamed Ould Abdel Aziz » à revenir à la raison ».
Opposition
En signe de solidarité, les leaders de l’opposition boycottiste se sont rendus devant le siège du sénat. Certains minus de vivres, ont joint leurs voix à celles des sénateurs frondeurs. Ce déplacement entrerait dans le cadre de la campagne de « boycott » que mène l’opposition dernièrement.
Les sénateurs faut-ils le rappeler, avaient rejeté le projet de référendum le 17 mars dernier. Ce rejet avait entrainé l’activation de l’article 38 de la constitution, qui a permis au Président Mohamed Ould Abdel Aziz de convoquer un référendum « directement ».
Pas tous les sénateurs
Depuis lors, un groupe de sénateurs devenu opposant par la force des chose, mène la vie dure au régime. Soulignons tout de même que tous les sénateurs ne sont pas hostiles au référendum. C’est notamment le cas de la sénatrice de Nouadhibou, Ghleiwa Mint Baba Ould Ne qui a appelé les habitants de la capitale économique à voter « oui » aux réformes.
A deux jours de la fin (4 août 2017) de la campagne référendaire, la tension est vive. Les partisans mettent les bouchers doubles, tandis que l’opposition intensifie ses marches et sit-in de protestation.
Soulignons au passage que cette modification de la constitution, comprend la suppression du sénat, le changement du drapeau entre autres.
A l’aube de la fin de la campagne référendaire, les partisans du « OUI » mettent les bouchées doubles. Parmi la pléthore d’initiatives favorables aux réformes constitutionnelles, les banques figurent en bonne place. Quasiment toutes affichent « fièrement » l’effigie du Président de la République avec la mention « Nous votons OUI au référendum ».
Les élections se suivent et se ressemblent. Cette campagne référendaire, n’échappe pas aux différents compris et dérives habituelles. Tout est bon, pour promouvoir le « OUI ». C’est du moins, la lecture que nous faisons après plus de dix jours de campagne. Après les différents démembrements de l’administration mauritanienne, c’est autour des banques de s’y mettre.
De la Banque pour le Commerce et l’Industrie (BCI), à la Banque Mauritanienne pour le Commerce International (BMCI) en passant par la Banque des Financement Islamiques (BFI), tous « votent OUI ». Cette multitude de banderoles géantes, visibles sur les façades d’institutions financières, fait tiquer un passant. Immobile devant la BCI, il s’exclame « ceci me rappelle drôlement la banderole de la fédération des acteurs de la pêche et du « vote des poissons ».
Comme lui, beaucoup s’interrogent sur le rôle que joue les institutions financières, dans cette campagne, au delà d’allouer éventuellement des fonds. Une question se pose cependant. Les banques ont elles reçu une injonction? Ou est ce des initiatives spontanées? Ces questions restent posées.
Pendant ce temps, les partisans du non et les boycottistes peinent à avoir de la visibilité. Mâtés à coup de matraques de gaz lacrymogène, ils font leur campagne en parallèle. A trois jours du scrutin, les carottes semblent déjà cuites.
La Mauritanie faut-il le rappeler, connaîtra un énième lifting de la constitution, le 5 août 2017. Les populations inscrites sur les listes électorales, sont appelées à voter OUI ou NON aux reformes constitutionnels, portées par le Chef de l’Etat. Elles devront se prononcer sur le changement du drapeau, la suppression du Sénat entre autres…
LeReflet – Voilà déjà quelques jours que « l’information » circule. Des sites d’actualités ont rapporté que « plus de 60 000 réfugiés maliens vivants en Mauritanie sont rentrés volontairement », au Mali. Ce, depuis la signature de l’accord tripartite entre la Mauritanie, le Mali et le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), pour le rapatriement volontaire. Cette « information » est-elle exacte ? Nous avons vérifié.
Diffusé par des sites d’informations et largement repris sur les réseaux sociaux, le nombre de réfugiés maliens qui auraient regagné volontairement leur pays, a de quoi étonner. En effet, les groupes islamiques continuent de frapper le nord Mali, ce qui ne favorise pas de retour volontaire.
Qui a publié l’information ?
Lorsqu’on a tapé dans le moteur de recherche Google : retour volontaire de réfugiés maliens en Mauritanie, nous sommes tombés en premier sur le site de la version africaine deVoix de l’Amérique. Cet article publié le 23 juillet 2017, fait état de 60 000 retours volontaires. Le papier qui mentionne ce nombre est un compte rendu de la troisième réunion tripartite entre la Mauritanie, le Mali et HCR qui s’est tenue le 21 juillet 2017, à Bamako.
Quand on creuse en plus, toujours via Google, d’autres résultats émergent. Cette fois-ci, ce sont de sites d’informations mauritaniens qui relaient le même nombre. Deux en particuliers : Lesmauritanies etPointschauds, mettent en exergue le nombre de réfugiés rapatriés volontairement, grâce à la collaboration entre la Mauritanie et le Mali.
Le HCR a parlé
Sachant que la population totale des réfugiés maliens établie au camp Mberra, au sud-est de la Mauritanie était inférieure à 60 000 en 2016, nous avons jugé bon de vérifier. Nous avons donc contacté le Bureau Nouakchott du HCR, par le biais duquel 60 000 réfugiés maliens seraient rentrés au pays, en provenance de la Mauritanie.
EN 2017, le HCR a facilité le retour au Mali de 298 individus qui ont exprimés volontairement leur intentions de retours.
Selon Helena PES, chargée de communication du Bureau Mauritanie du HCR, « la population du camp de Mberra au 30 juin 2017 est de 14 099 familles, soit 51 502 individus ». Concernant le nombre de réfugiés maliens qui sont rentrés volontairement, il n’excède guerre trois cent individus. « Ils sont 298 » à être rentrés avec le concours du HCR, précise l’organe onusien. Notre interlocutrice ajoutera « qu’en considération de la situation sécuritaire au nord Mali, le HCR n’envisage actuellement pas de retours massifs de la population ».
Séparer la graine de l’ivraie
Au regard des données recueillies auprès du HCR et autres structures ressources, nous pouvons affirmer que le nombre « 60 000 » avancé par les sites d’informations étrangers et mauritaniens est inexact. Non seulement ce nombre est 172 fois supérieur à la normale, mais il dépasse en plus le nombre total de réfugiés maliens enregistrés au camp de Mberra, en Mauritanie.
Contexte
Notons par ailleurs, que c’est à la suite de la troisième réunion tripartite entre la Mauritanie, le Mali et le HCR que le nombre erroné a été utilisé dans les comptes rendus de journalistes. D’ailleurs, un nombre similaire a été utilisé par les médias maliens qui citent le Secrétaire Général du ministre de la solidarité et de l’Action Humanitaire du Mali. « A la date du 30 juin 2017, le Mali a enregistré le retour volontaire d’environ 60 094 personnes » des pays limitrophes du Mali. Nos médias ont-ils mal compris?
Le HCR, rappelons le, intervient au camp de Mberra depuis 2012, suite à l’occupation du Nord Mali, par des groupes terroristes. Plus de cinq ans après, des milliers de réfugiés maliens continuent d’affluer, à la recherche d’un havre de paix.
Vendredi 21 juillet 2017, le coup d’envoi de la campagne référendaire a été donné. Au terme de celle-ci vendredi 4 août courant, les électeurs seront appelés aux urnes. Ils devront se prononcer sur un énième lifting de la constitution, samedi 5 août courant. Mais depuis quelques temps, une campagne électorale officieuse était déjà visible.
La scène politique mauritanienne est de nouveau en ébullition. Aussi bien du côté des partisans du « Oui » que les boycottistes, tout le monde est en ordre de bataille. L’ouverture de la campagne référendaire permettra, peut être, de lever certaines zones d’ombres. En effet, peu de gens ont en leur possession, le document intégral sur la base duquel l’on doit voter pour ou contre.
Que va t-on voter?
Aussi incroyable que cela puisse paraître, le texte du référendum n’a pas été rendu public. Il n’est disponible (au moment où ces lignes sont écrites) sur aucun site de l’Etat mauritanien. Du coup, on a tendance à dire ou lister les points que les autorités veulent ajouter ou gommer de la constitution, sans pour autant savoir ce que cela implique.
Voter oui, mais…
De tout temps, les votants ont glissé leurs cartes en fonction des affinités et non en se basant sur un programme. Ce constat est le même chez les deux camps (oui et non). L’on est en droit de se demander, si les protagonistes auront l’honnêteté de révéler les tenants et aboutissants de cette réforme constitutionnelle.
Soulignons que si la campagne électorale est souvent synonyme de fête, elle est aussi un terreau fertile de comportements qui frôlent l’immoralité.
Abordant cette question de la responsabilité, dans un communiqué daté du 20 juillet 2017, la commission électorale nationale indépendante rappelle que la campagne « est également assujettie à un code de conduite qui exclut les discours offensants, les diatribes personnelles et tout propos susceptible de susciter les tensions ou de porter atteinte à la dignité des concurrents« .
Neutralité?
En outre, la commission électorale, toujours à travers son communiqué, indique attendre « des autorités administratives une position de stricte neutralité vis-à-vis des différents acteurs impliqués ». Cet appel va t-il tomber dans l’oreille d’un sourd? C’est fort probable dans un pays où, les moyens de l’Etat ont toujours été mis à la disposition de la majorité. Et cette campagne ne fait pas exception.
C’est donc parti pour deux semaines de discours, de promesses, de menaces et de tromperie. Deux semaines durant, le paysage politique sera en ébullition et au finish, le vote aura lieu. Dans les salons et bureaux à Nouakchott, le résultat semble connu d’avance.
Retrouvé sans vie lundi 17 juillet à Nouakchott, le corps en décomposition de l’ex-gendarme Samba Mamadou Kamara a peiné à trouver un transporteur vers le cimetière. Les autorités mauritaniennes affichent-ils, leur incapacité à gérer le transfert des corps décomposés vers les cimetières, lors que la situation se présente?
Les faits se sont déroulés lundi 17 juillet 2017, à Soukouk, quartier périphérique de Nouakchott. Suite à la disparation de son gardien (de maison), un ancien administrateur civil décide de contacter le commissariat de Tevragh Zeina 2 pour signaler la disparition. Ce, après être resté plus de quinze (15) jours sans nouvelles. Il sera retrouvé le même jour.
Retour sur les faits
Alerté, le commissaire déploie des officiers de la police judiciaire vers le domicile de l’employeur, situé dans le nouveau quartier résidentiel de Soukouk, au Nord de Nouakchott. Une fois sur place, au grand vide de la maison, s’ajoute la disparition mystérieuse du gardien. Il travaillait depuis un mois chez l’administrateur, depuis le mois de ramadan.
…au fond du bassin
Selon la version officielle donnée par les autorités, Samba Kamara, natif de Kaedi, « s’est noyé dans une réserve d’environ 10 000 litres d’eau ». La même source avance que les faits remontent au 1er juillet, selon le médecin légiste qui aurait effectué une brève autopsie du corps. Pour sortir le corps du bassin rempli d’eau, les sapeurs pompiers ont peiné.
Vous avez dit : pompiers ?
En effet, des sources rapportent que les sapeurs-pompiers, matériellement démunis, « se sont affairés de 13 heures à 22 heures pour sortir le corps du défunt ». De plus, le commissaire de Tevragh Zeina 2 aurait payé de sa propre poche une somme de 20 000 UM, « afin de louer d’une citerne pour la vidange du bassin » affirment des sources sur place.
Fuite de responsabilités
Naturellement, le Procureur de la République et le Hakem ont été informés par la police. Ils se sont rendus « tardivement sur les lieux pour constater les faits et vider les lieux par la suite », indique t-on. Se dérobant du sinistre endroit, aucune des deux autorités ne s’est investie pour mettre à la disposition de l’indigente famille du défunt, un véhicule pour le transport de la dépouille vers le cimetière de Riyad.
Contacté pour résoudre l’équation, le Directeur Général de la Protection civile a déclaré « ne pas avoir une solution et qu’aucun véhicule dédié aux interventions, n’est habilité à transporter les corps décomposés ». La famille du défunt devra se débrouiller tout seul.
Abandon
Ainsi, le corps de l’ex-gendarme sera abandonné en plein air de 22 à heures, moment où il fut extirpé des eaux à 3 heures du matin. C’est à cette heure précise qu’un transporteur a été tiré de son sommeil dans le quartier de Dar Beida, pour pouvoir acheminer le corps de Samba Kamara dans sa dernière demeure.
Indignation
Chez les parents et amis du défunt, l’incompréhension et l’indignation se bousculent. En effet, après des longues et loyales années de service à la gendarmerie nationale, Samba Kamara, un rescapé de la guerre du Sahara est abandonné par les autorités.
Notons par ailleurs que selon des sources, le cas de Samba serait le deuxième cas (corps en décomposition) retrouvée en deux semaines. En effet, un corps sans vie avant été signalé par des touristes, près du port de Nouakchott. Après le constat de quelques éléments de la gendarmerie nationale, le corps a gisé trois jours sur place, après le signalement.
L’ire des agents de la Protection civile
D’après quelques agents de la Protection Civile, le même scénario de « quasi abandon des corps accidentés en voie de décomposition » se répète à chaque intervention. Des fois, ajoutent-ils, il arrive que le procureur de la République autorise à ce que « l’individu soit inhumé sur son lieu de décès ».
Un sapeur pompier sous le sceau de l’anonymat va plus loin. Il estime que « des scènes de telle violence traduisent le traitement discriminatoire », où les autorités font la distinction en fonction des milieux sociaux.
Halte !
Nos interlocuteurs sont unanimes, si le problème de l’inhumation des corps en décomposition n’est pas résolu, on risque de vivre des drames. Car au delà du danger lié à l’hygiène publique, les proches des victimes, se sentant méprisés, peuvent en venir aux mains. Aujourd’hui plus que jamais, des mesures doivent être prises pour que de pareils cas ne se reproduisent, au nom du respect de la dignité humaine.
Accra, 13 avril 2026 (LeReflet.NET) – Frimpong, joueur de Berekum Chelsea perd la vie suite à une attaque à main armée, dans la région d’Ashanti au Ghana. Le forfait est survenu, hier, dimanche alors que ses coéquipiers et lui étaient sur le chemin du retour, suite au match les ayant opposé au FC Samartex.
C’est donc sur la route de Bibiani-Gaoso qu’il a rendu son dernier souffle, emporté par une balle dans la tête. Ses coéquipiers eux, s’en sont sortis avec des blessures.
Cette situation affligeante, n’est pas sans rappeler un autre précédent. L’attaque du bus de la sélection du Togo, à la veille de la coupe d’Afrique en Angola, 16 ans auparavant. Deux membres de l’encadrement avaient perdu la vie dans l’enclave rebelle de Cabinda.
La CAF avait eu la brillante idée de sanctionner des togolais endeuillés qui avaient déclaré forfait. Heureusement, la FIFA de Blatter avait pris de la hauteur et amené cette même CAF à lever les sanctions (suspension aux deux prochaines CAN).
Ce 12 avril 2026, les Mourabitounes Dames sont venues à bout du Pakistan, 1-0 au coup de sifflet final. Il s’agit du deuxième match des Dames, qui s’étaient inclinées 8-0 face à la Côte d’Ivoire.
Pour qui connait le contexte de la photo à la UNE, c’est tout simplement beau. Le football est d’une puissance incroyable.
Avant hier, la gardienne, numéro de 16 de l’équipe nationale qui a pris 8 buts contre la Côte d’Ivoire, a été clouée au pilori (même si elle l’a un peu cherché).
Et puis aujourd’hui, la Mauritanie gagne contre le Pakistan (1-0), but du numéro 7 qu’elle porte sur le dos, jusqu’aux vestiaires. Notre dernier rempart a pleuré, mais cette fois, de joie.
Quelques minutes plus tôt, c’est la gardienne qui a été portée en triomphe par ses coéquipières. La solidarité est partie intégrante de ce sport.
Nouakchott, 12 avril 2026 (AMI) – A deux mois de la Coupe du Monde 2026, la FIFA a dévoilé la liste des arbitres qui officieront durant le mondial américain. On retrouve le mauritanien Dahane Beida, aux côtés de 4 autres arbitres africains. Mais l’absent le plus présent, c’est l’arbitre de la dernière finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Dahane Beida fait partie du gotha de l’arbitrage africain, depuis qu’il a géré avec brio la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2023. Mais suite à cette annonce, c’est Jean-Jacques Ndala qui a volé la vedette. L’arbitre de la finale de la CAN 2025 a été snobé par la FIFA.
Jean-Jacques Ndala
Ndala est au coeur du contentieux entre la Confédération africaine de Football (CAF) et les fédérations de football du Sénégal et du Maroc. il lui est reproché sa gestion de la finale, émaillée par des violences, des contestations et des décisions administratives ayant invalidé le résultat acquis sur le terrain.
Plusieurs sources indiquent qu’il a été sous influence, ayant à des moments clés, perdu sa lucidité, sa souveraineté, ce qui est incompatible avec le haut niveau. Il suivra donc ce mondial à la télé.
Bamako, 10 avril 2026 (AMI) – Le Mali vient d’annoncer, via un communiqué de son ministère des Affaires étrangère, le retrait de sa reconnaissance à la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), estimant que le plan d’autonomie proposé par le Royaume du Maroc « est la seule base sérieuse et crédible pour la résolution de ce différend ».
Ainsi donc le Mali, qui soutenait la RASD depuis 1986, considère désormais, par la voix de son chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop, que le plan relatif à une autonomie du Sahara dans l’ensemble Marocain, est à ce jour, « la solution la plus réaliste ».
Il a assuré que cette décision est murement réfléchie, soulignant que ce dossier a « un impact sur la paix et sécurité sous-régionales ».
La déclaration de Diop fait suite à une rencontre qu’il a tenu avec son homologue marocain, Nasser Bourita, qui est actuellement en visite à Bamako, porteur d’un message de Sa Majesté Roi Mohammed VI.
Ministres des Affaires étrangères du Mali et du Maroc
Le Mali soutient par ailleurs, sans réserve, les «efforts des Nations Unies et de l’Envoyé personnel du Secrétaire général, ainsi qu’aux résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2797 (2025), adoptée le 31 octobre 2025», pour l’atteinte d’une solution durable.
Le Mali qui entretient de bonnes relations avec le Maroc, va entrer dans une nouvelle phase avec l’organisation prochaine d’une session de la commission mixte de coopération. Elle se tiendra à Bamako, avant la fin de l’année 2026, selon le communiqué.
Mais avant cela, au cours d’une déclaration conjointe, ce 10 avril 2026, le ministre malien des Affaires étrangères a annoncé la suspension de « l’autorisation électronique de voyage au Maroc pour les Maliens ».
2 avril 2026 (LeReflet.NET) – La Fédération de Football de la Mauritanie (FFRIM) a publié, jeudi, la liste des Mourabitounes Dames qui vont participer au tournoi FIFA Women’s Séries qui aura lieu en Côte d’Ivoire du 7 au 18 avril. Nos athlètes en manque de compétition, vont ainsi avoir l’occasion de se dégourdir des jambes.
C’est super qu’elles aient cette opportunité. Toutefois, il serait aussi intéressant de faire en sorte, qu’elles soient dans les bonnes dispositions, pour jouer les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations.
Les années passent et notre football féminin est rythmé par des « SAMPIONATS » qui se déroulent dans des conditions indignes, un calendrier élastique, une pléthore de sorties médiatiques à l’occasion de la journée de la femme et jamais de participation aux phases finales d’une compétition continentale.
Côté club, c’est presque pareil. Le champion de Mauritanie après avoir soulevé sa coupe, attends tranquillement la prochaine. Pendant ce temps, les autres disputent la ligue des champions, du moins, les éliminatoires.
Nos filles ont du talent. Elles méritent plus d’attention, à la hauteur des moyens officiellement mobilisés en leur nom. On a quand même pas pris un entraîneur expatrié (Espagnol) pour être constamment dans « l’apprentissage ».
29 mars 2026 (LeReflet.NET) – Après s’être accroché à son poste pendant de longs mois, Véron Mosengo-Omba, secrétaire général de la Confédération Africaine de Football (CAF) depuis 2021, a rendu le tablier ce 29 mars 2026. Il a annoncé son »départ », à travers une lettre où il fait valoir des raisons et projets « personnels ». C’est le directeur des compétitions, Samson Adamu qui va assurer l’intérim.
Le congolais (suisse) qui a débarqué à la CAF, avec la bénédiction du tout puissant Infantino, s’est vite imposé par un style de management qui fait couler encre et salive. Il a souvent été désigné comme étant le responsable des dysfonctionnements qui embarrassent la CAF, année après année.
C’est d’ailleurs lui, alors qu’il a déjà atteint l’âge de la retraite, qui a démis de ses fonctions le juriste en charge de garantir l’indépendance des tribunaux internes de la CAF. Viré au milieu d’une procédure (entre la première instance et l’appel) suite aux événements ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, son absence a été remarqué.
En effet, il ressort des informations de Romain Molina, que jury d’appel s’est réuni dans des conditions peu optimales. Le jury a vu siéger le président de la Fédération Tunisienne de Football, qui, normalement, ne devrait pas être là.
Le président de la CAF, Patrice Motsepe s’est d’ailleurs dit surpris du fait que jury d’appel se soit réunit dans ces conditions avec la présidence du patron du football tunisien.
Conakry, 22 mars 2026 (LeReflet.NET) – La Fédération Guinéenne de Football (FGF) a déclaré, ce dimanche, n’avoir jamais entamé une procédure ni auprès de la Confédération Africaine de Football (CAF) ou auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour contester le trophée remporté par le Maroc le 14 mars 1976.
Cette sortie de la faitière du football guinéen, fait suite à la circulation massive de la fausse nouvelle, selon laquelle le Syli National a contesté le résultat du match l’ayant opposé au Maroc, sacrant se dernier champion d’Afrique en 1976 à Addis-Abeba, sous la direction de l’arbitre zambien Nyirenda Chayu.
« La Fédération Guinéenne de Football tient à préciser, dans un esprit de responsabilité et d’apaisement, que ces informations sont inexactes et ne reposent sur aucune base officielle », rappelant que la rencontre s’est soldée par un score de 1-1.
La Feguifoot a précisé que le format de l’époque reposait une organisation en groupe, celui qui obtient le plus de points remporte la mise. Le Maroc, dit-elle, a été champion de façon régulière.
Enfin, elle a invité, avec sérénité, les médias et l’ensemble des acteurs à privilégier des informations vérifiées et à éviter toute interprétation susceptible d’entretenir la confusion.
21 mars 2026 (LeReflet.NET) – L’ailier gauche des Rangers va découvrir la sélection nationale durant la fenêtre FIFA du mois de mars. il fait partie des deux nouveaux que le sélectionneur Aritz Garay Lopez a convoqué pour affronter l’Argentine.
Gassama, pisté depuis ses premiers coups d’éclats avec le Paris Saint Germains, s’est longtemps fait désirer. Comme beaucoup de binationaux, il a tiré sur la corde aussi longtemps que possible. Mais bon, il est venu, avant ses 32 ans. C’est déjà pas mal non?
Toutefois, il convient de rappeler que Djeidi, en championnat c’est 31 matchs, 2 buts et 3 passes décisives cette saison. Beaucoup de pertes de balles… c’est un joueur de couloir, vif, dans une sélection où on a déjà Koita à gauche et Beyatt à droite. Gassama va devoir trouver sa place.
Notre sélectionneur national qui n’a pas encore brillé par ses ajustements tactiques, a du travail. Quelqu’un va en faire les frais. Il est probable que le plus polyvalent de nos ailiers, Beyatt, soit repositionné comme meneur.
Certes, on a pas chopé un joueur XXL. Mais avec l’état actuel de notre effectif, du mood global, Djeidi ne fera pas pâle figure.
20 mars 2026 (LeReflet.NET) – Suite à l’annonce prochaine d’un recours au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour casser le verdict donnant le Sénégal perdant de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026, l’avocat au barreau de Paris, Me Romain Bizzini se mouille. Il voit le Maroc remporter la bataille du TAS, estimant qu’il y a « 75% de chance que la décision de la CAF soit maintenue et que le Maroc reste champion ».
C’est dans les colonnes du Onze Mondial que l’avocat s’est exprimé. Pour lui, « la rigueur des textes joue plutôt en faveur confirmation du forfait ». Avocat en droit des affaires et droit du sport ayant souvent plaidé au TAS, précise le TAS « applique les règlements, il ne traite pas l’émotion ou le résultat brut sur le terrain ». D’après l’avocat, le TAS va vérifier « s’il y a eu une violation des articles 82 et 84 du règlement de la CAN ».
Par ailleurs Me Bizzini a souligné que « le recours n’est pas suspensif » et que si le Sénégal veut conserver son titre de champion en attendant la fin de la procédure, il doit « déposer une requête aux fins de mesure conservatoire », ou bien « demander l’effet suspensif de la décision de la CAF ».
En outre, l’avocat a indiqué avoir entendu dire que « le Sénégal se plaignait de ne pas avoir été entendu » devant la commission d’appel de la CAF. « Si cela est vrai, il s’agit d’une violation des droits de la défense et du droit à un procès équitable. C’est critiquable, mais cela ne changera pas l’analyse de fond du TAS: les articles 82 et 84 ont-ils été bafoués »?
Pour rappel, le jury d’Appel de la CAF a déclaré le Sénégal forfait (3-0), donnant le Maroc vainqueur de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations sur tapis vert. Les sénégalais quant à eux contestent et annonce une saisine prochaine du TAS.
25 mars 2026 (LeReflet.NET) – Le journaliste français Romain Molina suit le dossier de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 comme du lait sur le feu. A plusieurs reprises, il a pointé du doigt les dysfonctionnements de la Confédération Africaine de Football. Selon lui, il y a eu des ingérences contre le Maroc en première instance.
Pour Molina, la CAF est une instance sous domination de la FIFA, qu’il estime incapable gérer ses propres règlements. Ce serait pour cette raison qu’elle a souvent recours au Maroc pour « jouer un rôle de sauveur » en accueillant plusieurs événements. Une situation qui ne serait pas du goût de certaines Nations.
Souvent taxé d’être contre le Maroc, de son propre dire, il s’en défend et affirme que lors de la finale, le président de la commission des arbitres de la CAF, est allé voir Ndala, l’arbitre congolais pour lui donner des instructions, bafouant ainsi l’autorité de Ndala. Ceci fait écho aux informations révélées lors d’une réunion du comité exécutif de la CAF où le patron des arbitres avait fait une déclaration.
En première instance, Molina estime que les ingérences sont en défaveur du Maroc. Il persiste et signe. Connu pour son bagout et sa franchise, déclare que tout ceci est le résultat d’une guerre froide entre Motsepe et Lekjaa. Le premier cité nourrirait des rancœurs.
Les déclarations de Molina sur sa chaine youtube, concernant le jury disciplinaire laisse planer plusieurs interrogations. En effet, Motsepe s’est montré insatisfait du verdict, appelant à la révision des textes pour que les sanctions soient à la hauteur de l’acte…