Journée du volontariat français : s’ouvrir au monde, le thème de l’année | VIDEO

Ce jeudi 11 octobre 2018, France Volontaire a organisé la huitième édition de la journée du volontariat français. Une journée durant, des jeunes, des volontaires et curieux se sont retrouvés à l’espace culturel Diadié Camara afin de partager leurs expériences et susciter la vocation.

Cette année, le thème générique est « s’ouvrir au monde ». On parle donc de mobilité citoyenne et d’engagement citoyen. Entre deux activités, LeReflet.NET a pu s’entretenir avec le responsable de France Volontaire en Mauritanie. Durant ces quelques minutes, M. Djibrila BANI revient en longueur le déroulé de la journée et sur les principales mission de son organisation.

Lire aussi >>> Une Journée du Volontariat Français pour « S’ouvrir au monde »

IRA Mauritanie souffle sa dixième bougie | Communiqué

 Née en octobre 2008, pour combler le vide de la résistance contre les racismes et esclavages domestiques et d’État en Mauritanie, IRA s’est vue imposée une guerre impitoyable d’éradication. Interdiction, agressions, incarcérations, diabolisations, excommunications des dirigeants et membres de l’ONG.

Malgré la focalisation de l’arsenal répressif de l’État contre IRA pendant une décennie, le recrutement mafieux et l’achat de membres dirigeants, IRA s’est bel et bien développée et élargie en Mauritanie et à l’extérieur du pays.

De surcroît, en cette fin de présidence légale du dictateur Mohamed Ould Abdel Aziz, IRA, à travers son influence positive sur le citoyen mauritanien et l’impact de son émanation politique, le Rag, sur les rapports politiques, se révèle encore une fois, l’ennemi à abattre du dictateur, dans sa tentative de se maintenir au pouvoir de manière directe ou indirecte.

Pour ce faire, le procédé brutal et infâme a consisté à emprisonner le président Biram Dah Abeid à la veille et pendant la dernière compétition électorale et delà de son élection comme député représentant du peuple.

Selon les plans que déroule le putschiste récidiviste pour reproduire et prolonger son emprise politique sur le pays, il faut neutraliser, le temps de cette « transition »,l’opposition sociale, populaire et droits-de-l’hommiste, qui est la faction la plus combattive et déterminée.

Donc sortir d’abord le leader Biram Dah Abeid du champ de l’action, en utilisant l’appareil judiciaire inféodé, ensuite utiliser un surplus de violence policière répressive pour réduire au silence et à l’inertie les populations militantes engagées dans IRA et espérant la fin de l’esclavage, du racisme et l’avènement de la vraie démocratie à travers le départ du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz. 

Cette option de l’insatiable dictateur s’est traduite dans les faits par l’ordre donné aux unités de police de réprimer dans le sang la manifestation pacifique que les militantes et militants d’IRA on organisé devant l’Assemblée nationale mauritanienne pour réclamer la fin d’une incarcération politique d’un élu représentant du peuple.

IRA-Mauritanie, dirigeants et militants, réitèrent aujourd’hui la poursuite de leur engagement dans une lutte frontale et toujours pacifique contre le système de terreur, d’apartheid non-écrit, de vol des richesses du pays, et de triche diplomatique, que personnifie Mohamed Ould Abdel Aziz. Nous tendons la main à tous les justes, démocrates et patriotes mauritaniens, quels que soient leurs formations politique ou civiles, pour une union sacrée contre le passage en force illégal du régime maléfique de Ould Abdel Aziz au prochain quinquennat.

A présent, nous vous convions à écouter les justes témoignages des victimes et blessés des scènes de terreur et de tortures collectives et publiques que la police a reçu l’ordre d’infliger aux manifestantes et manifestants pacifiques d’IRA le 8 octobre 2018 sous les yeux des députés du nouveau parlement.

Le bureau exécutif

Nouakchott, 10 octobre 2018

Communiqué des syndicats des étudiants sur la mesure privant des étudiants de s’inscrire à l’Université

Nous (syndicats signataires ci-dessous de ce communiqué) sommes surpris par la décision arbitraire, dépourvue de toute justification légale prise tout dernièrement par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Cette décision dans laquelle plus de 1 000 étudiants ont été privés de s’inscrire à l’université pour poursuivre leurs études supérieures après des années de persévérance et de diligence représente un crime contre l’avenir d’étudiants qui viennent de surmonter l’obstacle du baccalauréat.

Refuser aux étudiants de poursuivre leurs études supérieures par une décision vulgaire non pensée prise à la hâte par le Ministre de l’enseignement supérieure en un clin d’œil représente une défaillance sérieuse pour notre système éducatif et confirme qu’il vit toujours de sérieux problèmes et ne fait qu’accentuer ces problèmes.

À la lumière de ces décisions injustes et arbitraires qui vont à l’encontre de l’avenir des étudiants en question, nous faisons appelle à :

1. L’annulation immédiate de ces décisions dépourvues de tout éléments logiques et de planifications stratégiques solides, anéantissant les rêves des d’étudiants mauritaniens, et les privant de leur droit de poursuivre leurs études, ce qui aggraverait leurs problèmes.

2. Nous dénonçons la répression qui a touché des centaines d’étudiants touchés devant le ministère, nous fermons ses portes devant eux sur une scène politique et ouvrons les portes du ministère aux étudiants pour résoudre leurs problèmes, qui s’aggravent jour après jour.

3. Nous considérons que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est pleinement responsable des conséquences de cette décision injuste et des dommages qui en résultent pour l’avenir de centaines d’étudiants mauritaniens.

4. Nous demandons au Ministère de négocier de nouveau les plaintes déposées par les étudiants non orientés dans la première phase afin de les orienter vers les institutions qu’ils ont demandées.

5. Invitez tous les étudiants à se préparer et à s’engager fermement dans le processus de rétablissement des droits des élèves et à s’abstenir de prendre des décisions injustes à l’encontre de la classe estudiantines.

Signées:

Par la coalition des Syndicats

SNEM
UNEM
UGEM
ULEM
UEEM
EL WAFA
CHOUALA
AUTONOME
UEP
Nouakchott, 09-10-2018.

Startupper de l’année 2016 : Droit de réponse

Suite à l’article publié par Le reflet et repris par Cridem à la date du 09/10/2018, portant sur le lancement de la deuxième édition du Challenge Startupper de l’année 2018, nous aimerions faire connaitre aux publics que le projet de commercialisation de Riz Paddy a belle et bien vu le jour. Il n’a été arrêté que sur l’année 2018 pour des raisons personnelles.

Contrairement à ce que dit l’article dans son passage ‘’ Pour finir, rappelons que parmi les trois lauréats mauritaniens de la première édition, un seul a réussi à concrétiser son projet en entreprise. Les deux autres projets de Commercialisation du riz paddy porté par Pape Kandé Kamara et Internet Protocole TV RIM de Bocar Kane n’ont pas dépassé le stade de projet. Ils ont empoché les millions et puis c’est tout !…’’,

Ces propos sont archi-faux ! L’intégralité du montant qui a été accordé pour le financement du projet de production et de commercialisation de riz paddy a servi d’achats de matériels agricoles, d’intrants et d’aménagement d’une partie du périmètre.

Le projet a été enregistré sous le numéro RC N° 93671/GU/14680/4257 et dénommé établissement Aya Alim Agro. Le compte bancaire du projet a été ouvert à Rosso à l’agence BMCI et il a été clôturé à ma demande récemment car ce dernier n’est plus mouvementé.

Le matériel agricole et les périmètres aménagés sont encore existants et en location, vous pouvez toujours venir vérifier de vous-même ou vous informer avant d’avancer des propos contradictoires qui risquent de nuire à votre crédibilité.

J’ai suivi toutes les directives et conseils suggérés par mon coach Khalil Mounir, photos du périmètre, de l’aménagement et du matériel d’irrigation à l’appui. Je l’envoyais de manière régulière un mail pour l’informer de la progression de l’activité (mails disponibles).

Si vous dites que le projet a connu une perte pendant la saison 2016, je vous dirais oui, j’ai subi une perte dû aux aléas naturels mais aller jusqu’à avancer des propos fallacieux, c’est fouler sur l’éthique et la déontologie journalistique.

Le rôle d’un journaliste est d’enquêter en recherchant la vérité, relater des sujets simples et vérifiables, informer le public avec minutie et honnêteté car L’intégrité professionnelle est la pierre angulaire de la crédibilité d’un journaliste.

Papa Kadé Camara
Startupper de l’année 2016
Projet Aya Alim Agro.
Contact : 49.51.23.13



 

MISE AU POINT DU SITE

Comme tout organe d’information qui se respecte, nous accédons aux droits de réponses lorsqu’ils sont formulés. Nous sommes heureux de vous donner la parole, ce d’autant plus que la dernière fois qu’on a entendu parler de vous (dans les médias) et de votre « entreprise » c’était lors de la remise des prix en 2016 !

Nous passons outre certains qualificatifs que vous avez utilisé et commentaires que nous jugeons déplacés dans votre texte et allons à l’essentiel. Voyons ensemble le contenu du paragraphe incriminé.

Rien inventé

C’est sur la base des propos du Directeur Général de Total Mauritanie, votre bailleur, Grégory POETSCHKE que nous avons écris ces lignes « parmi les trois lauréats mauritaniens de la première édition, un seul a réussi à concrétiser son projet en entreprise ». Ceci a été dit face caméras et en présence de la marraine de cette seconde édition et membre du jury de l’édition précédente. Il nous semble être une source digne de fois.

« On a eu beaucoup plus de mal à les suivre, à savoir exactement ce qu’ils faisaient », DG Total Mauritanie.

Parlant de votre projet et celui de Monsieur Kane, le patron de Total Mauritanie (votre bailleur) souligne au micro de notre organe «malheureusement on n’a pas eu de succès sur les deux autres projets », que vous aviez présenté « quelque chose qui semblait tenir la route et après dans la phase de réalisation, on a eu beaucoup plus de mal à les suivre, à savoir exactement ce qu’ils faisaient ».

Vous nous apprenez aujourd’hui que vous avez perdu en 2016 et clôturé votre compte et arrêté en 2018, votre bailleur lui dit ne pas savoir exactement ce que vous faisiez !

Pour conclure, Monsieur POETSCHKE dira « aujourd’hui le retour n’est pas positif sur ces deux entreprises… ces deux projets  je dirai parce qu’ils ne se sont pas concrétisés ». Et voilà, si votre propre bailleurs se rectifie lui même en utilisant le terme « entreprise »  lui préférant « projet »,  comment voulez vous que nous journalistes venus couvrir cette conférence de presse écrivions autre chose ?

Lire aussi >>> Total Mauritanie lance la 2e édition de Startupper de l’année

Ce n’est pas un hasard, si un seul lauréat (Dia Ibrahima) était présent dans la salle et cité dans le communiqué distribué aux médias. A bon entendeur, salut !

Amadou SY

Entrepreneuriat : Total Mauritanie lance la 2e édition du challenge Startupper de l’année

La deuxième édition du Challenge Startupper de l’année par Total démarre ce mardi 9 octobre 2018. L’annonce a été faite hier, par le directeur général de Total Mauritanie, Grégory POETSCHKE au cours d’une conférence de presse à Nouakchott. Selon le géant pétrolier, le challenge récompensera de jeunes entrepreneurs locaux, ayant un projet ou une entreprise créée depuis moins de deux ans. Ce, peut importe le secteur d’activité. 

Selon M. POETSCHKE, les projets qui seront soumis entre le 9 octobre le 13 novembre 2018, seront évaluées suivant trois critères. Il s’agit d’abord de leur caractère innovant, ensuite leur impact social et sociétale et enfin leur faisabilité et potentiel de développement. Voila en somme, les indicateurs qui permettront de sélectionner 15 finalistes parmi la pléthore de projets. Une seconde sélection déterminera les 3 lauréats de la seconde édition.

Soulignons également qu’après la désignation des lauréats de chaque pays,  un grand jury sélectionnera les trois grands gagnants pour le continent. Autrement dit, les projets des 3 lauréats des 40 pays africains participants seront confrontés pour en sortir les 3 meilleurs. Lors de la première édition, au niveau du continent le projet Gifted Mom avait été plébiscité.

Discrimination… positive 

Toujours au cours de la conférence de presse, M. POETSCHKE nous  apprendra que cette compétition fait aussi dans la discrimination positive. En effet, la nouveauté de l’année est l’attribution d’un label « coup de cœur féminin par pays » afin de « soutenir les femmes entrepreneures ». Notons que la que cette deuxième édition a une marraine. Il s’agit d’Aissata LAM de la jeune chambre de commerce de Mauritanie.

Récompense 

Qui dit concours dit prix et Challenge Startupper de l’année ne fait pas exception. Chaque gagnant remportera le label « Startupper de l’année par Total », bénéficiera d’une aide financière comprise entre 200 000 et 500 000 Ouguiyas (nouvelle monnaie) et d’un accompagnement professionnel. Ainsi donc au-delà de l’argent, Total mettra à disposition son carnet d’adresse et compétences managériales pour accompagner  les lauréats.

60 pays participants

«Le succès de la première édition limitée à 34 pays africains est tel, que le challenge est élargie à 60 pays » poursuit le DG de Total Mauritanie. La compétition dépasse maintenant les frontières du continent noir.  Ce, pour grand bonheur des milliers de jeunes dont les projets sont en gestation ou exsangue faute de soutien.

Deux flops?

Pour finir, rappelons que parmi les trois lauréats mauritaniens de la première édition, un seul a réussi à concrétiser son projet en entreprise. Les deux autres projets de Commercialisation du riz paddy porté par Pape Kandé Kamara et Internet Protocole TV RIM de Bocar Kane n’ont pas dépassé le stade de projet. Ils ont empoché les millions et puis c’est tout ! Pour éviter que cela se reproduise, la cagnotte sera versée par tranche aux nouveaux lauréats et non intégralement comme ce fut le cas lors de la première édition.

Une succès story

Lui il a tenu bon, il s’agit du jeune Diop Ibrahima, d’ailleurs présent dans la salle. Sa boite de production de madeleine emploi 7 personnes et a 150 points de vente sur Nouakchott. Il est distribué dans les boutiques et supermarchés de Nouakchott et a l’ambition de concurrencer les madeleines issues de l’étranger.

Déterminé à aller plus loin, Diop se projette vers l’avenir et vise les 500 points de vente à l’horizon 2020. Ceci augmentera naturellement son chiffre d’affaire et par la même, le nombre de ses employés. Comme quoi, un coup de pouce suffit à celui qui veut réellement entreprendre de voler de ses propres ailes.

Pour postuler ou accéder à plus d’informations, cliquez ici.

Mauritanie : L’ex Sénateur Ould Ghadda est libre

L’information vient de tomber, l’ancien sénateur Mohamed Ould Ghadda recouvre sa liberté, sur décision de justice, ce samedi 1er septembre 2018. Poursuivi pour corruption, Ould Ghadda il est libéré après avoir atteint la durée légale de détention provisoire. L’ex sénateur était qualifié de « détenu politique » par ses soutiens. 

Il est chez lui avec sa famille, depuis cet après midi. Mais avant, Ould Ghadda a passé 24 heures à la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), où on aurait tenté de le contraindre de signer des documents pour être mis sous contrôle judiciaire. Selon nos confrères d’Al Akhbar, l’ex sénateur a refusé et a fini par être libéré. Mais son avocat Me Yarba affirme que ce sont les termes du contrôle judiciaire qui ont retardé sa libération.

Lire aussi : Ould Ghadda l’homme qui secoue la république

Mohamed Ould Ghadda, très actif lors du référendum constitutionnel de 2017, était le grand absent de ces élections législatives, régionales et municipales d’aujourd’hui. Il n’a pas accompli son devoir civique, étant encore entre mains de la police.

Pour rappel, Ould Ghadda est accusé d’avoir pris des millions de l’homme d’affaire et opposant Ould Bouamatou pour influencer le vote des sénateurs, au mois de mars de l’année dernière. Depuis, des journalistes, sénateurs et syndicalistes ont été mis sous contrôle judiciaire dans la même affaire.

 

Médias – Justice : les deux journalistes sont libres…

L’information vient de tomber. Après leur audition au parquet de Nouakchott Ouest, ce mercredi 15 août 2018, Babacar Baye Ndiaye de Cridem et Mahmoudi Ould Saiboutt sont en liberté dans l’attente de leur procès, a-t-on appris. 

Lire aussi >>> Deux journalistes devant le juge pour diffamation.

Pour rappel, les deux journalistes sont poursuivis pour diffamation, suite à une plainte de l’avocat Me Jemal Taleb Mohamed. Nous reviendrons vers vous.

Mauritanie : Deux journalistes devant le juge pour diffamation

Babacar Baye Ndiaye, Rédacteur en Chef de Cridem et Mahmoudi Saiboutt Directeur de Publication de Taqadoum ont été déférés ce mercredi 15 août 2018 devant un juge d’instruction du parquet de Nouakchott Ouest. Ils avaient été arrêtés le 8 août dernier, à la suite d’une plainte pour diffamation déposée par l’avocat Me Jemal Taleb Mohamed. Sur la toile, on crie au scandale et on demande leur libération.

L’instruction est officiellement finie, apprend-on. Les deux journalistes qui ont passé une semaine, en détention au Commissariat Spécial de Police Judiciaire de Nouakchott, sont au tribunal. Ils semblent sereins et bien portant, devant le hall d’attente de la Cour. Les heures à venir nous en diront plus.

En Mauritanie, la garde à vue dure 48h et est renouvelable une fois. Le week-end n’est pas comptabilisé. 

Notons que les jours qui ont suivi l’arrestation des journalistes, la Direction du site Cridem a fait des excuses publiques à l’avocat auteur de la plainte. La Direction reconnait « la reprise d’un article publié par un confrère, qui s’est avéré, après vérification et renseignements, contenir des informations erronées et des contrevérités.»

De son côté, le site Taqadoum rappelle ce mercredi 15 août 2018 qu’il « a repris un article, déjà publié par de nombreux sites nationaux, qui est toujours en ligne sur certains d’entre eux et que Taqadoum n’a pas produit. Ce qui signifie que la police ne s’est pas concentrée sur la source de départ de l’info, se contentant plutôt d’interroger Ould Saibout et Babacar Ndiaye ».

Depuis leur arrestation, des collègues, amis et familles ont manifesté pour leur libération. A cela s’ajoute les déclarations de partis politiques et des internautes. Ces multiples appels seront ils pris en compte? Nous en saurons plus tout à l’heure.

Ahmed Hamza démissionne du parti d’opposition RFD | Officiel

Ahmed Hamza n’est plus membre du Rassemblement des Forces Démocratique (RFD), depuis ce jeudi 26 juillet 2018. Dans sa lettre de démission dont LeReflet.NET a obtenu copie, l’ex patron de la Communauté Urbaine de Nouakchott tourne la page RFD en ces termes « j’ai décidé, en toute âme et en toute conscience, de quitter, sans tambour, ni trompette et sans ambages, le RFD. » Ould Hamza ne dit cependant pas de quoi sera fait son avenir politique. 

C’était dans l’air. La démission du très populaire Ahmed Hamza du RFD avait été évoquée par les médias à plusieurs reprises. C’est désormais chose faite. Dans une lettre en bonne et due forme adressée à Ahmed Daddah,  Président du RFD, il officialise son départ et s’explique. La dégradation de la relation entre les deux Ahmed a eu raison de son appartenance à ce parti. Hamza le souligne d’ailleurs ainsi « j’ai senti, avec amertume que, depuis un certain temps, je devenais, de plus en plus, un problème pour Vous ». Le « Vous » ici fait référence à Ahmed Ould Daddah.

Ses arguments

Dans sa lettre, Ahmed Hamza évoque trois raisons principales, qui ont motivé sa décision. Il s’agit, tout d’abord du souci du démissionnaire « de conserver avec Vous, Monsieur le Président, les meilleures relations personnelles d’estime et de respect, à défaut de pouvoir continuer à entretenir avec Vous des relations politiques exemplaires », souligne Ahmed Hamza.

Ahmed Hamza

Ensuite, il refuse « d’être comptable, à quelque degré que ce soit, de la gestion des futures élections dans le pays et de leurs résultats pour le RFD ». Hamza faut-il le rappeler, a toujours estimé que le parti n’est pas prêt pour les échéances électorales prochaines.

Dans ce sens, Hamza martèle que le RFD pourrait, malheureusement, perdre son leadership politique historique, au cours de ces scrutins. D’aucun estime que ce leadership a déjà été perdu à la suite du boycott des législatives de 2013, au profit de Tawassoul.

Le « non rajeunissement du Directoire du parti », c’est la troisième invoquée par Ahmed Hamza dans sa lettre adressé à Ahmed Ould Daddah. Ce dernier point, selon certains observateurs, est l’élément principal qui a éloigné les deux Ahmed progressivement. Mais Hamza se défend d’être derrière « les rumeurs réclameraient le renouvellement et l’alternance au niveau du parti ».

Épilogue

Comme indiqué plus haut, la démission d’Ahmed Hamza vient mettre fin à deux ans de relations tendues. On a eu échos à plusieurs reprises de ses coup de gueule à l’occasion des réunions du Directoire du Parti. Dans le texte qu’il a signé, Ahmed Hamza avec sa franchise habituelle, confie s’être senti marginalisé. Aussi, sa position en faveur du dialogue avec les autres parti d’opposition et son opposition à la radicalisation du parti. Pour lui, « tout cela était contre productif ».

Hamza Président?

Que fera Ahmed Hamza maintenant? Il faut noter qu’il a refusé de briguer un siège d’élu à l’occasion du scrutin de septembre prochain, sous les couleurs du RFD. Il semble difficile de le voir candidat sous les bannières d’une autre formation politique. Par contre, il n’est pas impossible qu’il se présente à la présidentielle de 2019. En 2014 déjà, on l’annonçait candidat à la magistrature suprême. Les semaines et mois à venir nous en diront certainement plus.

Un oeil sur… Abdarahmane Sissako fait chevalier de la légion d’honneur

Le cinéaste mauritanien Abdarahmane sissako est désormais chevalier de la légion d’honneur. Cette décoration lui a été attribuée ce lundi 2 juin 2018, par le Président de la France Emmanuel Macron. La légion d’honneur est la plus haute distinction de la république française. Elle récompense  des personnes qui ont « rendu des services éminents à la Nation » française. 

Longue embrassade, chaleureuse. Il y avait de l’émotion dans l’air. C’est ce qu’on peut retenir de la cérémonie de remise de la légion d’honneur. La vidéo de cette étreinte publiée ce matin sur compte twitter d’Emmanuel Macron, enregistre plus de 30 mille vues. Le président Français dira au passage que « la bataille de l’art n’a pas de fin. C’est la plus belle ».

Le choix des récipiendaires de la légion d’honneur a toujours suscité débat. Et celui du mauritanien Abdarrahmane Sissako n’y fait pas exception. Sur la toile, certains s’interrogent : Quels services éminents a t-il rendu à la nation française? Le tweet de Macron donne un élément de réponse. Le commandant en chef de l’armée française parle de la bataille de l’art. Des observateurs estiment qu’il fait référence au film Timbuktu sur l’occupation du Nord Mali par des djihadistes, en 2013.

Ce film avait été très bien accueilli en France. Pour BFMTV, ce film est un hommage à la France. Lors de la cérémonie des césars ou il a raflé 7 trophées, Sissako  avait rendu hommage au pays de François Hollande en ces termes : « la France est un pays magnifique, parce qu’elle est capable de se dresser contre l’horreur, contre la violence, l’obscurantisme ». De son côté, le gouvernement français avait salué ce travail sur l’horreur djihadiste.

S’il est vrai qu’ils sont une centaine à être décorés chaque année, il y’en a tout de même une poignée qui la décline chaque année. C’est notamment le cas du dessinateur Jacques Tardi qui en 2013, souligne être « farouchement attaché à sa liberté de pensée et de création ». Il la décline afin de « ne pas être pris en otage par quel que pouvoir que ce soit ». Pour services rendus vous êtes récompensés !