Communiqué du conseil des ministres du jeudi 14 février 2019

La réunion hebdomadaire du gouvernement s’est tenu le jeudi 14 février 2019, à la Présidence de la République. Voici le communiqué sanctionnant les travaux du conseil des ministres.  

Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi portant règlement des petits litiges, abrogeant et remplaçant la loi n° 2017-019 du 18 juillet 2017, instituant une procédure spéciale pour le règlement des petits litiges.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

– Projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n° 2009-061 du 23 février 2009, modifié portant création d’une Agence Nationale Pour les Etudes et le Suivi des Projets (ANESP) et le décret n°2009-180 du 03 juin 2009 portant approbation de son Statut.

– Projet de décret déclarant d’utilité publique la Fondation Youssouf Koita.

– Projet de décret portant création, organisation et fonctionnement d’un Etablissement de l’Enseignement Supérieur dénommé « La Grande Mahadra Chinguittiya « .

– Projet de décret Portant autorisation d’exploitation relative au périmètre d’exploitation issu du bloc C8 et faisant partie intégrante du Périmètre de l’Unité découlant de la Zone GTA telle que définie dans l’Accord de Coopération inter-Etat (ACI) portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du Champ Grand Tortue/ Ahmeyim aux compagnies pétrolières BP Mauritania Investment Limited; Kosmos Energy Mauritania et la Société Mauritanienne des Hydrocarbures et du Patrimoine Minier (SMHPM).

-Projet de décret accordant le permis de recherche n°2128 pour les substances du groupe (2) dans la zone de Vararate (Wilayas de l’Assaba et du Gorgol), au profit de la société Minéral Ressources Développement Sa.

-Projet de décret accordant le permis de recherche n°2208 pour les substances du groupe (2) dans la zone de Oua-Oua (Wilayas de l’Assaba et du Gorgol), au profit de la société AYA SARL.

-Projet de décret accordant le permis de recherche n°2259 pour les substances du groupe (2) dans la zone de Granf Jnoun (Wilaya de l’Adrar), au profit de la société Ore Corp Mauritania-Sarl.

– Projet de décret accordant le permis de recherche n°2748 pour les substances du groupe 2 (Sables Noirs) dans la zone de Dara Nord (Wilaya du Trarza), au profit de la société Wafa Mining &Petroleum.

– Projet de décret accordant le permis de recherche n°2749 pour les substances du groupe (2) dans la zone de Mjeihidatt (Wilaya du Tiris Zemmour), au profit de la société BEST WAY METALIC AND OIL SERVICES-LLC-SARL (BWMAOS).

– Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de la Société Nationale de Transport Public.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines a présenté une communication relative à la Révision et la Rénovation du Cadre Réglementaire du Secteur Aval des Hydrocarbures.

Le Ministre de la Santé a présenté les deux communications suivantes :

– Communication relative à l’harmonisation des coûts des actes médicaux au sein des établissements publics de santé.

– Communication relative au Conseil National de Santé.

La Ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme a présenté une communication relative à la mise en place d’un code à barres industriel (Préfixe Pays) en Mauritanie.

La Ministre du Développement Rural a présenté une communication relative à la synthèse du bilan des réalisations pour la période (2009-2018) et aux perspectives.

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication a présenté une communication relative à la stratégie de promotion du Haut Débit et d’Accès Universel et de son Plan d’Action Opérationnel.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Premier Ministère

Etablissements Publics

Agence Nationale Pour les Etudes et le Suivi des Projets

Directeur Général: Sid’Ahmed Ould Ahmed.

Ministère du Pétrole, de l’Energie et des Mines

Administration Centrale

Direction Générale des Hydrocarbures

Direction de l’Exploration Production

Directeur : Ebba Mohamed Ould Mohamed Abdellahi

Direction de l’Electricité et de la Maitrise de l’Energie

Directrice Adjointe : Mbarke Mint Sid Ahmed, précédemment Chef Service à la même direction

Direction du Cadastre Minier et de la Géologie

Directeur : Ibrahime Ba Madine, précédemment Directeur Adjoint du Contrôle et du Suivi des Opérateurs

Direction du Contrôle et du Suivi des Opérateurs

Directeur Adjoint : Mohameden El Hadi précédemment Chef de Service à la Direction du Cadastre Minier et de la Géologie

Etablissements Publics

Société Mauritanienne de l’Electricité

Directrice Générale Adjointe: Oum Kethoum Mint Mohamed Salek

Ministère des Pêches et de l’Economie Maritime

Etablissements Publics

Société Nationale de Distribution de Poisson

Directeur Général Adjoint: Diagne Mamadou Babacar.

Ministère de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement

Cabinet du Ministre

Conseiller Technique: Houriya Moulaye Driss, en remplacement de Abdellahi Ould Limam appelé à d’autres fonctions.

Rapport annuel de Human Rights Watch : un chapitre consacré à la Mauritanie

L’organisation Human Rights Watch a publié ce jeudi 17 janvier 2019, son rapport annuel. L’ONG qui a fait le bilan des droits de l’homme dans  le monde, consacre pour la première fois un chapitre à la Mauritanie. Le bilan n’est pas reluisant.

Voici le texte intégral :

 

 » Les autorités mauritaniennes ont restreint la liberté d’expression et de réunion, particulièrement lorsque des activistes indépendants protestaient contre le racisme et la discrimination ethnique, la persistance de l’esclavage et d’autres sujets sensibles. Elles ont emprisonné des activistes sur la base d’accusations peu crédibles et refusé de libérer le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mkhaitir alors qu’il a déjà purgé sa peine pour blasphème. Le sénateur d’opposition Mohamed Ould Ghadda a passé la plus grande partie de l’année 2018 en détention préventive sur la base de vagues accusations de corruption.

L’esclavage a décliné, mais n’a pas été entièrement éliminé.

Outre les pressions sociales, diverses politiques et lois nationales qui pénalisent l’adultère et les crimes de moralité font qu’il est difficile et risqué pour les femmes de dénoncer les agressions sexuelles à la police, ce qui les rend vulnérables à la violence liée au genre.

Les lois mauritaniennes infligent la peine de mort pour diverses infractions, y compris, sous certaines conditions, le blasphème, l’adultère et l’homosexualité. Un moratoire de fait demeure en vigueur sur la peine capitale et les châtiments corporels qui sont inspirés de la charia islamique et présents dans le code pénal.

Liberté d’expression

Des médias locaux en ligne produisent divers points de vue et reportages, critiquant parfois de façon virulente le président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui termine son second mandant en 2019 – d’où les spéculations sur la possibilité qu’il vise un amendement constitutionnel ou une autre disposition qui lui permettrait de rester au pouvoir. Pourtant les procureurs se servent d’une législation répressive, notamment la pénalisation de la diffamation et les définitions très larges du terrorisme et de l’« incitation à la haine raciale », afin de censurer et poursuivre les opposants pour des discours non violents.  Une nouvelle loi antidiscrimination adoptée en 2017 est venue s’ajouter à cet arsenal. Son article 10 énonce : « Quiconque encourage un discours incendiaire contre le rite officiel de la République islamique de Mauritanie sera puni d’un à cinq ans d’emprisonnement. »

En novembre 2017, une cour d’appel a réduit la condamnation pour blasphème contre le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mkhaitir, lui infligeant deux ans de prison au lieu de la peine capitale, estimant qu’il s’était suffisamment « repenti » pour pouvoir bénéficier de cette peine plus légère. L’infraction de Mkhaitir consistait en un article où il avançait que ses compatriotes ne devraient pas se servir de la discrimination que le prophète Mohammed a, dit-on, pratiquée pour justifier leur propre discrimination à l’égard des groupes vulnérables, dont la caste des m’alimine, à laquelle Mkhaitir appartient. Puisqu’il était emprisonné depuis son arrestation en janvier 2014, la cour d’appel aurait dû faire libérer Mkhaitir juste après avoir réduit sa peine.

Pourtant, les autorités le détiennent depuis lors dans un lieu tenu secret, bien que sa santé soit déclinante et que plusieurs pays aient offert de lui accorder l’asile politique. Mkhaitir serait « en détention administrative pour sa propre sécurité », ont déclaré les autorités à un comité des Nations Unies le 2 mai, faisant apparemment allusion aux manifestations de rue lors desquelles certains Mauritaniens ont réclamé son exécution.

Le 27 avril, l’Assemblée nationale votait pour rendre la peine de mort obligatoire pour quiconque est reconnu coupable de « discours blasphématoire ». Ce durcissement des peines semblait survenir en réaction à la réduction de la condamnation de Mkhaitir en appel.

Le 7 août, les autorités ont arrêté Biram Dah Abeid, le président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), une association qui lutte contre l’esclavage. Cet activiste, qui alors qu’il était en prison a remporté un siège à l’Assemblée nationale lors des élections de 2018, demeurait en détention provisoire au moment de la rédaction de ce rapport, inculpé pour avoir soi-disant insulté et menacé un journaliste.

L’activiste Abdallahi Yali est lui aussi emprisonné depuis janvier 2017. Il fait l’objet d’un procès qui s’est ouvert le 29 octobre 2018 pour incitation à la violence et à la haine raciale, en vertu du code pénal, de la loi antiterrorisme et de la loi sur la cybercriminalité. Le fondement de ces chefs d’inculpation est à chercher dans des messages WhatsApp où Yali appelait les Haratines, l’ethnie dont il fait partie, à résister à la discrimination et à réclamer le respect de leurs droits. Les Haratines, des arabophones à la peau sombre qui descendent d’esclaves, constituent un des groupes ethniques les plus importants de Mauritanie.

Liberté d’association

La loi sur les associations de 1964 exige que les associations obtiennent l’autorisation d’opérer légalement et permet au ministère de l’Intérieur de refuser cette autorisation en invoquant des motifs vagues tels qu’une « propagande antinationale » ou une « influence fâcheuse sur l’esprit des populations ». Le ministère a ainsi refusé la reconnaissance légale à plusieurs associations qui font campagne sur des sujets controversés, telles que l’IRA et « Touche pas à ma nationalité », qui accuse le gouvernement de discriminer les personnes noires lors du processus d’enregistrement à l’état civil.

En juillet, les activistes de l’IRA Abdallahi Saleck et Moussa Bilal Biram ont terminé de purger leur peine de deux ans de prison. Ils étaient les derniers de 13 membres de l’IRA à être libérés après avoir été condamnés, lors d’un procès inique, pour leur rôle supposé dans les violences qui avaient éclaté lorsque la police a tenté de démanteler un camp informel à Nouakchott en 2016. La cour d’appel a décidé que Saleck et Biram étaient coupables d’incitation à un rassemblement illégal et de gestion d’une association non reconnue.

Le 22 juillet, les autorités mauritaniennes ont bloqué le départ vers Genève de cinq activistes à la tête d’organisations de veuves et d’orphelins qui réclament que des comptes soient rendus sur la répression exercée par l’État à l’encontre d’Afro-Mauritaniens entre 1989 et 1991, et qui s’opposent à l’amnistie décrétée en 1993 par le gouvernement pour ces événements. Maimouna Alpha Sy, Aïssata Mamadou Anne, Aïssata Alassane, Diallo Yaya Sy et Baba Traoré devaient participer à l’examen du rapport périodique de la Mauritanie par le Comité des Nations Unies contre la torture.

Des représentants de Human Rights Watch se sont rendus en Mauritanie plusieurs fois en 2018 et y ont mené leurs recherches sans obstacles. Par contre ils n’ont pas réussi à obtenir du gouvernement la permission de tenir une conférence de presse dans un hôtel de Nouakchott en février, et ont dû la tenir dans les locaux d’une organisation locale.

Opposition politique

Au début de 2017, le sénateur Mohamed Ould Ghadda a aidé à tenir en échec une motion présentée au Sénat, soutenue par le président Abdel Aziz, demandant de dissoudre cet organe, c’est-à-dire la chambre haute du Parlement. En réaction, le président a appelé à un référendum pour supprimer cette chambre, ce à quoi Ghadda s’est également opposé. En août 2017, cinq jours après que les électeurs ont approuvé la suppression du Sénat, les autorités ont arrêté Ghadda, l’accusant d’avoir accepté des pots-de-vins de Mohamed Bouamatou, un financier exilé et détracteur du président. (Une fondation créée par Bouamatou, la Fondation pour l’Égalité des chances en Afrique, soutient le travail de Human Rights Watch.) En août 2018, les autorités ont libéré Ghadda après une année en détention préventive. Quatre mois plus tôt, le 25 avril, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a déterminé que la détention de Ghadda était arbitraire. Les poursuites contre lui sont toujours en instance.

Les autorités ont refusé de reconnaître légalement un parti politique, les Forces progressistes pour le changement, qui ne mâche pas ses mots sur le thème de la discrimination raciale. Le parti a fait appel de ce refus devant la Cour suprême en 2015, mais attend toujours qu’elle se prononce.

Esclavage

La Mauritanie a aboli l’esclavage en 1981 et l’a criminalisé en 2007. Le gouvernement soutient qu’il n’existe plus d’esclavage, mais seulement ses séquelles, notamment l’exclusion et la pauvreté extrême – des problèmes qu’il s’efforce de résoudre. L’Indice mondial de l’esclavage estime toutefois qu’il y a 90 000 esclaves en Mauritanie, soit 2 % de la population, y compris les personnes qui subissent des formes « modernes » de cette pratique, comme le travail forcé ou la servitude.

Trois tribunaux spéciaux poursuivent les crimes liés à l’esclavage, mais depuis leur création par une loi de 2015, ils n’ont jugé que quelques affaires. En mars 2018, on a rapporté que le tribunal spécial de Nouadhibou avait condamné un père et un fils à 20 ans de prison, et dans une affaire distincte, une femme à 10 ans, pour avoir réduit des personnes en esclavage.

Droits des femmes

En 2017, le Parlement adoptait une loi sur la santé reproductrice qui reconnaît qu’il s’agit d’un droit universel, tout en maintenant l’interdiction de l’avortement. Il a également adopté un Code général sur la protection de l’enfant, qui criminalise la mutilation génitale féminine.

En plus de la pression sociale qui les pousse à garder le silence, les femmes qui subissent des violences sexuelles font face à des obstacles institutionnels, notamment des procédures d’enquête policière et judiciaire qui ne tiennent pas compte de la question du genre. La loi mauritanienne ne définit pas suffisamment le crime de viol et les autres formes d’agression sexuelle, même si un projet de loi sur la violence liée au genre, contenant des définitions plus spécifiques, est en attente devant le Parlement. La criminalisation des relations sexuelles consensuelles entre adultes en dehors du mariage dissuade probablement les filles et les femmes de dénoncer les agressions, puisqu’elles peuvent se trouver elles-mêmes inculpées si la justice estime que l’acte sexuel en question était consensuel. En 2018, des femmes étaient en prison pour adultère alors qu’en fait elles avaient déclaré avoir été violées.

Les lois mauritaniennes sur le divorce, la garde des enfants et l’héritage sont discriminatoires envers les femmes.

Orientation sexuelle

L’article 308 du code pénal interdit les comportements homosexuels entre musulmans majeurs et les punit de mort s’il s’agit de deux hommes. On ne connaît aucun cas de personnes emprisonnées ou condamnées à mort en 2018 pour comportement homosexuel.

Enregistrement à l’état civil

La Mauritanie a continué à mettre en œuvre son processus national d’enregistrement biométrique à l’état civil pour tous ses citoyens et étrangers résidents. De nombreux citoyens, en particulier les plus pauvres et les moins éduqués, ont eu beaucoup de mal à remplir les lourdes conditions en ce qui concerne les documents à fournir. Certains disent avoir cessé d’essayer de s’enregistrer. Les écoles ont parfois empêché des enfants non enregistrés de s’inscrire, alors que l’instruction est obligatoire de 6 à 14 ans. Même lorsque les autorités éducatives autorisaient les élèves à s’inscrire, elles les empêchaient de passer les examens nationaux qu’ils doivent décrocher pour pouvoir aller plus loin, ce qui a poussé de nombreux d’entre eux à interrompre leur scolarité.

Principaux acteurs internationaux

La Mauritanie fait partie du G5 Sahel, une alliance de cinq pays qui coopèrent sur la sécurité, notamment la lutte contre le terrorisme. Le G5 a son quartier général à Nouakchott. La rencontre la plus significative du président Abdel Aziz avec un chef d’État occidental en 2018 a été lorsqu’il a reçu le président français Emmanuel Macron, les 2 et 3 juillet, à l’occasion d’un sommet du G5. Aucune annonce publique n’indiquait que les deux dirigeants aient évoqué des questions de droits humains.

Le 3 novembre, les États-Unis ont averti la Mauritanie qu’à compter de janvier 2019, elle perdrait les avantages des préférences commerciales dont elle bénéficiait en vertu de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). La Maison-Blanche a justifié cette décision en déclarant que « la Mauritanie a[vait] fait des progrès insuffisants pour combattre le travail forcé, en particulier la plaie qu’est l’esclavage héréditaire (…), [et] continu[ait] à restreindre la capacité de la société civile à travailler librement en faveur de la lutte contre l’esclavage ». En 2017, les États-Unis ont exporté vers la Mauritanie 128 millions USD de marchandises et importé du pays l’équivalent de 62 millions USD. »


 

CPI : acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé |VIDEO

La chambre de première instance de la Cour Pénale Internationale, a prononcé l’acquittement de l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo et son ex ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé. L’information est tombée ce mardi 15 janvier à 11 heures. Ce verdict est accompagné par une injonction de libération immédiate des deux hommes forts du Front Populaire Ivoirien (FPI).

Laurent Gbagbo et son compagnon Charles Blé Goudé sont acquittés « de toutes les charges de crimes contre l’humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011 » a prononcé le juge Président. A noter que la cour indiqué que le « Procureur pourrait demander que M. Gbagbo et/ou M. Blé Goudé soient maintenus en détention pour des raisons exceptionnelles ». Demain mercredi 16 janvier 2019, la chambre de première instance entendra les deux parties. Nous en sauront plus.

Le Procureur a été débouté. Il n’a pas été en mesure de démontrer qu’il y avait un « plan commun » pour maintenir Gbagbo à la Présidence « en application ou dans la poursuite de la politique d’un État ou d’une organisation ». De plus, le Procureur « n’a pas démontré que des discours publics de M. Gbagbo ou M. Blé Goudé auraient permis d’ordonner, solliciter ou encourager les crimes allégués ».

Décisions des juges

Les milliers de documents enregistrés en que éléments de preuves, 82 témoins du Bureau du Procureur entendus durant 231 jours d’audience n’ont pas suffit. Voilà la raison pour laquelle, les charges de crimes contre l’humanité (viol, meurtres et autres actes inhumains) ont été abandonnés. Ces crimes sont supposés avoir été commis durant la période post-électorale en Côte d’Ivoire (16 décembre 2010 – 12 avril 2011).

A noter que cette décision de la cour rappelle une autre. Il s’agit de l’acquittement et de la libération de Jean Pierre Bemba. L’ancien Vice Président du Congo vit aujourd’hui en Belgique. La CPI faut-il le rappeler a pour mission de « juger les individus responsables de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’ agression ».

Communiqué du conseil des ministres du 10 janvier 2019

Le gouvernement mauritanien était réuni ce jeudi 10 janvier 2019 en conseil des ministres. Cette rencontre intervient au lendemain de la marche contre la haine à Nouakchott. Voici le communiqué sanction les travaux de la réunion hebdomadaire du pouvoir exécutif.

« Le Conseil a examiné et approuvé les projets de lois suivants :

-Projet de loi autorisant la ratification de l’Acte Additionnel à l’Accord de Coopération Inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du Champ Grand-Tortue/ Ahmeyim et relatif au régime fiscal et douanier applicable aux sous-traitants signé le 21 décembre 2018 à Nouakchott entre la République Islamique de Mauritanie et la République du Sénégal.

-Projet de loi autorisant la ratification du Contrat-Programme pour l’entretien des voiries urbaines n° 03 entre l’Etat Mauritanien et la Société d’Assainissement, de Travaux, de Transports et de Maintenance (ATTM-sa) pour la période 2019-2021.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n°2017-127 du 02 novembre 2017 portant organisation et fonctionnement de l’Office de Gestion des Biens Gelés, Saisis et Confisqués et du Recouvrement des Avoirs Criminels.

-Projet de décret instituant une journée nationale de lutte contre les pratiques discriminatoires.

– Projet de décret complétant les dispositions de l’article 4 du décret n°2018-070 du 24 avril 2018 fixant le cadre général du régime des études et les conditions d’obtention du diplôme national d’ingénieur.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure

Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable et le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation ont présenté une communication conjointe relative à l’Etat d’avancement de la campagne nationale de protection des pâturages contre les feux de brousse 2018-2019.

Enfin, le Conseil des Ministres s’est félicité de la mobilisation, sans précèdent, qui a marqué la marche citoyenne du 9 janvier 2019 contre la haine et l’extrémisme et qui a été conduite personnellement par son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

A cette occasion, le Conseil des Ministres adresse ses sincères remerciements au peuple mauritanien pour avoir participé massivement à cette manifestation et exprimé ainsi son rejet de toute tentative visant à porter atteinte à l’unité nationale et à la cohésion sociale. »

Alternance en RDC : Félix Tshisekedi élu Président , mais…

L’information est tombée ce jeudi 10 janvier 2019 à 3h du matin. L’opposant Felix Tshisekedi  est donné vainqueur de la présidentielle qui s’est tenu le 30 décembre dernier. Les résultats données par la commission électorale ont été immédiatement contestés par l’autre opposant en lice Martin Fayulu. Il est arrivé 2e.  Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du pouvoir ferme la marche avec sa 3e place.


Il s’agit de l’événement du jour sur le continent. Le fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi  est élu Président du RDC. Mais les résultats provisoires ne semblent pas convenir à tout le monde. En effet, Martin Fayulu a dénoncé un putsch électoral et accusé le camp de Tshisekedi  d’être de connivence avec le PRDR (parti de Kabila). Les deux auraient conclu des accords secrets.

Face à ces accusations, la coalition de Vital Kamerheet de Felix Tshisekedi reste évasive dans ses réponses. Elle ne nie pas avoir rencontré le parti au pouvoir. Ceci dit tout le monde attendait de plein l’intervention de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) qui a déployé 40 000 observateurs. « De l’analyse des éléments observés par cette mission, nous constatons que les résultats de l’élection présidentielle tel que publiés par la CENI ne correspondent pas aux données collectées par notre mission d’observation à partir des bureaux de vote et de dépouillement », indique la CENCO.

La France met en cause

Comme dit plus haut, l’élection congolaise ne laisse indifférent personne. Et la France ne fait pas exception. Mieux, le ministre des affaires étrangères Français Jean-Yves LE DRIAN soulignait soulignait ceci: »il semble que, Monsieur Tshisekedi déclaré vainqueur, les résultats proclamés ne soient pas conformes aux résultats qu’on a pu constater ici ou là. La CENCO a fait des vérifications et a annoncé des résultats qui étaient totalement différents ». Il ajoutera attendre « des clarifications ».

Lambert Mende riposte

Il n’en fallait pas plus pour faire sortir Lambert Mende. Le ministre de la communication « réprouve totalement le fait qu’un dignitaire étranger se permette de tels propos ». Sur les ondes de RFI, il poursuit « c’est un cas type d’interférence que nous récusons formellement au niveau du Front commun pour le Congo, même si cela aurait pu être fait en notre faveur. Nous n’acceptons pas d’interférence extérieure. Nous n’avons pas fait des sacrifices pour financer ces élections tous seuls pour pouvoir les supporter. Je pense que c’est très présomptueux de sa part. Le Congo ne fait pas partie de la France ».

Provisoire

On peut ainsi dire que l’élection continuera encore de couler encre et salive. En ce qui concerne les deux candidats malheureux, ils ont un seul recours légal : la cour constitutionnelle. Elle seule est en mesure confirmer et d’invalider les résultats provisoires. Rappelons que par rapport aux résultats, Félix Tshisekedi obtient 38,57% des voix, Martin Fayulu Madidi le talonne avec ses 34,83% et d’Emmanuel Shadary récolte 23,84%. Le taux de participation quand à lui est estimé à 47%, par la CENI.

Mauritanie : le Président de la République marche contre les « discours haineux »

En Mauritanie, la journée du mercredi 09 janvier 2018 a été déclarée exceptionnellement chômée et payée. Et pour cause, le gouvernement qui est à l’initiative de la marche contre l’extrémisme et « les discours haineux » a tenu à ce que tout le monde puisse participer. Le Président de la République en tête du cortège, a indiqué qu’il fera barrage et la loi 023-2018 sur la discrimination sera appliquée dans toute sa rigueur. 

8 heures du matin, c’est l’heure à laquelle les mauritaniens ont été convoqués pour se dresser contre « les discours haineux ». Les marcheurs, les fonctionnaires en tête, ont battu le macadam dans les rues de Nouakchott pour rejoindre l’enceinte de l’ancien aéroport international de Nouakchott. C’est là, que le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, a tenu son discours énergique contre « les extrémistes ».

Réseaux sociaux dans le viseur

Ould Abdel Aziz a dénoncé l’existence d’un groupe d’individus malveillants qui veulent diviser le pays. Ceux là, qu’il appelle « criminels » utiliseraient les réseaux sociaux pour amplifier leurs actions. C’est pourquoi, le Président a souligné qu’un contrôle des réseaux sociaux sera fait et que ceux parmi eux qui sont néfastes « peuvent être bloqués ». Ceci dira t-il, n’entache en rien la liberté d’expression et d’information.

Rigueur de la loi

Toujours durant son intervention devant les marcheurs, le Chef de l’Etat soulignera que la loi 023 – 2018 contre la discrimination, sera appliquée dans toute sa rigueur. Cette loi, jugé liberticide par des organisations de droits de l’home, prévoit non seulement des peines de prison et des amendes mais en plus, le « coupable » s’expose à la perte de ses droits civiques, civils et familiaux.

Allocution d’Ould Abdel Aziz

A noter que cette marche intervient quelques jours après la libération de Biram Dah Abeid. Le député et militant antiesclavagiste connu pour sa verve, avait tenu un meeting à minuit devant la prison civile de Nouakchott. Il y dénonçait une machination contre lui, pour stopper son combat et l’empêcher de candidater à la présidentielle. Alors on s’intérroge, les deux événements sont ils  liés ? L’avenir nous le dira.

Réunion du conseil des ministres

Le gouvernement se réuni en conseil des ministres, ce jeudi 10 janvier 2018. Cette réunion hebdomadaire de l’exécutif mauritanien, intervient un jour après la marche contre « les discours haineux » initié par le pouvoir. Après  une journée chômée et payée, on se remet au travail !

 

Déclaration de Biram Abeid à sa sortie de prison | VIDEO

Détenu depuis cinq mois, le député et militant antiesclavagiste Biram Abeid est sorti de prison ce 31 décembre 2018. Après un procès marathon, le tribunal d’Arafat l’a condamné à 6 mois de prison dont 2 fermes, pour menace de violence contre autrui. Il est libre.

Tout au long de son incarcération, Biram Abeid a dénoncé un procès politique, une machination. En effet, le Président d’IRA a été arrêté 7 août 2018, à quelques jours du démarrage de la campagne électorale. Cette arrestation intervient 3 mois après que le journaliste Deddah Abdallah ait déposé une plainte contre lui, pour menace de violence contre lui.

A l’époque faut-il le rappeler, le journaliste avait réalisé un documentaire sur le combat de Biram Dah Abeid et le portrait fait du leader d’IRA serait biaisé. Et cela aurait conduit à un torrent de menace sur les réseaux, qui ont conduit Biram en prison, encore.

Lire aussi >>> IRA Mauritanie souffle leur dixième bougie

Candidat avant son arrestation, Biram est devenu député en prison. En effet, il a été élu sous la bannière du parti bathiste SAWAB. C’est d’ailleurs à la suite de cette élection qu’il a estimé que le tribunal correctionnel d’Arafat n’est pas apte à le juger, lui, le député qui jouit d’une immunité.

Aujourd’hui libre, l’antiesclavagiste réitère son intention de briguer la magistrature suprême. Il entend succéder à Ould Abdel Aziz en 2019. Reste maintenant à savoir s’il sera le candidat unique de l’opposition ou fera t-il cavalier seul. L’avenir nous le dira.

Mauritanie : démission du gouvernement, qui sera le nouveau PM?

Le premier ministre Yahya Ould Hademine a présenté la démission de son gouvernement. L’information tombée ce lundi 29 octobre 2018, a été relayée par l’agence officielle d’information (AMI). Cette démission était attendue depuis les élections législatives, municipales et régionales de septembre passé. 

L’annonce a été faite il y a heure. Il est de coutume que le gouvernement présente sa démission après les législatives. Seulement, le paysage politique n’a pas réellement beaucoup changé. Le parti présidentiel, Union Pour la République a une majorité mécanique pour ne pas dire automatique. C’est pourquoi, d’aucuns estiment qu’Ould Hademine à la primature depuis 2014, sera reconduit.

Quotas?

Toujours est-il que le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz aura à jouer à l’équilibriste. En effet, l’attribution des postes : Président de la République, Premier Ministre et Président de l’Assemblée Nationale, a toujours obéi à un système de quotas qui ne dit pas son nom. Cette pratique de partage du gâteau « équitablement » entre les différentes communautés fait que le prochain chef du gouvernement, devrait être un haratine ou un négro-mauritanien. Mais cela, seulement si Ould Abdel Aziz se conforme à « la tradition » d’un autre temps.

Mais alors qui va succéder à Ould Hademine? Un certain Boydiel Ould Houmeid pourrait être un candidat sérieux. Il a été élu à la surprise générale 1er Vice Président de l’Assemblée Nationale. Ce, suite au ralliement de son parti à la majorité présidentielle. Il a été maintes fois ministre et haut cadre de l’Etat pourrait faire l’affaire. Un autre cadre, négro-mauritanien cette fois-ci est annoncé. Il s’agit de Diallo Mamadou Bathia, discret ministre de la défense à qui la commission de réforme du parti présidentiel a été confiée avant les élections de septembre.

Il faut tout de même garder en tête que l’imprévisible Président de la République pourrait prendre tout le monde. En attendant, sur les réseaux sociaux et dans la place publique, les spéculations vont bon train. Les heures et/ou jours à venir nous en diront certainement plus.

 

Communiqué du Conseil des Ministres du 11 octobre 2018

Le gouvernement s’est réuni ce jeudi 11 octobre 2018, en conseil des ministres au palais présidentiel. Voici le communiqué sanctionnant les travaux de la rencontre hebdomadaire de l’exécutif. 

Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 11 Octobre 2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant convocation du Collège électoral dans certaines circonscriptions électorales pour l’élection des Conseillers Municipaux.

Le présent projet de décret est pris en application de la délibération de la CENI en date du 10 octobre 2018 qui fixe la reprise du deuxième tour des élections municipales au niveau des communes d’Arafat et d’El Mina, Wilaya de Nouakchott-Sud.

A cet effet, le collège électoral est convoqué le Samedi 27 octobre 2018 et le scrutin sera ouvert à 7 heures et clos à 19 heures.

Les membres des Forces Armées et de Sécurité, inscrits sur la liste électorale desdites circonscriptions, voteront le vendredi 26 octobre 2018 conformément aux dispositions du décret 2013-150 bis du 22 septembre 2013.

-Projet de décret portant approbation d’une convention d’établissement entre la République Islamique de Mauritanie et la Société SIMTEX.
-Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier de l’Amitié.
-Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier de Kaédi.
-Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration du Marché du Poisson de Nouakchott.
-Projet de décret portant concession définitive d’un terrain à Nouakchott au profit de la Mauritanienne des Produits alimentaires MPA.
-Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Nouakchott-Ouest au profit de l’établissement Abdallahi Ould HAMZA.
-Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain dans la Wilaya de Nouakchott-Sud au profit de la Société « Mauritanienne des Industries des Fibres » (MIF) Sarl.

Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère des Pêches et de l’Economie Maritime
Etablissements Publics
Port de Tanite

Directeur Général: Mohamed Ould Ahmed Mahmoud.

Ministère de l’Equipement et des Transports

Secrétaire Général: Sadfy Ould Sidi Mohamed Samba titulaire d’un DEA en Economie-Mathématiques- Econométrie.

Ministère Délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget

Administration Centrale
Direction Générale du Budget
Direction de la Solde et des Pensions

Directeur Adjoint: Mohamed Salem Ould Mohamed Haimer, Ingénieur en Informatique, précédemment chef de Service de la Coordination des Systèmes d’Information à la Direction Générale du Budget.