Réforme de l’ouguiya : « Un zéro de moins, même valeur » assure la BCM

A l’occasion de son adresse à la nation le 28 novembre dernier, le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz avait  annoncé une réforme de la monnaie nationale. Il s’agit de la démonétisation de l’ouguiya, effectif à partir du premier janvier 2018. Autrement dit, une nouvelle gamme de billets et pièces de monnaies seront introduites en circulation.

Dans son discours, le Président évoquait « la réévaluation de la monnaie en changeant la base de 10 à 1, ce qui va permettre à l’Ouguiya de reprendre sa place dans les transactions financières (…) et de réduire la quantité de la monnaie en circulation » a laissé entendre le président.

Depuis cette déclaration, la Banque Centrale de Mauritanie a entrepris une campagne de communication pour éclairer les citoyens pris de cours par l’adresse de Kaédi. Selon la BCM, « cette nouvelle gamme de l’Ouguiya sera caractérisée par deux changements majeurs ; à savoir le changement de base et la généralisation du Polymère pour tous les billets ».

Une monnaie nationale plus forte, plus sûre et plus respectueuse des normes de santé, d’hygiène et d’environnement ».

Ainsi, poursuit la BCM « chaque nouveau billet ou pièce comportera un zéro de moins que l’ancien mais la valeur restera inchangée ajoutant qu’il  s’agit d’un changement d’étalon qui permettra la circulation de toutes les dénominations de la monnaie fiduciaire ». Donc, tous les billets de l’ancienne ouguiya seront amputés d’un zéro, mais garderont leur valeur initiale.

Cette décision engendre forcement un chamboulement de la vie de tous les jours. La BCM tente de rassurer le public à travers une brochure où elle indique que les prix des biens et services seront obligatoirement indiqués dans l’ancienne et la nouvelle monnaie et ce pendant trois. A travers cette astuce, le consommateur va garder le même pouvoir d’achat puisque la valeur reste la même, précise la BCM.

Naturellement, dans un premier temps, les anciennes et nouvelles monnaies circuleront simultanément. Ce,  pendant 6 mois. « Les anciens billets d’ouguiya et pièces peuvent être échangées contre de nouveaux auprès de tous les guichets de la Banque Centrale, des services du Trésor et auprès des agences des banques primaires » assure la banque.

Mais passé ce délai, les anciens billets ne pourront être échangés qu’au niveau des guichets de la BCM. A compter du 1er juillet 2018, « les transactions commerciales ne peuvent être dénouées que par les nouveaux billets et/ou les nouvelles pièces de l’Ouguiya », souligne la banque.

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Concours international de plaidoiries : Clap de fin pour la 5e édition

Baisser de rideaux pour la cinquième édition du concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme, qui s’est déroulé ce mercredi 6 décembre 2017 à Nouakchott. Sur les huit avocats candidats, trois ont eu les faveurs du jury. Le français Me Julien MARTIN est le lauréat de cette édition. Il est suivi par les tchadiens Me Mog Nan KEMBETIA et Me Garandi LEGA IBRAHIM, respectivement 2e et 3e de la compétition.

Ce mercredi 6 décembre 2017, la grande salle d’audience du Palais de Justice de Nouakchott était quasiment pleine. Quatre heures durant, les messieurs et dames en toges se sont succédé pour leurs plaidoiries. Au terme de cette démonstration d’éloquence et la manifestation d’une ferme volonté de défendre les droits de l’homme, le jury présidé par Me Cheikh Ould Baha a délibéré.

Contre la torture…
Le premier à s’illustrer est l’avocat français Me Julin MARTIN. Il a axé sa plaidoirie sur les traitements dégradants que subissent « les détenus de la plus haute importance » des Etats Unis d’Amérique. Il y expose le cas du saoudien d’origine yéménite Abd Rahim Al Nashiri suspecté de plusieurs attentats. Il sera détenu dans des prisons secrètes de la Central Intelligence Agency – CIA (renseignements américains) et torturé à maintes reprises. La plaidoirie de l’avocat est un plaidoyer contre la torture, une barbarie qui perdurent malgré l’engagement des états à y mettre fin.

Plaidoirie de Me Julien MARTIN

Droit à l’objection de conscience

Dernier à faire sa plaidoirie cet après midi du mercredi 6 décembre 2017, Me Garandi LEGA IBRAHIM est arrivé deuxième au classement final. « Le droit à l’objection de conscience » est l’objet de sa plaidoirie pour la libération de trois érythréens qui croupissent prison pour avoir refusé d’accomplir le service militaire au nom de leurs convictions religieuses. Paulos Eyassu, Negede Teklemariam et Isaac Mogos séjourne dans une des prisons les plus âpres de la dictature nichée sur la corne de l’Afrique. L’avocat tchadien a invoqué l’article 8 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, pour implorer la clémence des jurés en faveur de ses clients.

Article 8 – Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples
La liberté de conscience, la profession et la pratique libre de la religion, sont garanties. Sous réserve de l’ordre public, nul ne peut être l’objet de mesures de contrainte visant à restreindre la manifestation de ces libertés. NB : La Mauritanie a adopté la charte mais émis une réserve sur l’article 8 !

Peine capitale

« La problématique de la peine de mort au Tchad : le cas de Boko Haram », est l’intitulé de la plaidoirie de Me Mog-Nan Kembetiade. Elle occupe la troisième place du podium de l’édition 2017 du concours. Tchadien également, Me Kembetiade s’attaque à la peine de mort qui n’a pas de réels impacts sur la baisse de la criminalité, selon Me Kembetiade. La peine de mort a d’ailleurs suscité débats dernièrement en Mauritanie.

En Mauritanie, le conseil des ministres a approuvé jeudi 16 novembre 2017, un projet de loi modifiant l’article 306 du code pénal. Objectif, condamner systématiquement à mort les coupables d’apostasie sans possibilité de repentir.

Outre le fait de réunir du monde autour de la question des droits de l’homme, l’objectif du concours international de plaidoiries est de vulgariser le métier d’avocats et des magistrats. Ils ont un rôle fondamental dans la protection et promotion des droits de l’homme. C’est dans ce sens que l’ambassadeur de France en Mauritanie Joel Meyer a déclaré ceci devant l’assistance : « Critiqué par les pouvoirs publics pour son indépendance, décrié par le client pour qui il n’a pu gagner le procès, encore parfois incompris par les citoyens lorsqu’il doit défendre ce qu’on peut penser être l’indéfendable, l’Avocat exerce une profession finalement mal connue ».

Lire aussi >>> Concours international de plaidoiries : la torture en vedette

Rappelons enfin que le concours est conjointement organisé par l’Ordre National des Avocats de Mauritanie, l’Institut International des Droits de l’Homme et de la Paix et l’ambassade de France en Mauritanie. Il est également soutenu parle ministère de la justice, l’union européenne et la Banque Islamique de Mauritanie. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine !

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Réunion conseil des ministres : le sort du DG de Radio Mauritanie scellé?

Le gouvernement est réuni en conseil des ministres, ce jeudi 7 décembre 2017 au palais présidentiel, sous la Présidence du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Plusieurs décisions sont attendus. Selon certaines sources, le limogeage du DG de Radio Mauritanie sera sur la table.

Abadallahi Ould Hormatallah est dans de sales draps, depuis le passage de l’Inspection Générale d’Etat. Selon nos confrères d’Alakhbar, le DG de Radio Mauritanie est suspecté d’avoir distribué plusieurs dizaines de millions de nos ouguiyas à ses proches, amis… Est ce assez pour le mettre à la porte dès ce jeudi? Les heures à venir nous en diront plus.

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Mauritanie – Concours international de plaidoiries : la torture en vedette

Le concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme de Mauritanie se déroulera ce mercredi 6 décembre 2017 au Palais de Justice de Nouakchott. Pour cette cinquième édition, huit avocats de huit nationalités différentes ont été retenus. Même si une aucun sujet particulier n’est imposée aux candidats, une thématique sort cependant du lot. Il s’agit de la question de la torture et de son abolition.

Me Mohamed EL ID – 5 décembre 2017- Crédit Photo Amadou SY/ LeReflet.NET

C’est au cours d’une conférence de presse organisée ce mardi 5 décembre 2017 dans les locaux de l’Ordre National des Avocats, que l’annonce a été faite. Pour la cinquième fois, Nouakchott abritera le concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme. Prononçant son mot de bienvenue Me Mohameden El Id a souligné l’importance de cet événement qui est « un acquis pour la Mauritanie, l’ordre des avocats et militants des droits de l’homme ». El id ajoutera que ce concours regroupe «aussi bien un public averti que profane, ce qui est à saluer».

A son tour, Jonas Bochet Directeur de l’Institut International des Droits de l’Homme et de la Paix. Est revenue sur l’objectif de ce concours qui vise à « mettre en exergue le rôle de l’avocat dans la protection des droits de l’homme et la protection de l’état de droit ».   Le rôle de l’avocat est essentiel dans ces  deux aspects.

Ce concours poursuit Bochet sera l’occasion de « mettre en lumière les arguments juridiques qui permettent de dénoncer des situations de  violation des droits de l’homme ».

Revenant sur les candidatures, Bochet dira : « je suis  particulièrement content de cette cinquième édition. On aura huit pays en lice mais les candidatures vont au-delà de ces nationalités.

Au total, plus de quarantaine candidatures d’avocats ont été sélectionnés ». Huit sont sortis du lot dont une mauritanienne. Il s’agit de celle de Me Mohamed Ould Obeid. L’avocat axe sa plaidoirie sur la thématique « protection de l’avocat dans l’exercice de ses fonctions ». Thématique, le mot est lâché.

« Lorsque la torture interroge, la douleur répond »

S’il est vrai que les conditions de sélections étaient basées sur la pertinence du de la plaidoirie et qu’elle soit en lien avec les droits de l’homme, une thématique sort pourtant du lot. Il s’agit de la torture. Sur les huit candidats, 5 abordent de manière implicite et/ou explicite cette question. C’est notamment le cas du Tunisien Me Taher Dalleli  qui « dénonce des actes de tortures » en Tunisie. Sa plaidoirie est intitulée : « Lorsque la torture interroge, la douleur répond ». Le ton est donné.

Notons par ailleurs que Me Ameur Meherzi, bâtonnier de Tunis et Me Ottamani Mohamed, bâtonnier d’Alger intègrent pour la première fois le jury de ce concours. Soulignons également que le jury président par l’avocat mauritanien Me Cheikh Ould Baha, est composé de juristes et militants pour les droits de l’homme. De plus, la parité homme femme est respectée (le président du Jury mis à part).

Pour rappel, le concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme de Mauritanie est placé sous le haut patronage du ministère de la justice avec le soutien de l’Ambassade de France en Mauritanie, de l’Union Européenne, de l’Agence Française de Développement, de Justice Coopération Internationale, du Conseil National des Barreaux et la Banque Islamique de Mauritanie. Les différents partenaires étaient présents à la conférence de presse.

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28 novembre – Kaédi : les orphelins et veuves sont libres

Ils sont libres. Eux, se sont les deux orphelins et trois veuves arrêtés en marge des célébrations du cinquante septième anniversaire de l’indépendance de la Mauritanie. Gardés à vue depuis le 28 novembre, ils ont quitté le commissariat de Police de Kaédi ce dimanche 03 décembre 2017. Les cinq dénonçaient la célébration de l’indépendance qui coïncide avec l’anniversaire de la pendaison de leurs maris et pères  le 28 novembre 1990 à Inal. 

L’air fatigués mais pas abattus, les deux orphelins et trois veuves posent devant le commissariat de Police de Kaédi. Une photo matinale (7h00) pour montrer au monde qu’ils sont libres… « La lutte continue » disent-ils. Après cinq jours de garde à vue, aucune charge n’a été retenue contre eux. Ils peuvent désormais humer l’air frais et vaquer à leurs occupations.

Lire aussi >>> Orphelins et veuves des années de braise gardés à vue à Kaédi

Chaque année depuis 27 ans, le scénario est le même. D’un côté les veuves et orphelins se mobilisent pour « une journée de deuil national » via des manifestations et sit-in et de l’autre les forces de l’ordre ont ordre de les mater.

Pour eux, tant que « la vérité n’est pas rétablit, il n’y aura pas de justice ».

Soulignons au passage que l’arrestation des orphelins et veuves a suscité beaucoup d’indignations. Les organisations des droits humains se sont mobilisés. La très célèbre Amnesty International avait d’ailleurs appelé à la « libération immédiate et sans conditions ». C’est désormais chose faite.

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28 novembre : orphelins et veuves des années de braise gardés à vue à Kaédi

Ils sont deux orphelins et trois veuves à entamer leur troisième jours au commissariat de Kaédi. Les cinq manifestaient contre la célébration de l’indépendance qui coïncide avec l’anniversaire de la pendaison de leurs maris et pères. Ils ont été arrêtés ce 28 novembre 2017. Chaque année, le collectif des victimes manifeste pour exiger « justice et réparations ». 

« Nous avons organisé un sit-in de protestation devant le commissariat de police de kaédi pour exiger leur (les veuves et orphelins) libération » a déclaré Mamadou Lam Toro Camara au Reflet.NET. Le chargé des affaires juridiques du collectif des orphelins des victimes civiles et militaires (COVICIM) rapporte que « selon le commissaire de police (de Kaédi nldr) la décision de libérer les détenus appartient au Président de la République ». La question est politique dit-on.

Toujours est-il qu’au moment où ces lignes sont écrites, Moussa Sarr, Bocar Gueye (les deux orphelins) et Aissata Diallo, Maimouna Sy et Salamata Gueye (les 3 veuves) sont aux arrêts. Leurs salut viendra peut être de Nouakchott.

« Le 28 novembre 1990, 28 militaires ont été pendus sauvagement par leurs frères d’armes pour commémorer la fête de l’indépendance » martèle t-il avec insistance.

En effet, nous appris que des organisations de Droits Humains s’activent pour fournir un ou plusieurs avocats. Me Fatimata Mbaye ferait serait en pole position dit-on. Les heures et jours à venir nous en diront plus.

« L’objectif (de la manifestation nldr) était de dire non à la célébration de l’indépendance le 28 novembre car c’est une journée de deuil pour nous les victimes et toute la communauté négro-mauritanienne » explique Mamadou Lam Toro Camara.

Amnesty international…

L’arrestation des cinq a suscité une vague d’indignation. Amnesty International à la leur libération.

Lire aussi >>> 28 novembre: Inal, la face sanglante de l’indépendance mauritanienne 

En Mauritanie, le 28 novembre a deux visages. Pour les victimes des années de braise, c’est une journée de deuil national… pour d’autres c’est tout simplement la fête de l’indépendance. Près de 30 ans après ces douloureux événements, plaie reste ouverte.

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Marche vers la lumière : « avant l’opération, je ne voyais presque rien… »

Le centre de coopération sino-mauritanien en ophtalmologie de l’Hôpital national de Nouakchott, accueille depuis plus d’une semaine une campagne de « marche vers la lumière » composait de médecins chinois pour des opérations contre la cataracte.
Djeynaba, une soixantaine d’années,  habite au PK 8 dans la commune de Ryad à la périphérie de  Nouakchott. Pour aider sa famille, elle vend quelques fruits et bonbons sur un étal prés de chez elle. « Je n’ai pas de garçons. J’ai seulement des filles. C’est pourquoi, j’ai une table pour gagner un peu d’argent » dit Djeynaba. Nous l’avons rencontré au centre hospitalier national de Nouakchott, mercredi 29 novembre. Apres  avoir été opérée d’un œil, elle est venue pour un contrôle.
Comment l’opération s’est passée ? Réponse : « j’ai été opérée le 21 novembre par les médecins chinois. Le lendemain, je suis revenue à l’Hôpital et ils ont enlevé le pansement sur mon œil. Depuis, je vois clairement, même les écritures. Avant l’opération, je ne voyais presque pas. J’ai reçu des médicaments et je remercie la mission médicale chinoise. Mon œil non encore opéré voit moyennement et ils m’ont demandé d’attendre quelques temps avant de l’opérer. Sans cette mission, j’aurais eu du mal à trouver les moyens de me faire opérer. »
Marche vers la lumière est une initiative du gouvernement de la République populaire de Chine pour « prévenir et traiter la cécité » dans les pays en développement

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De fil en aiguilles : Tout le monde, il est beau… Tout le monde il est gentil…

CHRONIQUE – De fil en aiguilles

Le monde dans lequel nous vivons semble n’être fait que de paradoxes… Jamais depuis que je sais lire, je n’ai lu autant de violence et de méchanceté dans certains échanges entre congénères… En même temps d’autres estimes qu’il faut absolument être gentil, ne pas émettre un avis défavorable sur un texte, une photo, une prestation quelconque… Il y a une surenchère de compliments qui n’empêche pas ceux qui les font, de rire sous cape, en regrettant la médiocrité de ce qu’ils ont vu et lu…

A la recherche de Mamadou Kalidou Ba je suis tombée récemment sur des commentaires qui avaient enflammés les murs après la parution de l’Anthologie de la littérature mauritanienne francophone…

Je suis tombée sur le commentaire d’un congénère qui de toute évidence, voulait consoler une de nos « oubliées » et énumérait toutes celles et ceux qui n’avaient pas non plus eut l’honneur… Et là un nom éveilla mon attention… Le nom d’une femme qui a fait publier, mais je n’ai pas encore trouvé un de ses lecteurs qui ait dépassé la huitième page … Ses moyens financiers lui permettant de faire paraitre n’importe quoi  A la place de certains oubliés je me sentais plus injuriée par l’association de leur nom à cette personne que si ils avaient tout simplement été passé sous silence !!! Comme quoi pour complimenter dans certains cas, il faut pouvoir aussi évaluer les mérites !

Je vois dans les commentaires des compliments fuser de toute part, pour des écrits plus que médiocres, des projets aussi farfelus qu’inutiles, des textes d’une fadaise sans équivalant, faisant preuve d’un style qui devrait déjà être sanctionné dans une rédaction au collège, une orthographe plus qu’approximative et oublions de préférence les fautes de grammaire  Quand aux photos ou tout le monde est si beau que j’aurais honte de faire voir la mienne !

J’ai reçu ces derniers temps des manuscrits de personnes qui soulignent  qu’elles me font l’honneur de me le faire connaître en « avant première »… Ces textes sont d’une médiocrité affligeante… Que j’ai le plus grand mal du monde à lire car je n’ai absolument aucune idée de ce que l’auteur voudrait dire…

Il y a aussi ceux qui font publier à frais d’auteur et qui ont l’outrecuidance de me dire avec une joie frémissante qu’ils ont « trouvé un éditeur »… Non, mes chéris c’est l’éditeur qui a trouvé un pigeon à plumer… Car il ne s’intéresse pas le mtr(gfgfgfgfgfgfgfgfgfgfgfgfoins du monde pour ce qui est sur le papier et malgré tout le « sérieux » qu’il affiche sur sa page Web, ne corrigera pas une seule coquille ! Je suppose que si je lui proposais quelques pages de l’annuaire téléphonique en lui disant que ce sont mes chroniques… Il ne s’en apercevrait même pas !

Ah, ou est le bon temps de ma jeunesse ; ou les éditeurs nous présentaient, des parutions parfaites ; supervisées par un « correcteur » qui n’hésitait pas à dire au cher auteur : Dis moi, de la page tant à la page tant, il faut que tu revois ton texte, il y a des lourdeurs, ou tout autre malformation épistolaire. Et sagement, avec toute la modestie nécessaire le dit auteur essayait de sauver les meubles… Françoise Dorin talentueuse écrivaine française explique à merveille cela dans un de ses livres ; Son héroïne a écrit un livre qui, autant que la femme, a séduit l’éditeur, mais bien que devenu son amant, il reste soucieux de sa réputation,  ne lui fait aucun cadeau avec les corrections, et ne lui passe pas une virgule… Heureusement pour moi ; C’est un personnage fictif, car si il lisait mes textes… Rien que ce minuscule petit signe, lui donnerait une rage de dents… Depuis que je sais que la virgule existe, je suis avec elle sur le pied de guerre… Ce microbe m’a coûté des points dans l’ensemble de ma scolarité !

Le marché du livre est à mon avis plus que saturé… Et n’en déplaise à l’édition « Actes Sud » je commence un peu à douter de la pureté des présentations qu’elle fait tous les jours… Y a-t-il vraiment rien que pour cette édition deux ou trois livres dignes, chaque jour de faire vibrer notre intérêt ?

Je m’occupe aussi activement que possible de nos auteurs dans ce pays, j’en parle et en reparle, j’interpelle mes amis à l’étranger et m’occupe de trouver une solution pour envoyer les livres, car je les trouve talentueux et que j’assume mon opinion. Je voudrais avant de finir présenter un bonbon  tout particulièrement, à deux d’entre eux.

Idoumou Mohamed Lemine Abass et Mamadou Kalidou Ba… Tous deux sont assez conscients pour savoir qu’ils ont un immense talent… Et pourtant que d’humilité, que de doutes sur la façon dont le public les accueillera… Et quelle joie  lorsqu’on leur fait un éloge… Surtout quand ils savent que c’est empreint de sincérité…  Ecrire un livre est un enfantement,   Et eux, attendent que leur enfant fasse ses premier pas pour savoir s’il est beau ou pas !

Maryam Brodowski

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Un oeil sur… le nouvel hymne national de Mauritanie

Quatre mois après le référendum, le changement du drapeau et de l’hymne national continue de susciter débats. Mais la polémique semble plus persistante sur l’hymne national. Les paroles écrites par une pléthore de poètes et mis en musique par un égyptien ne font pas l’unanimité. Sur la toile on crie au scandale. A l’issue conseil des ministres du jeudi 23 novembre 2017, le gouvernement s’est expliqué.

Le porte parole du gouvernement, Mohamed Lemine Ould Cheikh a déclaré « que les paroles de cet hymne doivent en général être patriotiques et leur auteur doit également être un compatriote car il englobe des dimensions, une signification et des symboles qui doivent émaner des citoyens qui les connaissent et les vivent » rapportent nos confrères de l’AMI. Mais s’agissant de la composition, le ministre a estimé que « c’est une question technique qui évolue ».

Nouvel hymne…

Selon le porte parole, « la plupart des hymnes des pays arabes ont été composés par des artistes de pays étrangers et même l’hymne américain a été composé par un britannique » avant d’ajouter que les égyptiens ont composé beaucoup d’hymnes arabes. C’est ce qui explique l’appel à propositions ouvert aux étrangers et qui a permis à l’égyptien Dr Rachid Daoud d’être retenu.

Il est vrai que même l’ancien hymne était contesté par certains, mais il avait été composé par un mauritanien. La composition de Siday Ould Abba est jetée aux oubliettes à la veille du 57e anniversaire de la Mauritanie. Un bon en avant disent les partisans de cette réformes, un net recul scandent les opposants. Sur la toile et dans les salons, chacun y va de son propre commentaire.

D’après l’agence officielle qui cite le porte parole du gouvernement, le nouvel hymne sera joué pour la première fois ce 28 novembre 2017 à Kaedi. Les festivités de l’indépendance se feront dans la capitale du Gorgol, cette année. Reste à savoir quelle politique sera mise en place pour que les mauritaniens adopte cet hymne et sachent le chanter. Les jours et mois à venir nous en diront certainement plus.

FOCUS: démonstration de VJing à Nouakchott [Vidéo]

Clap de fin de la semaine numérique. La grande salle de l’Institut Français de Mauritanie a abrité ce samedi 18 novembre 2017. la soirée de restitution des ateliers VJAY. Après une semaine d’ateliers, le vidéo jockey Thomas Lampis et ses stagiaires ont présenté leurs travaux. Il s’agit d’un mixage en direct d’images suivant le rythme de différentes musiques. 

Ils sont cinq à avoir participé aux ateliers de Thomas Lampis. Ensemble, ils ont appris à faire un spectacle visuel communément appelé VJing. Pour faire la restitution, ils ont tourner des images dans au sein de l’IFM, ajouté à une banque d’images dont ils disposaient pour faire un mixage en direct. Et le résultat est bluffant.

Lire aussi >>> Institut Français : Novembre Numérique bat son plein

« je joue avec camera pour montrer que c’est du direct » dixit Thomas Lampis

« le VJing c’est mélangé avec d’autres arts. C’est assez récent et vieux en même temps » a déclaré Thomas Lampis formateur et Vidéo Jockey à la fin de la démonstration. Il ajoutera: « je joue avec camera pour montrer que c’est du direct ». Nous étions là et c’était du direct. De son côté, le Disc Jockey MJ a souligné qu’il « ne connaissais pas le VJing » malgré le fait qu’il « fait du DJing depuis 12 ans ». Il promet d’intégrer ce qu’il a appris dans ses spectacles à venir.

Démonstration VJING

Peu connu est un art qui fait appel à d’autres. Il consiste à faire des mixages de vidéos en réel au rythme de la musique. Pour se faire, la personne aux manettes utilise des logiciels qui font appel à plusieurs sources visuels (photos, vidéos, texte, images 3d…) et diffuse en direct sur un écran géant ou tout autre support.

Rappelons que l’atelier est organisé dans le cadre de l’événement Novembre Numérique de l’Institut Français de Mauritanie. L’événement devenu annuel a pour but de favoriser les échanges, la création et l’innovation autour du numérique. Les différentes activités se sont déclinés en conférences, ateliers et démonstrations tout au long de la semaine du 13 au 18 novembre 2017. Rendez vous est pris pour l’année prochaine !

 Pour en savoir plus sur le VJing, suivez ce lien…

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