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Communiqué du conseil des ministres du 23 novembre 2017

Le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres, ce jeudi 23 novembre 2017 sous la présidence du  Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Un certain nombre de décisions ont été prises et projets de loi approuvés. Voici le communiqué intégral sanction les travaux du conseil. 


Communiqué

Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 23 novembre 2017 sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé les projets de loi suivants :

-Projet de loi organique relative à la Région.

En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de fixer le ressort de la région, son organisation, ses compétences, son mode de gestion et l’ensemble des règles régissant son action.

-Projet de loi organique relative à l’élection des députés représentant les Mauritaniens établis à l’étranger.

En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de fixer les règles régissant les élections des députés représentant les Mauritaniens établis à l’étranger.

-Projet de loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique n° 2012-027 du 12 avril 2012 portant institution de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

En application de l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de définir les missions, les règles d’organisation et de fonctionnement de la CENI.

Il intervient pour renforcer le caractère de collégialité de cette autorité publique indépendante garante de la crédibilité du processus électorale dans notre pays.

-Projet de loi organique modifiant et complétant certaines dispositions de la loi organique n° 2012-034 du 12 avril 2012 modifiant certaines dispositions de l’ordonnance no 2006-029 du 22 août 2006 portant loi organique relative à la promotion de l’accès des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.

En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique vise à consacrer la représentation des femmes dans les conseils régionaux.

-Projet de loi organique modifiant et complétant certaines dispositions de la loi organique n° 2012-032 modifiant certaines dispositions de l’ordonnance n°87-289 du 20 octobre 1987 abrogeant et remplaçant l’ordonnance no 86-134 du 13 août 1986 instituant les communes.

En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de définir les modalités de remplacement du maire et du conseiller municipal en cas de cessation définitive de leurs fonctions, définir le fichier électoral et son contenu et enfin de réduire la caution de candidature et pourcentage requis des suffrages exprimés pour le remboursement.

-Projet de loi organique portant modification de certaines dispositions de la loi organique n° 2012-029 du 12 avril 2012 modifiant l’ordonnance no 91-028 du 7 octobre 1991, modifiée, portant loi organique relative à l’élection des députés à l’Assemblée nationale.

En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de réactualiser le nombre de députés sur la base des résultats du dernier recensement général des populations et de l’habitat, ce qui s’est traduit par l’augmentation du nombre des sièges.

Par ailleurs, le projet de loi organique réduit de moitié la caution de candidature et fixe le pourcentage des suffrages exprimés pour le remboursement à 3%.

-Projet de loi organique abrogeant et remplaçant la loi n° 78-011 du 19 janvier 1978, portant loi organique relative aux lois des Finances.

Le présent projet de loi organique intervient, suite aux récents amendements constitutionnels, pour moderniser notre système de gestion des finances publiques et garantir son adaptation aux défis à venir (régionalisation, gestion des ressources naturelles).

Il vise, notamment, l’introduction de programmes ministériels rendant plus lisible l’utilisation des crédits publics, la responsabilisation des gestionnaires à travers une fongibilité des crédits leur offrant une plus grande marge de manœuvre et le renforcement de la transparence par une documentation budgétaire plus étoffée.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décret suivants :

-Projet de décret portant approbation d’une convention d’établissement entre la République Islamique de Mauritanie et la Société OPERATIONS PORTUAIRES MAURITANIENNES (OPM GROUPE).

Le présent projet de décret a pour objet d’approuver, conformément au Code des investissements, une convention d’établissement entre l’Etat et la Société Opérations Portuaires Mauritanienne portant sur la réalisation et l’exploitation par ladite société d’un projet de pôles industriels et logistiques pour un coût global de cinq milliards huit cent cinquante millions d’ouguiyas.

Ce projet qui sera réalisé au niveau du Port de Nouakchott s’inscrit parfaitement dans le cadre du plan de développement économique et social du pays et devra permettre la création de 250 emplois dont 50 emplois permanents.

– Projet de décret portant création d’une zone économique spéciale dénommé « Pôle de Développement du Tagant ».

Le présent projet de décret a pour objet la création d’une zone économique spéciale dénommée « Pôle de Développement du Tagant » et ce conformément aux dispositions pertinentes du Code des Investissements et de la Loi d’Orientation sur l’Aménagement du Territoire.

La création de ce pôle de développement aura des impacts multiformes en termes d’exploitation rationnelle des potentialités économiques locales, de création d’emplois, d’augmentation de la valeur ajoutée des secteurs à fort potentiel de la Wilaya, du développement économique équilibré du pays ainsi que de la fixation des populations dans leur terroir et l’amélioration de leurs conditions de vie.

– Projet de décret portant composition de l’hymne national de la République Islamique de Mauritanie.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris les deux mesures individuelles suivantes :

Ministère de l’Agriculture

Cabinet du Ministre

Conseiller Technique chargé la Formation et de la Recherche :El Moustapha Ould El Wavy, précédemment Inspecteur Général Interne au même Ministère.

Inspection Générale Interne.

Inspecteur Général :Djieh Ould Cheikh Bouye, précédemment Conseiller Technique chargé la Formation et de la Recherche au même Ministère.

Justice : ça se corse pour Wone Ousmane ex DG de l’ENER

Un nouvel élément a atterri dans le dossier de Wone Ousmane. L’ex directeur de l’Etablissement National de l’Entretien Routier (ENER) est accusé « de dissipation de 115 millions d’ouguiyas » a appris LeReflet.NET d’une source proche du dossier. Wone a été déposé en prison le 24 octobre 2017, pour « mauvaise gestion… ».

Ce jeudi 23 novembre 2017 marque le 29e jours de détention de Wone Ousmane. Et la situation de l’ex patron de l’ENER n’est guerre meilleure. En effet, selon nos sources le montant qu’on l’accuse d’avoir englouti est « passé de 23 à 115 millions ». Les mêmes sources indiquent que ce « rebondissement a eu lieu il y a deux semaines », loin des radars des médias.

Lire aussi >>>  Le directeur de l’ENER déposé en prison

Pour rappel, les ennuis de Wone Ousmane ont débuté un lundi matin. C’était le 16 octobre 2017. Ce jour là, il est interpellé par des limiers de la Brigade de Répression des Crimes économiques. Après une semaine d’investigations, il est conduit devant un juge d’instruction. Deux heures d’audience auront suffi au magistrat pour décider de le placer sous mandat de dépôt.

« Cette opération sera réalisée dans le respect des droits de tous les employés concernés et permettra à ATTM de pouvoir prendre en charge sa nouvelle mission de service public dans des conditions à même de garantir à son action la viabilité et la pérennité requises » extrait communiqué conseil des ministres du 19 octobre 2017.

Fusion-Absorption 

Soulignons par ailleurs que le gouvernement envisageait « une fusion-absorption » de l’ENER et la société des travaux publics ATTM. Mais depuis cette annonce faite le 19 octobre 2017 à l’issue d’un conseil des ministres, aucune information n’a filtrée sur l’adoption et exécution ou non de ce plan. Le conseil des ministres de ce jeudi 23 novembre 2017 permettra peut être de nous édifier à ce sujet.

Ingénieur routier, Wone Ousmane avait été nommé à la tête de l’ENER en mai 2015. Selon certains observateurs, il a hérité d’un établissement fortement endetté. Pour eux, il a servi de bouc émissaire dans la « faillite » de l’ENER. Les jours et semaines à venir nous en diront certainement plus.

                   Toute reprise partielle ou totale devra faire mention                                     de la source : LeReflet.NET avec le lien original de l’article.

Un oeil sur… l’économie numérique en Mauritanie

On ne peut plus se passer du numérique. C’est un fait. Il est présent partout surtout dans les activités génératrices de revenus. La Mauritanie lentement suit la locomotive, d’où la projection-débats autour de l’innovation l’économique numérique organisée à l’Institut Français de Mauritanie, vendredi 17 novembre 2017. Ce fut une soirée d’échanges qui a abouti à ceci: on peut fructifier son business grâce au numérique, en Mauritanie.

Trois intervenants étaient invités à cette activité organisée dans le cadre de l’événement Novembre Numérique. Il s’agit de Dahaba Djibril Diagana ingénieur informaticien et responsable de communication de l’incubateur Hadina RIM TIC, Seydou Ndongo économiste titulaire d’un master en économie numérique et Diarra Sylla ingénieur fondatrice du premier Fablab de Mauritanie, le Sahel Fablab. La première tache donnée aux intervenants et de fournir une définition de l’économie numérique.

Définitions

Pour Ndongo, « il n’y a pas de définition exacte. Il existe une pléthore de définitions. Mais je dirai que c’est un secteur transversal qui touche tous les secteurs de la vie active ». Dans un souci de simplicité, Diagana estime que c’est le fait « d’utiliser le numérique pour gérer son business ». La difficulté de s’accorder sur une seule définition, résulte du fait qu’au delà des TIC, elle s’est muée en une technologie universelle avec un réel impact sur tout les secteurs comme la souligné Ndongo.

Projection

Le public de dos table ronde économie numérique à l’IFM – Crédit Photo: Amadou SY – LeReflet.NET

Après ce premier tour de table, une première séquence vidéo a été projetée. Intitulée Made In Africa, revient sur quelques innovations de jeunes africains montrés en modèles. La plupart des exemples ont voit des jeunes qui ont créé des solutions numériques, qui répondent un besoin de la société. Du système d’arrosage de champs à distance à la tablette cardio (mesurer le rythme cardiaque (…) on en retient que l’innovation est à la portée de tout le monde, grâce à internet et aux TIC. Réagissant à la vidéo, Ndongo a souligné « le marché est global et que le Rwanda qui brigue le statut de silicone valley de l’Afrique est exemple à suivre ». Pour lui, il faut une implication de l’Etat.

Lire aussi >>> Novembre Numérique bat son plein 

« Beaucoup de jeunes innovent sans être reconnus ». Diarra Sylla

Des innovations similaires existent ici en Mauritanie. Mais qu’est ce qui bloque ? Pourquoi on ne connait pas le même essor ? Diarra Sylla dégage deux constats. D’abord, « beaucoup de jeunes innovent sans être reconnus » ensuite « chacun travail de son côté ». Diarra encourage « le travail collaboratif, en réseau pour mutualiser les efforts ». Elle aussi « appelle l’Etat à aller plus loin et accompagner l’innovation ». Prenant la parole à son tour, Diagana a donné un exemple d’innovation mauritanienne, en réponse à une question du public. « Des mauritaniens qui innovent, ça existe » dit-il avant de citer l’application de tourisme numérique qui permet de voyager à distance, à travers la Mauritanie.

Rôle des décideurs

Panélistes table ronde économie numérique à l’IFM – Crédit Photo: Amadou SY – LeReflet.NET

A la suite de ces échanges, une seconde séquence vidéo a été projetée. Elle aborde le rôle des décideurs en mettant en exergue des actions dirigeants du Kenya et le Rwanda pour favoriser le développement de l’économie numérique. S’il est important d’instaurer un cadre de dialogue pour élaborer des progrès transversaux, il faudrait éviter de créer juste pour créer. Il faut penser et créer quelque chose d’utile. Ndongo a tenu apporter une précision : innover ce n’est rien d’autre que faire les choses autrement et ce n’est pas seulement réservé aux informaticiens ». Allant plus loin Ndongo pointe « la responsabilité de l’Etat » et plaide pour une initiation aux technologies à bas âge avec une approche de spécialités ».

Initiation à bas âge

Même son de cloche chez Diagana. Selon lui, « une réelle sensibilisation des masses, dès le bas âge s’impose, si on espère un développement sur les 15, 20 prochaines années ».

En effet, l’économie numérique c’est l’économie des connaissances et c’est dommage qu’on en parle à peine à l’université. Peu d’étudiants sont familiers avec ce concept. Pourtant rappelle un intervenant « l’apprentissage de l’informatique est prévue dans le système éducatif actuel » sauf que la cette réforme qui date de 1999 « n’a jamais été appliquée correctement » se désole un autre.

En outre, deux questions ont été soulevées par l’assistance. La première concerne de l’existence réelle de l’économie numérique. La réponse est oui, un oui en minuscule. En minuscule parce qu’il ya pas de stratégie claire pour développer le secteur et susciter des vocations. De plus l’accès aux financements est quasiment impossible pour ces jeunes. « Les institutions financières préfèrent financer les entreprises plutôt que les PME (jugées fragiles). C’est ce qui explique que plusieurs startups sont au point mort depuis plusieurs années.

Paiement en ligne

La seconde interrogation concerne le paiement en ligne. En effet, l’économie numérique est associée aux transactions financières en ligne. Seulement en Mauritanie, le taux de bancarisation est très faible, moins de 10% selon un économiste. Du coup, les boutiques en lignes ou autres prestataires de services ne peuvent pas se faire payer à distance. Au-delà du faible tout de bancarisation, peu de mauritaniens ont cette culture d’acheter et payer en ligne. Mais ceci n’est forcement négatif. Cela doit obliger à se créer des méninges et trouver des astuces pour se faire payer à distance. Quelque chose qui ressemble à orange money et cie.

Et nous dans tout ça ?

« l’Etat doit jouer un rôle de piston pour accompagner les initiatives ».

On aura beaucoup parlé de l’inaction de l’Etat durant ce débat. Une chose avec laquelle Fatou Kiné n’est pas d’accord. Pour elle, « il faut sortir de cette optique de dépendance… l’Etat, c’est nous. C’est à nous de faire quelque chose » dit-elle avec conviction. Relançant ainsi le débat, Dahaba dira que « l’Etat doit jouer un rôle de piston pour accompagner les initiatives ». Et il ya différentes astuces pour que cela se fasse, notamment grâce à l’exonération fiscale.

Dans le même sens, Ndongo estime « qu’il est nécessaire d’avoir une vision sur laquelle s’appuyer pour promouvoir le numérique et l’économie numérique. De son côté, Diarra constate le « manque d’engouement des municipalités alors qu’elles devraient être les premiers soutiens ».

Secteurs porteurs

Deux autres questions ont été soulevées par l’assistance : Quels sont les secteurs porteurs ? Où en sommes-nous avec la propriété intellectuelle ? De l’avis de tous les panélistes, « la demande existe et le contexte économique s’y prête ». Mais « l’information n’est pas diffusée à large échelle » d’où le fait que certaines opportunités passent inaperçues.

En ce qui concerne la propriété intellectuelle, il existe un bureau des droits d’auteurs indiquent les panélistes. On peut en effet se faire piquer ses idées et créations sans pouvoir y faire quoique ce soit à partir du moment où on rien qui prouve qu’on est propriétaire. Un travail de sensibilisation s’impose à ce niveau également.

Emergence

Il est évident que l’on ne peut pas épuiser la question. On sait que l’économie numérique est un vecteur de croissance et de productivité. Elle promeut la création, l’innovation et l’émergence de nouveaux métiers, tous utiles à la société. Mais pour ce qui est de la Mauritanie, son impact est encore négligeable. Il y a encore du travail à abattre pour talonner un jour les frères kenyans et rwandais.

Cette rencontre faut-il le rappeler, entre dans le cadre de la semaine numérique de l’Institut Français. L’objectif de ce programme annuel c’est de promouvoir la coopération à travers le numérique et l’innovation. Cela s’est décliné en une série de conférences-débats, ateliers et animations. Rendez vous est pris pour la prochaine édition.

                     Toute reprise partielle ou totale devra faire mention                                           de la source : LeReflet.NET avec le lien original de l’article. 

Mauritanie : l’Aid Al Mawlid célébré le 1er décembre 2017

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L‘Aïd Al Mawlid annabawi sera célébré ce vendredi 1er décembre 2017, a appris LeReflet.NET. Selon la commission centrale pour l’observation du croissant lunaire le premier du mois Rabi I  1439 de l’hégire correspond au 20 novembre 2017. Par conséquent, la célébration du mawlid se fera le 1er décembre 2017. L’Aïd Al Mawlid correspond au jour de naissance du prophète Mohamed PSL.

 

 

Fact Checking: non, la Mauritanie n’avait pas de généraux en 1978

Dans l’article intitulé « Mauritanie : la renaissance d’une armée », Alain Faujas de Jeune Afrique écrit que les organisateurs du pustch du 10 juillet 1978 contre Mokhtar Ould Daddah étaient « des généraux ». Nous avons vérifié. Ceci est faux. L’officier supérieur meneur du coup d’état avait un grade de Colonel. Il s’agit d’Ould Mohamed Saleck. Ould Taya non plus n’était pas Général comme l’indiquait RFI. 

Il est vrai que la Mauritanie a une pléthore de généraux au sein des forces de sécurité et de défense. Mais ceci ne date pas des années soixante dix. Or, en faisant un rappel historique sur l’armée mauritanienne, dans un article publié le 15 novembre 2017 sur Jeu Afrique, Alain Faujas écrit « les défaites et une économie nationale mise à mal par le conflit (…) convainquent des généraux, en 1978, de déposer le président ». Voir photo (soldats mauritaniens).

Capture d’écran – Article Jeune Afrique publié le 15/11/2017 par Alain Faujas

Oui il y a eu coup d’Etat, oui il y a eu des défaites, non on avait pas de généraux en 1978. En effet, celui a inauguré les coups d’Etat en Mauritanie était le Colonel Ould Mohamed Saleck. La Mauritanie ne pouvait tout simplement pas avoir de généraux à l’époque, puisque l’effectif de l’armée était si faible. Il aura fallut attendre décembre 2001 pour que le Président de la République Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya nomme le premier Général de l’histoire du pays.

Peut importe le nombre d’années, de mois et jours qui se sont écoulés après publication, des corrections s’imposent. 

Le 31 décembre 2001, le colonel Moulaye Ould Boukhreiss est promu Général de Brigade. Chef d’Etat Major National depuis le 27 juillet 1991, il sera mis à la retraite le même jour. Il avait atteint la limite fixée à 58 ans par le décret n° 64.134 du 3 août 1964 portant sur les limites d’âge aux différents grades d’officiers.

Ould Taya était Colonel 

« Ould Boukhreiss n’avait porté son grade que pendant vingt-quatre heures. Ce jour – là, le général ne portait aucune décoration », rapporte le colonel à la retraite Oumar Ould Beibacar.

En surfant sur la toile à la recherche d’archives, je suis tombé sur un article de RFI. Dans son article publié le 4 août 2005, Monique Mas écrit: « la fermeture de l’aéroport n’a duré que quelques heures, mercredi, le temps pour les putschistes de s’assurer que rien ne viendrait trouver le nouvel ordre des colonels qui ont déposé mercredi le Général Maaouiya Taya« . Seul bémol, Ould Taya qui a pris le pouvoir le 12 décembre 1984 avait son grade de Colonel jusqu’à son éviction.

Capture d’écran – Article RFI publié le 4/8/2005 par Monique Mas

C’est deux exemples nous invitent à être plus vigilants. Qui sait combien d’étudiants, chercheurs et personnes lambda ont copié ces articles ou cité comme référence avec ces erreurs? L’erreur est humaine dit-on, mais il est de la responsabilité des journalistes et leurs médias de veiller à donner une information vérifiée. Peut importe le nombre d’années, de mois et jours qui se sont écoulés après publication, des corrections s’imposent.

                                               Toute reprise doit faire mention                                                          de la source « LeReflet.NET » avec le lien original de l’article.

Mauritanie : L’apostasie passible de la peine de mort d’office…

Le gouvernement a approuvé un projet de loi portant révision de l’article 306 du code pénal, ce jeudi 16 novembre 2017. Il vise a durcir la législation sur le blasphème et l’apostasie. Le projet de loi prévoit la peine de mort, sans possibilité de repentir à toute personne accusée d’apostasie. Ce projet de loi a été salué par des associations d’imams qui ont organisé une marche de soutien, vendredi 17 novembre 2017 à Nouakchott.

« Chaque musulman, homme ou femme, qui ridiculise ou outrage Allah ou Son Messager, Paix et Salut sur Lui, ses anges, ses livres ou l’un de ses Prophètes, est passible de mort, sans être appelé à se repentir et encoure toujours la peine, même s’il se repentit », a déclaré Me Brahim Ould Daddah, ministre de la justice lors de la conférence presse hebdomadaire du gouvernement. S’il est adopté et il y a peu de chances que cela n’arrive pas, le prochain Mkhaitir écopera de la peine de mort comme sanction unique.

Explications du ministre

Pour le ministre, « la modification de l’article 306 de l’ordonnance n ° 83/162 du 9 Juillet 1983, portant Code pénal, tient compte de l’évolution des lois, en raison du développement des sociétés et des changements des cas ; d’où la nécessité pour le législateur d’adapter les procédures aux nouvelles situations qui n’étaient pas prises en considération auparavant, surtout dans un pays, ayant comme religion l’islam », rapportent nos confrères de l’agence mauritanienne d’informations (agence officielle).

La conséquence?

Selon des observateurs de la scène politico-judiciaire, le projet de loi avancé par le gouvernement est une réponse à la libération d’Ould Mkhaitir. D’abord qu’il supprime la possibilité de se repentir et ensuite il fixe une sanction unique: la peine de mort. Notons par ailleurs que c’est grâce à son repentir qu’Ould Mkhaitir a eu gain de cause, devant la Cour d’Appel de Nouadhibou.

Lire aussi >>> Ould Mkhaitir recouvre sa liberté

Soulignons également que le projet de loi, intervient peu de temps après le verdict de la Cour d’Appel de Nouadhibou qui condamne le blogueur à 2 ans de prison au lieu de la peine de mort qu’il avait écopé en décembre 2014. Cette décision inédite de la Cour avait suscité youyous des militants des Droits Humains et indignations des partisans de la peine de mort.

ART. 306.
Tout musulman coupable du crime d’apostasie, soit par parole, soit par action de façon apparente ou évidente, sera invité à se repentir dans un délai de trois jours. S’il ne se repent pas dans ce délai, il est condamné à mort en tant qu’apostat, et ses biens seront confisqués au profit du Trésor. S’il se repent avant l’exécution de cette sentence, le parquet saisira la Cour suprême, à l’effet de sa réhabilitation dans tous ses droits, sans préjudice d’une peine correctionnelle prévue au 1er paragraphe du présent article. Toute personne coupable du crime d’apostasie (Zendagha) sera, à moins qu’elle ne se repente au préalable, punie de la peine de mort.

Notons cependant que la loi mauritanienne n’étant pas rétroactive, l’adoption projet de loi n’aura aucune incidence sur la décision de la Cour d’Appel de Nouadhibou, confie un juriste. Ould Mkhaitir ne pourra donc être rejugé pour les mêmes faits avec la nouvelle disposition de l’article 306 du code pénal.

Indignations

Depuis, des marches et campagnes sur les réseaux sociaux ont été organisés pour « contester la remise en liberté de l’ennemi de l’islam » et appeler à « sa mise à mort pour offense au prophète Mohamed PSL ». En tête du peloton des contestataires, figurent de célèbres érudits dont Hamden Ould Tah. Ould Tah par ailleurs secrétaire général de l’Association des Oulémas et Imams mauritaniens, s’est réjoui de « la réactualisation de cet article, fermant la porte hermétiquement, devant tout auteur d’apostasie ou de blasphème ».

Rassemblement d’imams en faveur de la peine de mort – vendredi 17 novembre 2017 à Nouakchott Crédit photo: AMI

Comme une lettre à la poste

Sauf retournement de situation similaire à l’action des sénateurs le 17 mars 2017, les députés adopteront ce projet de loi. Premièrement parce que la majorité présidentielle a le contrôle de l’assemblée et deuxièmement parce que certains partis de l’opposition sont pour la peine de mort. Ceci entraînera sa promulgation dans la foulée et application.

L’article 306 offrait aux repentis une porte de sortie. Cette porte sera condamnée avec la révision de l’article. « Chaque personne doit être au courant de ce code et de ses articles, du fait qu’ils définissent des éléments constitutifs du crime et des peines sur la base desquelles, il est puni», avait déclaré le garde des sceaux. Vous êtes prévenus!

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Communiqué du conseil des ministres du jeudi 16 novembre 2017

Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 16 novembre 2017 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi abrogeant et remplaçant les dispositions de l’article 306 de l’ordonnance 83-162 du 9 juillet 1983 portant institution du Code Pénal.

Le présent projet de loi vise à abroger et remplacer l’article 306 de l’ordonnance n°83-162 du 09 juillet 1983 portant Code Pénal en vue de durcir les peines prévues à l’encontre du blasphémateur de Dieu ou de ses messagers ou ses anges ou ses livres ou l’un de ses prophètes.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décret suivants :

– Projet de décret portant renouvellement du permis de recherche n°1841 pour les substances du groupe 1 (Manganèse) dans la zone de M’Bout (Wilaya du Gorgol); au profit de la société El Hajera Sarl.

– Projet de décret accordant le permis de recherche n°2226 pour les substances du groupe (2) dans la zone de Gadel (Wilayas du Hodh El Cherghi et du Hodh El Gharbi) au profit de la société Assistance Solution Services Sarl (A.S.S).

– Projet de décret accordant le permis de recherche n°2254 pour les substances du groupe (1) dans la zone d’Askaf Sud (Wilaya de Tiris Zemmour) au profit de la société Négociations et prestation (SONEP-SARL).

– Projet de décret accordant le permis de recherche n°2477 pour les substances du groupe (1) dans la zone de F’derick Ouest (Wilaya Tiris Zemmour au profit de la société Groupe d’Industrie Minière et d’Acier de Mauritanie Sarl.

– Projet de décret accordant le permis de recherche n°2482 pour les substances du groupe (1) dans la zone de Guelb Aroueiguij (Wilaya de l’Adrar) au profit de la société Wafa Mining & Petroleum (WMP SA).

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines a présenté une communication relative à l’autorisation de signature de trois (3) contrats d’Exploration-Production avec la société (Exxon Mobil) sur trois (3) blocs de l’offshore du bassin côtier.

Le Ministre des Pêches et de l’Economie Maritime a présenté une communication relative à la formalisation de l’activité de la pêche artisanale.

Cette communication présente les mesures visant à formaliser l’activité de la pêche artisanale dans un souci de développement maitrisé et diversifié et d’une plus grande intégration de ce sous- secteur à l’économie nationale.

La Ministre de l’Elevage a présenté une communication relative au forum d’investissement pour l’élevage en Mauritanie.

Cette communication fait le point sur les conditions dans lesquelles s’est tenu le forum sur l’investissement dans le secteur de l’élevage, les objectifs poursuivis et les résultats obtenus.

Dans ce cadre, on note qu’en marge dudit forum, sept accords et conventions de financement ont été signés avec des bailleurs de fonds arabes ainsi qu’avec quelques acteurs privés nationaux.

Le Ministre de la Culture et de l’Artisanat a présenté une communication relative à la composition de l’hymne national.

Grève du lycée de Sélibaby : Détention, négociations, promesses…

Arrêtés le 13 novembre 2017 à la suite d’une marche pour de meilleurs conditions d’études, les élèves grévistes et leurs parents sont toujours gardés à vue. Dans un communiqué daté de ce jeudi 15 novembre 2017, le comité de suivi de la grève du lycée de Sélibaby a dénoncé « la mauvaise foi du Hakem (préfet) et l’incompétence du Wali » pour la résolution de la crise.  

Selibaby cristallise l’attention depuis le début de la semaine. Après une journée de trêve passée dans le calme, la situation ne semble pas évoluer positivement. Dans son communiqué numéro 2, le comité de suivi de la grève revient sur la position ambiguë des autorités locales. Ces derniers jongleraient entre menaces et promesses.

IRA mis en cause

Le Hakem « brandi aux sages de la ville une déclaration publiée hier (14 novembre Ndrl) par IRA-Mauritanie dans laquelle cette organisation dénonçait la « répression contre les élèves et parents d’élèves de Sélibaby », leur disant que « tous les élèves et parents d’élèves de Sélibaby étaient donc des militants de IRA » et que par conséquent, il les fera moisir en prison », indique le texte du communiqué.

De son côté, le Wali (gouverneur) tenterait de se dédouaner comme il peut. C’est ce que souligne le communiqué  en ces termes : »quant au wali, il dit tantôt à certains que la responsabilité des arrestations n’incombe qu’à son Hakem, (Diallo est donc subordonné à son Hakem) tantôt qu’il aurait reçu des instructions du Ministre de l’intérieur pour maintenir ses victimes en détention ».

Toujours selon le texte du comité de suivi, les autorités locales ont affirmé que « le ministère de l’éducation a donné des instructions au DREN du Guidimakha pour qu’il recrute des  contractuels afin de pallier au crucial déficit en enseignants » avant d’ajouter « qu’un entrepreneur aurait été désigné pour reconstruire les salles de classe en ruine ».

Le comité « tient Wali et son Hakem pour seuls responsables de la situation si elle dégénérait au point de prendre des tournures dramatiques »

Si tel était le cas, « cela voudrait dire que l’Etat a répondu positivement aux doléances des élèves et parents d’élèves de Sélibaby » renchérit le comité. Il s’intérroge par ailleurs sur la poursuite de la détention des parents d’élèves et élèves. « Parce que, nous dis-t-on, IRA a sorti une déclaration de soutien aux manifestants ! Ainsi, nous voilà administrés par des hommes qui prennent leurs décisions scellant le sort de toute une ville en fonction des déclarations des organisations de l’opposition ! » ironise t-il.

Pas de connivences

Avant de finir, le comité de suivi de la grève du lycée de Sélibaby qui réaffirme que « le seul motif de cette manifestation était de dénoncer la situation inadmissible de l’école à Sélibaby », précise qu’il poursuivra « ses manifestations jusqu’à la libération » des élèves et parents d’élèves « illégalement emprisonnés ».

Pour rappel, les grévistes protestent contre le fait que « plus de 15 salles sur le total des 25 étaient sans toiture ni sièges ou tables » et  « 4 professeurs sur les 10 ne se sont pas présentés depuis le début de l’année scolaire.

En attendant une issue heureuse, le comité de suivi de la grève du lycée de Sélibaby « tient Wali et son Hakem pour seuls responsables de la situation si elle dégénérait au point de prendre des tournures dramatiques ». Sur la toile, chacun y va sont commentaire pendant que les autorités de Nouakchott restent muets.

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Réunion du Conseil des Ministres

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Le gouvernement se réunit en Conseil des Ministres, ce jeudi 16 novembre 2017. La réunion hebdomadaire se tient au palais présidentiel, sous la présidence de Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Les résultats de cette réunion sont attendus cet après-midi.

Rappelons que lors du dernier Conseil, le gouvernement a approuvé un projet de loi autorisant la ratification de l’accord entre le Fonds OPEP et la Mauritanie signé le 13 octobre 2017.

L’accord en question d’une valeur de 6 350 000 000 d’ouguiyas, est destiné à participer au financement du par éolien de Bouelnoir. Selon le dernier communiqué du Conseil, ce prêt est remboursable sur une période de 20 ans, dont un différé de 5 ans.

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Institut Français de Mauritanie : Novembre Numérique bat son plein

Depuis lundi 13 novembre 2017, l’Institut français de Mauritanie vit au rythme du numérique. A travers Novembre Numérique, l’IFM met avant les cultures numériques dans les formes ses plus diverses. Avec une programmation transdisciplinaire, les nouakchottois sont invités à explorer les technologies et usages qu’on en fait. C’est donc parti pour une semaine d’activités placées sous le sceau du numérique et de l’innovation.

Après « chemins numériques » de l’année dernière, « novembre numérique » prend place. Il s’agit d’un événement désormais annuel qu’organise l’Institut français et ses représentation à l’étranger, en Mauritanie notamment. Pour ce qui est de la Mauritanie, les activités se déclinent essentiellement en conférences, ateliers et cinéma autour du numérique et l’innovation.

C’est dans ce sens qu’une demie douzaine de jeunes, participent à l’atelier de V-Jay. Concept nouveau pour certains, le V-Jaying consiste à faire des mix de vidéos en temps réel et au rythme de la musique. Concrètement, il s’agit de l’utilisation de logiciels qui permettent de jouer avec de multiples sources visuelles (textes, 3d, photos, vidéos typographies….). L’atelier animé par le français et Vidéo Jockey Thomas Lampis, se déroule sur une semaine.

Lire aussi >>> Programmation Novembre Numérique à l’IFM

Les journalistes ont également eu une partition à jouer. En effet, une restitution de la formation sur le journalisme mobile s’est déroulée ce 14 novembre 2017, dans la salle de spectacle de l’Institut Français de Mauritanie. Deux heures durant, Slice Up (formateurs) et les 10 journalistes et blogueurs formés ont exposé leurs travaux.

L’utilisation des smarthphones pour faire des reportages, voilà le défi que viennent de relever Slice Up. Le smarthphone peut servir à autre chose que s’envoyer des messages sur whatsapp ou faire des selfies. Dans certaines situations, il est le seul outil qui permet de produire, traiter et diffuser du contenu dans un laps de temps à moindre coût.

Toujours au cours de cette restitution, les formateurs Nicolas Baillergeau, Richard Folly et Esla Miské ont présenté en avant première mondiale, la plateforme de vidéos géolocalisées. Outre le fait d’avoir accès au contenu de la vidéo, l’utilisateur peut en même temps géolocaliser l’endroit où la vidéo a été tourné. De la cartographie jumelée à la vidéo, innovant !

 

La journée du mardi 14 a été clôturée par une conférence placée sous le thème « La philosophie peut-elle encore se passer des sciences physiques ? ». Aminée par le physicien  et enseignant-chercheur à l’Ecole Centrale de Marseille Phillipe Dufourcq, a conférence a obligé l’assistance trouver des pistes ou répondre à la question-thème et au delà, ressortir une autre interrogation : Comment construire un nouveau système de savoirs qui soit susceptible de concilier toutes les pensées antérieurs, de Pythagore à Nietzsche et la révolution scientifique? La question reste posée.

© Copyright LeReflet.NET – Novembre 2017

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