Institut Français de Mauritanie: Programmation Novembre Numérique

Novembre numérique Mauritanie se déroulera du 13 au 18 novembre 2017 à Nouakchott. Avec cet événement, l’objectif est de mettre en avant les cultures numériques dans leurs formes les plus diverses. Au programme : ateliers jeune public, exposition interactive, conférence sur la philosophie et les sciences physiques et soirée performance V-Jay / animation visuelle.

Novembre Numérique est organisé en partenariat avec le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France, l’Institut français Paris, le Fab Lab Innovrim, Hadina Rim Tic et l’Agence universitaire de la francophonie.

Au cours de la semaine, l’Institut français de Mauritanie propose des ateliers V-Jay avec Thomas Lampis (France). L’artiste visuel proposera une initiation à la création et à la manipulation d’images en temps réel via la médiation technologique en synchronisation avec la musique.  Avec le Fab Lab Innovrim (Mauritanie), les jeunes mauritaniens apprendront à manipuler l’imprimante 3D et les logiciels associés pour réaliser des objets réels. Maxime Mendy (Sénégal) animera des ateliers de réalisation d’objets connectés, comme les
détecteurs de mouvement ou bien les feux tricolores.

L’objectif de cet événement est de penser à l’impact positif des nouvelles technologies sur les
activités ordinaires. Il s’agit de profiter de la manifestation pour poser la question : Comment profiter des nouvelles technologies pour contribuer à la sauvegarde de la planète ?

PROGRAMMATION
Temps forts gratuits et accessibles au GRAND PUBLIC :
RESTITUTION Formation SLICE UP :
Restitution des travaux réalisés par les journalistes, blogueurs, acteurs de la société civile en
formation avec SLICE UP (France) & présentation de la communauté des Open Street Maper
Mardi 14 novembre à 15 heures 30
Intervenant : Boudour Moumane du SCAC, SLICE UP, journalistes stagiaires /
Lieu : Grande Salle de l’IfM

CONFÉRENCE La philosophie peut-elle encore se passer des sciences physiques ?
Mardi 14 novembre à 18 heures 30
Intervenant : Philippe Dufourcq /
Lieu : Grande Salle de l’IfM

TABLE RONDE L’économie numérique en Mauritanie
Jeudi 16 novembre à 18 heures 30
Intervenants : Innovrim (Fati Kane, Mariam Diop, Jorge Brittes) et Hadina Rim Tic /
Lieu : Grande Salle de l’IfM

PROJECTION du film I, robot d’Alex Proyas
Vendredi 17 novembre à 20 heures
Entrée libre /
Lieu : Cafétéria

ATELIER Modélisation & impression sur imprimante 3D
Samedi 18 novembre à 16 heures
Intervenants : Youssouf Diagana du Lycée français / Innovrim /
Lieu : Salle multimédia Médiathèque

DÉMONSTRATION du JEU VIDÉO MAURITANIEN Souley Cat par son créateur
Samedi 18 novembre à 16 heures
Intervenants : Bocar Sy /
Lieu : Espace Jeux vidéos

SOIREE V-JAY sur MUSIQUE LIVE
Samedi 18 novembre à 20 heures
Intervenant : Thomas Lampis / 6 stagiaires mauritanie

Entrée libre /
Lieu : Parvis de l’IfM

 

Manifestations contre Mkhaitir : les forces de l’ordre déployées en masse

Depuis ce matin 10 novembre 2017, on constate une forte présence des forces de l’ordre à Nouakchott. Ils quadrillent le centre ville et les grandes artères. Objectif, empêcher les manifestations prévues cet après midi, contre la libération d’Ould Mkhaitir. Partis politiques, mouvements islamistes et autres exigent « la peine de mort pour l’apostat ». 

Le verdict de la Cour d’Appel de Nouadhibou qui autorise la libération d’Ould Mkhaitir (condamné pour apostasie), n’est pas du goût de tout le monde. Pour exprimer cette hostilité, les partisans de la condamnation à mort organisent une « grande manifestation ». Les forces de l’ordre sont déployés en nombre pour les contenir, en ce vendredi saint.

Vendredi de colère

« Vendredi de Colère », c’est le hashtag qu’utilisent les organisateurs de la manifestation. Selon nos informations, les marcheurs donneront le coup d’envoi de huit point de départ différents à Nouakchott. Essentiellement à partir de célèbres mosquées situées dans chaque moughtaas (préfecture). Ils envisagent de battre le macadam dans les rues de Nouakchott vers le palais présidentiel.

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Notons que parmi ces partisans de la peine de mort, bon nombre d’entre eux sont issus des partis politiques (opposition et majorité présidentielle compris). Ceux là même qui avaient dénoncé le fait que la police ait empêché les manifestants qui voulaient faire pression sur la Cour durant le procès.

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Depuis 14h40, des accrochages entre forces de l’ordre et manifestants sont signalés ici et là, rapportent nos confrères du site Alakhbar. La tension est forte au niveau de mosquée saoudienne et Carrefour BMD, rapportent des sources. Du paisible quartier de l’Ilot M, on entend les bruit assourdissants des grenades lacrymogènes.

L’après midi de ce vendredi 10 novembre est bien partie pour être mouvementé. Cela occasionnera une perturbation de la circulation. Les minutes et heures à venir nous en diront certainement plus.

Mauritanie : Libération d’Ould Mkheitir, le parquet se pourvoit en cassation

En Mauritanie, le parquet général a saisi la Cour Suprême pour casser le verdict de la Cour d’Appel de Nouadhibou, concernant le dossier d’Ould Mkheitir. Ce dernier initialement condamné à mort pour apostasie en 2014, a vu sa peine réduite à deux ans prison assortie d’une amende. Ce pourvoi en cassation a été introduit ce jeudi 9 novembre 2017, dans la foulée de la décision de la Cour d’Appel de la capitale économique. 

L’on s’y attendait, c’est désormais chose faite. Le Parquet général use de son droit de recours en cassation la sentence prononcée au sujet du dossier N° 003-2014, par la Cour d’Appel de Nouadhibou autrement composée. Il s’agit du dossier d’Ould Mkheitir détenu depuis plus de trois ans après avoir écrit un article jugé blasphématoire.

Dans un communiqué publié jeudi soir, estime que ce pourvoi en cassation est introduit pour «une application saine et rigoureuse de la loi, après que la décision ait été rendue contre sa requête fondée et étayée par son argumentation contenue dans sa plaidoirie contre le condamné dans le dossier porté devant la Cour ». Sans utiliser ce mot dans son texte, le parquet général conteste la prise en considération du repentir d’Ould Mkheitir qui a fait pencher la balance.

« Le pourvoi en cassation ne suspend nullement l’exécution de la décision rendue par la Cour d’Appel », Juriste.

Le parquet temporise cependant en rappelant que « la Cour (d’Appel nldr) a appliqué des règles de fond consacrées par le Code pénal mauritanien qui a été, au demeurant, élaboré par un groupe de grands Ulémas du pays en application des dispositions de la Chariaa islamique, qui est en vigueur depuis 1983 et ce, dans le cadre de l’indépendance dont jouit la justice mauritanienne et qu’il nous appartient de respecter et d’appliquer les décisions ».

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Selon par ailleurs, que selon un juriste contacté par LeReflet.NET, le « pourvoi en cassation ne suspend nullement l’exécution de la décision rendue par la Cour d’Appel ». Autrement dit, une fois que les formalités finies, Ould Mkheitir peut vaquer libre. Libre oui, mais toujours en prison. D’une part pour finir les formalités et d’autre part pour une question de sécurité.

Pour beaucoup d’observateurs, ce pourvoi en cassation n’a pour objectif que le « souci de calmer une partie de l’opinion hostile à cette libération ». Coïncidence ou pas, le communiqué du parquet intervient au moment où des partisans de peine de mort planifient des marches à Nouakchott, l’après midi du vendredi 10 novembre 2017.

Ould Mkheitir faut-il le rappeler, a vu sa vie bascule en décembre 2014. Ce, à la suite d’un article qu’il a écrit et dans lequel il met en pointe du doigt la marginalisation de la caste des forgerons. Dans son texte, Ould Mkheitir étaye ses propos en faisant référence à « des faits qui datent de l’époque du prophète Mohamed PSL ». Depuis, le détenu le plus célèbre de Mauritanie s’est repentie et est désormais libre.

 

Mauritanie: Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 09 Novembre 2017

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Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 9 novembre 2017 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt signé le 13 octobre 2017 à Washington entre la République Islamique de Mauritanie et le Fonds de l’OPEP pour le Développement International (OFID), destiné à la participation au financement du Projet du Parc Eolien de Boulenoir.

L’accord objet du présent projet de loi porte sur un prêt d’un montant de dix huit millions de dollars américains soit l’équivalent de 6.350.000.000 d’ouguiyas remboursable sur une période de 20 ans dont un différé de 5 ans, avec un taux d’intérêt de 1.5% par an sur les montants du prêt retirés et non remboursés et une commission de service de 1% par an sur les montants du prêt retirés et non remboursés.

Le Conseil a également examiné et adopté un projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2011-222 du 22 septembre 2011 portant modification de certaines dispositions du décret n°87-253 du 15 octobre 1987 relatif à la création d’un établissement public dénommé Port Autonome de Nouakchott « Port de l’Amitié ».

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

La Ministre des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille a présenté une communication relative à la prise en charge des soins des malades indigents.

Cette communication fait le bilan des efforts consentis par les pouvoirs publics dans le domaine de la prise en charge des soins des malades indigents et propose un train de mesures tendant à améliorer la qualité des services rendus à ces citoyens aussi ceux d’entre eux qui bénéficient d’une évacuation à l’étranger que ceux traités au niveau des structures hospitalières nationales.

Mauritanie : Apostasie, Ould Mkheitir recouvre sa liberté

L’information vient de tomber, Mohamed Cheikh Ould Mkheitir a été condamné  à 2 ans de prison et 60 000 ouguiyas d’amende par la Cour d’Appel de Nouadhibou ce jeudi 9 novembre 2017. Il avait écopé la peine de mort en décembre 2014 pour avoir écrit et publié un article jugé blasphématoire.

Ce jeudi 9 novembre est devenu à jamais une date mémorable. Après plus de trois ans de détention, le prisonnier le plus célèbre de Mauritanie est libre. La Cour d’Appel de Nouadhibou nouvellement constituée « a pris en considération son repentir » indique une source proche du dossier. C’est d’ailleurs « l’enjeu principal de ce procès » commente un observateur.

Lire aussi >>> Apostasie : Ould Mkheitir de nouveau devant le juge

Au lendemain des plaidoiries de la défense et réquisitoire de l’accusation, le juge a tranché. Le détenu Mkheitir a vu sa peine de mort converti à une peine de 2 ans de prison assortie d’une amende. Comme il a déjà passé plus de trois ans en prison, il est libre. Sur place, ses soutiens (peu nombreux) poussent un ouf de soulagement.

Nouadhibou qui a été le centre de l’attention depuis mercredi 8 novembre 2017, est quadrillée par les forces de l’ordre. Massés autour des principaux artères de la ville, ils tentent de contenir les partisans de la peine de mort. La soirée risque d’être longue et agitée. D’où l’escorte qui accompagne les avocats de la défense…

Nous y reviendront en longueur…

Toute reprise partielle ou totale de l’article devra faire mention de la source : LeReflet.Net avec le lien de l’article original  

Condamné à mort pour apostasie : Ould Mkheitir de nouveau devant le juge

Le second procès en appel de Mohamed Ould  Mkheitir s’est ouvert ce mercredi 8 novembre 2017, à Nouadhibou. Condamné à mort pour apostasie en 2014, le sort de Mohamed Ould Mkheitir se joue dans cette cour d’appel nouvellement constituée. Objectif, statuer sur « la sincérité de son repentir » a appris LeReflet.NET d’une source locale proche du dossier.

Nouadhibou, capitale économique de la Mauritanie cristallise l’attention de tous, ce mercredi 8 novembre 2017. La ville est cadrillée par la police antiémeute. Depuis ce week-end, ils font presque partie du décor. Et pour cause, le détenu le plus célèbre de Mauritanie sera rejugé, en appel. Devant le juge Kebad, les deux avocats de la défense, Me Moine et Me Mbaye plaident la cause de son client. L’aspect blasphématoire ou non de son article n’est plus à la une. Il est plutôt question de savoir, si son repentir était sincère et donc peser en sa faveur.

Partie civile hors jeu

 A quinze heures, les différents observent une pause avant de reprendre les plaidoiries et réquisitoires. S’il est encore tôt pour savoir si Ould M’kheitir obtiendra gain de cause ou non, il est à souligner qu’une décision du juge donne de l’espoir. En effet, selon une source présente sur place, « le juge a débouté la partie civile, dès le début du procès, avant d’ajouter qu’en présence du Procureur Général, la partie civile pas sa place dans sa salle ». La partie civile faut il le rappeler, est conduite par le bâtonnier de l’ordre national des avocats, Me Cheikh Ould Hindi.

Plaidoirie de Me Mbaye

Au moment où nous mettons sous presse (mercredi 8 novembre à 15h), la séance est suspendue. Les deux parties observent une pause, reprennent des forces avant de s’affronter à nouveau. Connue pour sa verve, Me Mbaye, par ailleurs présidente de l’association mauritanienne des droits de l’homme plaidera la cause de son client. La dame de fer comme on la surnomme, tentera de casser les arguments de l’accusation. « Peut importe la longueur du procès, le verdict doit être rendu aujourd’hui », indique une source proche du dossier. La soirée de ce mercredi  8 novembre sera certainement agitée ou animée, selon la nature du verdict que va livrer le tribunal.

Bientôt 4 ans

Comme dit plus haut, le cas Ould M’kheitir tient les mauritaniens et la communauté internationale en haleine depuis trois ans. La procédure judiciaire jugée marathonienne commence à lasser beaucoup de monde et casse indirectement le moral du détenu, indique un observateur. Pour sa part, l’organisation de défenses des droits de l’homme Human Rights Watch appelle à la relax. Dans un communiqué publié dans la nuit du mardi au mercredi, l’organisation n’y va pas par quatre chemins.

Ould Mkheitir « n’aurait initialement jamais dû être accusé »…

« Les autorités mauritaniennes devraient annuler la  condamnation à mort du blogueur mauritanien Mohamed Cheikh Ould Mkheitir et abandonner toutes accusations portées à son encontre en violation de  la liberté d’expression » a déclaré l’antenne de HRW basée à Tunis. Pour Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen Orient et Afrique du Nord de HRW « c’est une bonne chose que la Cour d’appel de Nouadhibou réexamine cette affaire » mais estime qu’Ould Mkheitir « n’aurait initialement jamais dû être accusé ».

… et « abroger l’article 306

De plus, l’organisation HRW considère que « les députés mauritaniens devraient abroger les dispositions du code pénal qui violent la liberté d’expression,  y compris l’article 306, qui prévoit la peine de mort pour apostasie ». C’est sur la base de cet article qu’Ould Mkheitir a été reconnu coupable d’apostasie, puis de mécréance et condamné à mort avant que la Cour Suprême ne casse le jugement.

L’article…

La vie d’Ould Mkheitir a basculé le jour après qu’il ait écrit un billet de blog, dans lequel il dénonçait la « marginalisation de la communauté Maalmine (forgerons) » en faisant référence à « une forme de traitement dégradante qui existait à l’époque du prophète Mohamed PSL ». On était en décembre 2014. Ce billet a rapidement fait le tour de la toile et suscité colère et indignations. Soudainement, les choses se sont  enchainées. Il a été arrêté et mis en prison puis condamné, son père a été limogé de son poste de préfet adjoint de la ville de Nouadhibou et les manifestations pour son exécution devenus hebdomadaires.

Trois ans après, l’affaire Ould Mkheitir est loin de connaître son épilogue, estiment des observateurs. Selon lui, les autorités sont « prises entre le marteau et l’enclume ». D’un côté la communauté internationale fait pression et de l’autre l’opinion publique mauritanienne est sur le qui-vive. Les heures et jours à venir nous en diront certainement plus. En attendant, chacun y va de son commentaire.

 Toute reprise partielle ou totale de l’article devra faire mention de la source : LeReflet.Net avec le lien de l’article original  

Festival Rural de Magaama : Atelier autour de la citoyenneté

Citoyenneté / Droits et Devoirs, c’est le thème de l’atelier de formation organisé dans le cadre du festival rural Magaama et Taarinde  qui se déroule dans la commune de Maghama depuis vendredi 27 octobre 2017. Cet atelier qui donne le coup d’envoi de la deuxième journée du festival, a pour objectif de « libérer la parole des jeunes » souligne un des organisateurs.

La salle de conférence de l’hôtel de ville de Maghama est bondée. Les jeunes venus nombreux ont eu droit à une présentation générique sur la citoyenneté de la part de Moctar Sy, délégué à l’environnement et consultant. Moctar Sy a beaucoup  insisté sur la notion des devoirs qui, selon lui, est une condition sinequanone pour l’exercice effectif des droits. Tout au long de la séance, sa présentation a été entrecoupée de plusieurs réactions des participants.

« Les jeunes doivent être une force de proposition » 

Pour la plupart des jeunes présents dans la salle, la notion de citoyenneté est intimement liée à la revendication des droits. C’est pourquoi certains ont usé de leurs droits à la libre expression et dénoncé quelques maux de la commune. « S’il est vrai qu’il faut réclamer ses droits quant ils sont confisqués, les contestataires d’une situation donnée devront aller plus loin » déclare un des intervenants.

Développement

C’est dans ce sens qu’Amadou Mamadou Niang, de l’association Jaalal Lenol et Directeur Festival estime que « les jeunes doivent être une force de proposition ». Ceci entre par ailleurs en droite ligne avec le slogan du festival : une jeunesse dynamique pour un avenir meilleur ». Mais il y a un préalable à cela. Il s’agit de la prise de conscience collective sur ce qu’implique la citoyenneté. Lire aussi >>> Nene Gueye et Big Baba électrisent les maghamois

Réseautage

Pour ville enclavée comme Maghama, son développement dépendra en grande partie du dynamisme de sa jeunesse. Une certaine proximité entre les jeunes et les élus locaux semble exister. C’est de bons augures pour d’éventuelles collaborations. En parlant de collaboration, il est à noter que l’un des objectifs du festival est de réseauter. Autrement, rallier d’autres associations à la cause, pour le développement de la commune.

Projet Médias 360° : La Télévision de Mauritanie parmi les 15 médias sélectionnés

El Mouritaniya (Télévision de Mauritanie) fait partie du lot de médias africains, sélectionnés pour participer au projet Médias 360 de Canal France International avec 14 autres médias africains. L’objectif du projet est de permettre aux médias sélectionnés de renforcer leur présence sur le web et les réseaux sociaux. A l’issue de ce projet de 14 mois, la TVM devra développer des contenus adaptés au numérique  avec un accent particulier sur l’interactivité.

Longtemps accusée à tord ou raison de fonctionner de manière archaïque, la Télévision de Mauritanie a l’occasion de changer la donne. Selon nos informations, la TVM fait partie du lot de 15 médias africains retenus, à la suite de conférence des managers qui s’est déroulée début août 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. La chaîne officielle y était représentée par Ahmed Salem Deida directeur de la formation  et manager de l’équipe Mauritanie.

Une direction hésitante? 

Mais selon nos radars, la participation de la TVM pourrait être compromise. En effet, la lettre officielle de la direction de la TVM pour confirmer l’engagement de la télé à participer jusqu’au bout « tarde à venir ». Une source proche du dossier avance que c’est « la composition de l’équipe qui cause problème à la directrice ». Vrai ou faux? Les heures et jours à venir nous en diront certainement plus. Notons cependant que cette équipe est composée de Ahmed Salem Deida (Manager et directeur de la formation), Yedaly Fall (Journaliste – Chef de Service) et Maimouna Lo (Journaliste – Chef de Production). En attendant que ceci soit réglé, le temps joue contre eux.

Rendez-vous à Dakar

En effet, la prochaine session de formation aura lieu à Dakar mi-décembre 2017. Il s’agira d’une « initiation des journalistes de 15 médias, retenus à l’issue de la conférence des managers, à la production de contenus (utilisation de Facebook, Twitter, Instagram etc., création de visuels et vidéos…), à la vérification et à la publication d’informations sur les réseaux sociaux » selon CFI.

A l’heure des technologies de l’information et de la communication, le renforcement des capacités des journalistes et décideurs d’organes de presse est une nécessité. Cette donne est d’autant plus vraie que le taux de connectivité augmente à une vitesse galopante. La TVM a la chance de s’améliorer, qu’elle la saisisse. Après tout, elle fonctionne avec l’argent du contribuable et le contribuable veut le meilleur.

Festival Rural de Magaama : Nene Gueye et Big Baba électrisent les maghamois

La  troisième édition du Festival Rural de Magaama et Taariinde bat son plein depuis ce vendredi 27 octobre 2017. Deux jours durant, les magamois vivront au rythme de ce festival haut en couleurs. Selon les organisateurs, l’objectif de ce rendez vous est de « participer au développement de la commune à travers la culture ». Au programme : ateliers, conférences et concerts.

La commune enclavée de Maghama respire. Ca chante, danse et discute de questions liées à la jeunesse et le développement. Et pour cause, on entame la troisième édition du Festival Rural de Magaama E Taariinde ce vendredi 27 octobre 2017. Au menu de cette première journée : un coup de projecteur sur la culture peulh à travers le « jaro » et expositions, un défilé de mode traditionnel et prestations artistes entre autres activités.

A cette occasion, la diva Néné Bolel Gueye, native de Maghama a revisité son riche répertoire une demie heure durant, devant un plus conquis. La place en face du château d’eau, à proximité de la préfecture était bondée de monde. Après la prestation de Nene, se fut au tour du phénomène Big Baba d’entrer dans la dance.

Big Baba Show

Très attendu, l’humoriste plus connue sous le sobriquet « Mohamed Lemine » a eu droit à un tonnerre d’applaudissements dès l’instant où il a  été annoncé sur scène. Vêtu de son vieux « jelabiya » pour se glisser dans la peau de son personnage « Mohamed Lemine », Big a alterné vannes, parodies de morceaux connus et esquissé des pas de danses dont il a le secret. Au terme de sa prestation réussie mais jugée trop courte, l’assistance en redemande au risque de se bloquer la mâchoire.

Soirée Hip Hop

Big Baba a promit un nouveau show aux magamois.

Après cette première journée jugée « satisfaisante » par les organisateurs. Rendez vous est donné aux jeunes, pour une soirée sous le sceau du Hip Hop ce samedi 28 octobre 2017. Amateurs et professionnels confondus se relayeront sur le podium. Notons que pour le volet musiques urbaines, le festival a choisi Kara et Skyp comme têtes d’affiches. Les jeunes rappeurs : King Cobra, Mc Niang, Hems Foulany assureront la première partie.

Surprise

Notons que plutôt dans la journée du samedi 28 octobre 2017, ces artistes seront en résidence musicale et le produit de ce travail sera restitué dans la soirée. Ils auront à traiter les thématiques tels que la citoyenneté, les droits de l’homme, le mariage précoce… Des bruits courent comme quoi Big Baba serait de la partie. Il va chanter dit-on. Les heures à venir nous en diront certainement plus.

Pour rappel, la première édition du festival s’est déroulée en 2014. Ses prometteurs, des ressortissants de Maghama, entendent lutter contre les fléaux qui touche cette commune. Pour eux, la jeunesse a besoin d’être éloignée de la délinquance, de la consommation et trafique de drogue pour participer au développement de la communauté.

Mauritanie : «Jugez-moi ou acquittez-moi » dixit Ould Ghadda…

Jugez-moi ou acquittez-moi, c’est dernier acte de résistance de l’ancien sénateur Mohamed Ould Ghadda. Le détenu Ghadda a fait cette déclaration lors d’une entrevue avec Candy Ofime chercheuse pour Human Rights Watch, en charge des dossiers relatifs à la Mauritanie le samedi 21 octobre 2017 dans sa cellule de prison à Nouakchott. Arrêté et mis en détention pour « corruption » en vue de « déstabiliser la paix publique » le 11 août dernier, Ould Ghadda attend toujours que la date de son procès soit fixée.

L’ancien sénateur Ould Ghadda a l’air d’aller mieux et mentalement solide. C’est ce qui ressort de l’entrevue qu’il a eu avec Candy Ofime avocate chercheuse pour Human Rights Watch, en charge des dossiers relatifs à la Mauritanie Human Rights Watch. Au cours de l’entretien, Ould Ghadda a entre autres expliqué pourquoi il a refusé d’introduire une demande liberté provisoire. « J’ai refusé de demander au tribunal d’être placé en liberté provisoire, parce qu’alors cela serait plus facile pour eux de laisser l’affaire trainer » indique Ghadda cité par la militante des Droits Humains.

Les six premiers jours
Cet entretien a également l’occasion pour Ghadda de raconter sa mésaventure. Celui qui est devenu l’un des détenus les plus médiatisés du pays est revenu sur les six premiers jours de sa détention : « ils m’ont laissé seul dans une pièce sombre, personne ne m’adressait la parole ». L’ancien sénateur a attendu six semaines avant d’être présenté à un juge. Plusieurs semaines après, il attend toujours son procès.

Deux camps
Populaire aujourd’hui plus que jamais, ses partisans et avocats qui crient « règlement de compte » tandis que les autorités réfutent catégoriquement ces dires. Lors de l’audience qu’il a accordé à Candy Ofime le 19 octobre 2017 à Nouakchott, le ministre de la justice Brahim Ould Daddah a indiqué « que le parquet avait l’intension de prouver que les actes de Ghadda constituaient des infractions à la loi mauritanienne anti-corruption de 2016 », souligne le mini-rapport écrit par Candy Odile

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Un procès rapide
Au passage, la représentante de Human Rights Watch qui a eu à rencontrer des militants des Droits Humains, confie que ceux là pensent « que derrière cette enquête de corruption, se cachait en réalité la volonté de réduire au silence un opposant… ». Pour elle, la meilleure façon d’édifier l’opinion serait « une résolution rapide de la procédure en cours contre Ould Ghadda ». Et elle soutient l’argument du sénateur Ghadda en ces termes : « Les autorités devraient donc soit le juger de façon équitable, soit abandonner les poursuites contre lui ».

Tout a commencé quand…
Ould Ghadda faut il le rappeler, fait partie des sénateurs qui ont rejeté le projet de révision de constitution en mars dernier. C’est ce geste inédit qui a contraint le Président Mohamed Ould Abdel Aziz à activer le controversé article 38 de la constitution. Il s’en est suivie une campagne référendaire rythmé par la tournée du Président à travers et pays et la répression de l’opposition boycottiste. Moins d’une semaine après le référendum du 5 août, Ould Ghadda est cueilli par la police et est en détention depuis lors. Notons également dans de cette procédure judiciaire, une dizaine d’anciens sénateurs, 4 journalistes (et patrons de presse) et des leaders syndicaux ont été placés sous contrôle judiciaire.

Nul doute que cette affaire politico-judiciaire qui tient les mauritaniens en haleine depuis trois mois, est loin de son épilogue. En attendant son procès, l’ancien sénateur devra dans la cellule qu’il partage avec « huit autres prisonniers » selon le mini-rapport. Les jours et semaines à venir nous en diront certainement plus.

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