Exclusif/LeReflet : Entretien avec le Président de Zone 112 du Lions Club International

Le Lions Club International est connu pour être la plus grande association de clubs service au monde. L’organisation est implantée en Mauritanie depuis 1963. Pourtant, elle reste encore méconnue du grand public, ses activités suscitent la méfiance chez certains. Pour en savoir plus sur cette association centenaire, Monsieur Abdou Karim Gaye, Président de Zone112 (Mauritanie) du Lions Clubs International, a bien voulu nous accorder un entretien exclusif. A cœur ouvert, Gaye revient en longueur sur l’histoire, le fonctionnement, les idées reçue et l’actualité de l’association.

LeReflet : Bonjour Monsieur Gaye, merci de nous recevoir. Pouvez-vous présenter brièvement à nos lecteurs.

Abdou Karim Gaye Président de la Zone 112 du Lions Club International.

Abdou Karim Gaye : Je m’appelle Abdou Karim Gaye, cadre dans une institution bancaire de la place et membre du Lions Club Nouakchott Doyen depuis 2009. Dans ce club, j’ai occupé pratiquement tous les postes : secrétaire, trésorier, Président, Conseiller Léo, etc. Mon affiliation au Lions Club est un moyen pour servir ma communauté et mon pays à l’instar du politique.

Le Reflet : le « Lions Clubs International », d’où vient cette appellation ?

AKG : Le Lions Club a été fondé en 1917, il y a cent ans de cela, par un américain du nom de Melvin Jones qui militait dans un club d’entreprises. Par la suite, il a eu l’inspiration de demander aux membres de son club de sortir du cadre professionnel et de s’engager en faveur de l’amélioration de leur communauté et de ses membres les plus nécessiteux. Melvin Jones a choisi le nom Lions symbolisant « la force, le courage et la fidélité » pour un dépassement vers des activités vitales. Je tiens à préciser que la dénomination « Lions » a causé un problème interne dès le début de l’association.

En effet, une motion de modification a été introduite en 1919 par ses membres mais un brillant avocat a défendu son maintien pour rendre hommage au fondateur. Ainsi, il a soutenu une nouvelle signification de l’acronyme pour annoncer son caractère de citoyenneté « L-I-O-N-S » : Liberty-Intelligence-Our-Nation’s-Safety, en d’autres termes la Liberté et l’intelligence font la Sécurité de notre Nation. D’année en année la vision du fondateur du Lions Club a traversé les frontières, le nom également. Soulignons également que le Lions Clubs fait partie des premières ONG invitées à participer à la rédaction de la Charte des Nations Unies en 1945.

Le Reflet : Revenant sur le mot symbole, le Lions Clubs est souvent associé à la franc-maçonnerie. Quel est rapport entre vos deux organisations ?

AKG : Pour dire vrai, je me suis plus familiarisé avec l’expression « franc-maçon » lorsque je suis devenu membre du Lions Clubs, car certains nous donnent ce qualificatif. De ce fait, ma curiosité m’a poussé à mener des recherches documentaires pour comprendre la franc-maçonnerie. Par conséquent, j’ai découvert que cette dernière se fonde sur un enseignement moral basé sur des symboles et le secret dans les activités internes. De même, elle a un fondement religieux.

Or, dans le Lions clubs, je n’ai pas encore remarqué de secret, ni de symbole hormis l’emblème, qu’on retrouve d’ailleurs dans toutes les organisations. D’autre part, nos statuts stipulent que notre association est non religieuse et apolitique, par conséquent toutes les personnes philanthropes désireuses de servir leur communauté dans l’amitié y sont les bienvenues.

En plus, avant d’être membre au Lions Clubs, la personne cooptée doit d’abord participer à toutes les activités du club en tant que membre en observation, ensuite libre à lui de s’engager car il s’agit de se mettre à disposition pour le bien être de sa communauté en accordant de son temps, de son argent et de sa compétence. Je voudrai souligner ici que notre association fonctionne suivant la loi de Melvin Jones : »On ne peut aller bien loin dans la vie, si l’on ne commence pas par faire quelque chose pour quelqu’un d’autre ». C’est cette notion d’être utile à la société qui nous anime, d’où notre devise : Nous servons!

En définitif, je suis musulman et pratiquant, je suis Lions et je confirme que le Lions club et les lions ne sont pas des francs-maçons. Toute personne réticente à cette association pour cette raison devrait avoir le cœur net.

Le Reflet : On entend beaucoup parler du Lions Clubs, surtout lorsque vous organisez des soirées de Gala. Pouvez-vous nous expliquer brièvement de quoi s’agit-il ?

AKG : Effectivement, les Lions clubs sont bien remarqués dans l’organisation des soirées de Gala. Il s’agit de soirées de levée de fonds destinés à financer leurs œuvres caritatives, au profit des plus démunis. Le Lions clubs est une organisation humanitaire qui a pour principale mission de servir les communautés locales et de répondre à leurs besoins humanitaires. Pour y arriver, la motivation et le don de soi ne suffisent pas, il faut de l’argent. L’association compte 46 000 clubs et plus d’un million quatre cent mille membres dans le monde.

Le Reflet : Le Lions Club existe en Mauritanie depuis 1963, quelles sont les principales réalisations ?

AKG : En Mauritanie, nous avons trois Lions Clubs et trois Leos Clubs basés à Nouakchott et un Lions club à Nouadhibou. Ces clubs comptent environ 200 membres actifs. Les principales actions des Lions Clubs en Mauritanie sont axées sur la santé, l’enfance, la nutrition et l’éducation. Le lions Club s’investi également dans le développement civique et la propreté. Dans le domaine de la santé, le Lions clubs de Mauritanie à travers la mise en œuvre du projet « Priorité à la vue » basé à Dar Naim a pratiquement investi plus d’un million de dollars américains en faveur de la lutte contre la Cécité. La lutte contre le Diabète a également fait l’objet d’investissement à travers la construction du 1er centre de Diabétologie en Mauritanie (Actuel centre d’épidémiologie à El mina). L’année dernière nous avons inauguré une école à Dar Naim, construite en faveur des enfants défavorisés, sur financement de la fondation du Lions Club International.

Le Reflet : Qu’est-ce qui est derrière le financement de tels projets gigantesques ?

AKG : Les membres de l’association cotisent pour la prise en charge du fonctionnement de l’association dans toutes ses composantes (partant des structures de base : les clubs, aux instances internationales). Les œuvres sociales sont financées grâce à une mobilisation des fonds au niveau local et international. Au niveau local, les Lions clubs organisent des manifestations, généralement, de divertissement pour collecter les fonds. Les plus grandes œuvres sont généralement financées grâce à la contribution de la Fondation des lions Club International, dont les ressources proviennent des dons, legs, cotisations et d’autres partenaires financiers. Je rappelle juste une règle de base de la gestion de nos clubs, c’est que toute ressource collectée auprès de la communauté ne peut être affectée qu’à la réalisation des œuvres sociales au profit des nécessiteux dans la communauté. Il est à noter que la transparence est de rigueur dans la gestion des fonds. Pour plus de précision sur les sources de financement et l’utilisation des fonds, je conseille de consulter les rapports financiers disponibles sur le site de la fondation.

Le Reflet: Récemment le Lions Clubs a publié avec un peu de retard, un communiqué sur la violente tempête qui a frappé les régions du Brakna et Assaba. Vous aviez promis d’intervenir. Comment comptez-vous apporter votre soutien aux victimes?

AKG : Certes, nous n’avons pas pu réagir immédiatement pour une question de logistique. Nous étions en train de voir comment agir au mieux et au plus vite face à cette catastrophe. Nous avons sollicité le concours de la Fondation Lions Club. En effet, dans de pareils événements tragiques, la fondation Lions clubs dispose d’une enveloppe budgétaire symbolique destinée aux subventions d’urgence pour manifester notre solidarité aux sinistrés et ce, sans besoin de respecter les critères classiques de montage de projet. Pour ce cas, nous venons d’avoir l’accord pour une subvention d’urgence d’une valeur de 5000 $ en faveur des sinistrés. En Attendant le décaissement effectif de ce don, les clubs de Mauritanie s’organisent pour intervenir dans les meilleures conditions et en collaboration des autorités compétentes.

Le Reflet: Quelle est l’actualité du Lions Club Mauritanie ?

AKG : Vous m’avez marché sur la langue ! Cet entretien coïncide avec les préparatifs de la visite de travail du Gouverneur du district 403A1 en Mauritanie. Cette visite est prévue du 20 au 23 septembre 2017. A cette occasion, le Gouverneur Moussa Toumany Diakité rendra visite aux clubs pour s’enquérir de leur situation, présenter son programme et donner des orientations pour la réalisation des missions dévolues.

Au cours de sa visite, le Gouverneur rencontrera les autorités Mauritaniennes avec lesquelles le Lions club travaille en parfait harmonie et en soutien à ses politiques de développement sociales. J’informe avec satisfaction, que le prochain Gouverneur de notre District, sera un mauritanien, actuellement 1er Vice-gouverneur, le Lion Fodié Amadou DIAGANA. Auparavant, deux mauritaniens ont occupé cette responsabilité, il s’agit des Lions BA Samba DIOM et Alioune KHattar.

Vous aurez certainement des échos de la visite. Nous invitons par ailleurs toute personne soucieuse du bien-être des démunis à se rapprocher des clubs lions pour en savoir plus, en vue de conjuguer les efforts pour améliorer la situation de nos communautés.

Le Reflet : Merci d’avoir répondu à nos questions.

AKG : Merci à vous, ce fut un plaisir. Le Lions Club n’a rien à cacher, nous sommes ouverts.

Propos recueillis par Amadou SY

Corruption : la Mauritanie convoite la place de la Nouvelle Zélande dans le prochain classement Transparency

Maitre Ahmed Salem Bouhoubeyni

Dans le souci de garantir la prospérité et l’égalité, il est une revendication constante des Mauritaniens que des actions d’assainissement et de moralisation de la vie publique soient enfin entreprises dans ce pays de moins de quatre millions d’habitants et dont le sous sol regorge de ressources.

En effet la corruption et l’inégalité se nourrissent l’une de l’autre, créant un cercle vicieux entre la corruption, la distribution inégale du pouvoir dans la société et la répartition inégale de la richesse, selon transparency international

Dans de trop nombreux pays, les besoins les plus élémentaires des citoyens ne sont pas satisfaits et ces derniers se couchent tous les soirs le ventre vide à cause de la corruption, alors que les puissants et les corrompus jouissent d’un mode de vie somptueux en toute impunité », a déclaré José Ugaz, président de Transparency International

Il est donc, pour les Mauritaniens, un motif de satisfaction indéniable d’apprendre que nos autorités sont enfin déterminées à  s’attaquer enfin à ce fléau et chargent la direction de la répression des crimes économiques et le pool d’instruction d’engager les poursuites et les investigations nécessaires pour l’assainissement requis.

Mais force est de constater que nos autorités se sont trompées de cible en engageant des procédures contre certains journalistes, syndicalistes et sénateurs qui ne gèrent point de biens publics            . Les autorités se sont évertuées à réduire  la corruption à cela dans un silence sidérant face aux détournements massifs des deniers publics, au bradage des ressources nationales et aux transferts transfrontaliers de flux d’argent obtenu de manière frauduleuse.

Pour qui nous prend  on ?  Les autorités sont particulièrement mal venues d’adopter la posture offensée qui est la leur dans leur action, l’examen des faits montrera que celle-ci est une posture de circonstance masquant en réalité un véritable règlement de compte d’une bassesse inouïe. Le pouvoir tente t il d’accréditer l’idée selon laquelle son action s’inscrit dans le cadre de l’assainissement et la moralisation de la vie publique, rien n’est plus inexact, Il convient dès à présent de replacer l’action menée ces jours ci par la police économique dans son véritable contexte, un petit règlement de compte, qui n’échappe à personne,  pour sanctionner des sénateurs qui ont osé dire non à des modifications constitutionnelles inopportunes.

Un petit règlement de compte, sinon comment peut on expliquer que ces mêmes sénateurs furent reçus le 16 mars par le président de la République au palais présidentiel avec les égards que méritent les élus du peuple pour leur faire valoir les bienfaits du vote favorable en leur promettant monts et merveilles, en leur offrant gracieusement des terrains (quelle coïncidence !) avant de changer de statut et devenir dès le 17 mars 2017  des corrompus? Du jour au lendemain, L’artifice n’échappe à personne !

Un petit règlement de compte pour sanctionner des sénateurs qui, en votant librement,  ont fait honneur à notre démocratie, ont donné un bel exemple de notre démocratie telle l’alternance avec l’arrivée de sidi Ould Cheikh Abdellahi qui avait mis  fin, de façon pacifique, aux régimes militaires et qui a fait le tour du monde comme un exemple singulier dans le monde Arabe, celui qui  a gâché celle-ci devait, par le même procédé putschiste, gâcher celle là

La police économique et le pool économique des juges ne se sont ils pas trompés de cible ? la vraie cible, les Mauritaniens les attendaient plutôt du coté des biens publics régulièrement détournés, le don saoudien de 50 millions USD, «la vente» de l’ancien directeur des renseignements libyens aux nouvelles autorités de son pays qui avait rapporté 250 Millions USD, le nouvel aéroport de Nouakchott, l’extension du port autonome de Nouakchott et la construction du port de Tanit, les routes et voiries urbaines, la nouvelle centrale de Nouakchott, les produits destinés aux boutiques EMEL,  les équipements des formations sanitaires, les aménagements agraires et les achats récurrents d’engrais pour les campagnes agricoles, les avions pour la compagnie Mauritania Airlines, … .

Les commissions sur le bradage des ressources minières, le bradage du patrimoine immobilier de l’Etat (terrains des blocs, caserne des Fanfares, une partie du Stade olympique, une partie de l’Ecole de Police, écoles publiques à Nouakchott, …) le marché des bons du Trésor, le marchés de travaux, de fournitures ou de prestations autant de mauvaise gestion et de détournements que vient régulariser chaque fin d’année une loi de finances rectificative.

Le bradage de la SNIM et de ses recettes, quelques années durant, la tonne à plus de 150 dollars, les 13 milliards prêtés à la société Nejah, les ressources halieutiques de la Mauritanie offerte sur un plateau à la société polyhondong pour une période de 25 ans en contre partie de commissions.

Telle est la cible qui intéresse les mauritaniens, et pour cause il s’agit de leur bien commun qui a vocation à réduire la pauvreté, le chômage et les inégalités à construire les écoles, les routes et les dispensaires contrairement à l’argent de Bouamatou ou de tout autre homme d’affaire qui n’a pas cette vocation .

Telle est la cible qui intéresse les Mauritaniens car c’est par pour ça que La Mauritanie est classée 124é mondial sur 175 pays  dans le rapport sur l’Indice de perception de la corruption, publié par l’ONG Transparency internationale, au titre de l’année dernière

Et c’est pour cela que la Mauritanie  a reculé cette année, classée 142/176

Nous faire croire que les règlements de compte que les autorités engagent actuellement s’inscrivent dans une dynamique de lutte contre la corruption relève de l’insulte !

Roger Garody disait dans l’un de ses bouquins « les mythes fondateurs de la politique israélienne » que les israéliens ont tellement influencé la conscience collective mondiale au point de transformer le Mal qu’ils procurent en Bien, et ça passe ! il donnait pour exemple que leur opération la plus meurtrière contre les palestiniens basés au sud liban -en 1982, qui a fait 18000 morts a été baptisée « Paix en Galilée », 18 000 morts, et l’opération porte quand bien même le nom de « paix ».

Mauritanie, démantèlement d’un vaste réseau de corruption transfrontalière : Bouamatou a offert un billet d’avion à Malouma, un million à son ami Moussa Samba sy….C’est pour cela que la Mauritanie est classée 142/176 dans le rapport sur l’indice de perception de la corruption qui ne mesure que les actes touchant le secteur public s’appuyant sur des données collectées par 12 organismes internationaux, parmi lesquels la Banque mondiale (BM), la Banque africaine de développement (BAD) ou encore le Forum économique mondial).

Pour qui nous prend t on ?

Quelle similitude Paix en Galillée 18000 morts !!! Lutte contre la corruption qui ronge l’économie Mauritanienne et pille ses ressources Ghadda, Samoury, Nahah et Ahmed Ould Cheikh !!!

Nouakchott le 18/09/2017

Maître A.S.Bouhoubeyni

Série IDOLES: L’artiste comédien El Hadji Mamadou Bâ n’est plus

El Hadji Mamadou Bâ a rendu l’âme ce samedi 17 septembre 2017, apprend-on auprès de son entourage. L’artiste comédien est décédé alors qu’il était l’un des personnages phares de la série idoles. A l’aise aussi en poular (sa langue maternelle) qu’en wolof, Ba est un monument du théâtre sénégalais.

Mauritanie : Une étude de l’AMDH pour éradiquer les mutilations génitales féminines

Les 15 et 16 septembre 2017, l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH) a organisé un atelier de validation des études juridique et sociologique sur les mutilations génitales féminines. Cette étude entre dans le cadre du projet porté par l’AMDH et qui lutte contre la persistance de cette pratique néfaste. L’atelier s’est déroulé dans un hôtel, à Nouakchott.

«Nous travaillons sur l’approche droits humains et sur les mutilations génitales féminines », a déclaré d’emblée, Amadou Mbow secrétaire général de l’AMDH, lors de l’ouverture de cet atelier. Il a joutera que l’AMDH « fournit une assistance juridique aux victimes de MGG » qui persiste malgré les efforts de divers acteurs. C’est pourquoi dira t-il, « nous avons engagé deux études, l’une juridique et l’autre sociologique » pour comprendre ce qui n’a pas marché.

L’UNICEF engagée

Présente dans la salle, Fatma Mint Soued’Ahmed de l’Organisation des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a tenu à rappeler que les mutilations génitales féminines sont une thématique que l’UNICEF qui appuie les efforts du gouvernement mauritanien et des organisations de la société civile.  « Malheureusement c’est quand il y a une victime que l’Etat intervient » regrette Mint Soued’Ahmed qui au passage, plaide pour  «une prévention en amont ».

Système de protection

Des participantes à l’atelier.

Selon la représentante de l’UNICEF, « les MGF sont intégrées dans tous les systèmes de protection » de l’organe onusien. Un système effectif dans 10 régions du pays avec l’espoir d’obtenir des « tendances inverses ».  Sur l’aspect juridique, Mint Soued’Ahmed relève un souci. Il s’agit de « l’effectivité des lois… ce n’est qu’avec un travail coordonné qui permettra  d’obtenir des avancées, des résultats ».

Le MASEF

Prenant la parole à son tour, Mariem Mint Ely Beiba représentante du Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille (MASEF) souligne «qu’une cellule chargée des mutilations génitales féminines existe au MASEF ». Les MGF, poursuit Mint Ely Beiba, figure « parmi les priorités du ministère en matière de droits de la femme et de l’enfant ». Pour finir son propos, elle s’engage à être le porte-voix de cet atelier au niveau de son ministère.

« On ne peut pas quantifier la souffrance de la femme », SOW samba.

Une fois les allocutions finies, parole au Professeur Sow Abdoulaye (dit Sow Samba).  Enseignant chercheur en sciences sociales et spécialisé des pratiques culturelles néfastes est celui qui a réalisé l’étude sociologique. Il admet qu’il « y a eu des contradictions d’entrée ». Les mutilations génitales féminines sont des pratiques attentatoires aux droits de la femme. Selon le chercheur, « plus on porte des coups aux MGF, plus la société apporte de nouveaux arguments » pour justifier la pratique.

Imams réfractaires 

Avec sa verve habituelle, le professeur Sow Abdoulaye s’est dit agacé par deux catégories de personnes. Il s’agit des imams réfractaires et les intellectuels qui font la corrélation entre le niveau d’étude et la persistance du fléau. Selon lui, ces imams laissés souvent en rade dans la mise en place des programmes et stratégies de lutte contre la pratique, constituent un facteur de blocage. Pour beaucoup d’entre eux, ils campent sur leurs positions en faveur des MGF « par fierté, parce qu’ils ne sont pas associés ».

Arguments ridicules 

En deux jours, le tour de la question a été fait, sur la base des conclusions des recherches du professeur Sow Abdoulaye et débattues en travaux de groupes.Toujours égal à lui-même, Sow Samba a montré à quel point certains arguments en faveur des MGF sont ridicules. C’est notamment le cas de ceux qui pensent que « la fille non excisée n’est pas apte à cuisiner et/ou servir à manger ». C’est ce qui fait dire au professeur que « le combat est aussi au niveau culturel ».

Centre d’écoute et…

Dans ce sens, il recommande l’instauration d’un centre d’écoute pour  « la libération de la parole face aux cas de la pratique ». Les langues se délieront plus facilement et on garde l’anonymat. Cette recommandation a pour objectif de contourner le verrou « tabou » à défaut de le faire sauter. Notons également «qu’amplifier la reconversion des exciseuses» figure parmi les recommandations phares de l’étude sociologique. Il faut dire que l’excision au-delà d’être une pratique culturelle, est une source de revenue pour beaucoup de vieilles femmes.

Adoption d’une loi 

Concernant l’aspect juridique, il a été recommandé un plaidoyer pour l’élaboration et l’adoption d’une « loi criminalisant la pratique des mutilations génitales féminines ». A cela s’ajouterait, la possibilité « d’engager des poursuites judiciaires contre le personnel médical qui garde le silence face aux séquelles de MGF ». Radical diront certains, mais peut-être c’est une manière de mettre un terme à la complicité voulue ou non du personnel des centres de santé.

Beaucoup de choses ont été dites durant les deux jours d’atelier. « Je ne veux pas que cette étude faite avec beaucoup de passion, se retrouve dans un tiroir », c’est le souhait formulé par Sow Abdoulaye. Le message a-t-il été reçu par l’AMDH ? L’avenir nous le dira. Rappelons tout de même que le projet « Amélioration de la protection juridique des filles contre les pratiques traditionnelles nuisibles » est financé par Equality Now, une ONG Kényane.

Mauritanie: Mohamed Ould Abdel Aziz craint un coup d’Etat [Média français]

Mohamed Ould Abdel Aziz en uniforme, il y a très longtemps

Le Président « Mohamed Ould Abdel Aziz craint un coup d’Etat », renseigne le média français Ouest-France. Dans un article publié jeudi 14 septembre 2017, Ouest France qui souligne qu’Ould Abdel Aziz « traque traque ses opposants », pointe du doigt « la France qui a besoin de lui (et ndlr) ne dit rien ».

Ould Abdel Aziz est l’auteur du dernier coup d’Etat qu’a connu la Mauritanie. A encore le média, le raiss « ne redoute rien tant qu’une conjuration contre lui ».

C’est ce qui expliquerait les multiples arrestations « des journalistes, des hommes d’affaires et surtout des sénateurs, forcément suspects depuis que le Sénat a été supprimé, début août, par un référendum imposé par le général-président ».

La France complice?

Pour Ouest-France, « la Mauritanie est un pion essentiel contre les djihadistes du Sahel », voilà pourquoi la France ferme les yeux sur les agissements du Chef d’Etat mauritanien qualifié « d’expert en traîtrise » et de « serial putschiste ». Cette même France ami  « des ex-dictateurs libyen Kadhafi et gambien Jammeh » insiste t-on dans cet article.

De taximan à Président

En outre, Ouest France revient sur le parcours du président mauritanien. De 1975, date à laquelle il « n’est que chauffeur de taxi lorsqu’il est pistonné par un cousin au ministère des Finances » à son accession au pouvoir en 2008. Ould Abdel Aziz il faut le dire, navigue actuellement en eaux troubles.

Traque des opposants

En effet, le Président Ould Abdel Aziz est engagé dans lutte contre ses opposants. Une affaire politico-judiciaire tient les mauritaniens en haleine depuis plusieurs semaines. Une vingtaine de personnalités sont accusés d’avoir cédé à la corruption. Le corrupteur désigné n’est autre que l’homme d’affaires Ould Bouamatou. Ce dernier est persona non grata en Mauritanie et vit en exil au Maroc depuis 6 ans.

Dernier acte…

Dans ce sens, le conseil des ministres réuni jeudi 14 septembre 2017, a adopté un projet de décret portant création d’un établissement de gestion des biens saisis. Des observateurs estiment à tort ou à raison que « c’est une manœuvre destinée à s’accaparer les biens des opposants » de Bouamatou. Les jours et semaines à venir nous en diront certainement plus.

Office gestion des biens saisis : Un établissement sur mesure pour Bouamatou?

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Le gouvernement a adopté un projet de décret portant création, organisation et fonctionnement d’un établissement public de « Gestion des Biens Gelés, Saisis et Confisqués et du Recouvrement des Avoirs Criminels ». Ce, au moment où le pays connait une situation politico-judiciaire inédite. En effet, Ould Boumattou, ses entreprises et d’autres personnalités sont poursuivis dans le cadre d’une affaire de corruption….

Selon le texte du communiqué du conseil des ministres du jeudi 14 septembre 2017, l’établissement public à caractère administratif « sera chargé de la gestion des biens gelés et saisis conformément au corpus juridique national relatif à la lutte contre la criminalité économique et financière ».

Et…

Toujours selon le texte du communiqué , l’office qui verra le jour aura également pour mission « de prendre les dispositions utiles pour éviter la dépréciation de ces biens en attendant l’issue de la procédure qui en détermine la confiscation définitive ou la restitution à leurs propriétaires ».

La messe est dite

Etant donné que c’est un projet décret qui a été adopté, les choses risques d’aller très vite. En deux temps, trois mouvements, « l’établissement verra le jour et va faire mal ». C’est le sentiment d’un observateur de la scène politique, que c’est suite logiques des affaires dits « grands crimes transfrontaliers, Affaire Ghadda, Affaire Boumatou ». Cette analyse est partagée par bon nombre d’internautes.

Ould Bouamatou

Rappelons tout de même que l’homme d’affaires Ould Bouamatou est sous le coup d’un mandat d’arrêt depuis 1er septembre 2017. Il est soupçonné d’avoir corrompu des sénateurs, journalistes et syndicalistes, avec un montant équivalent ou supérieur à 200 millions d’ouguiyas. Outre lui, ses entreprises sont également dans le collimateur.

Ould Abdel Aziz

A plusieurs reprises, le président de la République a fait preuve de fermeté et détermination. D’autres diront que c’est de l’entêtement. Le référendum organisé au forceps, et ce projet de décret, confirment bien que le gouvernement ne compte pas accorder de repris à son « ennemi public numéro un » en exil au Maroc.

Communiqué du conseil des ministres du jeudi 14 septembre 2017

Le conseil des ministres s’est réuni le jeudi 14 septembre 2017 sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le conseil a examiné et adopté le Projet de décret portant création, organisation et fonctionnement d’un établissement public à caractère administratif dénommé l’Office de Gestion des Biens Gelés, Saisis et Confisqués et du Recouvrement des Avoirs Criminels.

Le présent projet de décret a pour objet la création et l’organisation et le fonctionnement d’un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé l’Office de Gestion des Biens Gelés, Saisis et Confisqués et du Recouvrement des Avoirs Criminels.

Cet Etablissement Public est chargé de la gestion des biens gelés et saisis conformément au corpus juridique national relatif à la lutte contre la criminalité économique et financière et de prendre les dispositions utiles pour éviter la dépréciation de ces biens en attendant l’issue de la procédure qui en détermine la confiscation définitive ou la restitution à leurs propriétaires.

Le ministre des affaires étrangères et de la coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

La ministre de l’élevage a présenté une communication relative au lancement des campagnes annuelles de vaccination du cheptel et d’amélioration génétique.

L’objectif global de ces campagnes est d’améliorer et de sécuriser les productions animales en assurant un état de santé satisfaisant du cheptel et en améliorant le potentiel génétique productif des races d’intérêt (bovins, camelins, et petits ruminants).

Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances Chargé du Budget a présenté une communication relative à un Contrat de Bail Emphytéotique entre l’Etat Mauritanien et l’ONG « Trans Africa Pipeline » Inc.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:

Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire

Administration Centrale

Direction de l’Habitat

Directrice: Mariem Mint Bemba, Ingénieur Génie Civil, précédemment cadre au même Ministère.

Direction de l’Urbanisme

Directeur : Hamady Mohamed, titulaire d’un Master2 en Sciences et Technologies de l’Espace.

Direction de l’Aménagement du Territoire

Directeur : Mohamedou Moustapha Deine , Architecte.

Ministère de l’Equipement et des Transports

Direction Générale des Transports Terrestres

Directeur Général :Ba Demba Mohamed Mahmoud, précédemment Directeur de Transport Terrestre en remplacement de Cheikhna Gouad, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Directeur Général Adjoint :Mohamed Lemine Ould Lemrabott, précédemment Directeur Régional de l’Equipement et des Transports de la Wilaya de Dakhlet Nouadhibou en remplacement de Ethmane Ould Mennane, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Direction des Transports Terrestres

Directeur : Lemhaba Ould Sidi, précédemment Chef de service contrôle et visites techniques

Coordinateur Bureau Contrôle Routier : Bouya Ahmed Ould Navea ; précédemment Chef de service d’examens de permis de conduire

Administration Régionale

Direction Régional de l’Equipement et des Transports de la Wilaya de Dakhlet Nouadhibou

Directeur: Bowba Ould Mohamed, précédemment Chef de service des permis de conduire

Mauritanie: L’école Bourge El ilm du réseau Gülen ferme et change de nom…

L‘information vient de tomber. L’autorisation de l’école Bourge Elim a été retiré par les autorités mauritaniennes, a appris LeReflet.NET. « Le personnel turc n’est plus aux affaires » confie une source proche du dossier. Bourge El Ilm appartient au réseau Gülen, du nom de l’ennemi juré du Président turc Erdogan. 

Après plusieurs mois de tractations, cela a fini par se faire. L’école Bourge El Ilm va changer de couleur, de nom et de propriétaires. C’est ce qu’indique une de nos sources. Selon cette dernière, l’école va désormais s’appeler « Noujoum » (qui veut littéralement  dire étoiles). La direction et le personnel turc aurait même quitté le territoire national.

 

Située en face de la nouvelle ambassade des Etats Unies en Mauritanie, Bourge El Ilm est établie en Mauritanie depuis 2004. L’école fondée par l’Imam turc Fethullah Gülen avait la côte à Nouakchott. Ils étaient « réputés par la qualité de leur enseignement » constate notre source qui s’interroge sur la « capacité de la nouvelle équipe à maintenir le cap ».

Cette décision des autorités mauritaniennes, est similaire à celle prise par les voisins marocains et sénégalais. Là-bas encore, le Président Recep Tayyip Erdogan a pesé de tout son poids pour fermer les antennes du réseau Gülen. Pour rappel, Gülen  est accusé par le pouvoir d’Ankara d’être à l’origine du putsch avorté du 16 juillet 2016. Depuis, il est attaqué de tous les côtés.

Jusqu’ici, le gouvernement mauritanien ne s’est pas encore prononcé officiellement. Ce sera peut être le cas, à l’issue du conseil des ministres de jeudi 14 septembre 2017. L’on peut également s’interroger sur la contrepartie de cette décision. De nouveaux investissements turcs massifs? Les heures et jours à venir nous en diront.

Festival Nouakchott Jazz Plus: du 18 au 23 septembre 2017

Dans un souci de mieux faire connaître la musique jazz en Mauritanie, l’association « Les Echos du Sahel » organise cette année le festival de jazz en collaboration avec le Ministère de la Culture et de l’Artisanat, l’Institut Français (IfM), l’Ambassade de France, l’Ambassade d’Espagne et l’Ambassade des Etats-Unis, également avec le soutien aussi d’autres associations et opérateurs économiques.

Ce festival se veut « un grand rendez-vous d’échanges interculturels entre les musiciens mauritaniens et ceux de la sous-région, d’Europe et des Etats-Unis. Il s’inscrit dans le cadre de la promotion de la musique jazz comme vecteur de paix, de liberté d’expression et d’unité : Il est porteur d’un message de tolérance et d’ouverture aux autres, pour une parfaite cohésion sociale. »

L’enjeu est aussi de : « créer et développer des temps et un espace d’échange entre les cultures à travers des ateliers de découverte, un partage d’expérience avec des musiciens professionnels mauritaniens et étrangers. Initier des musiciens et les jeunes mauritaniens à la pratique du jazz, promouvoir la culture de la Paix et de la Tolérance dans la sous-région, dans les pays du Sahel et dans le monde à travers le festival de jazz et pérenniser le festival de jazz en Mauritanie » rappelle Babi Sarr, secrétaire général des « Echos du Sahel » et initiateur du festival de jazz en Mauritanie.

Au programme de cette édition il est prévu : Concerts des artistes mauritaniens et étrangers, ateliers pédagogiques entre musiciens étrangers et mauritaniens, une exposition, des conférences et débats, des projections de films sur le jazz et un vibrant hommage à feu Saidou Bâ Banbaado, guitariste traditionnel, par son fils Cheikhou Bâ et le musicien Steve Shehan (France).

Sont invités à ce rendez-vous culturel

Kahil El’Zabar et David Murray (USA), Samy Thiébault (France), Steve Shehan (France), Jerez – Texas (Espagne), Friedrich Zur Heide (Allemagne), Noura Seymaly (Mauritanie), Walfadjiri (Mauritanie), le Dental Orchestra (Mauritanie).

Pour rappel, le lancement de cette édition est prévu ce 18 septembre à 20h aux Echos du Sahel .Une Conférence de presse du Nouakchott Jazz PLUS Festival 2017 aura lieu mardi 19 septembre à 10 heures à l’Hôtel Monotel.

L’évènement sera marqué notamment par un concert de Samy Thiebault, le 19 septembre à l’IfM (1.000um / 500 um pour les adhérents) à 20h, le 21 septembre un concert à l’IfM à 20h avec Noura Seymali, Dental Orchestra (Mauritanie), Jerez Texas, David Murray et Kahil El’Zabar (USA) (entrée libre). Un dîner concert est prévu le vendredi 22 septembre à l’hôtel Monotel à 20h entrée 10.000 um.

Une restitution des ateliers pédagogiques avec David Murray & Kahil El’Zabar et les musiciens stagiaires mauritaniens est proposé samedi 23 septembre à 20h aux Echos du Sahel (entrée libre), le public vibrera aussi durant cette soirée au rythme du duo Steve Shehan et Cheikhou Ba aux Echos du sahel.

Pour plus d’info
Echos du Sahel 46855161 – 46919202- IFM 45 29 96 33

Intempéries Assaba et Brakna – Communiqué Lions Clubs Mauritanie

Les Clubs Lions et Léo de Mauritanie ont appris avec une profonde tristesse les dégâts occasionnés par la violente tempête, accompagnée de fortes pluies, qui a frappé plusieurs localités dans les Wilayas du Brakna et de l’Assaba.

Ainsi, ils présentent leurs condoléances les plus attristées aux familles des décédés victimes de cette catastrophe naturelle déplorable et prient pour le bon rétablissement des blessés.

Face à cette situation et l’appel pour la mobilisation des organisations non-gouvernementales, les Clubs Lions et Léo ne ménageront aucun effort pour apporter leur aide aux sinistrés.

Solidarité-Partage-Paix

Le Président de Zone
Abdou Karim Gaye