Covid19 en Mauritanie: le ministre de la santé annonce un second cas positif | Vidéo

Dr Nedhirou Mohamed Hamed, ministre de la santé, a annoncé ce mercredi 18 mars 2020, qu’un nouveau cas positif au coronavirus a été déclaré. Dans une déclaration diffusée aux alentours de 15 h GMT, nous apprenons qu’il s’agit d’une femme, dont les contacts ont été confinés. Le ministre appelle au calme et au suivi scrupuleux des gestes de prévention. Tout cas suspect de covid19 en Mauritanie doit être signalé au 1155, un numéro vert. 

Face aux caméras, le ministre la santé annonce la nouvelle. Cinq jours après le diagnostic du premier cas positif au covid19, la Mauritanie connait un second cas. Il s’agit donc une ménagère qui travaille pour famille « étrangère » revenue de vacances il y a dix jours, indique l’officiel. Ainsi, la famille en question, la patiente sous traitement et ses contacts  identifiés sont tous confinés.

Lire  >>> Mauritanie – Cas positif covid19: la déclaration du ministre de la santé

A noter que cette évolution de la situation du covid19 en Mauritanie, intervient au moment où une batterie de mesures ont été prises par les autorités afin de prévenir la propagation du coronavirus. Au nombre de ces actions fortes, on peut noter: l’interdiction des rassemblements, la fermeture des écoles, le renforcement des contrôles au niveau de 6 postes frontières et la fermeture de l’espace aérien aux vols commerciaux, entre autres.

Déclaration du ministre 

En outre, une vaste campagne de sensibilisation sur covid19 en Mauritanie est actuellement en cours. Le ministère de la santé au front avec les organisations internationales, nationales et acteurs de la société civile communiquent autour du covid19 en Mauritanie.

Lire aussi >>> Coronavirus en Mauritanie 

Par ailleurs si des mesures ont été prises, pour éviter la hausse des prix des médicaments et surtout des masques, gants et gel hydroalcoolique, il n’en demeure pas moins que des citoyens se plaignent sur les réseaux d’avoir acheté plus cher un des produits cités. Il serait donc opportun que le ministère de la santé, communique les prix desdits produits, afin que chacun sache quand il est en face d’un abus et pouvoir le signaler aux autorités compétentes.

Apparu en Chine en fin d’année 2019, le virus a depuis lors franchi les frontière et terrorise le monde. Si la Chine semble s’en remettre petit à petit, la pandémie a mis à genou l’Italie, a poussé l’Amérique à se barricader… Le continent africain n’est pas épargné non plus, même si les cas sont moindres par rapport à l’occident. Le Burkina vient d’enregistrer son premier mort, tandis que le Sénégal voisin se bat contre la vingtaine de cas positifs déclarés sur son sol. L’heure est grave. Atténuer la propagation du virus est de la responsabilité de tous. Prudence.

 

Mauritanie – Cas positif covid19: la déclaration du ministre de la santé | VIDEO

Le ministre de la santé, Mohamed Nedhirou Hamed a déclaré dans la soirée de ce vendredi 13 mars 2020, un premier cas positif au covid19. Le virus qui fait des ravages à travers le monde est arrivé en Mauritanie. Le ministre se veut rassurant. 

Lire aussi >>> premier cas de coronavirus en Mauritanie

Mauritanie: 1er cas positif au coronavirus confirmé par le ministre de la santé

En Mauritanie, un premier cas de coronavirus a été déclaré ce vendredi 13 mars 2020. L’information a été confirmée par le ministre de la santé, le Dr Mohamed Nedhirou Hamed sur le plateau de la télévision de Mauritanie. Il s’agirait d’un expatrié rentré en Mauritanie le 9 mars dernier. Le ministre soutient que des mesures ont été prises et appelle au calme. 

L’on se demandait si la Mauritanie allait échapper à cette pandémie. La réponse est non. Tout à l’heure sur les réseaux sociaux, facebook notamment, des post et une capture d’un communiqué attribué au ministère de la santé annonçant un premier cas positif en Mauritanie. Le doute a été dissipé suite à la déclaration à la télévision du ministre.

Voici le communiqué qui circule

 

Screen du communiqué du ministère de la santé - cornavirus en Mauritanie
Screen du communiqué du ministère de la santé – cornavirus en Mauritanie

 

Hier, le comité interministériel chargé du suivi de l’évolution du Coronavirus sous la présidence du Premier ministre Ismail Bedda Cheikh Sidiya. Un certain nombre de points ont été annoncé par rapport au plan d’urgence. Pour en savoir, cliquez-ici.

Le devoir de libérer Ignace Sossou : LeReflet.net et plus 120 médias signent une tribune

Plus de 120 médias et personnalités du paysage médiatique africain ont signé une tribune, ce vendredi 13 mars 2020 dans laquelle ils exigent la libération du journaliste béninois, Ignace Sossou. Notre confrère croupit en prison depuis 84 jours, pour avoir simplement relayé des propos du procureur de la république du Bénin que ce dernier n’assume visiblement pas.

La place d’un journaliste est pas en prison. Cette phrase pourrait résumer la tribune publiée sous le lead de Reporter Sans Frontières et signée par une centaine de personnes mobilisées aux côtés d’Ignace Sossou. En effet, les preuves, notamment sonore du travail irréprochable du confrère embastillé « pour harcèlement par le biais de moyens de communication électronique » ont fait le tour de la grande toile. Qu’attendent donc les autorités béninoises pour libérer Ignace?

Ignace Sossou, faut-il le rappeler, avait rapporté en trois tweet des propos du procureur procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Cotonou qui s’était exprimé, le 18 décembre 2019, lors d’un atelier organisé par l’agence française de développement médias (CFI) sur les fausses nouvelles. Le procureur avait entre autres dit que « le code du numérique est comme une arme braquée sur la tempe des journalistes » avait le tout puissant procureur Mario Mètouno. Ignace a été jugé et condamné six jours après. Le procureur avait raison.


Cette affaire, continue de faire couler beaucoup d’encre et salive, notamment par rapport au rôle central que Canal France International (CFI) a joué dans la mise au cachot du journaliste Ignace Sossou. En effet, sa direction Afrique s’était fendue d’une lettre lapidaire envoyée au ministère de la justice du Bénin et dans laquelle elle traite notre confrère de journaliste   » peu scrupuleux ». Ensuite CFI a tenté de justifier sa position, avant de se rétracter dans une déclaration datée du 8 janvier et a fini par remercier les deux responsable de sa direction Afrique.

Si la condamnation du confrère Ignace Sossou a suscité une forte mobilisation à travers le monde, s’est également parce que c’est un précédent dangereux qui peut donner des idées à des régimes autoritaires. Sur le continent,  plusieurs lois qui réglementent les médias et le numérique ont été qualifiés de liberticides. Il faut certes réglementer, mais pas entraver la liberté d’informer et d’expression qui sont des droits fondamentaux.

>> Télécharger la tribune 

 

Mauritanie: communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 12 Mars 2020

En Mauritanie, le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres, ce 12 mars 2020. La réunion hebdomadaire s’est tenue sous la présidence de Mohamed Cheikh Ghazouani, Président de la République. Voici le texte sanctionnant les travaux de la réunion qui s’est déroulée dans le palais ocre de Nouakchott.  

Le Conseil a examiné et approuvé les projets de lois suivants :

– Projet de loi abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°2010-021 du 15 février 2010 relative à la lutte contre le trafic illicite des migrants.

Le présent projet de loi intervient pour permettre une meilleure prise en compte des droits humains des migrants dans la législation nationale relative à la lutte contre le trafic illicite des migrants. Il traduit la volonté des pouvoirs publics de lutter efficacement contre ce phénomène, notamment à travers la sanction de la complicité du trafic illicite de migrants.

– Projet de loi relative à la prévention et la répression de la traite des personnes et la protection des victimes.

Le présent projet de loi a pour objectif de doter les professionnels de la lutte contre la traite des personnes d’une législation qui prend en compte toutes les dimensions de cette question. Il prévoit les mesures d’accompagnement, renforce la protection des victimes et la prévention, tout en proposant l’harmonisation des sanctions prévues pour les infractions de traite des personnes avec celles prévues dans la loi portant incrimination de l’esclavage.

Le Conseil a également examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :

– Projet de décret portant nomination des représentants de l’État au sein du conseil d’administration de la Société mauritanienne de sucre et dérivés (COMASUD).

– Projet de décret portant création et organisation d’un établissement public à caractère administratif dénommé « Institut National des Arts », et fixant les règles de son fonctionnement.

L’objet de l’Institut National des Arts est de former des cadres nationaux spécialisés dans les métiers des arts, de produire un cinéma national, de faire émerger des talents singuliers et de préparer les conditions d’une professionnalisation de haut niveau dans les champs de l’art, du design et de la création.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale. Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de l’Économie et de l’Industrie et le Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Économie et de l’Industrie chargé de la Promotion de l’Investissement et du Développement Industriel ont présenté une communication conjointe relative à l’état d’avancement du plan d’action des secteurs de l’Économie et de l’Industrie et de la Promotion de l’Investissement et du Développement Industriel.

Cette communication dresse le bilan des réalisations du Ministère de l’Économie et de l’Industrie (MEI) durant les huit derniers mois, et présente un aperçu des perspectives et priorités du département pour les prochains mois.

Le Ministre du Développement Rural a présenté une communication relative à l’organisation d’un salon de l’agriculture en Mauritanie.

Cette communication propose un cadre global pour l’organisation d’un salon de l’agriculture à l’échelle nationale. Elle expose également les différentes opportunités qu’une telle manifestation pourrait offrir ainsi que les dispositions à entreprendre, notamment la mise en place des infrastructures de base, ainsi que les aspects organisationnels, protocolaires et sécuritaires pour assurer le bon déroulement des activités envisagées dans la cadre de ladite manifestation.

Enfin, le Conseil a pris la mesure individuelle suivante :

Ministère du Commerce et du Tourisme

Cabinet du Ministre

Chargé de Mission : Dr. Mahfoudh Ould Boye.

Petits charretiers de Kankossa : « En attendant le bonheur » d’une salle de classe

A Kankossa, région de l’Assaba, dans l’Est de la Mauritanie, des enfants en âge d’aller à l’école, travaillent pour soutenir leurs familles économiquement faibles. Nous avons suivi deux de ces enfants qui, à longueur de journées, transportent, sur charrette, des marchandises au marché de cette commune rurale.

Cheikh a  14 ans. Il  travaille comme charretier  au marché de kankossa.  Mes parents, dit l’adolescent, « son pauvres  et n’ont personnes pour les aider financièrement.» Cette pauvreté des parents est, en effet, l’une des principales causes du travail des enfants à Kankossa. Cheikh a pour activité principale le transport de marchandise sur sa charrette au marché.

 « J’ai  mes papiers d’état civil et j’aimerais étudier, mais mon père n’a que moi comme fils. » Ce garçon, comme beaucoup d’adolescents, prends en effet sur ses frêles épaules une responsabilité qui n’est pas de son âge. « Je monte tôt le matin à 8h et  je  descends à 17h.» Cinq heures par jour à charger des sacs de riz et autres marchandises sur sa charrette pendant que d’autres vont à l’école. C’est le prix à payer pour que ses parents ne soient réduits à tendre la Main.

Cheikh est contraint de « jouer à l’adulte »

«Je fais ce travail malgré moi, car ce n’est pas un travail pour enfant. Nous transportons des objets très lourds, des sacs de 50 kilogrammes, des bidons. Nous sommes obligés de nous comporter comme des vrais hommes pour survivre » dit Cheikh qui gagne entre 100 et 200 ouguiyas mru par jour. « J’aimerais avoir de l’aide pour continuer mes étudies et profiter de la vie comme tous les autres enfants » dit le petit.  Mais, poursuit-il,  « ma famille est pauvre et  n’a  pas de robinet à la maison. Nous n’avons pas les moyens d’acheter de l’eau tous les jours. C‘est pourquoi, nous sommes obligés d‘aller  en chercher  loin de chez nous  en charrette avec des bidons et consommer  l’eau des puits non potables.»

Quand la charrette ne marche pas bien, Cheikh s’engage pour un travail plus pénible. «  Quand il n’y a pas beaucoup de clients pour la charrette, je suis obligés de me porter candidat parfois pour charger et décharger les camions et  beaucoup d’autres choses. » Les revenus du petit adolescent sont largement insuffisants.

«  Malgré tous  ces travaux difficiles, je ne peux même pas payer mes médicaments quand je tombe malade, j’aimerais avoir la chance d’étudier, de manger à ma fin et de profiter de la vie comme tous  les autres enfants.» En attendant le bonheur d’une salle de classe, Cheikh est contraint de « jouer à l’adulte » pour soutenir sa famille.

.Sans moyens et sans papiers

Photos des jeunes charretiers à KankossaDjibril Khassim Diallo, lui, a  13 ans. Il est aussi charretier. Son  père, suite à un accident de voiture, n’est plus apte à travailler. Les revenus de sa mère, tirés de  la lessive, ne suffisent pas à nourrir la famille. Alors, Djibril, comme Cheikh, est obligé d’être adulte avant l’âge. Il monte tous les jours de 8h à 18h. Il  gagne entre 90 et 150 ouguiyas  Mru.

Ce n’est pas la  pauvreté seulement qui empêche Djibril d’aller à l’école. « Je n’ai pas des papiers d’état civil car ma mère est une étrangère. Je veux étudier, mais mes  parents sont extrêmement pauvres et cette charrette est la principale source des revenus  qui nous  permettent de vivre. ».

L’adolescent  travaille sous le soleil et transporte sur sa charrette des sacs, des bidons, des ordures… avec des clients qui « refusent parfois de payer. »

Khassim Diallo est le père de Djibril. Il est conscient du sort peu enviable de son enfant. Il  veut que son fils  aille à l’école. Désespéré,   Khassim Diallo, dit qu’il est à la recherche de solutions pour que son enfant puisse continuer ses études.

Mariam Mint Massebgouha, voisine et commerçante au marché de Kankossa, affirme que cet enfant travaille dur malgré son jeune âge et aide sa famille à faire face aux contraintes de la vie. Elle reconnait aussi les difficultés que rencontrent ces jeunes à longueur  de journées. Les refus de payement, les maladies, les risques des collusions avec les voitures…

Intérêt supérieur de l’enfant

Malgré la convention internationale des droits de l’enfant  ratifiée par la Mauritanie, Cheikh, Djibril et des milliers d’autres triment pour offrir un minimum de dignité à leurs parents.

La convention fait de notion « d’intérêt supérieur de l’enfant » une priorité. Est-il de l’intérêt d’un adolescent de porter des sacs de 50 kilogramme, sous le soleil, pendant que d’autres sont en classe ?

Forte prévalence du travail des enfants

Photos des jeunes charretiers à Kankossa
Photos des jeunes charretiers à Kankossa

Selon l’enquête « par grappes à indicateurs multiples (2015 mics), « plus du tiers des enfants de 5-17 ans (38%) en Mauritanie,  ont travaillé, soit en participant à des activités économiques pendant un nombre d’heures qui se situent à la limite ou au-dessus du seuil retenu pour le groupe d’âges, soit en participant à des tâches domestiques à la limite ou au-dessus du nombre d’heures considérés comme approprié pour leur âge, soit en travaillant dans des conditions jugées dangereuses.

La prévalence du travail des enfants est beaucoup plus élevée en milieu rural (45%) qu’en milieu urbain (27%). Elle est presque trois fois plus élevée parmi les enfants des ménages les plus pauvres (56%) que ceux des ménages les plus riches (21%). Les taux sont similaires pour filles et garçons. »

Situation critique

 Selon  Zeinabou Mint Sideyna, présidente de la Coordination des réseaux et des ongs de développement en Assaba (CORDAK), la situation des enfants dans cette région  est critique, malgré les efforts des organisations  qui travaillent pour les protéger. Selon elle, les travailleurs mineurs sont exposés à beaucoup de dangers comme l’exploitation, le refus de payement, les maladies, les accidents…

Pour  Rakhia Mint Sideyna, présidente du réseau de la petite enfance en Assaba, les rues sont bondées des travailleurs mineurs. On rencontre des charretiers de 10, 12, 13 et 14 ans dans toutes les rues. Ces enfants sont exploités par des  employeurs qui leur donnent 50 ou 100 Mru à la descente ou les payent  entre dix  à douze mille ouguiyas par mois (ancienne monnaie). Ces enfants chargent et déchargent des sacs de 50 Kilos, des bidons de 20 litres et d’autres objets très lourds.

Elle a également évoqué le cas d’un mineur qui a demandé l’aide de son organisation en septembre 2019.  Son  employeur avait refusé de payer ses 6 mois des salaires à raison de dix mille  ouguiyas par mois (ancienne monnaie). Il a fallu recourir  à la justice pour que le petit soit payé. La vraie solution aurait été, après paiement,  d’envoyer le petit là ou doivent se trouver les enfants de son âge. A l’école ou dans un centre de formation professionnelle.

Accès des femmes à la propriété foncière au Gorgol : les coutumes contredisent les lois | Vidéo

Au Gorgol,  l’accès des femmes à la propriété foncière constitue aujourd’hui  une des difficultés majeures  de l’expression de leur droit. Le combat pour l’effectivité de ce droit  face aux forces de résistances d’origine socio culturels, administratives et juridiques  impose un regard pour mieux comprendre les enjeux.

La  wilaya du Gorgol est située à plus de 400 km au sud Est de la capitale Nouakchott, au bord du fleuve Sénégal. Attenante  sur  fleuve Sénégal, elle a  un potentiel important de terres arables et fertiles qui lui conféraient jadis  le  statut de « grenier du pays ». Au-delà de Cette position stratégique qui alimente les convoitises pour l’exploitation des terres agricoles, la question de la propriété foncière se pose  avec acuité avec une forte dose d’exclusion des femmes.

Aperçu de la carte du Gorgol
Aperçu de la carte du Gorgol

Avec une densité de 24,7 habitants /Km2, la wilaya est habitée par  52,2% de femmes selon le RGPH de 2013. Deux principaux types de cultures y sont pratiqués : la  décrue dans  walo et la culture  sous pluie dans le Dieri. Il faut noter que si les terres du walo sont soumises au régime familial d’exploitation avec des grands propriétaires terriens, celles du dieri se dédouanent de cette contrainte exclusive.

Deux grands périmètres à Kaédi

Après les années de grande sécheresse qui ont posé d’énormes problèmes de résilience aux populations, l’Etat, avec les opportunités de l’organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal(OMVS), a engagé des aménagements agricoles pour la riziculture  sur des terres du walo. Le Périmètre pilote du Gorgol (PPGI) a vu le jour en 1977 avec une superficie 700 hectares. Vingt ans après, le PPGII de 1188 fut aménagé.

Autres périmètres

 A côté de   ces grandes réalisations, suivront  le barrage hydro-agricole de Foum Gleita dans la Moughataa de M’bout, Maghama décrue et l’érection d’une multitude de petits périmètres villageois  ou privés, tous destinés à la production vivrière.

Périmètre Surface(Ha) Nombre de coopératives Nombre de femme
exploitante Présidente de coop
PPGI 700 30 0 0
PPGII 1188 23

Source : SONADER

Périmètres exclusivement gérés par des hommes

Toutes les coopératives issues de ces grands périmètres (PPGI et PPGII) sont gérées par les hommes.  Aucune femme n’est présente dans la cellule de base (coopérative) et encore moins dans la fédération. Au niveau des périmètres villageois, la configuration ne change pas, elle devient même pire en milieu rural ou la persistance du patriarcat mêlé à l’analphabétisme et à l’ignorance des droits par les femmes, se pose beaucoup plus contrairement au milieu urbain ou semi urbain.

Selon une étude menée par la banque mondiale sur la question foncière en septembre 2015,  les titres de propriétés désagrégés par sexe du propriétaire donnent les résultats suivants dans  le Gorgol : sur un total de 897 hommes, 97,3% ont pu s’offrir  un titre contre 2,7% de femmes sur un total de 25.

Au plan national, et à  la même période, sur les 27 000 titres enregistrés au niveau de la Direction Générale et du patrimoine de l’Etat au Ministère des Finances, seulement 2146 soit un peu moins de 8% sont détenus par des femmes. Cette proportion avoisine moins de 5% pour les terres de la vallée, y compris le Gorgol.

Le Forum national de défense des droits humains (FONADH) et le réseau des organisations pour la sécurité alimentaire (Rosa)  ont respectivement introduit 160 et 111  dossiers de coopérative des femmes aspirant à la propriété foncière entre 2016 et 2019. Ces dossiers restent bloqués au niveau de la Moughataa (préfecture) de Kaédi.

Persistance des pratiques coutumières

Des femmes qui exploitent la terre au Gorgol
Des femmes qui exploitent la terre au Gorgol

L’exploitation de ces surfaces  aménagées  est accompagnée  d’un autre type d’organisation nouvelle, jusque-là ignorée par des exploitants habitués au genre  familial. Cette organisation est   fondée sur  la mise en place  des  coopératives même si par ailleurs, l’attribution des terres après aménagement s’est inspirée de la notion de « propriétaire terrien », survivance du droit coutumier qui prive d’avance les femmes de l’accès et de la sécurisation foncière.

Ce droit est devenu  aujourd’hui caduque au regard  de l’ordonnance N°83-127 du  05 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale  qui dispose en son article 3 que « le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli ». Des pesanteur sociales ralentissent fortement l’application de cette loi. Et, la non-effectivité des décrets d’application y afférant rend encore plus  complexe la gouvernance foncière.

Même si au plan juridique aucune mesure ne limite l’accès des femmes à la propriété foncière, la tenure traditionnelle demeure encore un levier  de domination   qui continue  de prospérer en raison  des facteurs entre autres   liés à l’accès limité des femmes à l’information  sur le processus d’acquisition de la propriété foncière. La discrimination persiste parce que les coutumes sont encore plus fortes que les lois.

Les femmes ignorent les dispositions modernes. Les détenteurs des terres, milieu  rural, continuent de croire que leur « patrimoine foncier » reste en l’état  au regard du principe de lignage corroboré par des considérations  coutumières loin d’être inclusives, mais, encore entretenues et  vivaces dans les esprits.

Ces pratiques ne sont pas justifiables par  la charia qui leur oppose un argumentaire religieux consolidé par les différentes sources, dont les hadiths.

Les changements attendus dans la féminisation de l’accès à la terre, assortie de  propriété, sont loin de se réaliser. Dans la plupart des cas où les femmes mènent les activités, les terres sont soient données par les hommes sans aucune forme juridique ou prêtées par une bonne volonté.

La coopérative de woloum Néré, une commune située à 25 kilomètres à l’ouest de Kaédi, illustre bien ce caractère aléatoire  car une superficie a été donnée de manière verbale aux femmes.

 

Les coopératives comme alternative ou  voie de recours ?

Les femmes sont absentes sur les grands aménagements. Elles sont cependant très remarquées par leur dynamisme    dans la mise en place des coopératives féminines beaucoup plus orientées vers la culture maraichère. Elles s’y activent pour valoriser les petites surfaces mises à leur disposition comme  on en trouve le plus souvent sur un pan des périmètres aménagés aussi bien au PPGI à Kaédi ou sur le périmètre  de 100 hectares de Bélinabée (village situé à moins de 10Km de Kaédi) ou elles n’exploitent que 3 à 5 hectares  en culture maraichère. Une manière de contourner l’accès individuel à la propriété foncière et  les entraves qui y sont  liées.

6000 coopératives féminines

Des femmes qui exploitent un jardin maraîcher
Des femmes qui exploitent un jardin maraîcher

Selon le Délégué Régional du Ministère du développement Rural au Gorgol, Dah Ould Zerough, le recensement des coopératives effectué en 2015 montre que   6000 coopératives féminines  sont enregistrées au niveau de la délégation régionale et qui viennent s’ajouter à celles agréées à     la coordinatrice régionale   du MASEF (Ministère de l’Action Sociale, de l’enfance et de la famille) qui s’élèvent à 1102.

La ruée des femmes  vers cette activité  est une réponse à l’exclusion totale dont elles sont victimes  et constitue dans une certaine mesure   une alternative de moindre mal pour accéder au foncier en privilégiant le collectif par rapport à l’individuel. Malgré ce cheminement qui leur ouvre une soupape de respiration face aux résistances, jamais, elles ne sont au bout de leur peine pour sécuriser leurs terres.

A défaut de pouvoir  se procurer une propriété foncière, le Ministère du développement rural a mis en place une procédure de facilitation qui met l’accent sur des critères dont le principal est l’attestation d’une autorité locale qui garantit  que la zone d’exploitation ne souffre d’aucun litige. Un recours pour accéder à la culture de la terre faute de trouver mieux mais qui s’avère  en même temps un filtre pour que ces coopératives soient éligibles.  Cette activité qui  est  un recours faute de trouver mieux, ne satisfait point l’ensemble des coopératives soutient le délégué régional. Une seule coopérative  qui excelle dans l’exploitation de la patate douce  située dans la commune de lahrache, Moughataa de Mbout,  précisément dans la localité de Legreavatt,  a pu se détacher du lot.

Des jardins partout

Nonobstant les limites causées par, entre autres difficultés, l’absence d’investissement, le manque d’approvisionnement en eau, pour certaines coopératives ,  les problèmes de constitution, d’organisation et de gestion pour d’autres , la hausse du nombre de  terrains à usage  maraîcher  dans tous les quartiers de la ville de Kaédi  tout comme dans toutes les communes et agglomérations reste visible. Malgré l’existence des procédures  qui encadrent la gestion de  la question foncière, son accès pour les femmes demeure encore timide, voire inexistant.

En effet, selon le premier article de l’ordonnance citée plus haut  « la terre appartient à la nation et tout mauritanien, sans discrimination peut en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie » donc à priori , aucune disposition juridique ou statutaire ne prive la femme de la propriété foncière, et mieux l’Etat reconnait et garantit la propriété foncière privée.

Malgré tout,  les femmes sont exclues de la propriété foncière. Même en cas de décès d’un chef de famille, la partie de l’héritage portant sur les terres cultivable revient exclusivement aux hommes.

Blocages   administratif  et confusions

En Mauritanie,  la gouvernance foncière reste tributaire de l’absence de clarification des responsabilités au plus haut niveau de l’état. En effet si l’on assiste  aux  différentes dénominations des ministères, l’on constate qu’en matière de gestion foncière, le flou subsiste surtout au sujet de transfert de compétence. Car à une certaine époque, le ministère des finances s’occupait de l’attribution des terres tandis que le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire s’occupait de leur gestion.

De nos jours d’autres ministères comme celui du développement rural et de l’intérieur principalement interviennent dans l’attribution des terres. comme si le mépris s’abat sur la question foncière, le cadre institutionnel officiellement  couvert par  la Direction Générale des domaines et du patrimoine de l’état souffre du mécanisme de décentralisation et de proximité lié  à l’inexistence dans la  région du Gorgol de ses  principaux services de cadastre, des affaires domaniales, de la conservation de la propriété foncière et de coordination de structures régionales comme le service régional chargé du foncier  qui jouait tout au moins le rôle d’interface entre les détenteurs du pouvoir et ceux du droit.

Toutes choses qui ne font qu’amplifier  les difficultés liées à la gouvernance foncière qui se traduisent  aussi bien au niveau urbain que rural par des occupations illégales  voire d’usurpation sources de conflits. Toutefois, on note dans les organes de gestion domaniale en zone rurale  que les commissions foncières de la Wilaya et de la Moughataa respectivement présidées par le Wali et le Hakem existent et font office d’organe de gestions collégiales des terres domaniales.

Malgré l’existence de ces instruments  au plan régional et départemental,  au-delà  des considérations tentaculaires de la gestion du patrimoine foncier, force est de constater  chez les autorités administratives  locales une certaine méfiance dans le traitement de la question foncière. selon   l’ONG FONADH partenaire d’OXFAM,  qui intervient depuis 2016 sur  la question foncière dans les communes de Kaédi, Nére Walo, Lexeiba et Djeol,  sur plus de 134 demandes de régularisation introduites par les femmes en coopérative auprès de la Moughataa, aucune n’a abouti.

Dossiers bloqués

Le même son de cloche  est repris par l’antenne locale du Réseau des ONG sur la sécurité alimentaire (ROSA) qui met en œuvre  depuis juillet 2019 le projet intitulé « Justice sociale et résilience à travers la réduction des inégalités en Mauritanie » sur financement d’OXFAM et la coopération espagnole. Dans ses  démarches de sensibilisation pour accompagner les femmes dans l’exercice de leur droit en matière de propriété foncière, cette structure a enregistré 111 dossiers dont 28 traités et soumis à l’appréciation de l’administration départementale. Aux dernières nouvelles, les dossiers ne sont pas transmis sous prétexte qu’une nouvelle loi est en cours d’élaboration. Il  parait donc évident que  dans  un domaine aussi vital  qui concerne des milliers de citoyens, le cafouillage administratif édulcoré par un habillage juridique  laisse trop de place à l’interprétation approximative des lois.  L’acquisition de la propriété foncière reste également  plombée par la non traduction dans les faits  du document sur les  procédures d’obtention du titre foncier dont toutes les étapes et démarches sont codifiées, et avec  toutes les conditions juridiques et administratives requises.

L’existence des instruments

Les femmes exclues de l’héritage foncier

L’héritage du patrimoine foncier est d’ascendance patriarcale dans les sociétés négro africaines de la vallée,  donc tributaire de la famille dont les seuls représentants sont les hommes. La femme, même membre de la famille,  est tenue à l’écart du bien foncier malgré la charia qui  lui confère une partie de l’héritage. L’ancrage de cette pratique ancestrale, silencieuse continue à faire des victimes au sein de la gent féminine.

Début de contestations

Une situation de plus en plus décriée par les femmes, aidées en cela par les nouvelles politiques foncières  mises en œuvre par l’Etat d’une part et d’autre part par le courant mondial nourri  par les ONG et  d’autres structures qui font de l’autonomisation de femme un argument clé de droit.

PAR Seybany Diagana

Mauritanie: au moins 6 morts dans accident sur la route de Nouadhibou

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L’information vient de tomber. Au moins six personnes ont perdu la vie, dans cet accident de la route qui a eu lieu ce mercredi 25 décembre 2019. Le tragique événement s’est déroulé à 130km de Nouadhibou. Selon nos sources, minibus de transport urbain a percuté un camion stationné au bord de la route. 

Un énième endeuille la ville de Nouadhibou. En effet, en plus du bilan provisoire de six morts, au moins six autres blessés ont été enregistrés. D’après les informations en provenance de la capitale économique, le bilan pourrait s’alourdir dans les heures qui viennent.

Le transport interurbain est régulièrement le théâtre de nombreux accidents. Le plus souvent, les chauffards sont mis en cause pour excès de vitesse et non respect du code de la route. A noter que ceci intervient peu de temps après la campagne « fais doucement » initié par les autorités. Il faudrait aller au delà en faisant respecter le code de la route et également outiller les secouristes afin qu’ils puissent intervenir rapidement.

Foyers améliorés : atelier de clôture du projet FARIM2 | Photos

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Le projet Foyers Améliorés en République Islamique de Mauritanie a tenu l’atelier de clôture de sa phase 2 (FARIM2), ce jeudi 12 décembre 2019, à Nouakchott.  Le projet qui qui vise à contribuer à la précarité énergétique, réduire l’utilisation domestique du charbon de bois, avait inauguré son atelier-école de fabrication de foyers améliorés à Dar El Beida le 17 janvier 2018.  

Le  projet est mis en oeuvre par le Groupe de recherche et d’échange technologique (Gret) à travers le Fond d’Innovation pour le Développement (FIND) en collaboration avec ENGIE. La première phase (2015-2016) avait pour objectif de développer un fourneau adapté au contexte mauritanien. La phase deux (2017-2019) quant à elle avait pour principal objectif de mettre en place une filière pérenne de production et diffusion de fourneaux améliorés.

Après la mise en place d’un atelier de production, la formation de jeunes soudeurs (sortant des centres de formations du CFPP et de Caritas) et la distribution par le biais de partenaires (coopératives, mutuelles, privé(e)s etc.) de près de 2000 fourneaux Fayda à Rosso et Nouakchott, la phase 2 s’achèvera en fin décembre 2019.

Lire aussi >> Foyers améliorés : inauguration d’un atelier de fabrication à Nouakchott

Pour renforcer et pérenniser les filières, les activités principales du projet seront reprises dans le volet énergie du projet Sécurité Alimentaire Formation Insertion Résilience et Emploi (SAFIRE) qui démarrera en janvier 2020.

Les travaux de l’atelier de clôture FARIM2, ont démarré après le mot de bienvenu prononcé par le Représentant du Gret en Mauritanie, Monsieur Abderrahmane N’dongo, et le mot d’ouverture par le Directeur du Département de la Protection de la Nature, Monsieur Boubacar Ethmane.

Les travaux de l’atelier ont été scindés en deux parties, une première faisant le bilan des résultats obtenus avec une présentation du chef de projet, Monsieur Samba Camara suivie d’un panel réunissant les différents partenaires (ministère, commune, mutuelle, particulier, soudeur…) du projet et une deuxième partie sur les perspectives avec un focus sur les difficultés rencontrées et des pistes de solutions.

Les échanges entre les différents acteurs ont permis de montrer la centralité et l’urgence de prendre en main la problématique des énergies de cuisson. L’absence d’une stratégie claire orientée énergies de cuisson au niveau institutionnel (ministères et agence étatique), communal (pas une ligne dans les Plan de Développement Communaux) a été soulevée. Les autorités présentes étant mieux sensibilisées sur la question, s’engagent en collaboration avec le GRET à réfléchir à des solutions adaptées pour répondre aux besoins.

Salimata BA

Mauritanie: communiqué du conseil des ministres du 19 décembre 2019

En Mauritanie, le gouvernement a tenu sa réunion hebdomadaire, le jeudi 19 décembre 2019, sous la présidence du Président de la République Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani. Voici le communiqué sanctionnant les travaux du conseil. 

Le Conseil a examiné et adopté les deux Projets de décrets suivants :

-Projet de décret fixant la base de calcul du taux de change de référence (chancellerie) et l’indemnité différentielle des personnels diplomatiques et consulaires.

Le présent décret a pour objet de réduire l’écart entre les taux de chancellerie et les taux de change courant, en fixant le taux de change de chancellerie à 42 ouguiya l’Euro au lieu de 32 ouguiya et à 36 ouguiya le dollar US au lieu de 26 ouguiya.

Cette mise à jour contribuera à améliorer la transparence et l’exhaustivité du budget, car il œuvre à montrer le véritable niveau de dépenses de nos missions diplomatiques (bourses d’études des étudiants et de stagiaires, fonctionnement de nos organismes, de nos établissements d’enseignement, culturels et de services).

-Projet de décret portant approbation et déclarant d’utilité publique le Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) de la ville de Nouakchott.

Le présent projet de décret rentre dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions du Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire. Inspiré du Programme « Taahoudati » du Président de la République, ce plan d’actions vise à traduire dans les faits l’engagement concernant la mise en place « d’une politique qui fera de nos villes des moteurs de développement économique à travers le renforcement de la planification urbaine et la création d’un programme spécial de financement des infrastructures urbaines ».

Le présent SDAU vise, dans un horizon de vingt (20) ans, à fixer les orientations majeures de développement et d’aménagement de la ville. A cet effet, il : (i) délimite le périmètre urbain de Nouakchott à l’horizon 2040; (ii) indique les zones préférentielles d’extension de la ville ; (iii) définit le tracé des infrastructures de réseaux (eau, électricité, assainissement, télécommunications, transport, etc…) ; (iv) définit la localisation des équipements publics structurants; (v) indique les vocations des différentes zones.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Étranger a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre des Finances a présenté une communication relative à l’état d’avancement du plan d’action du secteur des Finances.

Les grandes lignes de ce bilan s’inscrivent dans le plan quinquennal du Ministère des Finances qui s’articule autour de dix (10) grands axes stratégiques.

Ce bilan fait état des premières mesures prises dans le cadre de la mise en œuvre de la loi organique relative aux lois de finances qui marque une étape importante dans le processus de réforme des finances publiques de l’État.

Elle introduit notamment la démarche de performance pour améliorer l’efficacité des politiques publiques et fait passer la gestion publique d’une logique de moyens à une logique de résultats. Elle introduit également l’alignement sur les normes internationales et l’introduction des progrès en matière d’administration et de gestion fiscales, en matière de comptabilité, en matière de gestion des risques, de contrôle interne et d’audit et en matière de systèmes d’information, de dématérialisation et de services à l’usager.

Le Ministre des Pêches et de l’Économie Maritime a présenté une communication relative à la Société des Chantiers Navals de Mauritanie.

La société compte développer, dans le cadre de sa politique commerciale, un service après-vente qui a démarré ses activités en novembre 2019.

Elle privilégiera également la mise en place d’un dispositif d’entretien réparation des embarcations pouvant, à terme, permettre de réaliser le carénage de la flotte.

Il importe, également, de redéfinir les missions de la CNM au regard des objectifs que l’État entend lui assigner, dans le cadre de la mise en œuvre des politiques publiques, en particulier de la stratégie sectorielle des pêches.

Le Ministre du Développement Rural a présenté une communication relative à l’état d’avancement du plan d’action du secteur du Développement Rural.

La présente communication a pour objet de présenter l’état d’avancement de la mise en œuvre du plan d’action du Ministère du Développement Rural. Elle expose l’état d’exécution des programmes au niveau des sous-secteurs de l’agriculture et de l’élevage, ainsi que des actions transversales devant accompagner ces programmes.

Le Ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports a présenté une communication sur l’initiative « Mon projet mon avenir », création de microprojets au profit des jeunes.

La présente communication s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations de son Excellence Monsieur le Président de la République en matière de lutte contre le chômage et de création d’emplois (auto-emplois) et déclinées dans la déclaration de la politique générale du Gouvernement. Il s’agit pour le Ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports de traduire en action concrète cet engagement portant sur la création d’emplois décents au cours du quinquennat, à travers la réalisation du programme spécifique dénommé « Mon Projet, Mon Avenir ».

Cette opération, la première d’un programme décliné en plusieurs phases au cours du quinquennat, porte sur le financement et l’accompagnement de la création/extension de 500 micro et petites entreprises (MPE) sur l’étendue du territoire national, rentables et pérennes dans les secteurs porteurs de l’économie nationale.