Drame : Des intempéries font 15 morts dans le Brakna et l’Assaba [Officiel]

LeReflet – Dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 septembre 2017, des intempéries ont frappé le sud et sud-ouest du pays. Les rafales de vent accompagnées de pluies, ont fait 15 morts et 42 blessés. C’est ce qu’indique un communiqué du ministère de l’intérieur, dont nous avons reçu copie. 

Le lourd bilan qui avait été annoncé plutôt dans la journée, était exact. Du moins, concernant le nombre de morts. En effet, parmi les 15 morts, 9 sont issus de la commune de Boghé, dans le sud ouest de la Mauritanie. Les 6 autres sont de l’Assaba, dans le sud du pays.

41 blessés

La tempête qui a dévasté ces zones « a fait 41 blessés dont 12 atteins de blessures graves ». Sur les 41, 4 d’entre eux ont été évacués à Nouakchott. Les autres sont traités au niveau des hôpitaux régionaux de l’Assaba et du Brakna.

…et des sinistrés

Outre les familles endeuillés, on rapporte plusieurs centaines de sinistrés. Les maisons en banco et en zinc, n’ont pas résisté à la violence des intempéries. Dans le texte de son communiqué, le ministère indique qu’il se « déplacera pour s’enquérir sur le terrain (…) de la situation des sinistrés et visiter leurs familles ».

Soulignons dans ce sens que le ministère de l’intérieur, a annoncé la mise en place de commissions qui « planchent actuellement sur l’évaluation des dégâts enregistrés ».

Au moment où certains entèrent leurs morts, d’autres ruminent leurs colères. L’on s’interroge sur la capacité des secours, à réagir rapidement et avec plus d’efficacité à des drames de ce type.

Le juge d’instruction aurait refusé de déférer Malouma Mint El Meidah

Placée sous mandat de dépôt dans la soirée du jeudi 31 août 2017, la sénatrice Malouma Mint El Meidah n’a pas été déférée, a appris LeReflet.NET . « Le juge d’instruction a refusé de déposer la sénatrice en prison » renseigne une source proche du dossier. 

Poursuivie pour ses relations supposées avec l’homme d’affaires Ould Boumatou, la sénatrice Malouma Mint El Meidah est dans de sales draps. La diva de la musique mauritanienne est citée dans l’affaire Ghadda. Ce dernier est lui, accusé d’appartenir à un réseau de « crimes transfrontaliers » avec pour but de « déstabiliser la paix publique ».

Lire aussi >>> Le procureur distribue des mandats d’arrêts et dépôt!

Soulignons que la sénatrice Malouma Mint El Meidah, fait partie des 33 sénateurs qui ont rejeté le projet de révision constitutionnelle, le 17 mars 2017. Depuis, elle a milité activement pour l’échec du référendum du 05 août dernier. Elle avait d’ailleurs composé et interprété une chanson dans laquelle elle appelle au boycott.

Outre sa musique, Malouma Mint El Meidah était connue pour son engagement aux côtés d’Ahmed Ould Daddah, l’opposant historique. Elle finira par le quitter le 15 décembre 2014 parce que convaincu qu’ould Abdel Aziz est l’homme qu’il faut à la Mauritanie. Trois ans plus tard, elle semble avoir changé d’avis. Même si officiellement, elle est encore membre du parti présidentiel, l’Union Pour la République.

Ould Ghadda devant le procureur, imminente mise sous mandat de dépôt

L’information vient de tomber. Le sénateur Ould Ghada est devant le Procureur de la République, ce jeudi 31 août 2017. Mis aux arrêts depuis 20 jours, Ould Ghadda sera fixé sur son sort, aujourd’hui. Selon des sources du LeReflet.NET, il sera déféré hors de la capitale, Nouakchott.

C’était dans l’air et cela se précise. D’après nos sources, Mohamed Ould Ghada est devant le Procureur de la République, depuis le début de l’après-midi. Ce dernier ne devrait pas tarder selon les  mêmes sources à le déférer. Où ? Nos sources indiquent qu’il sera « transféré soit à Aleg soit à Akjoujt ».

Si l’information se confirme, le bouillant opposant fêtera l’Aid Al Kabir, en prison. Les heures à venir nous en diront certainement plus.

Rappelons que le sénateur Ould Ghadda, est accusé d’appartenir à un réseau de « crimes transfrontaliers » avec pour objectif de « déstabiliser la paix publique ». Pour ses avocats et collègues de l’opposition, il est victime d’un règlement de comptes.

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Mauritanie: Ould Ghadda et Malouma Mint Meidah déposés en prison

Le procureur de la République du tribunal Nouakchott Ouest, a placé les sénateurs Ould Ghadda et Malouma Mint El Meidah, sous mandat de dépôt. Les deux sont accusés d’appartenir à un réseau de « crimes transfrontaliers » avec pour but de déstabiliser « la paix publique ».

C’est suite à la longue audition du jeudi 31 août, que la décision est intervenue. Il était 23 heures. Les sénateurs Ould Ghadda et Malouma Mint El Meidah, passeront la fête de l’Aid El Kebir en prison. L’officier Mohamed Ould Mohamed M’Bareck également. Tous trois sont écroués dans le cadre de « l’affaire Ould Ghadda ». Selon le parquet, il s’agit d’un réseau international qui pour but de « déstabiliser la paix publique ».

Outre la mise sous mandat de dépôt des deux sénateurs, d’autres  mesures sont tombées. En effet, cinq personnes ont été placés sous mandat de dépôt. A ceux là, s’ajoute la mise sous mandat de dépôt d’hommes d’affaires et 9 neufs sénateurs, apprend-on.

Les cinq placés sous contrôle judiciaire, ce sont les journalistes : Moussa Samba Sy, Directeur de Publication du Quotidien de Nouakchott, Ahmed Ould Cheikh, Directeur de Publication du Calame, Aminata Ba, Directrice Générale de Cridem et des patrons de centrales syndicales: Samory Ould Bey de la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) et Mohamed Abdallahi Dit Nahah de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie.

De l’autre côté, les mandats de dépôt ont été émis contre l’homme d’affaire Mohamed Ould Boumatou, son bras droit Mohamed Ould Debagh et neuf autres sénateurs. L’identité des sénateurs n’a pas encore été dévoilée. Mais selon des sources, tous font partie des frondeurs. Nous en saurons plus les jours à venir.

La facture est salée, c’est le moins qu’on puisse dire. Selon les observateurs, toutes ses personnes paient leur engagement « politique ». Ils ont tous à moment donné été indexés comme étant hostiles au Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Le pouvoir se radicalise.

Mauritanie : Chasse aux sorcières contre les diplomates noirs?

Après la publication d’une note confidentielle par nos confrères d’Alakhbar , dans laquelle des diplomates noirs se plaignent de la « politique d’exclusion dans la diplomatie mauritanienne », le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération (MAEC) semble monter au créneau.

Selon des sources, le quartier général de la diplomatie mauritanienne  « a  déclenché une véritable chasse aux sorcières ». Il faut trouver les auteurs de la note ou démentir…

La note publiée par Alakhbar divise. Plus d’une semaine après, de sources informées, on nous apprend que le conseiller juridique du ministre, Al Arbi Ould Khatour a « ordonné à tous les cadres négro-mauritaniens  de signer une pétition de dénonciation » de la dite note. Ce, suite à la forte médiatisation de l’affaire. Pour elles, « les autorités s’activent pour nier les réalités citées dans le document confidentiel ».

Riposte

C’est dans ce sens, poursuivent nos sources, que « deux cadres du MAEC et le Directeur Adjoint aux Affaires Africaines sont mobilisés  pour rencontrer les diplomates noirs ». Objectif, produire une « mise au point qui sera publiée à leurs noms » pour contester le contenu de la note confidentielle publiée le 21 août 2017.

Et à nos sources de préciser que « sous la pression et le chantage» et eu égard à l’ampleur de la dénonciation, plusieurs « cadres négro-mauritaniens du ministère, se sentent obligés de signer la pétition ». Ils estiment qu’au ministère, il règne une ambiance de « chasse aux sorcières », pour faire tomber des têtes.

Discrimination?

Rappelons par ailleurs que dans la note publiée par nos confrères d’Alakhbar, les diplomates noirs dénonçaient leur « exclusion systématique » du cycle diplomatique, surtout vis-à-vis de leurs collègues maures. On pouvait ainsi lire que « sur les 14 directions du MAEC, il n’y a qu’un seul directeur négro-africain, lequel occupe la direction des affaires juridiques et des traités. Sur les 15 directeurs-adjoints, il n’y a qu’un seul soninké et un seul harratin ».

… encore

En outre, les auteurs de la note confidentielle se sont indignés du « fait qu’entre 2011 et 2014, plus de 38 cadres négro-mauritaniens sortant de l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAJM) ont fait leur entrée au MAEC. Mais aucun parmi eux, hormis 6 chefs de services nommés à l’administration centrale, n’occupe un poste à responsabilités, ni au ministère, ni à l’étranger. Et ce, bien qu’ils aient les compétences requises.

Un fidèle

Il faut par ailleurs souligner que l’actuel conseiller juridique du ministre, Al Arbi Ould Khatour est décrit comme étant « l’homme le plus craint au sein du MAEC  », insistent nos sources. Elles ajouteront qu’il est « l’œil et la main » du ministre. En effet, il a toujours été aux côtés d’Isselkou Ould Izidbih, dans tous départements ministériels qu’il a occupés. Cette fois-ci, « il a la difficile tâche de dénicher les auteurs de la  gênante  note confidentielle ».

En attendant de voir les prochains rebondissements, la note continue de faire couler encre et salive. Dans les salons et bureaux, on continue d’en parler une semaine après publication.

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Tourisme: La Balaguère revient en Mauritanie en décembre 2017!

Après dix ans d’absence, l’agence La Balaguère prépare son retour en Mauritanie, apprend-on. Pas moins de cinq groupes de touristes sont attendus, le 24 décembre 2017. Le spécialiste de voyages à pieds et randonnées, va leur faire visiter l’Adrar et ses lieux historiques. 

Ca y est, La Mauritanie est de nouveau « fréquentable » aux yeux de La Balaguère. Les premiers touristes déposeront leurs valises en terre mauritanienne, le 24 décembre 2017. C’est ce qu’indique l’agence spécialisée dans les randonnées et voyages à pieds. Elle avait malgré elle, renoncé à la destination Mauritanie, en 2007, suite aux événements d’Aleg.

L’immense pays qu’est la Mauritanie, regorge d’endroits attrayants pour les touristes. Si au milieu des années 2000 le secteur se portait bien, il a connu un net recul après les événements du d’août 2007 d’Aleg. Ce coup de frein avait privé à bon nombre de pères de familles, de l’essentiel de leurs revenus. La donne semble changer lentement.

La Balaguère qui décrit la Mauritanie comme étant une « terre attachante de contrastes et de diversité », semble être résolument tourné vers l’avenir. Les longues marches qu’elle organisera, mèneront les touristes vers l’immense étendue dunaire de l’Adrar. Naturellement, la ville ancienne Chinguetti, sera un passage obligé.

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Mauritanie : Interpellation du journaliste Ahmed Ould Cheikh

Le journaliste Ahmed Ould Cheikh a été interpellé par la police, ce mardi 29 août 2017. Selon des sources médiatiques, le patron de l’hebdomadaire Le Calame serait entendu à la brigade de répression des crimes économiques, à Nouakchott. Bien que le motif ne soit pas encore connu, tout porte à croire que, dans le cadre de l’enquête contre le sénateur Ould Ghadda. Ce dernier est accusé d’être impliqué dans « des crimes transfrontaliers ».

Rentré en Mauritanie tôt mardi matin, après un séjour en France, le journaliste connait le même sort que ses confrères de Cridem, Mauriweb et Le Quotidien de Nouakchott. Le Directeur de Publication du Calame avait échappé aux interpellations du vendredi 25 août. Ses confrères eux, avaient été interrogés sur la nature de leur relation avec Bouamatou, entre autres questions.

Sur la toile, l’on crie au scandale et s’interroge sur le nombre d’heures qu’il passera entre les mains de la police. En effet, les trois autres journalistes avaient été relâchés   t-on le même jour de leur interpellation. Les heures à venir nous en diront plus.

Pour rappel, le sénateur Ould Ghadda objet de l’enquête est en détention depuis le 11 août 2017. Une semaine après son arrestation, le parquet général informe que c’est sur la base « d’informations documentées » qu’il est écroué. Pour beaucoup, l’affaire Ghadda n’est que « pur acharnement ».

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Mauritanie: Ould Ghadda, l’homme qui secoue la République

Son nom est partout, son image aussi. Lui, c’est le sénateur Ould Ghadda de retour en prison depuis le 11 août 2017. Cet homme est devenu en quelques semaines, la bête noire du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. C’est d’ailleurs ce nouveau statut qui l’a propulsé au rang des ténors de l’opposition dite radicale d’une part et mais d’autre part ce sont les foudres du régime qui s’abattent sur lui.

Plus une journée ne passe, sans qu’Ould Ghadda et ses actions ne fassent couler encre et salive en Mauritanie. Depuis le 17 mars 2017, date à laquelle les sénateurs ont rejeté les réformes constitutionnelles, le sénateur est dans le viseur du pouvoir. Il est copieusement battu à chaque manifestation. Normal, diront ceux qui se souviennent de la Mauritanie sous Taya…

Cible
On a encore des souvenirs frais de lui à l’hôpital, le corps ensanglanté. Il venait de recevoir une série de coup de matraques, durant la campagne référendaire. Au fil du temps, le personnage acquiert plus de sympathie, plus de crédibilité aux yeux des observateurs et citoyens. Celui qui était un opposant de « circonstance » est un devenu un des « leaders de l’opposition », une tête d’affiche.

Théorie du complot
Comme pour les associations, tout parti politique ou individu qui a des idées qui diffèrent du discours officiel, est soupçonné d’être piloté de l’étranger ou par des groupes « malveillants » de l’intérieur. Pour le cas Ould Ghadda, il est dit à demi-mots qu’il est téléguidé par l’homme d’affaire Bouamattou exilé au Maroc. Ce dernier en froid avec le pouvoir actuel, est régulièrement indexé comme étant le chef d’orchestre.

Crimes économiques ?
Ainsi donc, le sénateur Ould Ghadda est accusé d’appartenir à un réseau de « crime transfrontalier pour déstabiliser la paix publique ». C’est ce que dit en substance le communiqué du parquet, une semaine après l’arrestation d’Ould Ghadda. Très vague, trop vague. Toujours est il que sur la base « d’enquêtes documentées » des journalistes et syndicalistes ont été convoqués par les limiers de la brigade de répression de crimes économiques, vendredi 25 août 2017 à Nouakchott.

Bouamatou, encore lui…
D’après nos informations, ils ont été interrogés sur l’origine des fonds de leurs organisations et entreprises, sur la nature de leur relation avec l’homme d’affaire Bouamattou. C’est un secret de polichinelle de dire que « Bouamatou finance beaucoup d’organisation et entreprises ». Aux dernières nouvelles, il est homme d’affaires, non ? Quoiqu’il en soit, les journalistes et syndicalistes ont été relâchés à la fin de la journée, en attendant la prochaine descente de la police…

On continue de tordre le coup à la liberté de presse et de restreindre le champ des libertés publiques.

Naturellement, ces Raffles soulèvent plusieurs questions et mettent en exergue le double discours étatique sur la liberté de la presse. En effet, les autorités chantent à qui veut l’entendre que la Mauritanie est première dans le monde arabe en matière de liberté de la presse. Ce qui est vrai selon le rapport (très subjectif) de Reporters Sans Frontières.

Pas si libre que ça

Cependant, la donne est toute autre sur le terrain. La presse privée est financièrement asphyxiée et pénalement poursuite, malgré la dépénalisation du délit de presse. Plus aucune insertion publicitaire d’une entreprise étatique n’est visible dans la presse privée et pour le volet judiciaire, le délit de presse toujours une réalité, il a juste changé de forme. En effet, des articles du code pénal sont appliqués pour jeter les journalistes au trou. Les Babacar Baye Ndiaye de Cridem ou encore Jedna Ould Deida de Mauriweb en savent quelque chose.

Même si on a une presse en perte de vitesse, et cela se reflète sur la fréquence de publication et la productivité des quelques journalistes salariés, la notion du droit à l’information est encore là. Le citoyen lambda a le droit de savoir ce qui se passe autour de lui. Nelson Mandela a dit que la presse est le miroir par lequel, nous mesurons la portée de nos actions ?

Déjà 2019?

S’il était un quasi inconnu du grand public il y a quelques mois, Ould Ghadda est aujourd’hui un personnage incontournable du paysage politique. Il a réussi à fédérer au tour de lui des opposants de tous bords. D’ailleurs, certains le voit même comme « le candidat de l’opposition en 2019 ». Prémonitoire ou spéculation… l’avenir nous le dira.

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Hivernage 2017: Une forte pluie arrose Nouakchott

Il pleut à Nouakchott, depuis 13h30mn de ce samedi 26 août 2017. Cette pluie donne un peu de repris aux organismes affaiblis par la chaleur de ses derniers jours. Elle est accompagnée d’une coupure d’électricité. C’est le cas à Socogim PS, quartier périphérique de Nouakchott. 

Le ciel s’est assombrit, il gronde puis pleut. Fini le climat étouffant qu’a connu Nouakchott ces jours-ci. Dans la rue, la pluie est accueillie par des youyous d’enfants. Ils dansent et crient de joie. De l’autre côté, certains adultes ont mauvaise mine. Après la pluie, ce n’est pas le beau temps à Nouakchott.

En effet, l’eau de pluie a pris l’habitude de stagner devant les demeures et inonder les maisons dès fois. Plusieurs années après les fortes inondations qui ont frappé certains quartier de Nouakchott, le spectre est toujours là. Du haut des terrasses, on aperçoit les habitants sortir : sceaux, piques et pelles…

Soulignons par ailleurs que la pluie, à coup sur, va envahir les routes qui deviennent impraticables. Nombreux sont ceux qui seront confinés chez eux, pluie oblige.

Comme dit plus haut, à peine les premières goûtes sont tombées et l’électricité s’en est allé. C’est pénible, pour un pays qui entend alimenter les pays riverains en électricité. Quel est le motif? Nul ne sait. Le ciel continue de gronder et la pluie de s’abattre.

La Mauritanie lance le processus de changement de son hymne national

La présidence de la République Islamique de Mauritanie a porté à la connaissance des mauritaniens, mardi 22 aout 2017, un nouveau décret. Le décret institue une commission chargée de proposer un nouvel hymne national. La composition de la commission provoque plusieurs réactions contre le pouvoir.

« Il est institué conformément aux dispositions du présent décret une Commission Chargée de proposer l’hymne national de la République Islamique de Mauritanie »: c’est l’article premier du décret signé par le président mauritanien le 21 aout et publié ce mardi 22 aout 2017. L’article 2 du décret nous apprend que la commission est composée des quarante personnes. Le Ministre de la Culture et de l’artisanat porte-parole du Gouvernement, Dr Mohamed Lemine Ould Cheik, en est le président.

« Quasi monoéthnique »

Qui sont ces personnes choisies pour travailler sur un nouvel hymne national ? A quoi ressemblera ce nouvel hymne ? Sera-t-il accepté par tous les mauritaniens ? En seront-ils satisfaits dans leurs diversités ?

L’on ignore encore qui sont réellement une bonne partie des membres de la commission, ni sur quelle base ils ont été choisies. Par ailleurs, plusieurs observateurs pointent déjà du doigt la non représentativité du groupe. En effet, sur les quarante membres, on ne compte que quatre negro mauritaniens. De plus, ces derniers ne sont pas très connus de leurs concitoyens.

En réaction à la nouvelle, le professeur de droit et vice président du parti politique UFP, Gourmo Abdoul Lô écrit sur sa page facebook : « L’objectif du référendum scélérat était de consacrer la division de notre nation que symbolisent de fait, deux drapeaux, deux hymnes nationaux. Qui s’étonnera de voir créée une « commission nationale » chargée de proposer un « nouvel hymne » à composition quasi monoethnique» ?

Capture d’écran: Post du professeur Gourmo Abdoul Lô

 

 

 

 

 

 

 

Même son de cloche avec Mariem mint Derwich, chroniqueuse du journal Le Calame. Elle y voit « une seule culture, une seule langue, une seule couleur »…

Capture d’écran: Post de la chroniqueuse Mariem min Derwich

 

 

 

 

Pour rappel, ce décret est la suite logique du référendum du 5 aout dernier. Selon la CENI, plus de 85/% des mauritaniens avaient voté en faveur d’une révision de l’article 8 de la constitution de juillet 1991. Ledit article concerne l’emblème national, l’hymne national et le sceau de l’Etat.