Mauritanie: Le référendum qui fait couler beaucoup d’encre [REVUE DE PRESSE]

En Mauritanie, le référendum tant controversé du 5 aout 2017, portant sur la modification de la constitution, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse. Ici, éditorialistes et commentateurs sont unanimes sur « l’échec » du pouvoir à travers ce plébiscite.

Selon Le Rénovateur, « Le peuple a fait entendre sa voix, celle de la désapprobation des manipulations éhontées , des tripatouillages anticonstitutionnels, de la violence dans le discours, des passages à tabac d’opposants pour un oui ou pour un non , des accaparements des domaines publics et tant d’autres impertinences décisionnelles qui ne profitent qu’à ceux qui en sont les promoteurs ».

« Désaveu » ou les prémices de la fin d’un règne

« Référendum du 5 aout : un désaveu pour Aziz », titre L’Eveil Hebdo. « Mais où sont passés, s’interroge  le journal, surpris, tous ces « milliers de Nouakchottois » qui avaient  répondu à l’appel  du président le jeudi (3 aout 2017) dernier»? « Il s’avère, observe-t-il, que ce  « rassemblement monstre»  n’était en fait qu’un factice montage : fonctionnaires embrigadés de force, populations  pauvres et misérables convoyés à partir des banlieues»... «Au finish, poursuit l’hebdomadaire, fiasco total». « Le Président Aziz, conclu l’hebdomadaire, a connu le samedi 05 aout une véritable déconvenue »

« Ce désaveu sonne comme une alerte », s’exclame Le calame. « Le président, prévient le journal, doit en tirer toutes les conséquences, et partant éviter l’aventure ». Et de souligner : « Le référendum a montré les limites de la mobilisation de ses soutien (du président) qui ont peiné à convaincre les mauritaniens ».

Le Calame, qui accuse le président de maintenir un flou sur sa candidature en 2019, malgré la constitution qui ne lui permet pas un   troisième mandat, rajoute : « Il peut certes modifier la Constitution pour rester au pouvoir, comme il peut frauder pour emporter la présidentielle en 2019. Mais, s’interroge le journal, le jeu en vaut il la chandelle » ?

Le Rénovateur emboîte le pas à l’hebdomadaire, Le calame : « Les régimes les plus implacables, avertit-il, se refusant à écouter leur peuple finissent imparablement par chuter comme des châteaux de cartes. Le dernier mot, poursuit le journal, reviendra un jour à ce peuple que l’on croyait écervelé, quand retentira dans le sang l’hymne à la liberté ». « Quand la conscience populaire, insiste-t-il, parle à son Président, l’heure de l’écoute a sonné. L’horloge a averti ».

Les odeurs d’une « fraude»

Les journaux analysent aussi le  « mutisme officiel » et l’accueil morose réservé par le pouvoir à sa « victoire ». En effet, malgré la « faible affluence des populations »,  le OUI l’emporte,  selon la CENI, à plus de 85% avec un taux de participation de près de 54%. Et pourtant, « contrairement aux usages, remarque Le Calame, on a félicité ni la population, ni les organisateurs, ni les forces armées et de sécurité qui ont « permis le bon déroulement du scrutin ». « pas de messages de félicitations, de la part de certains pays amis, qui réagissent généralement après chaque élection jugée réaliste », complète le site d’information Sahara Média

« Triomphe bien modeste, pour une fois », s’étonne Le Calame. Fait inhabituel dans de pareilles circonstances, s’inquiète Sahara Média.  « Le conseil des ministres du jeudi, poursuit le site, a été muet et la question n’a pas été évoquée ». Les chiffres publiés par la CENI seraient ils « préfabriqués » ? En tout cas, « s’agissant des résultats, tels que donnés par la Ceni on peut noter que de faux chiffres sautent aux yeux », rapporte Mauriweb, un autre site d’information.

« Quoi après le fait accompli » ?

La Tribune, qui a fait du sujet sa manchette, elle, prédit une ère nouvelle. « Le référendum du 5 aout, affirme l’hebdomadaire, fonde une Mauritanie nouvelle ». « Tout ce foisonnement, assure-t-il, occasionnera de profondes refontes. Il s’agira d’une part, poursuit le journal, pour les protagonistes de tirer les leçons de cette expérience et de celles qui l’ont précédé, d’autre part d’envisager les échéances futures et surtout la présidentielle de 2019 ».

Si, « pour le pouvoir, l’urgence est d’engager une dynamique de refondations », qu’en est-il pour l’opposition. « Va-t-on, s’interroge La Tribune, s’arrêter à la déstabilisation du régime,  éviter ainsi de se poser les questions qui fâchent, celles qui concernent un programme commun, un candidat commun, une stratégie commune »? En tout cas, « l’impératif, suggère le journal, pour les oppositions – toutes les oppositions – est d’engager un dialogue entre elles pour savoir ce qu’elles veulent ». Finalement, « pouvoir et opposition, conclu La Tribune, ont un même défi à relever : Se reformer pour changer ».

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Mauritanie: Les écoles de Maghama se dégradent

Il est de tradition au niveau de l’Amicale des Jeunes Etudiants et Elèves de Maghama(AJEEM) d’organiser, chaque année durant les grandes vacances, des cours de soutien en faveur des élèves de Maghama. Cela, en vue de remédier au bas niveau des élèves. Depuis 2008, date à laquelle l’AJEEM a vu le jour, les membres de cette amicale œuvrent de jour comme de nuit pour contribuer de façon efficace au développement de la ville de Maghama dans le domaine de l’éducation.

Concrètement, l’AJEEM se consacre au don des séances d’exercices sur toutes les matières enseignées dans nos écoles. Elle organise également des concours de dictée, de génie en herbe et des journées d’assainissement de la ville de Maghama.

Mais il y a quatre ans aujourd’hui, l’AJEEM éprouve des sérieuses difficultés à donner des cours de soutien. Ce, à cause du mauvais état des établissements scolaires. A leur inondation provoquée par l’hivernage qui les transforme en des véritables parcs pour animaux, vient s’ajouter leur état lamentable. En effet, nombre des salles sont sans toit. Et combien des fois des toits se sont écroulés en plein cours au lycée de Maghama. Ainsi, les élèves et tous ceux qui fréquentent les écoles de Maghama sont exposés à un véritable danger.

L’année passée, nous avions organisé les cours au niveau de l’école 2, mais Il a fallu se servir des sacs de sable pour se frayer un chemin et accéder à l’école. Cela n’a pas duré longtemps ; l’eau a eu raison de l’astuce. Dans le même sens, nous relevons un manque des tables ; une situation qui pousse certains élèves à suivre leurs cours à même le sol.

Que dire du manque d’enseignants qualifiés au lycée de Maghama. Le pire se déroule au niveau des établissements primaires. Dans ces établissements, on assiste à un désordre total : le sureffectif des classes, le taux élevé de redoublement d’élèves dans les 5 premières classes, un seul enseignant qui tourne autour de deux à trois classes, du fait que l’établissement tout entier ne dispose que de trois enseignants pour ses 6 classes…

Pour nous, cette triste réalité traduit un véritable oubli, une réelle négligence des autorités et une démission des élus locaux à l’égard de la ville de Maghama. Nos nombreux recours auprès des élus locaux sont restés sans suite. Ces derniers sont toujours restés complètement muets face à cette situation dramatique.

Cette attitude irresponsable de nos autorités et de nos élus locaux vis-à-vis de la ville de Maghama est à condamner. Ainsi, nous les exhortons à remplir leur rôle. Les écoles de Maghama ont plus que besoin de réfection et d’entretien régulier. Il convient aussi de palier au manque d’enseignants pour venir à bout du sureffectif.

Amicale des Jeunes Etudiants et Elèves de Maghama
Le président
Daouda Alassane THIAM

Mauritanie – Référendum: Le conseil constitutionnel valide le « OUI »

Les résultats du référendum du 05 août 2017 sont validés par le Conseil Constitutionnel. Ce dernier a tenu une conférence de presse mardi 15 août 2017, à Nouakchott pour l’annoncer. Dix jours après le vote, les recours ont été rejetés et la victoire du « OUI » proclamée.

Le conseil constitutionnel entérine les résultats du référendum du 05 août 2017. C’est son président,  Me Sghair O. M’Bareck, qui le fait savoir ce mardi 15 aout 2017, lors d’une conférence de presse, à Nouakchott.  Dans son  communiqué, l’institution déclare avoir rejeté tous les recours déposés par des citoyens. Ce, pour « absence de preuves dans les recours adressés et d’arguments objectifs et juridiques justifiant» les reclamations.

Coup d’envoi

Par cette décision, le conseil constitutionnel permet à l’exécutif d’entreprendre la promulgation pure et simple du projet de loi, qui a fait l’objet de référendum le 5 août 2017. Le dit projet de loi porte sur la modification et/ou la suppression d’articles de la constitution qui se réfèrent au sénat, au haut conseil islamique, au haut conseil de la fatwa et du recours gracieux et au médiateur de la république.

En effet, les trois dernières institutions devraient être fusionnées pour donner : Le conseil de la fatwa et du recours gracieux. Le sénat, lui, sera supprimé et substitué par des conseils régionaux pour le développement. Dans le même sens, le projet de loi engage le changement de l’emblème national.

Sans surprise 

L’on s’y attendait, le conseil constitutionnel n’a pas été inspiré par les 33 sénateurs frondeurs. Rappelons que le 10 août dernier, la Convergence Démocratique Nationale (CDN), seul parti politique de l’opposition ayant pris part au référendum et qui nie les résultats, refusait de faire recours au conseil constitutionnel. « Les institutions qui sont en charge de l’arbitrage des libertés ne font pas la mission que leur a confié la loi d’être le gardien de la liberté, une priorité essentielle » déclarait alors son président, Mahfoudh  Ould Bettah.

Lire aussi >>> Référendum Le conseil constitutionnel rentre en jeu 

Après plusieurs mois de tractations, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a relevé le défi. Celui de modifier la constitution, en faisant fi des articles qui régissent les révisions constitutionnelle.Ce, grâce à l’article 38 de la constitution. Cet article « fourre-tout » permet au Chef de l’Etat de saisir les mauritaniens via un référendum sur toute question d’importance nationale.
Par ailleurs, l’on est curieux de savoir comment les mauritaniens s’approprieront ces nouveaux changements. Les jours à venir nous en diront certainement plus.
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Mauritanie Perspectives explique la citoyenneté aux élèves

Le groupe de réflexion, Mauritanie Perspectives (M P) a organisé samedi 12 aout 2017 une rencontre avec des journalistes. La réunion s’est tenue à l’Espace  Culturel Diadié Tabara Camara, à 17heures. L’objectif était de partager son livret, intitulé « La citoyenneté expliquée aux élèves ». Ce livret est le fruit de ses travaux sur son projet d’appui à l’expression de la jeunesse, axé sur la citoyenneté.

En partenariat avec l’ambassade des Pays-Bas, Mauritanie Perspectives a mis en place un projet d’appui à l’éducation citoyenne. Celle-ci s’effectue dans le milieu scolaire depuis septembre 2016.  Pour l’instant, le champ d’intervention de l’association se limite à quatre collèges, à Nouakchott. Mais Mauritanie Perspectives compte bien élargir ce chiffre et dépasser la capitale ; c’est la conviction de Djibery Doucouré, l’un des présentateurs du projet.

Quel livret pour quel objectif ?

Pour y arriver, Mauritanie Perspectives  a noué des partenariats avec les écoles. Puis, y a créé des clubs d’élèves qu’il encadre en mettant à leur disposition des outils de communication et de formation. Par ailleurs, l’ONG a confectionné un livret: La citoyenneté expliquée aux élèves.

Le catalogue définit et familiarise aux concepts clés de la citoyenneté. Il procure, en outre, des connaissances sur « l’identité nationale »  de la Mauritanie, sur son mode de fonctionnement administratif et politique entre autres. L’association compte remettre le livret à tous les élèves des quatre collèges partenaires.

Le projet cible, à la fois élèves, enseignants, parents d’élèves et « éléments de l’encadrement de l’école ». Son objectif consiste à la « création des espaces d’échanges entre les parties prenantes » et un « renforcement des compétences des jeunes sur les politiques nationales orientées vers la jeunesse et sur des thématiques liées à l’engagement civique ».

Qu’attend M P ?

Avec un tel projet, Mauritanie Perspectives espère atteindre, entre autres résultats, « une meilleure connaissance des politiques nationales orientées vers les jeunes acquise par les élèves ». C’est, par ailleurs, une bonne astuce pour le groupe de réflexion d’initier les élèves à la discussion positive et au travail de réflexion.

Notons que ce projet s’inscrit dans le cadre du programme Shiraka de l’ambassade des Pays-Bas en Mauritanie. « Ce programme est initié par la collaboration bilatérale néerlandaise ». « Il vise à contribuer aux récents développements politiques au sein de la région arabe ».

Constat

En Mauritanie, rare sont les jeunes qui disposent d’une culture citoyenne exemplaire. Beaucoup des jeunes ignorent, déjà jusqu’à l’université, l’histoire et la géographie du pays. Que dire de la prise de conscience de leurs droits et devoirs de citoyen, de l’aptitude à se faire une place dans la société. En plus, l’extrémisme violent qui les guette.

C’est cette triste réalité qui préoccupe Mauritanie Perspectives. L’association qui ambitionne de « contribuer au renforcement de l’Etat de droit et à la bonne gouvernance » veut en découdre par le moyen de ses « armes» à elles, dont « La citoyenneté expliquée aux élèves ».

Burkina Faso : « Attaque terroriste » à Ouagadougou, le bilan se précise

Les choses se précisent du coté de Burkina Faso, dans la capitale. L’assaut mené par les forces spéciales burkinabè au restaurant Aziz Istanbul, situé sur l’avenue Kwamé Nkrumah, à Ouagadougou, a pris fin. En effet, des hommes armés s’en étaient pris au restaurant et à ses clients, dimanche 13 août 2017, à 21 heures. Il n’y a plus de doute. Selon les autorités burkinabè, il s’agit bien d’une «attaque terroriste». L’identité de la plupart des victimes a été dévoilée.

Ça y est. L’assaut contre les assaillants du restaurant Aziz Istanbul, à Ouagadougou, est arrivé à son terme, tôt le matin du lundi 14 août. Les deux assaillants qui étaient retranchés dans le restaurant sont mis hors d’état de nuire, à jamais. Le bilan s’est élargi à 20 morts, assaillants compris.  Il est aussi question de plusieurs blessés dont trois gendarmes. L’un d’eux serait dans un état critique. « Il doit être admis au bloc opératoire » rapporte le site d’information Burkina 24.

Huit étrangers parmi les victimes

On compte sept burkinabè et huit étrangers parmi les victimes, dont un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Libanais, un Turc et deux Koweïtiennes », a précisé le ministre des affaires étrangères burkinabè, Alpha Barry. Cependant, trois autres victimes restent à identifier. Les gouvernements turc et français ont déjà réagi et appelé leurs ressortissants à faire preuve de vigilance en s’éloignant de la zone pourtant quadrillée par les forces armées et de sécurité burkinabè, apprend-t-on.

Le président du Faso condamne…

Le Président du Faso, Rock Marc Christian Kaboré, a condamné «  avec la plus grande énergie » un « attentat ignoble qui a endeuillé Ouagadougou ». Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés, sur son compte twitter.

Le président a également salué « la bravoure des forces de défense et de sécurité dont l’engagement a permis de neutraliser les terroristes », avant de rajouter « La lutte contre le terrorisme est un combat de longue haleine. C’est pourquoi, j’en appelle à la vigilance, à la solidarité et à l’unité de toute la Nation pour faire face à la lâcheté de nos adversaires »

Scénario

D’après des témoins, c’est aux environs de 21 heures que des hommes armés de kalachnikovs ont débarqué d’une moto (d’autres sources parlent de 4×4 et de quatre  assaillants) devant le restaurant. Puis ils se sont mis à tirer sur des clients au rez de chaussé. Plusieurs d’entre eux courent se réfugier dans l’immeuble du restaurant avant de sortir par une porte dérobée. D’autres pris en otages, dans l’immeuble, ont été relâchés, a déclaré le ministre de la communication du Faso, Remis Dandjinou.

Lire aussi >>> Nouvelle attaque terroriste à Ouagadougou

Le Burkina Faso n’en est pas à sa première attaque « jihadiste ». Depuis 2015, le pays est dans le collimateur des groupes terroristes. Il faut dire que le  pays des hommes intègres fait partie du G5 Sahel qui mène une lutte sans merci contre les groupes terroristes. Ce qui vient de se passer au restaurant Aziz Istanbul ne  diffère en rien à l’attentat de janvier 2016, au café capuccino, qui a fait pas moins de trente morts et soixante onze blessés. Il avait été revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Notons qu’il y a un mois, l’armée malienne signalait un accrochage avec des « ennemis de la paix » près de sa frontière avec le Burkina Faso. L’attaque de dimanche n’a pas encore été revendiquée et les assaillants n’ont toujours pas été identifiés par les autorités burkinabés.

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Nouakchott: Baisse des importations de légumes et hausse des prix

Cela se ressent depuis quelques jours. A Nouakchott, les prix de légumes ont augmenté « légèrement ». La raison avancée est la baisse de l’approvisionnement en légumes. En effet, le gros des légumes qui inondent d’habitude les marchés, nous viennent des pays voisins. La consommation locale, on en parle? 

Un tour au marché socim de Nouakchott permet de constater cette crise. Oui, une crise parce que les légumes sont devenus incontournables dans nos plats. Le riz au poisson, qu’on sert au repas du midi, sera moins garni, sauf si on est prêt à débourser plus.

Consommer local

Cette pénurie nous amène à nous interroger, encore une fois, sur les alternatives de l’importation systématique. Le débat sur le « consommer local » est aujourd’hui plus que jamais d’actualité. Nos terres du sud du pays ne sont-elles pas assez fertiles pour ravitailler Nouakchott et le reste du pays en légumes?

… ça marche

Depuis peu, un certains nombre des startups ont vu le jour. Ils investissent dans l’agrobusiness, pour le marché local. C’est notamment le cas de « maro njawaan » et d’ATD Agrobusiness. Ce dernier produit des légumes d’ailleurs.

Une chose est sûre, c’est que la production locale serait certainement moins chère. On peut questionner la qualité de cette production, mais la nécessité se fait sentir. Les autorités devraient prendre des mesures pour limiter les exportations et favoriser les entreprises locales.

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Burkina Faso : Une fusillade à Ouagadougou fait plusieurs morts

Une fusillade a éclaté dimanche soir, 13 aout 2017, à Ouagadougou, au Burkina Faso. L’attaque aurait déjà fait dix sept morts et plusieurs blessés. Il est également question de plusieurs otages dans un restaurant, au centre de la capitale. A l’heure où nous écrivons ces lignes, les forces de sécurité burkinabè sont en plein action.

C’est à 21heures que les premiers coups de feu auraient été entendus dans la capitale burkinabè. Les tirs provenaient, selon le ministre de la communication  burkinabè, du restaurant turc, Istanbul, situé sur l’avenue kwamé nkrumah. Rémi Dandjinou s’exprimait à la télévision nationale, une heure après l’attaque.

Pour l’heure, les forces burkinabè semblent avoir le contrôle de la situation. Ce, après un important échange des coups de feu avec les assaillants. Mais selon RFI, plusieurs personnes seraient toujours pris en otage dans le restaurant. Le ministre n’écarte pas l’hypothèse d’un acte terroriste. «La situation dans laquelle nous sommes, une attaque terroriste n’est pas à exclure » a-t-il prévenu.

On compte dix sept morts et une dizaine de personnes blessées. Les morts sont des diverses nationalités, a souligné le ministre de la communication. Ce bilan pourrait bien s’alourdir dans les heures à venir.

Le Burkina Faso, rappelons le, avait connu une autre attaque du même genre, à Ouagadougou, dans la même rue, le 15 janvier 2016. A l’époque, la capitale avait enregistré une trentaine de morts.

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Référendum en Mauritanie : Le conseil constitutionnel rentre en jeu

Le conseil constitutionnel s’est réuni mercredi 9 août 2017, pour discuter des résultats du référendum du 5 août courant. Dimanche dernier, la CENI a proclamé la victoire du OUI à plus de 85% et un taux de participation de près de 54%. Mais l’opposition, elle, crie au bourrage des urnes.Tous les yeux sont braqués sur le conseil constitutionnel. Nous réserve t-il des surprises?
Suite au référendum du 5 août 2017 où le « OUI » l’a largement remporté selon la CENI, le conseil constitutionnel est saisi pour la validation ou non des résultats. Il a tenu sa première réunion après référendum, ce mercredi 9 août. Les observateurs s’attendent à une validation. Le spectre de la fronde des sénateurs est tout de même là. Y aura t-il contagion? Les jours à venir nous en diront plus.
Stipendié, le conseil constitutionnel ?
De son côté, la  Convergence Démocratique Nationale (CDN), seul parti d’opposition ayant participé au référendum, a jusqu’au 20 août 2017 pour lui adresser un recours. Cependant, le président de la CDN, Mahfoudh  Ould Bettah, qui ne reconnait pas les résultats du scrutin, n’ira pas devant le conseil constitutionnel. Parce que, dit-il, « les institutions qui sont en charge de l’arbitrage des libertés ne font pas la mission que leur a confié la loi d’être le gardien de la liberté, une priorité essentielle ». Ould Bettah s’exprimait sur les ondes de RFI jeudi 10 août.
Les mauritaniens ont les oreilles et les yeux braqués sur le conseil constitutionnel. Ils se demandent s’il va oui ou non donner le coup d’envoi d’une troisième république. Comme les députés et la CENI, va-t-il laisser faire ou agira-t-il comme les sénateurs frondeurs? Ce sont les questions que bon nombre des citoyens se posent en dépit du désespoir de la CDN qui pense que le conseil constitutionnel, comme la CENI, est à la solde du pouvoir.

Rétrospective

Pour rappel, les mauritaniens ont été appelés, via un référendum, à se prononcer sur un certain nombre de questions relatives  à la constitution du pays. Parmi celles-ci figurent le  changement du drapeau national et la suppression du sénat et d’autres institutions. Le sénat devra être remplacé par des conseils régionaux.

Soulignons par ailleurs, que les partis politiques d’opposition regroupés au sein du  Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU) et l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) ont mené un « boycott actif » contre le référendum. Ils estiment avoir réussi leur pari. « Les populations n’ont pas répondu à l’appel du pouvoir, il y a eu une fraude» clament-ils.

Dans dix jours, le conseil constitutionnel sera la dernière institution du pays à émettre son avis sur un référendum qui aura beaucoup fait parler de lui.

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Akjoujt : Un accident de la route fait trois morts et des blessés

Un accident de la route s’est produit, mercredi 9 août 2017, sur l’axe Akjoujt – Nouakchott. Le véhicule, qui portait plusieurs passagers, s’est renversé à quelques kilomètres de son lieu départ. L’accident fait trois morts et plusieurs blessés. Pourquoi tant de vies perdues sur les routes?  

Trois morts sur le coup et des blessés : c’est le bilan d’un accident de la route, survenu ce mercredi 9 aout 2017. Le drame s’est produit sur l’axe Nouakchott – Akjoujt. Le véhicule, un minibus, a lâché après 50 kilomètres d’Akjoujt, plus précisément de la localité d’Aoujef, son lieu de départ, rapporte nos confrères de Sahara média.

Monnaie courante

C’est le deuxième accident de la route que la Mauritanie enregistre en 48 heures.  En effet, lundi 7 août, il y eut une collision entre deux 4×4 et un camion, cette fois, sur la route de l’espoir qui relie Nouakchott à Néma.  L’accident coûtait la mort au chauffeur du 4×4 et faisait quatre blessés graves selon l’agence d’information Tawary.

Accident de la route (Photo d’illustration)

Il se produit de plus en plus d’accidents de voiture sur nos voies publiques. La route de « l’espoir », l’axe Akjoujt – Nouakchott ou encore la route de Rosso ne cessent d’être mêlés à de terribles accidents. Ces catastrophes sont ils dûs à l’état lamentable de ces routes ou à l’imprudence des chauffeurs ?

Où se situe le problème ?

Nombre d’observateurs pointent du doigt la dégradation de nos routes dont celle dite de « l’espoir » et de Rosso. Le goudron ne tient plus sur ces routes depuis bien des années maintenant. Mais si la décadence des routes est une chose, l’imprudence du chauffeur mauritanien également en est une autre. La violation flagrante, impunément, du code de la route est une réalité mauritanienne.

Voiture surchargée imprudemment. Crédit photo: dunevoice

Il faut également souligner la responsabilité des agences de transport et le laxisme des autorités. Beaucoup de responsables d’agences de transport  excellent dans la négligence de l’entretien de leurs véhicules et la surcharge. Ainsi, ce sont des milliers de vies humaines qui sont mises en danger, chaque jour, par ces commerçants qui ne semblent se soucier que de leurs poches.

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Mauritanie – CEDEAO: l’accord d’association a été signé

L‘information vient de tomber. L’accord d’association entre la Mauritanie et la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été signé, ce mercredi 09 août 2017, a t-on appris. Cette signature, qui intervient en marge du forum Amérique Afrique qui se tient actuellement à Lomé au Togo, permettra la libre circulation des personnes et des biens.


Le 5 mai dernier, un communiqué conjoint de la CEDEAO et la Mauritanie sanctionnait la conclusion des négociations d’un accord d’association. Quatre mois plus tard, le dit accord est signé. Côté CEDEAO, c’est le ministre sénégalais du Commerce Alioune Sarr qui a signé l’accord, en présence de la ministre Mauritanienne du commerce, Naha Mint Moknass.

Libre circulation

La signature de l’accord d’association sera une bouffée d’air pour la Mauritanie. En vertu de cet accord, les citoyens lambda et opérateurs économiques pourront aller et venir, avec moins de contraintes. Les barrières et frontières vont tomber. Libre circulation et libre échange seront les maîtres mots.

Chamboulement 

Soulignons tout de même que cette signature, ce 9 août 2017, est une surprise. En effet, lors du dernier sommet de la CEDEAO, l’accord d’association n’avait pas eu le soutien de la majorité des chefs d’Etats de l’organisation ouest-africaine. Il avait été demandé à la Mauritanie  de «présenter une requête de réadmission». 

Le retour

Notons que la Mauritanie est membre fondatrice de la CEDEAO en 1975. Elle avait fini par quitter l’organisation en 2000, pour se consacrer à l’Union du Magrheb Arabe (UMA). Dix ans plus tard, le bilan n’est pas fameux. L’UMA est en perte de vitesse et la Mauritanie n’a pas réussi son pari. D’ailleurs, le Maroc et la Tunisie ont intégré la CEDEAO, le premier en tant que membre à part entière et le second en qualité d’observateur.

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