L’information vient de tomber. Djibril Abdoul Diop , initiateur de la nuit des retrouvailles de jeunes cadres, figure parmi les lauréats du Prix Francophonie 3535. Ce prix récompense les « 35 jeunes âgés de 18 à 35 ans qui font bouger la zone francophonie » indiquent les organisateurs, sur leur site web.
Au fil des années, la nuit des retrouvailles de jeunes cadres et entrepreneurs, s’est imposée comme un événement annuel majeur. Son initiateur et Directeur de la boite de communication Target Prod, est célébré au delà des frontières. Djibril Diop devient le premier mauritanien à être récompensé par le Prix Francophonie 3535, dans la catégorie entrepreneur et jeune cadre.
Djibril Abdoul Diop – Lauréat 2017 Prix Francophonie 3535
Notons que cette seconde édition du Prix Francophonie 3535, a vu la participation de 600 personnes. Sur les 600, 5 étaient de la Mauritanie et un seul sera primé. Selon le communiqué des organisateurs, la remise des prix aura lieu le 16 Septembre 2017 à Abidjan en Côte d’Ivoire.
Soulignons au passage que ce Prix est organisé par l’Association 3535, qui se définit comme « un Studio à Initiatives » et qui incube des initiatives et projets pour transformer l’écosystème entrepreneurial en Afrique et de l’espace Francophone.
Communiqué Prix Francophonie 3535
L’Association 3535 avec le concours du réseau de l’Institut Français et de l’Ecole Supérieure de Commerce d’Abidjan (ESCA) vient d’annoncer à Abidjan les lauréats de la 2e édition des Prix Jeunesse 3535 qui récompensent 35 jeunes francophones inspirants âgés de 18 à 35 ans qui ont à leur actif des réalisations exceptionnelles dans leurs communautés.
Une prestigieuse cérémonie de récompense se déroulera le 16 Septembre 2017 à Abidjan, Côte d’Ivoire, réunissant des décideurs du monde francophone pour dévoiler le Super Prix du Jeune Francophone de l’Année et pour remettre un trophée à chaque Lauréat. Cet événement sera précédé le 15 Septembre de « la Nuit Francophone de l’Inspiration » un évènement où plusieurs lauréats viendront parler de leurs parcours et de leurs réalisations d’avec le grand public.
Alors que nous nous attendions à un tournant à l’occasion des élections de 2019, nous voici revenus à l’ère de la dictature (le voile ayant été levé sur certaines vérités).
Nous pensions pouvoir tourner la page du passé grâce à l’accumulation de l’expérience démocratique, qui devait nous permettre d’aller de l’avant, faisant de 2019 une véritable opportunité pour la transparence et pour des élections honnêtes, auxquelles participent tout le monde et qui n’enregistrent l’exclusion d’aucune partie, ni l’hégémonie d’une autre.
2019 devait aussi être une véritable occasion pour que la parole du peuple soit entendue, en dehors de toute pression et de toute canalisation par l’administration.
Mais il ne fait désormais plus l’ombre d’un doute que le pays est entré dans un nouveau cercle vicieux qui augure de l’inverse de ce qui était attendu. Il s’agit d’un virage très dangereux pour l’avenir de la Mauritanie. Malheureusement, les acteurs qui influent sur ce qui se passe sont en grande partie de l’élite mauritanienne.
Les amendements constitutionnels ne sont pas consensuels. De même, la procédure juridique suivie pour les faire passer constitue une violation flagrante de la Constitution. En vérité, les parties qui œuvrent pour ce référendum devaient immédiatement y renoncer, après leur rejet par le Sénat car le respect de la loi exige qu’il en soit ainsi.
La campagne du référendum a été marquée par des faits tous gravissimes et dénotant d’un recul de la démocratie et de la réapparition du despotisme et du règne de la dictature. Le premier de ces faits, c’est l’élimination des voix discordantes, de telle sorte qu’il ne reste plus qu’une seule voix. Si une voix contraire se fait quand même entendre, la personne en question est jetée en prison sans aucun motif légal.
Et voici que des acteurs politiques organisent une manifestation et que le pouvoir l’interdit par la force, comme ce fut le cas le 28 juillet dernier à Toujournine et le 30 à Teyarett.
J’ai assisté personnellement aux deux activités précitées, qui étaient autorisées, en réalité, étant donné que les procédures légales consistent en une déclaration aux autorités compétentes, suffisamment de temps avant. A ces mêmes autorités de répondre, par écrit, en cas de refus, pour que ce refus soit légal. Et c’est ce qui n’a pas eu lieu. Les deux marches étaient donc bien autorisées, et malgré cela, elles ont subi une répression d’une violence sans précédent. C’est là une pratique nouvelle et effroyable, mais qui n’est pas la seule. D’autres pratiques plus effrayantes ont été utilisées, comme l’enlèvement des citoyens. Ce fut le cas d’un responsable du RFD à Nouadhibou, ce qui annonce une ère nouvelle de recul systématique de la pratique démocratique.
Une autre pratique annonce le début d’une dictature abominable : l’éloge du chef, auquel sont désormais attribué des qualificatifs qu’on ne doit pas donner aux humains. Quiconque examine ces pratiques, se rend compte qu’elles sont là pour combler les vides démocratiques.
Un autre procédé que nous croyions révolu : le franchissement de la barrière entre l’administration et la politique. Nous entendons désormais l’administration (du Hakem au Wali, aux directeurs des établissements et chefs de services,…) convoquer les fonctionnaires et les sommer de soutenir les choix du pouvoir. Pire encore, la vie privée des citoyens ; leurs conversations téléphoniques et leurs secrets, est désormais violée au grand jour, en infraction aux lois, à l’usage et à la morale. C’est là un phénomène inquiétant, lui aussi.
Ce qui inquiète pour l’avenir du pays en tout cela, c’est que les appréhensions susmentionnées convergeront toutes vers une autre pratique : le bourrage des urnes. Nous pensions que ce genre de comportements avait disparu, ne fait plus partie des habitudes des mauritaniens et a laissé place à des règles qui, malgré leurs imperfections, octroient une certaine crédibilité au scrutin. Il est logique que, au regard des événements qui vont de mal en pis, chaque tribu mette 100% de voix dans les urnes, avec la bénédiction des Hakems et des Walis, ce qui ouvrira une nouvelle page d’une dictature que nous croyions à jamais révolue.
Il ne faut pas oublier qu’il y aura beaucoup de défis et de fourberies dans les opérations de suffrage sur les amendements. Je n’exclue pas, personnellement, que le vote par « Non », s’agissant du drapeau et par « Oui » pour ce qui est des autres questions qui intéressent le pouvoir, soit un subterfuge pour que l’opération donne l’air d’être démocratique.
Le rôle des cadres et des notables aujourd’hui et le niveau atteint par leur flagornerie lors du processus en cours augurent, eux aussi, d’une nouvelle période, non moins inquiétante, de dégradation des mœurs politiques et d’absence d’éveil collectif.
Quoiqu’il en soit, il n’est pas possible de construire un pays sur cette base ; ce n’est pas la situation actuelle qui aidera la Mauritanie à évoluer vers la démocratie et l’ouverture sur l’investissement, lequel requiert un état de droit et d’institutions susceptible d’attirer les investissements qui, eux, permettent seuls, aujourd’hui, de lutter contre la pauvreté et le chômage.
Tout ce qui précède constitue une vérité amère dont je pense qu’il faut la prendre en considération, l’appréhender à sa juste mesure et lui faire résolument face.
A l’aube de la fin de la campagne référendaire, les partisans du « OUI » mettent les bouchées doubles. Parmi la pléthore d’initiatives favorables aux réformes constitutionnelles, les banques figurent en bonne place. Quasiment toutes affichent « fièrement » l’effigie du Président de la République avec la mention « Nous votons OUI au référendum ».
Les élections se suivent et se ressemblent. Cette campagne référendaire, n’échappe pas aux différents compris et dérives habituelles. Tout est bon, pour promouvoir le « OUI ». C’est du moins, la lecture que nous faisons après plus de dix jours de campagne. Après les différents démembrements de l’administration mauritanienne, c’est autour des banques de s’y mettre.
De la Banque pour le Commerce et l’Industrie (BCI), à la Banque Mauritanienne pour le Commerce International (BMCI) en passant par la Banque des Financement Islamiques (BFI), tous « votent OUI ». Cette multitude de banderoles géantes, visibles sur les façades d’institutions financières, fait tiquer un passant. Immobile devant la BCI, il s’exclame « ceci me rappelle drôlement la banderole de la fédération des acteurs de la pêche et du « vote des poissons ».
Comme lui, beaucoup s’interrogent sur le rôle que joue les institutions financières, dans cette campagne, au delà d’allouer éventuellement des fonds. Une question se pose cependant. Les banques ont elles reçu une injonction? Ou est ce des initiatives spontanées? Ces questions restent posées.
Pendant ce temps, les partisans du non et les boycottistes peinent à avoir de la visibilité. Mâtés à coup de matraques de gaz lacrymogène, ils font leur campagne en parallèle. A trois jours du scrutin, les carottes semblent déjà cuites.
La Mauritanie faut-il le rappeler, connaîtra un énième lifting de la constitution, le 5 août 2017. Les populations inscrites sur les listes électorales, sont appelées à voter OUI ou NON aux reformes constitutionnels, portées par le Chef de l’Etat. Elles devront se prononcer sur le changement du drapeau, la suppression du Sénat entre autres…
LeReflet – Le rappeur sénégalo-mauritanien, vivant en France CTD a tenu une conférence de presse à Nouakchott. L’activité s’est déroulée mardi 25 juillet 2017, à l’espace culturel Echos du Sahel. L’objectif de cet évènement était de présenter le troisième projet de l’artiste : Son album EMPIRE.
Sorti le 27 juin en France, EMPIRE est le troisième album de CTD après Diaman noir en 2011 et Miin en 2014. Le maxi, qui fait déjà beaucoup parler de lui, est composé de six titres. On y trouve un seul en solo; les cinq autres sont des featuring avec des artistes de renommé à l’image de Soul bang’s de la Guinée ou encore l’artiste sénégalo-cap verdienne, Constance. L’album est sorti officiellement aussi au Sénégal le 12 juillet. Le rappeur y avait été invité par vibe radio.
Panafricanisme et féminisme
L’opus valorise une vision panafricaniste. CTD parle de bâtir l’empire africain, de fonder une « seule nation africaine ». Pour ce faire, un seul mot qui semble résonner comme un code dans la bouche du rappeur: « salam », la paix.
Couverture de l’album EMPIRE
Par ailleurs, il faut peut être remettre le pouvoir à l’impératrice (la femme africaine). « Les hommes ont toujours été au pouvoir, il faut maintenant le remettre aux femmes aussi », lâche le « soldat » dont le rôle est d’aider la femme africaine à s’asseoir sur le trône. Dans le morceau éponyme on peut déjà entendre le féministe CTD s’adresser à la femme africaine en ces termes :
« Ton rêve, c’est notre rêve, tu t’assiéras sur le trône
Je suis un soldat, t’y aider, c’est mon rôle
Le peuple a besoin de ces noblesses que tu prônes
Une idole qui remplacera ces fausses icônes »
« L’album de la maturité »
Répondant à une question portant sur la particularité de ce troisième album, l’artiste parle de « maturité ». « J’ai rencontré beaucoup de gens et beaucoup appris» a-t-il lancé. L’amélioration de son carnet d’adresses entre temps, c’est peut être une des raisons qui expliquent les nombreuses collaborations dans EMPIRE.
Auto-produit certes, mais « beaucoup d’autres personnes ont été derrière le projet ». Parmi elles, Proof, beatmaker de renommé, du label Din records du rappeur havrais Médine. Il est l’auteur de tous les instrus de l’album.
« Une carte de visite »
Empire, c’est aussi les prémices d’un autre projet de CTD. En effet, le rappeur envisage de créer un label « pour servir la music autrement ». Comme l’album, le label s’appellera empire. Ce qui fait dire à l’artiste que « c’estun album carte de visite ».
CTD, de son vrai nom Cheikh Tidiane Diop est né et grandit en Mauritanie. C’est en 2003 qu’il ira en France pour y continuer ses études. Il n’avait pas pour autant mis de coté son autre ambition pour les cultures urbaines, notamment le rap. Aujourd’hui, avec ses trois albums, CTD est plus que jamais rentré dans le panthéon de l’histoire du rap.
LeReflet – Du 23 au 27 juillet 2017, Nouakchott a vibré au rythme du cinéma. La douzième édition du festival international de film, Nouakshort, s’est déroulée à l’ancienne maison des jeunes. Trois grandes compétitions (nationale, internationale et documentaire) ont eu lieu lors de cette édition. Le prix de la catégorie film national tombe entre les mains de Moussa Diko, pour son film TALVIZION.
Pendant une semaine, le festival international de film, Nouakshort, a accueilli du monde. Dans la grande salle de l’ancienne maison de jeunes, plus de trente films ont été projetés sur l’écran géant. Pour le public, cela a été l’occasion de se distraire et de découvrir des jeunes talents du cinéma national. Pour le jury, un moment de mesurer la valeur exacte de chacune des œuvres cinématographiques.
Récompenses
Au bout d’une semaine, il n’en fallut pas plus pour dévoiler les champions de ce « marathon du film ». Dans la catégorie film national, Talvizion, un court métrage de 8 minutes n’a pas échappé à l’attention du jury. Il s’arroge le grand prix du film national. Son auteur, Moussa Diko, cinéaste de longue date, avait également remporté le prix du jury, lors de la onzième édition du festival.
« Le cinéma c’est la créativité »
« Talvizion inspire la créativité », dira Moussa. Bocar et Djiby, (les deux acteurs du film) ne disposant pas de télévision, partent suivre en cachette des desseins animés par la fenêtre d’un voisin qui possède une télé. La fenêtre étant un peu plus en haut, les deux enfants doivent s’entraider à tour de rôle pour arriver au niveau de la fenêtre.
Mais seul Bocar aura le temps de suivre quelques secondes avant que la fenêtre ne soit fermée. Marqué par le fait que son ami n’ait pu suivre, l’enfant essaye et invente une « Talvizion », à l’aide de la lumière et des cartons coupés pour faire des personnages (des marionnettes). C’est alors qu’il satisfera la curiosité de son ami.
Le festival Nouakshort film est une initiative de la maison des cinéastes de Nouakchott. Chaque année, il récompense des courts métrages des professionnels du cinéma d’ici et d’ailleurs.
LeReflet – Voilà déjà quelques jours que « l’information » circule. Des sites d’actualités ont rapporté que « plus de 60 000 réfugiés maliens vivants en Mauritanie sont rentrés volontairement », au Mali. Ce, depuis la signature de l’accord tripartite entre la Mauritanie, le Mali et le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), pour le rapatriement volontaire. Cette « information » est-elle exacte ? Nous avons vérifié.
Diffusé par des sites d’informations et largement repris sur les réseaux sociaux, le nombre de réfugiés maliens qui auraient regagné volontairement leur pays, a de quoi étonner. En effet, les groupes islamiques continuent de frapper le nord Mali, ce qui ne favorise pas de retour volontaire.
Qui a publié l’information ?
Lorsqu’on a tapé dans le moteur de recherche Google : retour volontaire de réfugiés maliens en Mauritanie, nous sommes tombés en premier sur le site de la version africaine deVoix de l’Amérique. Cet article publié le 23 juillet 2017, fait état de 60 000 retours volontaires. Le papier qui mentionne ce nombre est un compte rendu de la troisième réunion tripartite entre la Mauritanie, le Mali et HCR qui s’est tenue le 21 juillet 2017, à Bamako.
Quand on creuse en plus, toujours via Google, d’autres résultats émergent. Cette fois-ci, ce sont de sites d’informations mauritaniens qui relaient le même nombre. Deux en particuliers : Lesmauritanies etPointschauds, mettent en exergue le nombre de réfugiés rapatriés volontairement, grâce à la collaboration entre la Mauritanie et le Mali.
Le HCR a parlé
Sachant que la population totale des réfugiés maliens établie au camp Mberra, au sud-est de la Mauritanie était inférieure à 60 000 en 2016, nous avons jugé bon de vérifier. Nous avons donc contacté le Bureau Nouakchott du HCR, par le biais duquel 60 000 réfugiés maliens seraient rentrés au pays, en provenance de la Mauritanie.
EN 2017, le HCR a facilité le retour au Mali de 298 individus qui ont exprimés volontairement leur intentions de retours.
Selon Helena PES, chargée de communication du Bureau Mauritanie du HCR, « la population du camp de Mberra au 30 juin 2017 est de 14 099 familles, soit 51 502 individus ». Concernant le nombre de réfugiés maliens qui sont rentrés volontairement, il n’excède guerre trois cent individus. « Ils sont 298 » à être rentrés avec le concours du HCR, précise l’organe onusien. Notre interlocutrice ajoutera « qu’en considération de la situation sécuritaire au nord Mali, le HCR n’envisage actuellement pas de retours massifs de la population ».
Séparer la graine de l’ivraie
Au regard des données recueillies auprès du HCR et autres structures ressources, nous pouvons affirmer que le nombre « 60 000 » avancé par les sites d’informations étrangers et mauritaniens est inexact. Non seulement ce nombre est 172 fois supérieur à la normale, mais il dépasse en plus le nombre total de réfugiés maliens enregistrés au camp de Mberra, en Mauritanie.
Contexte
Notons par ailleurs, que c’est à la suite de la troisième réunion tripartite entre la Mauritanie, le Mali et le HCR que le nombre erroné a été utilisé dans les comptes rendus de journalistes. D’ailleurs, un nombre similaire a été utilisé par les médias maliens qui citent le Secrétaire Général du ministre de la solidarité et de l’Action Humanitaire du Mali. « A la date du 30 juin 2017, le Mali a enregistré le retour volontaire d’environ 60 094 personnes » des pays limitrophes du Mali. Nos médias ont-ils mal compris?
Le HCR, rappelons le, intervient au camp de Mberra depuis 2012, suite à l’occupation du Nord Mali, par des groupes terroristes. Plus de cinq ans après, des milliers de réfugiés maliens continuent d’affluer, à la recherche d’un havre de paix.
Ce mardi 26 juillet 2017, la police a dispersé une marche de la coalition de l’opposition. Ceux qui entendaient marcher pour le boycott actif du référendum du 5 août 2017, ont été accueillis à coup de matraques et gaz lacrymogènes. Plusieurs blessés légers ont été enregistrés.
Marcher contre le référendum n’est pas facile dernièrement. L’opposition l’a apprise à ses dépends. En effet, rassemblés à Arafat, un quartier périphérique de Nouakchott, ils ont été dispersée par la police. Cette dernière estime que la marche n’est pas autorisée.
Campagne référendaire
Notons que cette marche qui intervient à peine cinq jours après le démarrage de la campagne référendaire, a rassemblée plusieurs leaders de l’opposition. On pouvait voir à leur tête un certain Jemil Mansour (Tewassoul) ou encore Ahmed Ould Daddah (RFD). Soulignons également que le sénateur Ould Ghadda, membre de la majorité présidentielle mais opposé aux reformes, était présent.
Dors et déjà, les condamnations fusent de partout. Avec photos à l’appui, l’opposition dénonce « un régime répressif » et crie au scandale. Sur les images, on peut constater des blessés au visages et pieds. Notons qu’Ould Ghadda s’est évanouie sous l’effet des gaz, rapporte une source sur place. Jusqu’ici, aucun blessé grave n’a été signalé.
Réaction de Lo Gourmo
La Mauritanie faut-il le rappeler, est à l’aube d’un énième lifting de la constitution. Au terme de deux semaines de campagne, les citoyens inscrits sur les listes électorales sont appelés à voter. Voter Oui ou Non contre la modifications de certaines dispositions de la constitution.
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Jeune saigne de la tête - marche opposition ce 16 juillet 2017
Leaders de l'opposition, suite à la marche du 26 juillet 2017
Depuis vendredi 21 juillet, date à laquelle le coup d’envoi de la campagne a été donné, les mauritaniens vivent au rythme d’une campagne dont le tempo est donné par le Président de la République. Lui qui est a décidé d’utiliser l’article 38 de la constitution, pour saisir le peuple, en vers et contre tous.
En Mauritanie, la campagne référendaire bat son plein depuis le 21 juillet 2017. Au cours de son déplacement à Kiffa, dans le sud pays, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a fait une démonstration sur la différence entre le oui et non. Vous trouverez ci-dessous, l’extrait de son meeting dans lequel il aborde le sujet.
« Voter non équivaut à s’opposer au développement du pays », lance Mohamed Ould Abdel Aziz à une foule venue nombreuse au meeting de Kiffa. En campagne, le chef d’Etat s’est prêté au jeu de comparaison entre le oui ou non. Ainsi, il a estimé que les partisans du NON « ne veulent pas l’émergence et l’intérêt du pays ».
Continuant son argumentaire, Ould Abdel Aziz s’est dit « convaincu que le OUI l’emportera. Car voter OUI, c’est voter pour l’unité nationale menacée par des criminels et politiciens ayant échoué », a t-il ajouté.
Le locataire du palais ocre de Nouakchott est actuellement en tournée à l’intérieur du pays, dans le cadre de la campagne référendaire. Les mauritaniens sont appelés aux urnes pour valider ou rejeter les réformes constitutionnelles, le 5 août 2017. Notons que ce référendum est boycotté par l’opposition qui le juge « illégal ».
LeReflet – La Mauritanie vit au rythme de la campagne référendaire, entamée le vendredi 21 juillet 2017. Depuis lors, pour viser des papiers d’état civil, beaucoup de citoyens sont dans l’expectative. Ce, parce que les administrateurs sont à l’intérieur du pays. Objectif: haranguer leurs proches et appeler à voter « oui » au référendum du 5 août 2017.
Ouverte vendredi 21 juillet 2017, la campagne référendaire bat son plein. La victoire du « oui » donnerait au pouvoir le droit de modifier la constitution du pays. A Nouakchott, le constat est sans appel : beaucoup de responsables d’établissements publics se sont envolés à l’intérieur du pays. Leur mission : convaincre les leurs à n’opter pour rien d’autre que le oui, le jour j.
Désagrément
Dans ce climat de « guerre » du oui contre le non, ceux qui ont des papiers à faire signer par un établissement public se retrouvent à payer les pots cassés. C’est alors que depuis deux jours, pas une seule copie de nationalité n’est signée à la wilaya de Nouakchott Ouest. Le wali et son directeur de cabinet seraient partis en croisade contre le « non » au référendum.
Ils sont nombreux à patienter dans les halls en espérant avoir le cachet de l’un des deux responsables, pour être dans le délai d’un dépôt. Mais il y a déjà deux jours qu’une porte fermée et/ou un planton les suggère de rebrousser chemin. Comme à l’accoutumée, à la veille des campagnes, les établissements publics arrêtent de fonctionner normalement.
Opportunisme
Directeur, wali, ministre, conseiller et d’autres fonctionnaires, à défaut d’être volontaires sont contraints de battre campagne pour le parti au pouvoir. Naturellement, ceux qui le font volontairement espèrent sinon monter en grade en cas de victoire, du moins conserver leurs places d’antan.
Pour rappel, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a, sur la base de l’article 38 de la constitution, appelé les mauritaniens à un référendum, le 5 août 2017. Ce, en vue de réviser certaines dispositions de la constitution du 20 juillet 1991.
Organisé par l’incubateur Hadina RIMTIC en partenariat avec le Groupe de la Banque Mondiale et le Ministère de l’Economie et des Finances, le marathon de l’entrepreneur, a pris fin mercredi 19 juillet 2017. La semaine de l’entrepreneur, étape finale du marathon, s’est déroulée à Nouakchott du 18 au 19 juillet. Ce fut l’occasion de remettre des prix aux plus méritants des startupeurs.
Le premier jour a été marqué par la présence et des allocutions des partenaires et d’illustres personnalités. Parmi elles, figure le ministre de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des Technologies de l’Information, Dia Moctar Malal.
Projets et échanges d’expériences
S’en sont suivis les présentations des 16 porteurs de projets retenus pour la finale, avant le tout premier panel de la journée porté sur l’innovation, l’entreprenariat et l’emploi. Les panelistes étaient des entrepreneurs, des coachs en entreprenariat et un responsable du guichet unique, organe du Ministère de l’Economie et des Finances, chargé des questions entrepreneuriales. Etant donné que le climat occupe une place importante au cœur de ses activités, Hadina a prévu dès le premier jour un panel intitulé Entreprenariat et Innovation au service du changement climatique.
Stand du projet multiprise intelligente – Photo lereflet
Quel modèle d’accompagnement pour la promotion de l’Entreprenariat? Quels modèles de financement pour les startups en Mauritanie? Sur ces problématiques, des panelistes, incubateurs, fonds d’investissement, dont deux nigériens, un malien et deux mauritaniennes ont édifié l’assistance, échangé leurs expériences et dégagé des recommandations, durant la journée du 19 juillet. L’entreprenariat féminin n’a pas été en reste non plus, Néné Kane, professeur à l’université de Nouakchott a présenté son livre intitulé La problématique de l’entreprenariat féminin en Mauritanie.
Les lauréats du marathon
Le moment le plus attendu était sans doute la soirée de ce deuxième et dernier jour de la semaine de l’entrepreneur. Le jury composé d’experts nationaux et internationaux n’a pas tardé à dévoiler les champions du marathon qui a duré quatre mois.
Remise d’attestation aux finalistes – crédit photo Babacar
Ainsi, le prix de la lutte contre le changement climatique est remporté par SMART COOLING, un projet de fabrication des frigos solaires pour la conservation des aliments. Le second prix, celui du meilleur plan d’affaire, revient au projet HYDRO VAL, qui consiste à implémenter des forages. Dans le même sens, HABIDEM, projet de construction d’habitats écologiques arrache le prix de la meilleure mise en pratique. De son coté, le projet SOLAR ECOBAT(Fabrication des lampes solaires) s’empare du prix de l’entreprenariat féminin. Et enfin, le prix du public est revenu au projet DAADDO VDP. Il s’agit ici d’un projet qui ambitionne de valoriser les déchets plastiques.
Soulignons pour les prix, qu’excepté celui du public plafonné à 200 000 ouguiyas, tous les autres sont d’une valeur de 1.000 000 d’ouguiyas, Le point commun entre ces 5 lauréats est certainement le fait qu’ils bénéficieront tous d’une incubation de 6 mois chez Hadina RIMTIC.
Rappelons que le Marathon de l’entrepreneur a été mise en place et lancé par Hadina RIMTIC depuis le 13 avril de l’année en cours. Parmi ses objectifs : cultiver l’esprit de l’entreprenariat chez les jeunes. 200 projets jeunes avaient été alors réceptionnés, mais seulement 21 ont été sélectionnés pour la phase compétitive et 16 retenus pour la finale.
La semaine de l’entrepreneur a été surtout un moment de rencontre, de réflexion, d’importants échanges d’expériences entre incubateurs, financeurs, entrepreneurs Mauritaniens, Marocains, Maliens et Nigériens. En Mauritanie, l’entreprenariat via les technologies de l’information et de la communication continue son petit bonhomme de chemin.