L’action de l’ong (HRW) suscite quelques interrogations, voilà le commentaire lâché par le porte parole du gouvernement, à la suite du conseil des ministres du jeudi 15 février 2018. Pour le ministre Mohamed Lemine Ould Cheikh, « les mobiles, son financement et son professionnalisme » restent obscurs. C’est qui expliquerait le fait que la conférence n’ait pas été autorisée. La conférence des « extrémistes (…) a été tenue dans l’ombre », souligne le ministre.
Trois jours après la présentation rapport de Human Rights Watch, le gouvernement se positionne officiellement à travers les déclarations de son porte parole. En effet, le ministre est revenu en longueur sur ce rapport qu’il estime être en déphasage avec la réalité. Selon Ould Cheikh, « il y a une liberté d’informer et de circuler absolue et en matière de pratique de la politique ou d’exercice des droits pour la société civile ». Il ajoutera que « l’action du gouvernement est claire et palpable et son objectif n’est pas de plaire aux ONGs ».
« Ces libertés absolues ne doivent être exploitées négativement… »
Si le ministre n’a pas manqué l’occasion de réaffirmer que « le passif humanitaire est réglé et des pas significatifs franchis en matière de lutte contre l’esclavage », il n’en demeure pas moins que cette liberté « absolue » a des limites.
Absolue?
« Ces libertés absolues ne doivent être exploitées négativement par n’importe quelle organisation ou partie quelle qu’elle soit et doit être exploitée de manière honnête, professionnelle, neutre, objective et impartiale » précise le ministre de la culture et parole du gouvernement Mohamed Ould Cheikh, cité par l’AMI.
Le rapport de Human Rights Watch, intitulé « Ethnicité, discrimination et autres lignes rouges : Répression à l’encontre de défenseurs des droits humains en Mauritanie », met en exergue des mesures et procédés utilisés par les autorités mauritaniennes, « pour réprimer les organisations droits de l’homme » qui travaillent sur des sujets « sensibles ». Outre le listing des certaines mesures « attentatoires » aux libertés, le rapport contient également une série de recommandations au gouvernement mauritanien.
Le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres, ce jeudi 15 février 2018. La réunion s’est déroulée sous la présidence du Président de la République, au palais présidentiel. Voici le communiqué sanctionnant les travaux de cette réunion.
Le conseil a examiné et approuvé le projet de loi relatif à la chasse et à la gestion de la faune. Le conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :
-Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de l’Office de Gestion des Biens Gelés, Saisis et Confisqués et du Recouvrement des Avoirs Criminels.
-Projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2009-158 du 29 avril 2009, modifié, portant création, organisation et fonctionnement de l’Institut Supérieur de l’Enseignement Technologique de Rosso.
-Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de l’Institut Supérieur de l’Enseignement Technologique de Rosso.
-Projet de décret portant nomination du président du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV).
-Projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°2016-082 du 19 avril 2016, modifié, portant harmonisation et simplification du système de rémunération des fonctionnaires et agents contractuels de l’Etat et de ses établissements publics à caractère administratif.
-Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain dans la wilaya de Nouakchott-Sud au profit de la Société Elite Agro Mauritania Sarl.
-Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain dans la wilaya du Tagant au profit de l’usine RAHMA de conditionnement des dattes et des aliments de bétail.
Dans le cadre de la visite qu’il a effectuée, mardi 13 février 2018, pour l’Institut Pédagogique National (IPN), Le Président a tenu à féliciter l’ensemble des cadres et personnel pour le travail énorme et distingué qu’ils accomplissent afin d’améliorer la rentabilité de cette importante institution Pédagogique.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
La Ministre de l’Agriculture a présenté une communication relative aux progrès réalisés par notre pays dans le cadre de la mise en œuvre de la déclaration de Malabo 2014 (Rapport biennal 2015-2016).
Il ressort du cumul général des indicateurs de performance enregistrés dans le cadre de cette revue biennale que notre pays occupe la 8ème place au niveau des pays africains et la 2ème place au niveau de l’Afrique du Nord.
Enfin, le conseil a pris les mesures individuelles suivantes :
Ministère du Pétrole, de l’Energie et des Mines
Administration centrale
Direction du Suivi des Projets et de l’Environnement
La rencontre tant attendue a finalement eu lieu. Paris Saint Germains a affronté le Real Madrid ce 14 février 2018, et a perdu 3-1. Les parisiens qui avait ouvert le score en première mi-temps, ont vu les merengués revenir au score, passer devant et creuser l’écart à la fin. Rendez vous est pris pour le match retour, le 6 mars au Parc des Princes.
Dans son antre, les hommes de Zidane ont tremblé sans vaciller. Mieux, ils trouveront les ressources de remporter ce match. Ce fut un match tactique, avec des coups de poker des deux côtés. En effet, à la 65e Unai Emery sort son avant centre Cavani et fait entrer le latéral Meunier. Pourquoi? Il tentait visiblement de conserver le nul.
Pas de bol, de l’autre côté le Real a bien réagit. Zidane décide de sortir le tank Casemiro et le technicien isco pour laisser place aux jeunes Vasquez et Asensio. Dans la foulée, l’ancien meneur des bleus change de système de jeu et passe à un 4-4-2. Ce fut payant, à l’arrivée, Ronaldo double score et Marcelo scelle la rencontre !
CR100
Ce match est également celui de Cristiano Ronaldo. S’il est vrai qu’il n’a pas été flamboyant, l’attaquant portugais avec ses deux buts marqués ce soir, est entré encore un peu plus dans l’histoire du football. Eh oui, il a franchi la barre des 100 buts en ligue des champions avec un seul club. Un record. Il confirme ainsi en ce jour de saint valentin, son amour pour la coupe aux grandes oreilles.
33% – 4 des 12 équipes qui ont perdu le match aller 1-3 en déplacement en Ligue des Champions ont fini par se qualifier au match retour. Espoir.
Actuel double tenant du titre, le Real Madrid prend une option pour la qualification en quarts. Même si rien n’est joué, les sociétaires de la maison blanche semblent motivés à aller le plus loin possible. Eux, qui sont distancés par le rival catalan en championnat et éliminés de la copa del rey.
L’information vient de tomber. Le Président sud africain Jacob Zuma a annoncé sa démission, dans la soirée de ce mercredi 14 février 2018. Durant son discours à la nation, Zuma a souligné que sa démission est à effet immédiat. Mouillé jusqu’au cou dans une multitudes d’affaires de corruption, Zuma a été poussé à la sortie par sa propre formation politique, le National African Congress (ANC).
L’échéance sans cesse repoussée est enfin arrivée. Jacob Zuma a quitté la présidence de la nation arc-en-ciel, avant la fin de son mandat. Pourtant quelques heures plutôt, comme un certain Robert Mugabe, il avait bravé l’ultimatum de l’ANC avant de céder dans la soirée. La menace d’une motion de défiance qui allait aboutir à sa destitution a eu raison de lui. Il l’admet d’ailleurs en ces termes :
«j’ai été contraint de démissionner en raison de la motion de défiance».
La chute
Arrivé au pouvoir en 2009, l’homme politique de 75 ans n’ira pas au bout de son second mandat. Comme son aîné Mugabe, Zuma a accéléré sa chute avec une série de décisions impopulaires. Parmi elles, le limogeage de son influent et respecté ministre de l’économie Pravin Gordhan en mars 2017. Mais c’est certainement l’élection de Cyril Ramaphosa (vice président sud africain) à la tête de l’ANC en décembre 2017 qui a précipité la chute de Jacob Zuma.
La question que tout le monde se pose en ce moment, c’est quelle est la contrepartie qu’aura Zuma? A t-il négocié une immunité pour échapper à la justice qui lui court après depuis plus d’une décennie? Rien a filtré à ce propos. Les jours et semaines à venir nous en diront certainement plus.
Ramaphosa Président
Zuma out, Ramaphosa prend les reines. Le parti présidentiel espère avec ce coup de force, remobiliser ses troupes en vue de la présidentielle de 2019. Beaucoup d’observateurs estimaient que l’ANC allait vers une défaite certaine si Jacob Zuma conserve son poste jusqu’aux élections. L’avenir nous dira ce qu’il en est.
L’organisation des Droits de l’Homme, Human Rights Watch, a publié un rapport sur la situation des militants des droits de l’homme en Mauritanie. Le rapport intitulé « Ethnicité, discrimination et autres lignes rouges : Répression à l’encontre de défenseurs des droits humains en Mauritanie » a été présenté ce lundi 12 février 2018, au cours d’une conférence de presse qui s’est déroulée dans les locaux du Forum des Organisations Nationales pour les Droits Humains (FONADH), à Nouakchott.
Dans ce rapport, Human Rights Watch par la voix d’Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen Orient et Afrique du Nord, revient en longueur sur les mesures et procédés utilisés par les autorités mauritaniennes pour réprimer les organisations des droits de l’homme qui travaillent sur des sujets dits sensibles. Il est 11 heures passé, quand le coup d’envoi de la conférence de presse est donné. La salle de conférence du FONADH affichait complet. Sur ce point, Candy Ofime avocate et Chercheur pour Human Rights Watch, a expliqué d’emblée, qu’ils ont tenté d’organiser la conférence dans un espace plus grand, un hôtel. Mais cela n’a pas été possible faute d’autorisation.
Restrictions
Sur les 79 pages du rapport, 30 sont consacrées aux restrictions imposées à la société civile. Ce rapport souligne Eric Goldstein, « dresse l’état des lieux de la liberté accordée aux associations de défense des droits humains en Mauritanie » avant d’ajouter que s’il est vrai que « des centaines ou sinon des milliers d’organisations ont leur récépissés, il faut tout même noter que d’autres ne sont pas reconnus et se demander quelle est la marge de manœuvre qu’ils ont ».
Régime d’autorisation
La liberté de réunion et d’association est incontestablement une liberté fondamentale. Elle est consacrée par l’article 10 de la constitution et les nombreuses conventions signées et ratifiées par la Mauritanie. Mais la loi de 1964 sur les associations mène la vie dure aux organisations de droits humains qui n’ont pas de récépissés. Cela a notamment pour conséquences l’entrave voire la cessation d’activités. Il s’agit donc d’un régime d’autorisations.
Or, de par le monde, le régime par excellence des associations est déclaratif. L’on se souvient des déclarations Maina Kiai rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit de réunion et d’association pacifiques, qui disait à propos du projet de loi sur les association de 2015 (pas encore adopté) « Une loi qui met en place des procédures obligatoires ‘d’autorisation préalable’ des associations, au lieu d’un simple processus de ‘notification préalable’, risque d’entraver le travail de la société civile en Mauritanie ».
Le ministre conteste
Mais le gouvernement n’est pas tout à fait d’accord. En effet, lors de leur rencontre avec les autorités en mars 2017, le ministre de la justice d’alors Me Brahim Daddah avait réfuté le fait que les organisations des droits de l’homme soient réprimées ou soumises à des restrictions. De plus, le ministre s’était exprimé en ces termes dans une lettre : « Il n’y a pas de restrictions imposées à la société civile ou sur ses activités, ceci tant que leurs conduites et leurs discours se conforment au cadre légal et procédural objectif. »
Page 28
Mais dans le deuxième paragraphe de la page 28 du rapport, il est écrit : « Les recherches menées par Human Rights Watch montrent que, contrairement à ces déclarations, les autorités ont recours à un large éventail de lois répressives et autres mesures visant à punir et entraver les activités des associations et individus qui s’expriment publiquement sur certaines des questions les plus sensibles du pays en rapport avec la justice sociale ».
Une chose est sur, les deux parties ne sont pas d’accord. D’ailleurs, l’ancien ministre de la justice Me Brahim Daddah, dans sa lettre adressée à Human Rights Watch parlait « d’affirmations dénuées de tout fondement concernant des violations des droits humains et le non-respect des libertés en Mauritanie ». Le ministre persiste et signe, « aucune restriction n’est imposée à la société civile ou à ses activités, tant que sa conduite et son expression ne sortent pas du cadre légal et procédural. Les faits ont été mal interprétés dans tous les cas auxquels vous avez fait référence ».
Recommandations
Soulignons en fin, que Human Rights Watch a formulé onze recommandations à l’endroit du gouvernement mauritanien. Parmi elles, on notera la demande de libération des détenus d’IRA, l’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 (passif humanitaire) ou encore la limitation du pouvoir qu’ont les autorités de refuser d’enregistrer ou de dissoudre une association existante.
En Mauritanie, une certaine liberté de ton existe, sur les réseaux en particulier. Il existe cependant des obstacles auxquels se heurtent certains. Un certain nombre de journalistes et militants l’ont appris à leurs dépend.
Le rapport
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Fall Thierno, Directeur Général des Ecoles privées Al Baraka, a rendu l’âme ce lundi 12 février 2018 à Dakar. La Mauritanie est endeuillée, un grand homme est parti. L’éducateur et ancien dirigeant de la fédération mauritanienne de football, était connu pour son intégrité et sa rigueur au travail.
« Monsieur FALL Thierno a été, une décennie durant, Président de la FFRIM, avant de continuer dans et hors des fédérations, à être cet invétéré militant du football national auquel il a consacré une très grande partie de sa vie » a rappelé la fédération mauritanienne de football (FFRIM) dans un communiqué publié lundi 12 février 2018. Fall Thierno avait le statut de Président d’honneur au sein de l’institution dirigeante du football mauritanien.
Fall Thierno a eu plusieurs, de professeur à directeur d’école en passant par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et le football. Depuis lundi, ses anciens élèves le pleurent. Les hommages se multiplient et les anecdotes refont surface. A Allah nous appartenons et à Lui nous reviendrons.
A Nouakchott, plusieurs dizaines de commerces de kits électroniques n’ont pas ouvert leurs portes, ce mardi 13 février 2018, constate LeReflet.NET. Ils n’ont pas payé leurs taxes. Les boutiques qui se trouvent sur le côté gauche de l’axe « Orabank – Direction Mattel », sont les plus touchées. Mais aux alentours de midi, certains avaient commencé à reprendre service, sous l’œil bienveillant de deux agents de la mairie.
Il est midi et aucun brouhaha dans ce côté du marché des téléphones et autres outils numériques. Et pour cause, bon nombre des commerçants sont au chômage technique. Pour quelques heures au moins. En effet, il est leur ai reproché d’avoir manqué à l’obligation de payer des taxes à la mairie. Du coup, après la fin de l’ultimatum explique un commerçant, des agents ont été envoyés pour fermer les boutiques. « Ils étaient minus de cadenas et clefs » explique un vendeur.
Ces mesures des municipalités sont de plus en plus fréquentes. Depuis toujours, un certains laxisme est observé quant au recouvrement des impôts. Mais avec les nouveaux crédits accordés par le FMI à la Mauritanie, les autorités seront obligées de redoubler d’efforts pour que tout le monde paie ses taxes, les entreprises en premier !
Abdallahi Salem Ould Yali est accusé d’incitation à la violence et à la haine raciale en vertu de lois qui portent atteinte à la liberté d’expression.
Les autorités mauritaniennes détiennent depuis le 24 janvier 2018 un activiste qui aurait diffusé des messages sur les réseaux sociaux dénonçant la discrimination, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. L’activiste, Abdallahi Salem Ould Yali, s’est servi des réseaux sociaux pour appeler les Haratines du pays, un groupe descendant d’esclaves qui représente plus d’un tiers de la population, à résister à la discrimination et à faire valoir leurs droits.
Abdallahi Salem Ould Yali
Les autorités ont accusé Yali d’incitation à la haine raciale et à la violence, en se fondant sur le code pénal, sur la loi de de 2015 relative à la cybercriminalité et sur la loi de 2010 relative à la lutte contre le terrorisme, ont indiqué ses avocats à Human Rights Watch. Toutefois, ils ont ajouté que deux semaines après son arrestation, son dossier ne contient toujours aucune copie ou aucun enregistrement des messages ou déclarations en cause. Les autorités mauritaniennes devraient le libérer, ou présenter rapidement les éléments de preuve retenus contre lui.
« Si les autorités disposent d’éléments incriminant à l’encontre de Yali, elles devraient présenter les preuves indiquant qu’il est allé au-delà du simple fait de faire valoir les droits d’un groupe marginalisé et qu’il a effectivement incité d’autres personnes à commettre des actes de violence ou à causer des préjudices à autrui » a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Appliquer une loi anti-terroriste à l’encontre d’une personne qui dénonce la discrimination serait vivement préoccupant. »
Les autorités ont détenu Yali au secret pendant une semaine. Sa famille a déclaré à Human Rights Watch qu’elle ne savait pas où les autorités l’avaient détenu jusqu’au 1er février, date à laquelle la police l’a présenté devant un panel de juge du pôle anti-terrorisme du Tribunal de Nouakchott Ouest.
Les juges ont ordonné sa libération et son placement sous contrôle judiciaire, ont indiqué ses avocats, Ahmed Ely Messoud et Bah Ould Mbarek. Toutefois, le procureur de la République a immédiatement introduit un recours contre cette décision et un juge a ordonné son maintien en détention dans l’attente de la suite donnée à ce recours, une décision que ses avocats ont contestée. Yali est en détention provisoire à la prison de Nouakchott, où sa famille lui a rendu visite.
Yali, un Haratine, a fréquemment diffusé des poèmes qu’il avait écrits sur les questions concernant les problèmes qui touchent la communauté haratine, dans des clips audio diffusés sur WhatsApp. Son cousin, Salim Yali, a déclaré à Human Rights Watch qu’Abdallahi Yali parle non seulement au nom des Haratines mais également au nom de toutes les personnes marginalisées. Il n’a jamais été arrêté auparavant, a précisé son cousin.
Les questions sur l’appartenance ethnique et la discrimination sont politiquement sensibles en Mauritanie, et sont à l’origine de nombreuses lois qui, sous couvert de lutte contre la discrimination et le discours de haine, contiennent des dispositions générales utilisées pour punir des discours critiques pacifiques. L’article 1 de la Constitution interdit toute « propagande particulariste de caractère racial ou ethnique ».
Le 18 janvier, le parlement a adopté une loi pénalisant la discrimination qui punit sévèrement les discours considérés comme une incitation à la haine ou à la discrimination. Quatre rapporteurs spéciaux des Nations Unies ont immédiatement critiqué la loi pour le caractère vague de ses dispositions, « mettant potentiellement en danger les journalistes, les défenseurs des droits humains et d’autres personnes », ont-ils indiqué tout en saluant l’objectif déclaré de la loi visant à combattre la discrimination.
Ely a déclaré que Yali est accusé d’avoir enfreint à l’article 83 du Code pénal qui punit le fait « d’exciter les citoyens à s’armer contre l’autorité de l’État, ou à s’armer les uns contre les autres ». Les articles de la loi sur la cybercriminalité qu’il aurait enfreints punissent l’incitation « à la violence ou à la haine raciale » et le fait d’avoir « insulté une personne en raison de son appartenance à un groupe qui se caractérise par la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique […] ou un groupe de personnes qui se distinguent par une de ces caractéristiques ». Il est également accusé aux termes de la loi antiterroriste de 2010 qui inclut dans sa définition d’un acte terroriste le fait « d’inciter au fanatisme ethnique, racial ou religieux ».
Les procureurs mauritaniens se sont servis des mêmes dispositions de la loi antiterroriste pour ouvrir une information judiciaire contre un officier de l’armée en retraite, Omar Ould Beibacar, en 2015. Il est reproché à Beibacar d’avoir prononcé un discours public condamnant l’exécution d’un groupe composé de plusieurs officiers militaires afro-mauritaniens en 1989-1991, et demandant que les responsables soient tenus de répondre de leurs actes. L’enquête s’est poursuivie pendant plus de deux années, au cours desquelles Beibacar a été placé sous contrôle judiciaire et soumis à une interdiction de quitter le territoire.
Les autorités mauritaniennes devraient réviser et abolir l’ensemble de ses nombreuses lois qui ne répondent pas aux normes internationales relatives aux droits humains, notamment en ce qui concerne l’exigence de définir de manière précise et limitée l’incitation à des actes de violence ou à la haine raciale, a déclaré Human Rights Watch.
Yali est né en 1975 et vit à Nouakchott. Il a fait des études en ingénierie civile, mais travaille dans le commerce.
Dans les clips audios attribués à Yali que Human Rights Watch a pu écouter, l’orateur exhorte avec passion les Haratines à défendre leurs droits et à résister au « système », aux élites et au Président Mohamed Ould Abdel Aziz, mais n’incite pas les gens à prendre les armes ou à agir avec violence. Si les procureurs ont la preuve que Yali a véritablement incité d’autres personnes à commettre des actes de violence ou à causer tout autre préjudice tangible, ils devraient en faire part à l’accusé et à ses avocats.
Comme à l’accoutumée, le magazine NewAfricain a établit un classement des cent africains les plus influents de l’année. Le classement pour l’année 2018 a été dévoilée dans l’édition de février 2018, qui vient de paraître. Pas moins de sept mauritaniens figurent parmi les 100 africains de l’année 2018. Selon le magazine, il s’agit « d’hommes et de femmes, au cœur de l’action pour créer, agir, transformer la vie du continent ».
Ahmed Ould Hamza – Homme politique, Ancien Maire de Nouakchott.
Il trône dans la catégorie politique aux côtés de l’ivoirien Jean-Claude Brou, du sénégalais Mohamed Boun Abdallah Dionne, du tchadien Moussa Feki Mahamat ou encore du marocain Moulay Hafid El Alamy. Lui, c’est Ahmed Hamza, une personnalité politique dont l’aura dépasse les frontières de la Mauritanie. Le magazine explique que « l’ancien maire est perçu comme un futur candidat à la présidentielle de 2019 ».
Toujours selon la NewAfricain qui citent des commentateurs, Ahmed Hamza « est le candidat naturel de l’opposition dont la plupart des dirigeants seront frappés par la limite d’âge ». Ce dernier n’a jamais nié cette possibilité mais sa probable candidature est dans l’air depuis un moment. L’homme aux multiples facette s: homme d’affaire prospère, philanthrope et membre du Lions Club International va t-il franchir le pallier ? L’avenir nous le dira.
Mohamed Limam
Mohamed Limam – Kosmos Energy
Le second mauritanien a pris place dans la catégorie Business. Mohamed Limam, c’est le premier nom qui s’affiche sur cette catégorie, preuve de l’importance grandissante du mauritanien. Directeur entre 2006 et 2015 de Dana Petroleum puis de Kosmos Energy (Maroc, Mauritanie et Sénégal), « il peut se targuer d’être aujourd’hui le seul cadre localement recruté par British Petroleum pour veiller sur ses actions dans la région » souligne le NewAfrican Magazine ».
Avec la perspective de voir la Mauritanie et le Sénégal devenir des producteurs de gaz à l’horizon 2021, Mohamed Limam est résolument décidé à « diriger un encadrement constitué à 100% de mauritaniens », lit-on dans NewAfrican. Le docteur en informatique de l’université de Caen fera jouer « ses connaissances du contexte régional et et expertise nécessaire pour un secteur énergétique promoteur » conclut le magazine.
Aminetou Bilal
Aminetou Bilal – Youth Plug-in Initiative
La troisième place de ce top six mauritanien est occupée par une jeune femme. Géologue de formation et militante écologique, Aminetou Bilal fait son entrée dans la catégorie société civile. Elle côtoie ainsi le Mogho Naaba Baongo du Burkina Faso, le béninois Kémi Seba ou encore le Hicham Rachidi. Aminetou Bilal qui fait partie des 36 ambassadeurs de la Youth Plug-in Initiative, « a contribué faire endosser l’agenda des jeunes par les leaders européens et africains présents à Abidjan (lors du sommet EU-UA de nombre 2017) » rappelle NewAfrican.
En Mauritanie, Aminetou est sortie de l’ombre avec l’Initiative Selfie Mbalite : une campagne de dénonciation de l’insalubrité à travers les réseaux sociaux. Aujourd’hui, Selfie Mbalite est devenue une ONG qu’elle préside et qui « milite pour la protection de l’environnement et favorise le développement écologique de son pays » précise le magazine. 2017 a été une année riche pour la géologue et 2018 s’annonce comme une année de challenge.
Toka Diagana
Toka Diagana met en place une maison d’édition « Mathematical Research Publishers »
Dans le classement des 100 africains de l’année 2018, les sciences et les milieux académiques ne sont pas les mieux représentés. Mais la Mauritanie a réussi à y afficher deux noms sur un nombre total de six. Le premier n’est autre que Toka Diagana membre de l’Académie africaine des Sciences depuis 2009.
« Féru de recherche, ce professeur du Howard University Mathematics Department a encadré plusieurs doctorants dont la plupart officient aux États-Unis, au département de la Défense, dans les universités, l’industrie et dans la finance », écrit le NewAfrican Magazine.
Nous apprend-on dans ce numéro, qu’il compte contribuer à perpétuer la mémoire de son compatriote, le mathématicien non moins brillant Yahya Ould Hamidoune. « En 2018, en tant que président de l’Association pour la promotion des mathématiques en Mauritanie, il va aider à l’organisation du prix Hamidoune pour encourager les jeunes chercheurs », annonce NewAfrican Magazine.
Mohamed Mahmoud Ould Mohamedou
Tunisie / Prise d’otages: l’analyse de Mohamed Mahmoud Ould Mohamedou, Prof. IHEID, Centre politique de sécurité – Vidéo – Play RTS
Le second mauritanien dans cette catégorie est un visage connu, un académicien et diplomate respecté. Il s’agit de l’ancien ministre des affaires étrangères Mohamed Mahmoud Ould Mohamedou. L’universitaire qui a enseigné et dirigé plusieurs programmes de recherches à Harvard, Sciences Po Paris est actuellement Professeur au Graduate Institute de Genève.
NewAfrican explique qu’il est « l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire et la géopolitique du terrorisme, vient de publier, en anglais, Une théorie de l’«État islamique» – Violence politique et transformation de l’ordre mondial – à contre-courant d’un discours dominant qui analyse trop souvent Daesh comme la manifestation d’un retour à l’islam «des origines». Selon le magazine, cet ouvrage est « particulièrement bien accueilli par la critique anglophone lors de sa sortie en novembre dernier », avant d’ajouter que ce livre « devrait consacrer Mohamedou comme l’un des intellectuels africains qui comptent sur le plan international ».
Abdallah Ibn Bayah
Abdallah Bin Bayyah Shaykh Abdallah bin Bayyah39s Fatwa against ISIS Imams Online
Le classement des 100 africains de l’année 2018 ne pouvait pas se faire, sans les guides religieux. Cardinal Laurent Monsengwo du RD Congo, de Sérigne Bassirou Mountakha Mbacké du Sénégal pour ne citer que ceux là, l’érudit mauritanien Abdallah Ibn Bayah figure en bonne place.
Pour le magazine, il est « l’une des personnalités les plus influentes du monde musulman ». Il est l’auteur d’une fatwa contre Daesh qui avait été citée par Barack Obama pour dire qu’il faut «faire la guerre contre la guerre pour construire la paix». Selon NewAfrican Magazine « le président du Forum pour la promotion de la paix dans les sociétés musulmanes ne ménage pas ses quatre-vingts ans et plus pour mettre sa sagesse mondialement reconnue au service d’une humanité devenue otage de tous les obscurantismes ». Cette année, l’érudit très impliqué dans le dialogue inter-religieux et « auteur de la fatwa intitulée «Ce n’est pas le chemin du paradis» va sillonner le monde en porteur du message de la paix » précise le magazine.
Oumou Kane
Oumou Kane – Responsable football féminin FFRIM
La septième et « dernière » représentante de la Mauritanie dans ce classement, n’est autre que Oumou Kane. Elle est la seule femme présente dans la catégorie Sport aux côtés de du coach sénégalais Aliou Cissé, le burkinabè champion du monde de taekwondo Abdou-Razack Issoufou Alfaga ou encore le le footballeur tunisien Youssef Msakni. En Mauritanie, elle fait du football un acte militant! « Passionnée pour le sport, cette jeune activiste de la Société civile dirige le département du football féminin de la FFRIM depuis septembre 2016 » souligne NewsAfrcan Magazine.
Revenant sur son parcours, le magazine rappelle que « la présidente de l’Association multiculturelle pour un avenir meilleur, Oumou Souleymane Kane avait eu l’ingénieuse idée d’organiser un match de foot féminin pour dire non aux violences contre les femmes. Une action réussie qui a captivé l’attention du Président de la fédération mauritanienne de football Ahmed Ould Yahya ». La militante continue son bonhomme de chemin après un passage à la case prison, pour avoir organisé une marche pacifique mais « non autorisée ».
Huitième?
Journaux Mauritaniens
Avant la rédaction de ce papier, nous étions confronté à un dilemme : la Mauritanie est présente dans la catégorie médias, sauf qu’à la place du nom d’une personnalité il est écrit : presse privée. Du coup, impossible d’écrire : huit mauritaniens dans le classement des 100 africains de l’année 2018.
Il faut cependant dire, que la presse privée joue peut être sa peau cette année. D’emblée, NewAfrican Magazine souligne que « 2018 s’affiche comme un horizon bouché pour la presse privée de Mauritanie ». Le magazine est revenu sur la pénurie de papier qui a séché l’encre pendant un mois et le fait que « plusieurs de ses (la presse) éminents acteurs sont en proie à une mise sous contrôle judiciaire qui les contraint à rester en Mauritanie ».
En effet, quatre journalistes sont sous contrôle judiciaire depuis septembre 2017. Il leur est reproché d’avoir bénéficié «illégalement» de largesses de l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou, aujourd’hui exilé et cible d’un mandat d’arrêt parce que le pouvoir ne souhaite plus sa présence. Et le magazine de conclure, « la presse écrite privée de la Mauritanie a intérêt à se battre pour continuer d’exister, si elle veut encore jouer son rôle de quatrième pouvoir ».
Espoir
S’il est vrai que le climat politico-social n’est pas des meilleurs actuellement, la Mauritanie peut cependant compter sur de dignes fils. Il y a des talents, des initiatives positives qui émergent, des cerveaux qui cogitent, un sous sol riche et un espoir d’un avenir meilleur pour les générations à venir. Reste à savoir si les mauritaniens dans ce classement tiendront leur rang ou feront ils mentir ce classement. L’avenir nous le dira.
Toute reprise partielle ou totale devra faire mention de la source : www.lereflet.net avec le lien original de l’article.
Le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres, ce jeudi 1er février 2018. Voici le communiqué sanctionnant les travaux du conseil des ministres. « Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 1er février 2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.
Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi modifiant et abrogeant certaines dispositions de l’ordonnance n°2001-006 portant création de l’Agence de Promotion de l’Accès Universel aux Services.
Le présent projet de loi intervient dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de la SCAPP en matière de rationalisation des ressources et de clarification du paysage institutionnel en matière d’accès universel aux services d’eau, d’électricité et de télécommunication.
A travers cette reforme, le Gouvernement entend assurer une programmation et une visibilité efficientes des projets et rationaliser l’utilisation des ressources destinées à la mise en œuvre de la stratégie d’accès universel, en confiant les activités opérationnelles aux départements sectoriels et en maintenant au niveau du Ministère chargé de l’économie le Fonds d’accès universel.
Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :
– Projet de décret modifiant certaines dispositions du décret 2004-079 du 11 août 2004, portant création d’un établissement public dénommé Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC).
– Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de la Société des Aéroports de Mauritanie.
– Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de la Société de Transport Public.
– Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de l’Imprimerie Nationale.
– Projet de décret portant concession définitive d’un terrain à R’Kiz, wilaya du Trarza, au profit du Promoteur agricole, Monsieur Mohameden Ould Ahmedoua.
– Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Keurmacène (Trarza) au profit de la société Elite Agro Mauritania Sarl.
– Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Tichitt (Tagant) au profit de la société Millenium pour l’Investissement Sarl.
– Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Kaédi (Gorgol) au profit de la société SOMAG Sarl.
– Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Keurmacène au Trarza au profit du Promoteur agricole, Monsieur Leamour Ould Haimouda.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
La Ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme a présenté une communication sur l’évolution des prix des produits de base à Nouakchott.
Il ressort de cette communication que, durant toute l’année 2017, les prix des produits de base sont restés globalement stables grâce notamment à la régularité de l’approvisionnement du marché.
La Ministre de l’Elevage a présenté une communication relative à la situation pastorale et les mesures prises pour l’assistance du cheptel.
Cette communication a pour objet de présenter la situation pastorale dans le pays, principalement dans les Wilayas à vocation pastorale. Elle introduit également les mesures prises pour la protection du Cheptel au titre de l’année 2018.
Enfin, le Conseil a pris la mesure individuelle suivante :
Ministère du Pétrole, de l’Énergie et des Mines
Etablissements Publics
Société Mauritanienne de l’Electricité
Directeur Général Adjoint: Diagne Mamadou Babacar, Ingénieur. »