Mauritanie – Sénégal : le torchon brûle … encore

Le torchon brûle à nouveau entre la Mauritanie et le Sénégal. Et pour cause, un pêcheur sénégalais a été tué par balle, par une patrouille des gardes-côtes mauritaniens. Selon l’armée, il y a eu violation des eaux territoriales et que c’est la faute des pêcheurs qui ont refusé obtempérer. Mais de l’autre côté de la rive, cette version est balayée du revers de la main. On dénonce une bavure de l’armée mauritanienne qui « n’en est pas à sa première victime ».  

Le drame s’est produit dans la soirée du samedi 27 janvier 2018, aux alentours de 21h30 apprend-on. Mais qu’est ce qui s’est passé? L’Etat-major Général des Armées qui s’est fendu d’un communiqué trois jours plus tard, explique que la patrouille a intercepté  » dans la zone de N’diago à la position (16° 06 N – 16° 35 W) une pirogue sénégalaise qui péchait sans autorisation dans nos eaux territoriales ».

« Refus d’obtempérer »

Toujours selon le texte de l’armée, sommés de s’arrêter, les pêcheurs ont refusé « d’obtempérer aux mises en gardes répétées de l’équipage et s’est même rapprochée du bateau de surveillance dans l’intention d’entrer en collision avec lui en vue de l’endommager ».

« Le comportement provocateur de l’équipage de la pirogue a été à l’origine de cet incident regrettable », dixit l’Etat Major Général de l’Armée.

C’est « face à cette situation dangereuse, et dans le but d’immobiliser l’embarcation, le patrouilleur a procédé aux tirs sur le moteur de la pirogue », souligne le communiquée de l’armée. Après son immobilisation, poursuit l’armée, « il s’est avéré que l’un de ses neuf occupants a été touché et il succomba à ses blessures quelques temps après ». Voilà en substance la position de la Mauritanie. Mais du côté du Sénégal, cette version n’est pas convaincante.

Un oncle meurtrie

En effet, pour l’oncle de la victime et propriétaire de la pirogue, l’équipage n’a pas franchi volontairement les eaux mauritaniennes. Car, confie t-il à nos confrères de Le Monde, « J’ai conseillé à mes fils de ne pas aller en Mauritanie mais la frontière est difficile à voir, explique-t-il. Ils ont respecté mes consignes je le sais, et ils n’ont pas pu dériver en Mauritanie puisque le courant est sud. » Au Sénégal des voix s’élèvent pour exiger toute la lumière sur cette affaire ténébreuse. Mais la conséquence immédiate est une explosion de colère à Sait Louis.

Boutiques saccagées

La-bas, des habitants ont battu le macadam dans les rues pour protester « contre une énième vie emportée par les gardes côtes mauritaniens ». Résultat, plusieurs commerces tenus par des mauritaniens ont été vandalisés, saccagés et le monument de la première guerre mondiale incendié  avant que la police anti-émeutes sénégalaise n’intervienne à coups de gaz lacrymogènes. Il a fallu, l’intervention du gouverneur de Saint Louis pour apaiser la situation.

Destin lié

Quatre jours après le drame, la situation reste tendue. Ce, d’autant plus que les huit autres membres d’équipage sont en garde à vue. Ils seront certainement remis aux autorités sénégalaises, après moult tractations. En attendant, sur les réseaux sociaux et dans les salons, chacun y va de son commentaire.

La Mauritanie et le Sénégal, faut-i le rappeler, partagent plus qu’une simple frontière. Le brassage entre les deux peuples, nous obligent à souvent lâcher du leste pour vivre en paix. Ces dernières années, les relations en dents de scie, ont régulièrement fait couler encre et salive. Et c’est presque toujours une situation similaire : une pirogue sénégalaise et garde côtes mauritaniens. Les deux gouvernements devront trouver une solution pérenne pour que pareille situation ne se reproduise.

Mauritanie : un conseil des ministres sous haute tension

Le gouvernement mauritanien est réuni en conseil des ministres, depuis la matinée de ce 1er février 2018. La réunion hebdomadaire se déroule sous la présidence du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Cette réunion intervient au moment où, les relations avec le Sénégal sont tendues. Ce, suite à la mort d’un pêcheur sénégalais tué par les gardes côtes mauritaniens. 

Les résultats de ce conseil des ministres seront scrutés à la loupe. Les heures à venir nous diront ces mesures exceptionnelles sont prises pour faire la lumière ce drame.

 

Mauritanie : communiqué du Conseil des ministres du jeudi 25 janvier 2018

Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 25 Janvier 2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

– Projet de décret portant création de la Moughataa de Ghabou

Le présent projet de décret a pour objet la création dans la Wilaya de Guidimagha d’une Moughataa dénommée Moughataa de Ghabou dont le chef- lieu est Ghabou et qui regroupe les Communes de Gouraye, Ghabou, Baidiam et Souf.

– Projet de décret portant création de l’Arrondissement de Tachott

Le présent projet de décret a pour objet la création dans la Moughataa de Sélibaby d’un Arrondissement dénommé Arrondissement de Tachott dont le chef- lieu est Tachott et qui regroupe les Communes de Oul Mbonny, Tachott et Hassi Chegar.

– Projet de décret portant création de l’Arrondissement de Lehraj

Le présent projet de décret a pour objet la création dans la Moughataa de Oul Yengé d’un Arrondissement dénommé Arrondissement de Lehraj dont le chef- lieu est Lehraj et qui regroupe les Communes de Lehraj, Bouanz et Dafor

– Projet de décret portant création de la Moughataa de Bennichab

Le présent projet de décret a pour objet la création dans la Wilaya de l’Inchiri d’une Moughataa dénommée Moughataa de Bennichab dont le chef- lieu est Bennichab.

– Projet de décret portant création de l’Arrondissement Mhaijratt

Le présent projet de décret a pour objet la création dans la Moughataa de Bennichab d’un Arrondissement dénommé Arrondissement de Mhaijratt dont le chef- lieu est Meheijatt.

– Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n°2014-182 du 1er décembre 2014 portant statut particulier des corps des eaux, forêts et chasse.

Le présent projet de décret a pour objectif, d’une part, de définir des insignes de grades spécifiques et sans équivoques aux différents corps des eaux, forêts et chasse et, d’autre part, d’harmoniser les couleurs des insignes nationaux distinctifs de ces corps avec celles du drapeau national.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de la Culture et de l’Artisanat a présenté une communication sur les évènements proposés pour jouer l’Hymne National.

Cette communication propose l’élargissement des événements à l’occasion desquels l’Hymne National est joué notamment à la levée quotidienne du drapeau dans les écoles, en plus des événements officiels.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère de la Culture et de l’Artisanat

Cabinet du Ministre

Conseiller chargé des Affaires Juridiques : Aadnane Ould Beirouk, précédemment Directeur de l’Action Culturelle

Inspection Interne

Inspecteur Général : Sidi Abdellah Ould El Boukhary, précédemment Directeur de la Bibliothèque Nationale

Administration Centrale

Direction de l’Action Culturelle

Directeur : Ouleid Nass Ould Hennoun, précédemment Conseiller chargé des Affaires Juridiques au même Ministère

Etablissements Publics

Bibliothèque Nationale

Directrice : Ebneta Mint El Khaless, précédemment Directrice de l’Institut Mauritanien de Recherche et de Formation

Institut Mauritanien de Recherche et de Formation

Directeur: Youba Ould Cheikhna, précédemment Inspecteur Général au même Ministère

Ministère Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères chargé des Affaires Maghrébines, Africaines et des Mauritaniens de l’Etranger

Cabinet de la Ministre

Chargé de Mission : Mohamed Bamba Sidi Mohamed Bobe, précédemment Conseiller au même Ministère

Conseillère chargée des Mauritaniens de l’Etranger : Toutou Regad, précédemment Directrice du Maghreb Arabe

Administration Centrale

Direction Afrique

Directeur : Mohamed Hanchi Dehah Kettab, précédemment Conseiller à l’Ambassade de Mauritanie à Dakar

Direction du Maghreb Arabe

Directeur: Mohamed Abderrahmane Sidi Mohamed Sidina, précédemment chargé de mission au même ministère.

3e édition forum BTP : capitalisation du projet chantier-école au coeur des débats

La troisième édition du forum BTP a démarré ce mardi 23 janvier 2018. C’est dans les locaux de l’Institut Universitaire Professionnel de Nouakchott, que les travaux de ce forum axé l’employabilité des jeunes et le développement, se sont déroulés. La troisième organisé par le Bureau international du Travail, en collaboration avec le ministère de la formation professionnelle et des TICs, met en vedette le projet chantier-école arrivé à terme.

« Améliorer l’employabilité et renforcer les capacités du secteur privé », c’est sous ce slogan que le coup d’envoi de la troisième édition du forum BTP a été donné. Prenant la parole dans un amphithéâtre qui affiche complet, Federico Barroeta point focal du BIT en Mauritanie est revenu sur l’approche novatrice des chantier-école, qui vise à former et insérer un certain nombre de jeunes dans la vie active. Cette méthode permet de pallier à la formation classique et donne la possibilité aux jeunes de mettre les mains dans la patte. Allier pratique et théorie, voilà le secret.

Nouvelle approche

Toujours au cours de son mot, M. Barroeta a déclaré que le secteur du bâtiment est un grand pourvoyeur d’emploi mais souffre d’un déficit de qualifications » avant d’insister sur le fait que la nouvelle «politique de l’emploi en Mauritanie, soutenue par le BIT, permet de développer une approche de croissance et de réhabilitation dans les secteurs qui nécessitent une main-d’œuvre compétente et formée ».

Le projet chantier-école d’entretien routier qui arrive à terme, a permis la formation de 400 jeunes aux métiers du BTP et de l’entretien routier. Cette journée sera l’occasion de revenir en détails sur la vie et résultats de ce projet qui a pris fin en août 2017. En Mauritanie, le chômage et le sous emploi sont une réalité. C’est ce qui a poussé l’union européenne a financer divers projets exécutés par le BIT, en partenariat avec l’Etat mauritanien.

L’offre et compétence 

Absent de la cérémonie d’ouverture, le discours du Chef de la délégation de l’Union Européenne a été lu par M. Hans Christian Beaumond, Chef de la Coopération. Pour M. Giaccomo Durazzo, en matière d’emploi des jeunes, la Mauritanie devra relever deux défis majeurs. D’abord « celui de l’adéquation de son offre de formation technique et professionnelle en faveur des jeunes » et ensuite celui l’accompagnement et renforcement du secteur privé, en particulier celui du BTP ». Toujours selon le discours lu par M. Beaumond, le BTP, « est un des principaux vecteurs de création d’emplois durables, de richesse et de développement ».

Partenaire majeur du projet chantier-école et du forum BTP, le ministre  l’emploi, de la formation professionnelle et des TICs M. Sidna Ali Ould Mohamed Khouna, a souligné que son département croit aux potentialités d’emploi qu’offre le secteur du BTP. Au passage, le ministère a rappelé des mesures prises par le gouvernement, pour renforcer l’employabilité des jeunes. Pour le ministre, le contexte (construction du nouvel aéroport, route) est favorable pour promouvoir et accompagner le secteur.

PECOBAT

Puisqu’on parle du bâtiment, il est à noter que le BIT a lancé lors du précédent forum BTP, le projet PECOBAT. Depuis septembre 2016, le projet Pecobat suit le chemin du grand frère Chantier-école d’entretien routier,  en mettant cette fois-ci l’accent sur l’utilisation de la terre, comme matériau d’éco-construction. Selon le BIT, cette pratique (éco-construction) « s’inspire des leçons apprises dans le cours des activités du PPPT (Programme nationale de Promotion de la Pierre Taillée) en termes de formation, de main d´oeuvre et du développement du tissu entrepreneurial atour du dudit matériau ».

Ce forum faut-il le rappeler, est désormais un rendez vous annuel où jeunes (potentiels demandeurs d’emplois), entreprises du secteur public et privés se rencontrent pour échanger. Preuve que ce rendez-vous prend de l’ampleur, pas moins de trois ministres ont fait le déplacement pour la cérémonie d’ouverture. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine.

La cérémonie en images 

UFC 220: le camerounais Ngannou dans la court des grands, malgré la défaite

Dans la soirée du samedi 20 janvier 2018, Francis Ngannou a été battu par l’inamovible Miocic. Au terme de cinq rounds, Stipe Miocic est déclaré vainqueur avec 50 points contre 45 pour Ngannou. Il devient ainsi le premier champion poids lourds de l’UFC à conserver son titre à deux reprises. Il a perdu mais, Ngannou est entré tout de même entré dans l’histoire des arts martiaux mixtes. Lui, qui il y a quatre ans encore, était un migrant qui dormait dans les rues de Paris.

Francis Ngannou n’a chipé le titre de champions des poids lourds à Miocic. Le physique du Prédateur (surnom de Ngannou) et son physique imposant  n’ont pas suffit. En face, l’expérimenté champions Miocic a étalé toute sa palette. Comme un certain Mohamed Ali, a joué la montre, pris son temps et gardé Ngannou au sol autant que possible. Cette stratégie s’est révélée payante. A la fin du combat, Ngannou admettra l’avoir « un sous estimé ».

Résumé du combat

 

Drôle de parcours: ceci pourrait le titre du récit de sa vie. Le fils de Balté au Cameroun était brillant à l’école avec des ambitions de devenir architecte puis avocat. Mais le divorce de ses parents et la pauvreté l’a conduit à abandonner l’école pour tailler des pierres. De fil en aiguille il s’initie à la boxe anglaise qu’il aime temps avant de traverser la méditerranée comme plusieurs milliers d’africains. Direction : Paris. Là, il dormira dans la rue avant d’être recueillis par l’association « La Chorba ».

La rencontre…

Coup de chance ou destin, il se trouve que le siège de l’association se trouve en face de la salle de sport « MMA Factory ». Dans le journal Le Parisien, Khater Yenbou Président de l’association « La Chorba » indique l’avoir « présenté au gérant de la salle Fernand Lopez ». C’est le début de l’aventure. Mais Ngannou voulait faire de la boxe anglaise sera convaincue par Lopez  (devenu son coach) qu’il a les qualités pour le MMA. Le MMA est un sport de combat extrême qui réunit plusieurs arts martiaux. Les coups de pieds, points, clefs de soumissions et coups de coudes sont permis.

Le prédateur 

Rapidement, Ngannou a du apprendre tout de ce sport à 26 ans. Mais c’est au Etats Unis qu’il fera parler ses points (le MMA étant interdit en France). A l’UFC, la plus prestigieuse ligue de MMA Ngannou met K.O ses adversaires les uns après les autres. Il est rapidement surnommé le prédateur et acquis de la notoriété. C’est ce qui le mènera au combat contre le champion du monde poids lourds Miocic. Il a perdu certes, mais Ngannou a la reconnaissance de ses pairs et gagne très bien sa vie. Drôle de parcours.

Tribune: ces militants de l’ombre en Mauritanie | Par  Cheikhna Mbouh Tandia

Ils sont dans les associations, les organisations non gouvernementales ; ils sont au cœur de la souffrance du peuple, à son chevet ; au fin fond de la  Mauritanie. Ces militants-là, il ne se la raconte pas, ils ne s’érigent pas en héros prématurés, ils ne sont pas obsédés par le pouvoir. Ils sont pragmatiques.

Ce ne sont pas des militants du « visa de l’exil », et autres « privilèges internationaux » ; ni des militants de la traîtrise au moindre gâteau offert par ceux qu’ils qualifient de tyrans, d’oppresseurs. C’est des militants, des vrais, ceux de l’action concrète pour un changement véritable. Leur slogan : « à chaque problème, une solution concrète ou intermédiaire » ; pas le temps du dialogue ; du déchirement verbal  interminables. Le peuple qui souffre, qui agonise, n’a point le temps.

Parler de ces militants-là, c’est l’occasion d’évoquer la conception du militantisme en Mauritanie aujourd’hui. Qu’est-ce que militer ? Qu’est-ce qu’un militant ?

Cheikhna Bouh Tandia - Juriste
Cheikhna Bouh Tandia – Juriste

Militer n’est pas colère ; un militant n’est pas un « terroriste intellectuel » qui veut que tout le monde pense comme lui, voit comme lui et dise comme lui. Militer n’est pas « problème », c’est « solution ». La conscience collective de l’engagement en Mauritanie, est violée chaque jour par une seule conception du militantisme : celle de la colère, des problèmes ; du chacun ses problèmes mais jamais de solutions. On se focalise sur celui qui blesse et non sur le blessé ; on se focalise sur comment lui faire payer et non sur le comment soigner, soulager le blessé. Et même pour soigner le blessé, chacun veut appliquer son médicament à la blessure, alors qu’un seul médicament peut suffire. Avec un blessé à terre presqu’à l’état d’agonie, au lieu de chercher à appeler l’ambulance, ils choisissent de « courir »  après l’agresseur qui est déjà à des milliers de kilomètres d’eux. Un peuple qui a faim et on le fait marcher, il ne peut pas tenir longtemps; un peuple qui a la santé fragile et on créée les conditions de son matraquage ; il risque la mort ou des remords.

Le peuple souffre, quotidiennement des maux concrets qui exigent des solutions concrètes de la part de tous les fils de la patrie. À travers ce texte, j’aimerai faire la promotion d’une autre forme de militantisme qui n’est pas du tout visible mais a beaucoup plus d’impacts que le militantisme verbal ; que le militantisme des marches interminables par an ; que le militantisme de la rue.

Ce militantisme là ; c’est le militantisme social ; c’est être au cœur des solutions aux problèmes du peuple de Mauritanie et non être simplement des stimulants des problèmes en Mauritanie. Pointer du doigt des problèmes, ne doit pas être uniquement le cheval de bataille d’un militant. Or en Mauritanie, on se rend compte que beaucoup militent plus contre que pour une cause ; on milite contre des personnes, pour une communauté ; on milite pour le pouvoir mais on ne milite réellement pas pour le peuple, pour son bien-être, dans son ensemble, sa diversité. Cette forme de militantisme fait peur parce que tout laisse à croire qu’une fois l’objectif atteint, c’est un système semble qui sera reproduit.

Le peuple a soif et a faim, donnez-lui à manger et à boire ; on n’éduque pas le peuple ; créez les conditions d’une éducation minimale pour le peuple. C’est cela le militantisme réellement. Et ces « anges de l’ombre » l’ont compris ; ils ont compris que le peuple n’a plus le temps de beaux discours, il n’a plus l’énergie de faire des marches kilométriques.

 Là où il n’y a pas d’eau courante, ils creusent des puits ; ils essaient de combler les failles de l’éducation nationale par du soutien scolaire ; c’est cela le militantisme réellement : solution concrète ou intermédiaire à un problème concret. C’est avec une telle démarche qu’on peut faire bouger les lignes en Mauritanie.

L’opposition en rang dispersé ; le militantisme autour des personnes et non sur des idéaux n’ont rien produit de bénéfique pour le peuple de Mauritanie. Des années durant, les mêmes revendications ; la même démarche ; les mêmes personnes: n’est-il pas temps de la remise en question ? N’est-il pas temps de liquider politiquement une certaine forme d’opposition, de militantisme ? L’heure du bilan…

                                                                     LIBRE EXPRESSION :                                                                         Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur. 

Mauritanie : communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 18 Janvier 2018

Le gouvernement mauritanien s’est réuni en conseil des ministres ce jeudi 18 janvier 2018. La réunion s’est déroulée sous la présidence du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Voici le communiqué sanctionnant les travaux de cette réunion hebdomadaire. 

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Office National de la Statistique (ONS).

– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Etablissement National des Owquafs.

– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Université des Sciences Islamiques d’Aïoun.

– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de la Société Mauritanienne des Hydrocarbures et du Patrimoine Minier (SMHPM).

– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Port Autonome de Nouakchott dit : « Port de l’Amitié ».

Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de la Culture et de l’Artisanat a présenté une communication relative à la 7ème édition du Festival des Villes Anciennes Tichitt 2017.

Le Festival des Villes Anciennes a constitué depuis maintenant sept ans un rendez-vous annuel entre le sommet et la base autour d’une fête culturelle grandiose, tendant à valoriser notre patrimoine national dans toute sa richesse et sa diversité.

Le Gouvernement a accompagné la 7ème édition de cette importante manifestation culturelle par la mise en œuvre d’un important programme de réalisations socio- économiques au profit de la population de la ville de Tichitt en particulier et de la Moughattaa en général.

AMI

Foyers améliorés : inauguration d’un atelier de fabrication à Nouakchott

L’ONG Gret a inauguré son atelier-école de fabrication de foyers améliorés, ce mercredi  17 janvier 2018 à Nouakchott. L’atelier situé dans le quartier périphérique Dar El Beida est l’émanation du projet Foyers Améliorés en République Islamique de Mauritanie (FARIM2) qui vise à créer une filière locale pérenne de production et diffusion des fourneaux FAYDA. Selon l’ONG qui promeut le développement solidaire, ces fourneaux consomment moins de charbon.  

Il est 11h  quand l’atelier-école de fabrication de foyers améliorés (fourneaux FAYDA) installé non loin du nouveau Commissariat de Police de Dar El Beida, a officiellement ouvert ses portes. La cérémonie s’est déroulée en présence des partenaires techniques et financiers, des autorités locales et bénéficiaires du projet. Parmi eux, Ndongo Abderrahmane Représentant Pays du Gret en Mauritanie.

Selon Ndongo, cet atelier-école de fabrication de foyers « s’inscrit dans la vision du Gret qu’est d’apporter des réponses durables et innovantes pour un développement solidaire ».

Il ajoutera que FARM2 « contribue à l’accès à l’énergie durable et à la création de filières de bioénergies pérennes en Mauritanie ». En effet, au delà de la production, diffusion et commercialisation  de foyers améliorés, le projet entreprend la formation et l’accompagnement de producteurs, grâce à l’insertion des jeunes issus des différents centres de formation professionnelles.

Le prix

Si la production et diffusion du fourneau FAYDA permet une meilleure maîtrise de l’énergie

domestique (consommation en charbon réduit de 45%), il

Fournaux Fayda - Nouakchott
Fournaux Fayda – Foyer amélioré

n’en demeure pas moins que son prix de vente est relativement plus élevé que le fourneau classique (artisanal). Le prix fixé par le FARIM2 varie entre 650 MRU et 700 MRU soit 6500 et 7000 de l’ancienne monnaie. Ces fourneaux faut-il le rappeler, sont destinés à une couche défavorisée de la population.

Mais à chaque problème on trouve solutions. Un système de mutuelles a donc vu le jour et permet aux femmes d’accéder au fourneau en payant selon leurs moyens et à leur rythme (plusieurs tranches). A l’heure actuelle, deux mutuelles sont partenaires du projet. A ceux-là s’ajoute l’association de Mbareck Ould Bilal, un fervent militant des foyers améliorés.

FAYDA

« J’ai testé les fourneaux FAYDA durant le ramadan. Ma consommation en charbon a brusquement chuté, passant de 3 kilogramme à 1 kilogramme par jour » confie Mbareck. Dans la foulée, la nouvelle s’est répandue dans son quartier (Dar Naim) et de fil en aiguille une association est née pour permettre aux familles de faire des économies grâce aux foyers améliorés. Elle fonctionne avec un système de tontines.

Objectifs chiffrés

Au chapitre des chiffres, notons que l’atelier-école inauguré ce 17 janvier à Nouakchott a  » une capacité de production de 11 500 foyers améliorés par an » souligne Samba Camara coordinateur du projet avant de poursuivre « ce chiffre représente les 3/4 de la demande estimée pour Nouakchott et Rosso. A terme (janvier 2019), le projet compte produire 15 000 fourneaux FAYDA et toucher au moins 50 000 bénéficiaires. Pour se faire, le Gret mise sur des partenaires et le renforcement de l’effectif qui travaille sur le projet.

Pour rappel, FARIM2 monté à la suite d’une expérience antérieure des foyers améliorés en Mauritanie (FARIM1) est financé à hauteur de 300 000 euros par le Fonds d’Innovation pour le Développement (FIND). L’ONG française Gret, porteur du projet, est présente en Mauritanie  depuis 1991.

Mauritanie – Presse écrite : les journaux à nouveau dans les kiosques

La pénurie de papiers à l’imprimerie nationale c’est désormais de l’histoire ancienne. Depuis ce lundi 15 janvier 2018, les journaux sont de nouveaux dans les kiosques. Pendant prêt d’un mois l’encre n’a pas coulé à Nouakchott. Les marchands de journaux et ceux qui gravitent autour de la presse écrite pourront de nouveau gagner leur pain.

Cela faisait un moment qu’on avait pas aperçu de journaux dans les kiosques de Nouakchott. En effet l’imprimerie nationale avait arrêté de les imprimer accusant une rupture de stock. Le précieux papier manquait. Pendant un moment, seuls les deux versions du journal officiel étaient imprimés. Beaucoup y ont vu la main du pouvoir qui trouve ainsi une nouvelle façon de museler la presse.

Soulignons que cet arrêt intervient dans un contexte politico-économique particulier. En effet, on était à la veille de l’entrée en vigueur de la monnaie. Monnaie qui suscitait beaucoup d’interrogations chez les citoyens lambda et observateurs. A cela s’ajoute de multiples réformes proposés lors de différents conseil des ministres et adoptés à l’assemblée nationale. Mais pour les autorités, il n’en est rien.

Une chose est cependant sûr, c’est que cet arrêt pousse les acteurs de la presse écrite à méditer sur le monopole de l’imprimerie nationale. Elle est la seule à imprimer tous les journaux du pays. Après près de trente ans d’existence, l’heure n’est il pas arrivé pour que que le privé ait une part de ce marché?

Rappelons juste que tous les journaux n’ont pas chômé. Grâce à leurs portail web, certains ont continué à diffuser de l’informations. D’autres moins chanceux ont tout simplement rangé leurs plumes. Mais comme disait l’autre, c’est l’histoire ancienne. Fini les vacances forcés, les journalistes reprennent le chemin des salles de rédaction.

Football : Nantes-PSG l’arbitre Chapron tente de tacler un joueur et l’expulse | vidéo

Tony Chapron est écarté jusqu’à nouvel ordre a déclaré la Direction Technique de l’Arbitrage en France. Ceci fait suite à la scène surréaliste qui s’est déroulée lors du match Nantes – PSG [0-1], ce dimanche 14 janvier 2018. L’arbitre de la rencontre, Tony Chapron, a tenté de tacler Diego Carlos défenseur central de Nantes avant de l’expulser. Ce dernier a eu la malchance de renverser l’arbitre dans sa course. 

Tony Chapron, du haut de ses 45 ans est un arbitre contesté. Ses 16 ans d’arbitrage sont jalonnés de scandales. Celui de ce dimanche 14 janvier 2018 en est la parfaite illustration. Renversé par inadvertance un joueur, il a tenté de se faire justice lui même avant de sortir un deuxième carton jaune synonyme d’expulsion.

Commission de discipline

Si après le match Chapron a admis s’être trompé sur l’expulsion de Diego, il ne communique pas sur son geste. La DTN prend ses responsabilités et annonce le «retrait de M. Chapron, initialement désigné pour la rencontre Angers SCO-ESTAC Troyes, comptant pour la 21e journée de Ligue 1 ce mercredi 17 janvier, et ce jusqu’à nouvel ordre». Chapron passera d’ailleurs devant une commission de discipline.

L’arbitre est un élément du football et celui français n’est guerre séduisant. L’on se souvient d’ailleurs que le dernier mondial (Brésil 2014) s’est déroulé sans aucun arbitre français. En ligue 1, les plaintes, accrochages rythment les week-end.